Q : Dans le Lévitique, pourquoi ce livre s’appelle-t-il « Leviticus » en anglais ?
R : Le nom anglais vient du latin signifiant « relatif aux Lévites ». Le nom hébreu est tiré de la première phrase : « Et Il [Dieu] appela. »
Q : Dans le Lévitique, quel est l’intérêt principal de la présence de ce livre dans la Bible aujourd’hui ?
R : Puisque Jésus et l’Église primitive ont tous accepté le Lévitique comme parole de Dieu, nous devons chérir ce livre de la Torah en tant qu’Écriture, que nous en comprenions ou non l’intérêt.
En réalité, l’étude du Lévitique permet de tirer tant d’enseignements sur la sainteté qu’on pourrait presque le rebaptiser « leçons illustrées sur la sainteté ».
Q : Dans le Lévitique, quelles sont les différentes façons d’appréhender ce livre ?
R : Il existe au moins cinq niveaux d’interprétation du Livre du Lévitique.
Un mystère : Dieu est d’une grande miséricorde et d’une grande compréhension, mais certains tentent de ne voir en Dieu que la miséricorde, sans comprendre pourquoi celle-ci est nécessaire. Dieu est saint, et si nous ne sommes pas saints, personne ne verra le Seigneur (Hébreux 12:14). Sans comprendre cet aspect essentiel du caractère de Dieu, ni celui qui est le nôtre, le Lévitique restera un « livre fermé », ne donnant que peu d’indices sur sa raison d’être.
Des règles pour plaire à Dieu : à un niveau élémentaire, certains n’y voient qu’un ensemble de règles cérémonielles et personnelles que les Israélites devaient respecter. C’est effectivement le cas, et Dieu prenait ces règles très au sérieux, mais ce livre représente bien plus encore.
Une sagesse ancienne pour la vie : Les gens ont lu le Lévitique et y ont trouvé une grande sagesse pour rester en bonne santé, en particulier dans un environnement insalubre où l’eau pour se laver était rare. Les animaux et les personnes contractaient souvent les parasites présents dans la viande crue qu’ils consommaient. En général, les animaux qui se nourrissaient de cadavres, d’insectes et d’autres animaux étaient interdits. Alors que les souverains égyptiens épousaient parfois leurs sœurs, les mariages consanguins au sein de la famille proche étaient expressément interdits dans le Lévitique. Les réglementations spécifiques concernant les maladies de peau étaient non seulement judicieuses, mais aussi extrêmement importantes dans un contexte où de nombreuses personnes vivaient ensemble dans un climat où l’eau pour se laver était rare. Cependant, pour d’autres règles, nous ne voyons aucune raison pratique et concrète. Il n’y en avait peut-être pas. Peut-être que la seule raison était de rappeler au peuple qu’il devait lui aussi se mettre à part et être saint pour Dieu. Le Lévitique est un livre plein de sagesse, mais il s’agit moins d’un ouvrage sur les pratiques sanitaires que d’un ouvrage illustrant la sainteté.
Leçons générales sur la sainteté : la sainteté, qu’il s’agisse de la sainteté de Dieu ou de notre vie de sainteté, n’est pas facile à saisir ; c’est peut-être pour cela que Dieu a consacré tout un livre à l’expliquer. Les Israélites sortant d’Égypte provenaient d’une culture qui avait moins de respect pour ses idoles que la plupart des autres. Lorsque les Égyptiens priaient leurs statues pour obtenir de l’aide, si celle-ci ne venait pas, il leur arrivait parfois de fouetter la statue. Mais le Lévitique montre que le vrai Dieu se distingue de la banalité de la vie. Ils ne pouvaient pas simplement offrir des sacrifices à Dieu ; ils ne pouvaient les offrir que de la manière prescrite. Quant à la naissance d’un enfant, à l’alimentation et aux cérémonies religieuses, il n’y avait qu’une seule manière de procéder : celle de Dieu. Le chapitre 22 du Lévitique est entièrement consacré à montrer comment une personne pouvait renoncer à quelque chose pour faire une offrande ou un sacrifice, et pourtant voir celui-ci jugé inacceptable. Aujourd’hui, lorsque nous voulons servir Dieu à notre manière, selon nos propres conditions, nous devons veiller à ce que, même si nous faisons des sacrifices, nos efforts ne risquent pas d’être inacceptables si nous n’avons aucune notion de sainteté. Nous sommes appelés individuellement à être saints (1 Pierre 1, 15-16) et nous sommes appelés à former un peuple saint (1 Pierre 2, 9). En menant une vie sainte qui reflète la sainteté de Dieu, nous pouvons nous-mêmes être des exemples de sainteté (2 Corinthiens 1, 12), des lettres du Christ écrites par l’Esprit Saint de Dieu (2 Corinthiens 3, 3).
Motivations et modèles spécifiques dans notre service envers Dieu : La Bible recèle tant de sagesse que les chrétiens mûrs doivent veiller à l’équilibre : nous concentrons-nous sur un seul aspect de la connaissance, de l’amour et du service de Dieu au détriment des autres aspects ? Le Lévitique met en lumière plusieurs façons différentes de servir Dieu, et un chrétien en pleine croissance peut les apprécier, s’en nourrir et apprendre à louer Dieu à travers chacune d’entre elles.
Q : Dans le Lévitique, quel est le plan général du livre ?
R : Le Lévitique est le livre central du Pentateuque, et il peut être divisé en cinq parties.
I. Cinq types d’offrandes à Dieu (Lévitique 1-7)
A. L’holocauste (« Olah ») – Engagement d’un don total (Lévitique 1, 1-17)
1. Un jeune taureau (Lévitique 1, 1-9)
2. Un bélier ou un bouc (Lévitique 1, 10-13)
3. Un pigeon ou une tourterelle (Lévitique 1, 14-17)
B. L’offrande de céréales (Minchah) – Commémoration et louange de Dieu (Lévitique 2:1-16)
1. De la farine non cuite, de l’huile et de l’encens (Lévitique 2:1-3)
2. De la farine cuite avec de l’huile (Lévitique 2:4-10)
Remarque : pas de levain, mais du sel (Lévitique 2:11-13)
3. Les prémices de céréales broyées, d’huile et d’encens (Lévitique 2:14-16)
C. Offrande de paix/de communion (Zebach Shalamim) – Action de grâce, vœux et offrande volontaire (Lévitique 3:1-16)
1. Une vache ou un taureau (Lévitique 3:1-5)
2. Un agneau ou une chèvre, mâle ou femelle (Lévitique 3:6-16)
a. Agneau (Lévitique 3:6-11)
b. Chèvre (Lévitique 3:12-16)
Remarque : en aucun cas, ne consommez ni graisse ni sang (Lévitique 3:17)
D. Offrande pour le péché (Chattat) – Confession et expiation (Lévitique 4:1-5:13)
1. Péché d’un prêtre oint : jeune taureau (Lévitique 4:1-12)
2. Péché de la communauté : jeune taureau (Lévitique 4:13-21)
3. Péché d’un dirigeant : un bouc (Lévitique 4:22-26)
4. Péchés individuels commis par inadvertance : une chèvre ou un agneau (Lévitique 4:27-35)
5. Le fait de ne pas s’exprimer, le contact avec une impureté, les serments irréfléchis : une agnelle ou une chèvre (Lévitique 5, 1-6)
6. Dispositions en faveur des pauvres : deux tourterelles, deux pigeons ou de la farine (Lévitique 5:7-13)
E. Offrande d’expiation (« Asham ») – Pardon des péchés commis contre la sainteté : bélier (Lévitique 5:14-6:7)
1. Péchés involontaires contre les choses saintes de Dieu (Lévitique 5:14-16)
2. Péché involontaire contre les commandements de Dieu (Lévitique 5:17-19)
3. Tromper son prochain et restitution majorée d’un cinquième (Lévitique 6, 1-7)
II. Sur la fonction sacerdotale (Lévitique 8-10)
A. La consécration des prêtres (Lévitique 8)
1. Préparation à la consécration (Lévitique 8, 1-13)
2. L’offrande du taureau (Lévitique 8, 14-17)
3. L’offrande du premier bélier (Lévitique 8, 18-21)
4. L’offrande du deuxième bélier (Lévitique 8, 22-30)
5. Le repas et l’attente (Lévitique 8, 31-36)
B. Le ministère des prêtres (Lévitique 9)
1. Les instructions privées (Lévitique 9, 1-4)
2. Le service public (Lévitique 9, 5-22)
3. La satisfaction de Dieu (Lévitique 9, 23-24)
C. Les manquements des prêtres (Lévitique 10)
1. Agir de son propre chef (Lévitique 10, 1-3)
2. Poursuivre malgré les échecs des autres (Lévitique 10, 4-15)
3. Attitude à adopter en cas de faute involontaire (Lévitique 10, 16-20)
III. Lois sacrées destinées aux individus (Lévitique 11-20)
A. Notre alimentation (Lévitique 11)
1. Les animaux terrestres (Lévitique 11, 1-8)
2. Les fruits de mer (Lévitique 11, 9-12)
3. Les oiseaux (Lévitique 11, 13-23)
4. Les animaux impurs (Lévitique 11, 24-44)
B. L’accouchement (Lévitique 12)
C. Les maladies de peau et la teigne (Lévitique 13-14)
1. Les maladies de peau (Lévitique 13, 1-46)
2. La teigne (Lévitique 13, 47-59)
3. Purification après une maladie de peau (Lévitique 14, 1-32)
4. Purification de la moisissure (Lévitique 14, 34-54)
D. Les écoulements (Lévitique 15)
E. Yom Kippour (Jour du Grand Pardon) (Lévitique 16)
F. L’interdiction de consommer du sang (Lévitique 17)
G. Relations sexuelles illicites (Lévitique 18)
1. Relations sexuelles illicites (Lévitique 18, 1-20)
2. Interdiction de sacrifier des enfants à Moloch (Lévitique 18, 21)
3. Interdiction de l’homosexualité (Lévitique 18:22)
4. Interdiction des relations avec des animaux (Lévitique 18, 23)
5. Ne vous comportez pas comme les peuples qui vous entourent (Lévitique 18, 24-30)
H. Lois concernant les autres (Lévitique 19)
I. Moloch, le spiritisme et l’immoralité (Lévitique 20)
1. Interdiction de sacrifier des enfants à Moloch (Lévitique 20:1-5)
2. Ne soyez pas médium, mais soyez saints (Lévitique 20, 6-8)
3. Ne maudissez pas vos parents (Lévitique 20, 9)
4. L’adultère, y compris avec les beaux-parents (Lévitique 20, 10-12)
5. Interdiction de l’homosexualité (Lévitique 20, 13)
6. Relations sexuelles illicites (Lévitique 20, 14-21)
a. Pas de relations avec des animaux (Lévitique 20, 15-16)
7. Bénédictions et malédictions (Lévitique 20, 22-26)
8. Mise à mort des médiums (Lévitique 20, 27)
IV. Lois sacrées pour les prêtres (Lévitique 21-22)
1. Les prêtres et leurs familles (Lévitique 21)
2. Ce qui est interdit aux prêtres et au peuple (Lévitique 22)
V. La sainteté est également collective (Lévitique 23-27)
A. Les fêtes et les jours saints consacrés à l’Éternel (Lévitique 23)
1. Le sabbat (Lévitique 23:3)
2. La Pâque et les pains sans levain (Lévitique 23:4-8)
3. La fête des prémices (Lévitique 23, 9-14)
4. La fête des Semaines (Lévitique 23, 15-22)
5. La fête des Trompettes (Lévitique 23, 23-25)
6. Le Jour des Expiations (Lévitique 23, 26-32)
7. La fête des Tabernacles (Lévitique 23, 33-44)
B. Notre sainteté permanente (Lévitique 24, 1-9)
C. La lapidation pour blasphème (Lévitique 24, 10-23)
D. Les sabbats spéciaux et les années jubilaires (Lévitique 25)
1. L’année sabbatique (Lévitique 25, 1-7)
2. Le jubilé à la 50e année (Lévitique 25, 8-17)
3. L’abondance inhérente aux années sabbatiques (Lévitique 25, 18-23)
4. La rachat lors des années du jubilé (Lévitique 25, 24-54)
E. Conséquences de la Loi (Lévitique 26)
1. La récompense pour l’obéissance (Lévitique 26, 1-13)
2. Châtiment en cas de désobéissance (Lévitique 26, 14-39)
3. L’acceptation de leur repentance (Lévitique 26, 40-46)
F. La consécration et la rançon au Seigneur (Lévitique 27)
Q : Dans Lévitique 1, que pouvons-nous apprendre aujourd’hui de l’holocauste ?
R : L’holocauste était un sacrifice total : personne ne pouvait en manger ni en utiliser aucune partie. Mais quelqu’un pourrait-il négocier avec Dieu ?
Imaginons qu’un jeune taureau pèse 1 000 livres. On pourrait tenter de raisonner ainsi : puisque chaque partie de l’animal était un parfum agréable à Dieu, quelqu’un pourrait simplement manger le taureau et offrir à Dieu 1 000 livres de queues provenant d’autres taureaux. Mais ce n’est pas ce que Dieu exigeait. Il exigeait l’animal tout entier, et non pas seulement les restes. Aujourd’hui, certains se contentent de servir Dieu avec leurs « restes » : leur argent excédentaire, leurs talents inexploités et le temps qui leur reste lorsqu’ils n’ont rien de mieux à faire. Mais ce n’est pas ce que Dieu exige. Dieu exige un engagement total.
Imaginons que quelqu’un veuille vraiment impressionner Dieu : il mangerait alors les parties les plus coriaces de certains taureaux et offrirait à Dieu 1 000 livres des meilleures parties de cinq taureaux. Mais ce n’est pas non plus ce que Dieu exigeait. Il ne vous demandait pas de vous tuer à la tâche pour acheter cinq taureaux, mais Il exigeait un taureau entier. En réalité, certaines parties de notre service que nous pourrions considérer comme moins précieuses, mais auxquelles nous sommes pourtant les plus réticents à renoncer, sont peut-être celles que Dieu chérit le plus. Dieu n’exigeait qu’un seul animal, mais Il exigeait cet animal tout entier. Aujourd’hui, il y a peut-être d’autres personnes dotées de plus de dons, de talents et d’argent, et Dieu ne nous demande pas de Lui consacrer ce que d’autres possèdent et que nous n’avons pas. Mais notre Seigneur exige bel et bien que nous Lui donnions toute notre vie.
En tant que chrétiens, nous ne sacrifions plus aujourd’hui de taureaux, de moutons, de chèvres ou d’oiseaux. Au lieu d’offrir des sacrifices mortels, Romains 12:1 nous dit que nous devons offrir nos corps comme des sacrifices vivants à Dieu. Il n’y a pas de marchandage avec Dieu. Mais pourquoi devrions-nous vouloir le faire ? Dieu, dans sa grâce, nous a tant donné, tant dans cette vie que pour l’éternité, que Lui donner tout ce que nous possédons est en réalité infinitésimal comparé à ce qu’Il nous a promis.
Q : Dans Lévitique 1 à 7, toutes ces offrandes détaillées montrent-elles que ce texte a été rédigé au Ve siècle avant J.-C., puisque les auteurs auraient eu le temps de mettre en place le culte au temple et d’élaborer tout cela, comme l’a déclaré Julius Wellhausen ?
R : Pas du tout. L’affirmation de Wellhausen suppose que les hommes n’étaient pas assez intelligents pour disposer de systèmes d’offrandes sophistiqués avant cette époque. Or, au XVe siècle avant J.-C., les tablettes ougaritiques de Ras Shamra contiennent des termes tels que « offrande consumée par le feu », « offrande de paix », « offrande pour le péché », « offrande pour la faute » et peut-être même une « offrande levée ». Elles mentionnent également la cuisson d’un chevreau dans le lait de sa mère.
Q : Dans Lévitique 1:3, 5, 10 ; 5:15 ; 22:19, pourquoi fallait-il des animaux mâles et non des femelles pour un holocauste ?
R : Les Écritures indiquent simplement que c’était la volonté de Dieu. Un mâle ou une femelle convenait pour les offrandes dans Lévitique 3:1, et seul un agneau femelle était acceptable dans Lévitique 4:32. À titre d’information complémentaire, le mot « expiation », kipper, est utilisé près de 50 fois dans le Lévitique, et environ 50 fois supplémentaires dans le reste de l’Ancien Testament, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 2, p. 538.
Q : Dans Lévitique 2:11, pourquoi aucune offrande ne devait-elle contenir de levain (levure) ni de miel ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, lorsque j’étais un chimiste en herbe de douze ans, j’ai appris à quel point les sucres brûlés sentent mauvais, et le miel est principalement composé de sucre. Dans la Bible, la levure représente souvent des choses qui se développent, comme la tradition et l’enseignement des pharisiens.
Q : Dans Lévitique 1:14, pourquoi ne précise-t-on pas simplement « des oiseaux mâles » ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Une raison possible est qu’il est difficile de déterminer le sexe de nombreux oiseaux sauvages.
Q : Dans Lévitique 1:17 et Lévitique 5:8, pourquoi le prêtre ne peut-il pas couper l’oiseau en deux ?
R : Les Écritures indiquent simplement que c’est ainsi que Dieu le veut. Dans Genèse 15:10, Abraham n’était pas non plus censé couper les oiseaux en deux lors de son sacrifice.
Q : Dans Lévitique 2:13, pourquoi mettre du sel sur les offrandes ?
R : Les Écritures indiquent simplement que c’est ce que Dieu voulait. Voici toutefois quelques raisons possibles.
1. Le sel était une denrée précieuse dans le monde antique.
2. Les prêtres et les Lévites mangeaient une partie des offrandes, et ils avaient eux aussi besoin de sel. (Lévitique 6:16-18, 26 ; 7:6-9)
Q : Dans Lévitique 3:2, le sang de l’offrande était-il aspergé sur l’autel, ou versé comme dans Deutéronome 12:27 ?
R : Il existe deux points de vue.
« Versé » contre « déversé » : le premier point de vue, que les ouvrages de Haley *Alleged Discrepancies of the Bible* (p. 219-220) et *When Critics Ask* (p. 89) attribuent au savant juif médiéval Maïmonide, souligne que les verbes utilisés sont « versé/aspersé » contre « déversé ». Ainsi, une petite partie du sang était aspergée sur l’autel, et le reste était déversé sur le sol.
Une époque ultérieure : trois points à prendre en considération :
Lévitique 3:2 mentionne spécifiquement les offrandes immolées à la tente de la rencontre, qui n’était utilisée qu’avant leur entrée dans la Terre promise.
Le Deutéronome 12:1, 18, 27 mentionne explicitement les sacrifices à l’endroit choisi après leur entrée dans la Terre Promise. Le Deutéronome 12:8 précise que certaines des règles relatives aux sacrifices changeraient lorsqu’ils entreraient en Canaan.
Pourquoi ? Les Écritures n’expliquent pas pourquoi Dieu a souhaité ce changement, mais nous pouvons émettre des hypothèses. Tous devaient sacrifier leurs animaux destinés à la consommation à la Tente de la Rencontre, qui se trouvait en plein air. Y répandre tout le sang risquait de poser des problèmes logistiques. Plus tard, Deutéronome 12:21-22 autorise l’abattage des animaux loin du lieu de culte, après leur entrée en Canaan. Le nombre d’animaux abattus étant moindre, et des dispositions ayant probablement été prises pour le sang dans le lieu permanent, celui-ci pouvait désormais être répandu.
Q : Dans Lévitique 4, puisque Jésus devait mourir pour expier nos péchés, qu’en est-il de l’offrande pour le péché qui expiait les péchés dans l’Ancien Testament ?
R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Les sacrifices de l’Ancien Testament ne faisaient que couvrir le péché, sans l’effacer.
2. Les offrandes pour le péché de l’Ancien Testament ne concernaient que les actes pécheresses involontaires et irréfléchis, ainsi qu’un état d’impureté. Il n’existait aucune offrande pour le péché commis délibérément. (Nombres 15:22-30 ; 35:31)
Q : Dans Lévitique 4:13, comment un Dieu juste peut-il tenir les gens pour coupables d’un péché involontaire ?
R : Les Écritures nous donnent trois points concernant le péché involontaire.
1. Lorsqu’une personne commet un péché par inadvertance, cela ne signifie pas pour autant qu’elle était innocente. Il se pourrait en effet que, lorsqu’elle s’est rendu compte de son péché, elle s’en soit réjouie. Pour montrer que ce n’était pas le cas, cette personne offrait un sacrifice. (Deutéronome 21, 1-9)
2. Tant la Bible que le droit moderne reconnaissent que certains actes involontaires restent criminels. L’homicide involontaire et le fait de mettre imprudemment la vie d’autrui en danger méritent une sanction, même si l’auteur n’a pas souhaité la mort de la victime (Nombres 35:22-28). La peine pour homicide involontaire consistait à être contraint de rester dans une ville de refuge jusqu’au décès du grand prêtre en fonction.
3. Que l’acte ait été intentionnel ou non, si la personne qui a commis le péché n’avait aucun moyen de savoir qu’il était mauvais, Romains 4:15 et 5:13 indiquent que le péché involontaire reste un péché, mais que le péché n’est pas imputé là où il n’y a pas de loi.
Q : Dans Lévitique 4:14, la communauté devait-elle offrir uniquement un jeune taureau en sacrifice d’expiation, ou à la fois un jeune taureau et un jeune bouc, comme le précise Nombres 15:24 ?
R : Le contexte des deux passages concerne l’ensemble de la communauté, mais
a) Lévitique 4:14 se situe à l’époque de l’Exode
b) Nombres 15:24 s’applique à partir de cette époque et pour toutes les générations à venir.
On peut en tirer ici une leçon concernant la manière miséricordieuse dont Dieu traite les hommes. Le sacrifice moindre mentionné dans le Lévitique correspondait à une époque où la Loi était encore relativement nouvelle pour eux, tandis que le sacrifice plus important mentionné dans les Nombres s’appliquait après qu’ils auraient déjà dû avoir appris. Apparemment, Dieu ne se contente pas de faire la distinction entre les fautes commises intentionnellement et celles commises par inadvertance ; pour les péchés involontaires, il tient également compte du temps dont la personne a disposé pour apprendre ce qui était juste.
Les ouvrages *When Critics Ask* (p. 105) et *Haley’s Alleged Discrepancies of the Bible* (p. 242) apportent une réponse quelque peu différente. Lévitique 4:14 concerne spécifiquement le fait de « commettre » une faute, c’est-à-dire les péchés d’« action ». Nombres 15:24 concerne spécifiquement le non-respect d’un commandement, c’est-à-dire les péchés d’« omission ».
Q : Que signifie Lévitique 5:1 ?
R : Lorsqu’un appel public est lancé pour faire appel à des témoins et qu’une personne garde le silence sur ce qu’elle a vu, cela constitue un péché. La phrase suivante, indiquant qu’elle sera tenue pour responsable, peut avoir de graves conséquences. Si une personne innocente est exécutée à tort parce qu’un témoin n’a pas pris la parole, alors ce témoin est vraisemblablement coupable de meurtre.
Q : Dans Lévitique 5:13, 9:7, 16:16, 24, 32-33, ainsi que dans Lévitique 17:11 et 23:28, le prêtre a-t-il fait l’expiation pour le peuple, ou est-ce le Christ qui l’a faite dans Hébreux 10:1-4 ?
R : Les sacrifices de l’Ancien Testament expiaient les péchés en ce sens qu’ils les couvraient, mais ne les ôtaient pas. Hébreux 9, 9-10 précise que ces rites extérieurs ne purifiaient pas intérieurement la conscience de celui qui rendait le culte. Ils n’étaient valables que jusqu’à la venue du Christ.
Pour ceux qui ne sont pas d’accord, rappelez-vous qu’en Jean 1, 29-31, Jean-Baptiste a déclaré en présence de Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ! » Jésus n’a pas corrigé Jean. Pierre a tenu des propos similaires en 1 Pierre 1, 19. L’une des quatre affirmations suivantes doit être vraie :
1. Jean avait tort de dire cela
2. Jean avait raison
3. Jean avait raison, mais le sens était différent, ou
4. L’Évangile selon Jean a été altéré sur ce point essentiel.
Si 1, alors Jésus a manqué à son devoir en ne le corrigeant pas, et Dieu a manqué à son devoir en ne corrigeant pas Jean, l’apôtre de Jésus.
Si 2, alors nous devrions croire ce qui y est écrit.
Si c’est la troisième hypothèse, cela ressemble alors à un mensonge délibéré, car pendant 1 400 ans, les Israélites savaient exactement ce que signifiait « l’agneau sacrificiel de Dieu ».
Si c’est 4, alors cela devait être inconnu des premiers chrétiens, car aucun d’entre eux n’a dit que c’était le cas. Cela n’a pas pu être altéré après 150-200 apr. J.-C., car nous disposons de nombreux manuscrits contenant Jean 1, le plus ancien encore existant étant le Papyrus Bodmer II, daté de 150-200 apr. J.-C. Nous disposons également du texte de ce verset tel qu’il a été consigné par Origène (225-254 apr. J.-C.) et Chrysostome (vers 407 apr. J.-C.). S’il avait été altéré, cela signifierait que Dieu aurait souhaité, ou du moins permis, que tous Ses fidèles soient induits en erreur pendant tout ce temps.
Q : Dans Lévitique 5, 15, le sacrifice était-il présenté à Dieu, ou aux prêtres comme le dit Lévitique 5, 18 ?
R : Étant donné que les Israélites ne pouvaient pas entrer eux-mêmes dans le Ciel, et que les prêtres représentaient Dieu, l’apporter directement aux prêtres était le moyen que Dieu avait établi pour Lui présenter les sacrifices. L’ouvrage de Haley intitulé *Alleged Discrepancies of the Bible* (p. 245) indique simplement que le prêtre agissait en tant que représentant de Dieu. Voir *When Critics Ask* (p. 89) pour une réponse essentiellement identique.
Q : Dans Lévitique 5:16, lorsqu’une personne péchait involontairement au sujet des sacrifices, pourquoi fallait-il ajouter une « cinquième partie » à titre de punition ?
R : Les Écritures ne le précisent pas réellement. La faute de cette personne n’était pas intentionnelle, mais elle aurait dû mieux connaître la Loi. Une cinquième partie était également ajoutée à titre de restitution si quelqu’un s’était procuré des biens par le mensonge ou la tromperie, comme le mentionne Lévitique 6:5.
Q : Dans Lévitique 6:13, pourquoi le feu ne devait-il jamais s’éteindre ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, cela pourrait symboliser à la fois la nécessité d’un sacrifice continu et la possibilité d’offrir un sacrifice à Dieu à tout moment.
Q : Dans Lévitique 7:1-2 et Lévitique 8:17, pourquoi les animaux étaient-ils tués à l’extérieur du camp, ou pourquoi les cendres étaient-elles transportées hors du camp, comme le mentionne Lévitique 6:11 ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, les cadavres et les cendres étaient éloignés des lieux où les gens mangeaient, dormaient et vivaient. Hébreux 13:11-13 mentionne que Jésus a été crucifié hors de la porte de la ville (dans la honte), tout comme les cadavres des animaux étaient brûlés hors du camp.
Q : Dans Lévitique 7:15, faut-il manger la totalité du sacrifice de paix le jour même, ou peut-on en manger une partie le lendemain également, comme l’indiquent Lévitique 7:16-17 et Lévitique 19:6 ?
R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Lévitique 7:16 distingue deux types d’offrandes de paix : les offrandes d’action de grâce et celles faites de leur plein gré.
2. L’offrande de paix d’action de grâce doit être entièrement consommée le jour même, comme le précise Lévitique 7, 15.
3. L’offrande de paix volontaire, faite de son plein gré, peut également être consommée le lendemain, comme l’indiquent à la fois Lévitique 7, 16-19 et Lévitique 19, 6.
Q : Dans Lévitique 7, 23-25, pourquoi ne pouvaient-ils pas manger la graisse contenue dans la viande, et qu’en est-il des traces imperceptibles de graisse présentes dans la viande ?
R : Les Écritures n’expliquent pas pourquoi Dieu a donné cet ordre. Cependant, nous savons aujourd’hui que de grandes quantités de graisse, en particulier les graisses saturées présentes dans la viande rouge, sont mauvaises pour la santé. Bien qu’une certaine quantité de graisse soit inévitable, consommer des quantités infimes est très différent de consommer du saindoux pur.
Q : Dans Lévitique 7:26-27 et Lévitique 17:10-14, pourquoi les Israélites ne pouvaient-ils pas manger de sang ?
R : En réalité, cette interdiction a d’abord été énoncée dans Genèse 9:4, non pas pour les Israélites, mais pour tout le monde. De même, dans Actes 15:20, l’Église primitive a ordonné à tous de ne pas manger de sang.
La réponse se trouve dans Genèse 9:4 et Lévitique 17:11,14. La vie est dans le sang, et c’est par le sang que l’expiation est accomplie pour nous. À l’époque de l’Ancien Testament, le sang couvrait les péchés des hommes (Hébreux 9:22), jusqu’à ce que le sang du Christ soit versé pour nous.
Q : Dans Lévitique 7:30-31, Lévitique 8:16, 20 et Lévitique 16:25, pourquoi devaient-ils brûler la graisse ?
R : L’Écriture dit que c’était un parfum agréable (Lévitique 8:28). Tout comme la graisse qui s’égoutte dans un barbecue dégage une bonne odeur et produit de la fumée, brûler la graisse des sacrifices avait probablement un effet similaire.
Q : Dans Lévitique 7:36 et Lévitique 16:31, 34, puisque les lois relatives aux sacrifices étaient éternelles pour les Israélites, pourquoi les chrétiens d’origine juive y ont-ils mis fin dans Actes 15:1-29 ?
R : En réalité, les sacrifices n’étaient pas offerts à Dieu par le peuple, mais par le prêtre. Il en va de même aujourd’hui. Nous avons besoin d’un sacrifice offert à Dieu par notre prêtre. Nous l’avons en notre Grand Prêtre, Jésus-Christ, comme le suggère Jean 1:29 et comme le montrent Hébreux 8-10 et 1 Jean 2:2.
Q : Dans Lévitique 8, 8, Deutéronome 33, 8, Esdras 2, 63 et Néhémie 7, 65, que représentaient l’Urim et le Thummim ?
R : Objectif : À cette époque, l’Urim et le Thummim permettaient au grand prêtre de déterminer la volonté de Dieu sur une question donnée (Exode 28:30 ; Nombres 27:21). Il arrivait parfois que Dieu reste silencieux par l’intermédiaire de l’Urim et du Thummim (1 Samuel 28:6).
Description : Ils faisaient partie du pectoral, qui comportait douze pierres, une pour chacune des douze tribus d’Israël.
Fonctionnement : Il n’avait aucun pouvoir intrinsèque, mais ne fonctionnait que parce que Dieu choisissait de s’en servir pour communiquer. Comment cela fonctionnait-il ? Nous l’ignorons. L’historien juif Josèphe, écrivant vers 93-94 apr. J.-C., pensait que Dieu faisait briller les pierres selon les circonstances.
Q : Dans Lévitique 9:12-13, comment pouvaient-ils tuer et déposer l’holocauste sur l’autel, puisqu’il était déjà brûlé ?
R : Les holocaustes sont des bovins, des moutons ou des chèvres destinés à être tués et brûlés, avant même d’être brûlés.
Q : Dans Lévitique 10, 1-2 et Nombres 3, 4, pourquoi Dieu a-t-il fait mourir les fils d’Aaron, Nadab et Abihu, qui avaient offert à Dieu un feu non autorisé ?
R : Dieu prend très au sérieux le culte qui lui est rendu. Le fait qu’ils aient eu l’audace de rejeter la manière précise prescrite par Dieu pour l’adorer et d’accomplir sciemment ce qu’ils n’étaient pas autorisés à faire a été puni afin de servir d’exemple aux autres. Hébreux 12, 18-23 nous dit que les choses sont différentes aujourd’hui. Alors qu’ils adoraient sur une montagne où brûlait un feu, depuis la résurrection de Jésus, nous nous présentons aujourd’hui avec confiance devant une assemblée joyeuse.
Q : Dans Lévitique 10, 6, pourquoi Aaron ne pouvait-il pas faire le deuil de ses propres enfants ?
R : Lévitique 21, 1-4 précise que les prêtres pouvaient se rendre impurs pour leurs propres enfants. Cependant, Lévitique 21, 10-12 stipule qu’un grand prêtre ne pouvait en aucun cas se rendre impur, même à l’occasion du décès de son propre père ou de sa propre mère.
Q : Dans Lévitique 10, 16-20, pourquoi Moïse était-il en colère contre Aaron, et pourquoi s’est-il ensuite apaisé ?
R : Étant donné que Dieu avait fait mourir deux des fils d’Aaron pour avoir offert des sacrifices irréguliers, Moïse était probablement à la fois en colère contre Aaron et craignait que celui-ci ne subisse le même sort. Cependant, lorsqu’il est apparu clairement à Moïse que l’erreur d’Aaron était accidentelle et qu’Aaron en était désolé, Moïse, qui connaissait le cœur de Dieu, ne s’est plus inquiété.
Q : Dans Lévitique 11 et Deutéronome 14, quel est le résumé des lois alimentaires ?
R : En voici un bref résumé.
Pas de graisse – Lévitique 7:23-25
Pas de sang – Genèse 9:4 ; Lévitique 7:26-27 ; 17:10-14 ; 19:26
Certains animaux herbivores à sabots fendus qui ruminent sont autorisés. Les chameaux, les damans, les lapins et les porcs ne le sont pas. – Lévitique 11:3-8 ; Deutéronome 14:6-8. À titre d’information, les porcs sont porteurs de ténias, de trichinose, d’érysipèle et de typhoïde.
Uniquement les poissons, pas de fruits de mer, sauf s’ils possèdent à la fois des nageoires et des écailles. Pas de crabe, de homard, de crevette, d’anguille, de requin ni de dauphin (Lévitique 11:9-12 ; Deutéronome 14:9-10). À titre d’information, les animaux interdits étaient généralement des charognards.
Pas d’aigles, de faucons, de vautours, de milans, de chouettes, de cormorans, de cygnes, de pélicans, de cigognes ni de chauves-souris (Lévitique 11, 13-19 ; Deutéronome 14, 11-18). À titre d’information, bon nombre de ces oiseaux étaient des charognards, et ceux qui ne l’étaient pas se nourrissaient de rats, de souris et d’autres charognards.
Peu d’insectes, seulement quelques sauterelles, criquets et coléoptères. Pas de fourmis ni de cafards enrobés de chocolat (Lévitique 11:20-23 ; Deutéronome 14:19). Vous pouvez donc dire à votre femme que vous ne mangerez pas de cafards au dîner ce soir. ;-)
Divers : pas de rat, de belette, de tortue, de lézard, d’escargot ni de taupe (Lévitique 11, 26-31).
Q : Dans Lévitique 11 et Deutéronome 14, Moïse aurait-il pu tirer ses principes sanitaires des Égyptiens ?
R : Certainement pas. Les pratiques sanitaires égyptiennes ont été bien documentées et sont conservées jusqu’à aujourd’hui. On y trouve de nombreuses références aux pouvoirs curatifs du sang de ver, de l’eau magique, des excréments de mouche et du fumier, mais celles-ci sont (heureusement) absentes de l’Ancien Testament. Les textes égyptiens ne font aucune mention des pratiques sanitaires de l’Ancien Testament.
Les Égyptiens disposaient toutefois de connaissances sophistiquées, avec 48 types d’interventions chirurgicales. On n’en trouve pas non plus de trace dans la Bible.
Q : Dans Lévitique 11 et Deutéronome 14, les Juifs étaient-ils autorisés, à l’époque comme aujourd’hui, à chasser des animaux ?
R : Certains Juifs d’aujourd’hui pensent que non. Leur raisonnement est que chasser des animaux que l’on ne mange pas est cruel, et que les Juifs ne devraient pas manger même les animaux chassés selon les règles casher, car leur sang n’a pas été correctement saigné.
Or, ce n’est pas ce que dit la Parole de Dieu. Il n’y a aucune interdiction concernant la chasse, que ce soit pour se nourrir ou pour le sport. Dans la loi mosaïque, Lévitique 17:13 stipule que l’on peut chasser des animaux et des oiseaux, à condition de veiller à les saigner. Certes, le saignage d’un animal sur le terrain n’est pas aussi minutieux que le processus casher pratiqué par les Juifs aujourd’hui, mais le saignage tel qu’un chasseur le pratiquerait est tout ce que Dieu exigeait.
Q : Dans Lévitique 11 et Deutéronome 14, comment se fait-il qu’ils aient pu manger des oiseaux qui volent ? Les oiseaux qui volent n’ont que de la viande foncée, ce qui s’explique par un pourcentage plus élevé de sang dans la viande.
R : L’objectif du commandement concernant le sang était de « faire couler le sang », c’est-à-dire le sang qui s’écoulait du corps. Il ne s’agissait pas d’éliminer toutes les traces microscopiques de sang.
Q : Dans Lévitique 11, 3-8 et Deutéronome 14, pourquoi ne pouvaient-ils pas manger d’animaux qui ruminaient mais qui n’avaient pas le sabot fendu ?
R : Les Écritures indiquent simplement que c’est ce que Dieu a ordonné. Dieu n’a pas seulement décrit en détail les animaux qu’ils connaissaient, mais Il a également fourni des règles générales pour les animaux qu’ils ne connaissaient peut-être pas encore.
Q : Dans Lévitique 11, 6 et Deutéronome 14, 7, pourquoi est-il dit que les damans (hyrax) et les lièvres (lapins) ruminent, alors que les zoologistes savent avec certitude qu’ils ne le font pas ?
R : Le terme hébreu correspond aux classifications anciennes des animaux, et non aux classifications modernes. L’expression française « ruminer » désigne les animaux appelés ruminants, dotés de plusieurs estomacs pour digérer les végétaux. La digestion commence dans un premier estomac, puis la nourriture est partiellement régurgitée et acheminée vers un autre estomac. Un animal ne peut pas ruminer si son système digestif ne le permet pas. Quatre points à prendre en compte dans cette réponse.
Ce ne sont pas des ruminants : les lièvres et les lapins ne possèdent pas de système digestif permettant ce que nous appelons aujourd’hui « ruminer ».
Ils ressemblent à des ruminants : comme les lièvres et les lapins bougent leurs mâchoires latéralement à la manière des ruminants et qu’ils mangent la même nourriture, ils donnent l’impression de ruminer. Même le naturaliste Linné a d’abord pensé qu’il s’agissait de ruminants.
Dieu communique de manière compréhensible : le dessein de Dieu était de communiquer aux Israélites des règles pratiques à suivre, en utilisant des mots et des concepts qu’ils pouvaient comprendre ; or, les Israélites classaient le lièvre et le lapin parmi ceux qui « font remonter ce qui a été avalé ».
En utilisant leurs propres termes : Dieu a utilisé leur propre langage, leurs propres termes et leurs propres descriptions pour communiquer avec eux. Tout Hébreu ayant vécu avant l’époque moderne aurait compris que les animaux qui « ruminent » incluaient les lapins et les lièvres. Appliquer de manière anachronique un système de classification différent et moderne aux écrits de Moïse revient à imposer une signification moderne à des mots anciens.
Voir *When Critics Ask*, p. 89-90 ; *Hard Sayings of the Bible*, p. 158-160 ; *Bible Difficulties and Seeming Contradictions*, p. 89-90 ; *Encyclopedia of Bible Difficulties*, p. 126 ; le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 78 ; et Stephen Caesar, « Zoology in the Pentateuch : Three Alleged Errors », « Science, Scholarship and Scripture » dans *The Christian News*, 2 juillet 2001, p. 26, pour une réponse fondamentalement identique.
Q : Dans Lévitique 11, 9-10, 31, pourquoi pouvaient-ils manger des poissons dotés de nageoires et d’écailles, mais pas d’autres poissons, ni de calmars, ni de crevettes ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais l’une des raisons pourrait être que Dieu ne voulait pas qu’ils contractent des maladies en cuisinant de manière inadéquate des poissons vivant au fond de l’eau. Le fait que la loi mosaïque interdisait les poissons vivant au fond de l’eau a été relevé dès l’an 100 après J.-C. dans l’Épître de Barnabé, chapitre 10, p. 143-144.
Q : Dans Lévitique 11:11 et Exode 35:7, puisque les carcasses de dauphins étaient une abomination, pourquoi Dieu a-t-il ordonné que le Tabernacle soit recouvert de celles-ci ?
R : La Bible n’a jamais dit que les dauphins étaient en eux-mêmes des animaux abominables. Elle a seulement indiqué que manger des dauphins était abominable et que l’utilisation de leur peau à des fins courantes constituait une abomination.
Il ne s’agissait pas d’un mot hébreu d’usage courant, ce qui laisse planer une certaine incertitude à ce sujet. Le dauphin commun vivait en mer Méditerranée. Cependant, le Wycliffe Bible Dictionary, p. 97, indique que l’animal en question était le dugong (ou vache marine). Les dugongs nageaient parfois le long des côtes de la mer Rouge. La BSB traduit cela par « cuir fin », avec une note de bas de page indiquant qu’il s’agit peut-être des peaux de grands mammifères aquatiques, et l’ouvrage *Can Archaeology Prove the Old Testament ?*, p. 31, ajoute également que les dugongs sont abondants dans cette région et que les Arabes fabriquent aujourd’hui des sandales à partir de leur peau. Ézéchiel 16:10 utilise le même mot hébreu pour mentionner le « cuir » des sandales.
Q : Dans Lévitique 11, 13-19, comment se fait-il que vingt oiseaux soient mentionnés, alors que Deutéronome 14, 11-18 en mentionne vingt et un ?
R : Les deux listes contiennent les mêmes oiseaux, à l’exception des suivants :
Lévitique 11, 13-19 Deutéronome 14:11-18
Toute espèce de milan noir Milan noir
Toute espèce de faucon
Les deux listes mentionnent « toute espèce de faucon ». Bien que les zoologistes modernes classent les faucons parmi les espèces de faucons, d’un point de vue strictement technique, cela n’a aucune importance, car on ne peut pas appliquer des classifications modernes à des listes anciennes rédigées dans une autre langue et issues d’une autre culture. L’essentiel est que les anciens Hébreux considéraient apparemment eux aussi les faucons comme une espèce de faucon.
Une deuxième réponse, donnée par Haley dans son ouvrage *Alleged Discrepancies of the Bible* (p. 391), est que le terme « faucon » est une erreur de copiste sans fondement. Il avance cet argument car, en hébreu, le mot « vautour/faucon » (daah) ne diffère que d’une seule lettre de « glede » (raah), et le terme « vautour » est absent du Pentateuque samaritain, de la Septante et de nombreux manuscrits hébreux.
Q : Dans Lévitique 11, 20-21, est-il erroné de dire qu’il existe des insectes à quatre pattes (un athée et un musulman ont tous deux posé cette question) ?
R : L’expression hébraïque « à quatre pattes » signifie qu’il ne marche pas debout. Ainsi, un chien à qui l’on a coupé une patte continue de marcher « à quatre pattes ». Les Hébreux ne disposaient apparemment pas du mot « parallèle ». À bien y réfléchir, même en anglais ou en chinois, comment expliqueriez-vous brièvement à quelqu’un en quoi les animaux à quatre, six ou plusieurs pattes marchent tous de la même manière sans utiliser le mot « parallèle » ?
Q : Dans Lévitique 12, 1-8, pourquoi les femmes seraient-elles [prétendument] coupables après l’accouchement ? (Cette question a été posée par un musulman.)
R : Les Écritures ne parlent pas de péché, mais uniquement d’impureté. Lorsqu’un membre de la famille d’un Lévite mourait, Dieu leur ordonnait d’enterrer le corps, et ils restaient impurs jusqu’au soir. Devenir impur est différent d’être coupable d’un péché, comme le prouve le fait que Dieu leur ordonnait de devenir impurs dans certaines situations.
Q : Dans Lévitique 12, 1-5, pourquoi une mère est-elle impure après avoir accouché ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, le fait d’être impure la dispenserait des tâches quotidiennes, et ce temps de repos lui ferait du bien.
Q : Dans Lévitique 12, 1-5, pourquoi une nouvelle mère est-elle impure pendant 7 jours si elle a un fils, et pendant 14 jours si elle a une fille ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, être impure ne signifie pas être pécheresse. Une raison probable est que les petits garçons étaient circoncis le huitième jour ; en raccourcissant la durée de l’impureté pour les garçons, la mère pouvait ainsi être présente à la cérémonie de circoncision.
Q : Dans Lévitique 12, 5-7, pourquoi les nouvelles mères apportaient-elles un holocauste et une offrande pour le péché après avoir donné naissance, alors que le Psaume 128, 3 dit que la maternité est une bénédiction ?
R : La maternité est une bénédiction. Cependant, comme presque tout ce que nous faisons, elle est également entachée par le péché. Même les enfants qui naissent ont une nature pécheresse.
Q : Dans Lévitique 13, pourquoi les symptômes de la lèpre à cette époque ne présentaient-ils pas les mêmes caractéristiques que celles que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de lèpre ?
R : Le mot hébreu désignait une grande variété de maladies de la peau, et pas seulement ce que nous appelons la lèpre, ou maladie de Hansen.
Soit dit en passant, imaginez à quel point l’hygiène cutanée devait être importante dans le monde antique, à une époque où les gens ne pouvaient pas se laver souvent.
Q : Dans Lévitique 13, quelles maladies de l’époque pouvaient être considérées comme de la lèpre ?
R : Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 462, donne la liste suivante :
La véritable lèpre (maladie de Hansen), la syphilis, la variole, la gale, le favus, la teigne du cuir chevelu, les infections fongiques systémiques, les abcès et furoncles, le pemphigus, la dermatite herpétiforme et le cancer de la peau. Cette liste est tirée de l’article « Leprosy in Ancient Hebraic Times » (La lèpre dans l’Antiquité hébraïque) du Dr Harold M. Spinka, publié dans le Journal of the American Scientific Affiliation de mars 1959.
Q : Dans Lévitique 13:51-52, qu’est-ce que la « lèpre rongeante » ?
R : De nombreuses maladies de la peau de l’époque ont été éradiquées à l’époque moderne. Le terme hébreu désigne apparemment un type de moisissure ou de lèpre qui ne nous est plus familier aujourd’hui.
Q : Dans Lévitique 13, 47-59 et Lévitique 14, 33-53, comment les vêtements et les maisons peuvent-ils « tomber malades » et être atteints de lèpre ?
R : Les vêtements peuvent transmettre des maladies de peau. Des champignons et des moisissures peuvent se développer aussi bien sur les vêtements que sur les personnes, et les vêtements peuvent eux aussi être vecteurs de maladies.
Q : Dans Lévitique 14, 12, pourquoi une personne devait-elle offrir un sacrifice d’expiation et un sacrifice pour le péché lorsqu’elle était guérie d’une maladie ?
R : Les Écritures ne le disent pas explicitement, mais
1. Un sacrifice accompagnait toujours une purification cérémonielle.
2. Il n’est pas mentionné que la personne était « coupable » ou « plus pécheresse » que les autres du fait qu’elle souffrait de cette maladie.
Il y a ici une application spirituelle que nous pouvons en tirer. Outre le fait que Dieu pardonne aux croyants tous leurs péchés, nous avons tout de même besoin d’une purification de notre nature pécheresse.
Q : Dans Lévitique 14, 14 et 17, pourquoi verser du sang et de l’huile sur l’oreille droite, le pouce droit et le gros orteil droit ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais cela sert probablement à identifier celui qui présente l’offrande à l’offrande elle-même. On trouve d’autres exemples d’utilisation de l’oreille droite, du pouce droit et du gros orteil droit dans Lévitique 8:23-24 et Exode 29:20.
Q : Dans Lévitique 15, 16, étant donné que les personnes étaient impures après un rapport sexuel jusqu’au soir, cela signifie-t-il que les rapports sexuels au sein du mariage constituent en quelque sorte un péché ?
R : Non. L’impureté ne signifie pas la désobéissance à Dieu, mais une prudence accrue en raison d’un risque sanitaire. Par exemple, lorsqu’un proche partait, vous étiez censé l’enterrer, et (sans pour autant désobéir) vous étiez impur jusqu’au soir. Les lois relatives à la pureté revêtaient une grande importance dans une culture désertique où l’eau était rare.
On trouve un exemple de prêtre devenant impur parce qu’il obéissait à la volonté de Dieu dans Nombres 19, 8.
Q : Dans Lévitique 15, 19-30, 33, pourquoi les femmes seraient-elles [prétendument] pécheresses pendant leurs règles ? (Un musulman a affirmé cela.)
R : Elles ne sont pas pécheresses, seulement impures. Lorsqu’un membre de la famille d’un Lévite mourait, Dieu leur ordonnait d’enterrer le corps, et ils restaient impurs jusqu’au soir. Devenir impur est différent d’être pécheur, comme le prouve le fait que Dieu leur ordonnait de devenir impurs dans certaines situations.
Puisque cela préoccupait ce musulman, peut-être souhaiterait-il commenter ce point à la lumière de la charia : se moucher et avoir ses règles sont des actes de Satan (Ibn-i-Majah, vol. 2, n° 969, p. 87).
Il devrait demander aux érudits musulmans pourquoi il est interdit aux femmes musulmanes de prier pendant leurs règles. Voici quelques sources tirées de la charia qu’il peut utiliser pour leur poser la question.
Un chien noir ou une femme, ou encore un chien et une femme ayant ses règles, interrompent la prière. Abou Dawoud, vol. 1, n° 702, 703, p. 181 ; Ibn Majah, vol. 2, n° 949-953, p. 78-80
Une femme ayant ses règles n’est pas autorisée à réciter le Coran. Abou Dawoud, vol. 1, note de bas de page 111, p. 56
Q : Dans Lévitique 16, 1-2, pourquoi Dieu a-t-Il fait preuve d’une certaine indulgence envers Aaron, alors qu’Il n’a accordé aucune miséricorde à ses deux fils, Nadab et Abihu ?
R : Le contexte montre qu’Aaron a commis son erreur par ignorance, et Romains 4, 15 ainsi que Romains 5, 13 démontrent que Dieu ne considère pas comme une transgression les péchés que nous commettons par ignorance innocente.
Q : Dans Lévitique 16, 8, qui est Azazel, et quel lien entretient-il avec le bouc émissaire ?
R : L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 158-159, affirme qu’il s’agit là d’une preuve d’une mythologie juive antérieure et plus primitive. Voici trois arguments pour une réponse chrétienne.
1. Non, il n’existe absolument aucune preuve de cette prétendue mythologie juive primitive. Les preuves dont nous disposons concernant les pratiques idolâtres des Israélites indiquent qu’elles ont toutes été empruntées aux peuples environnants.
2. Les chrétiens admettent volontiers que, dès les temps les plus anciens, de nombreux Israélites avaient des pratiques idolâtres et mythologiques. Il suffit de lire le récit du veau d’or au mont Sinaï, ou les exhortations constantes contre l’adoration des idoles, pour constater que l’Ancien Testament reconnaît sans détour cette méchanceté, bien que la Bible n’entre pas dans trop de détails.
3. L’affirmation d’Asimov repose sur le postulat que les rituels de l’Ancien Testament n’auraient pas pu être donnés par un Dieu transcendant. Au contraire, Asimov part du principe que la source devait être des pratiques idolâtres et, en recourant à un raisonnement circulaire, il utilise l’exemple d’Azazel pour étayer son argument. La faille dans l’argumentation d’Asimov réside dans le fait que, bien qu’il utilise la comparaison entre Azazel et une pratique idolâtre hypothétique des Israélites pour montrer que ce rituel n’a pas été donné par un Dieu transcendant, il n’existe aucune preuve que des Israélites idolâtres aient eu une pratique similaire à celle d’Azazel.
Q : Dans Lévitique 16, 10, 22 et 26, pourquoi Dieu a-t-il introduit le concept de bouc émissaire ?
R : Le concept biblique de « bouc émissaire » diffère de la signification moderne de ce terme. Dans son acception moderne, ce terme désigne une personne à qui l’on impute la responsabilité d’un acte dont elle n’est pas responsable.
Dans la Bible, le bouc émissaire était relâché pour aller vivre dans le désert, et toute la culpabilité était symboliquement placée sur lui. Au sens biblique, Jésus est notre bouc émissaire.
L'idée selon laquelle le bouc émissaire serait un symbole de Satan est une tradition juive apparue bien plus tard.
Q : Dans Lévitique 16, pourquoi fallait-il que tout soit fait exactement de cette manière ?
R : On pourrait écrire tout un livre sur les raisons, et c’est ce qu’a fait Dieu — plus précisément, dans l’Épître aux Hébreux. Voir en particulier les chapitres 7 à 10 et 13 de cette épître.
Q : Dans Lévitique 17, versets 3-4 et 9, les gens pouvaient-ils tuer n’importe quel animal sans que ce soit un sacrifice ?
R : À l’époque de l’Exode, non. La raison en est que Dieu ne veut pas seulement que nous l’adorions, mais qu’il veut également que nous l’adorions lui seul, et que nous n’adorions ni n’offrions de sacrifices à aucun autre dieu, comme le montre Lévitique 17, 7.
Cependant, Deutéronome 12, 20-23 précise expressément que cela changerait lorsqu’ils entreraient en Canaan.
Q : Dans Lévitique 17:7, les démons mentionnés ici (se‘irim) étaient-ils des dieux-chèvres sauvages, comme l’affirme le Guide de la Bible d’Asimov, p. 159 ?
R : Selon la « Green’s Literal Translation », le terme hébreu utilisé ici signifie « sacrifices aux chèvres ». Ainsi, ils étaient tentés d’offrir des sacrifices à des dieux-chèvres, comme le dit Asimov.
Q : Dans Lévitique 17:13, le sang était-il vidangé puis recouvert de terre, ou était-il versé comme de l’eau, comme le dit Deutéronome 12:24 ?
R : Les deux interprétations sont correctes. Il convient de prendre en compte trois points dans la réponse.
1. Verser le sang et le vider reviennent essentiellement au même.
2. Le contexte du Deutéronome concerne la consommation de viande en général, en particulier à la maison, où l’on veille à la propreté de son logement. Ainsi, aucun détail n’a été donné sur la manière de se débarrasser du sang afin de préserver la propreté de la maison.
3. Le Lévitique mentionne spécifiquement la chasse dans les champs. Alors qu’un chasseur pourrait être tenté de simplement laisser le sang sur le sol, Lévitique 17, 13 ajoute expressément que le chasseur doit « nettoyer derrière lui » et recouvrir le sang de terre.
Q : Dans Lévitique 18, 1-17 et 20, 12, 14, quel est le résumé des lois lévitiques relatives au mariage ?
R : D’après le Code de sainteté de Lévitique 17-25, voici les restrictions relatives au mariage.
Point de vue de l’homme Du point de vue de la femme
Fille (parent proche) Fils (parent proche)
Mère (parent proche) Père (proche parent)
Mère/belle-mère Fils/beau-fils
Sœur / demi-sœur / belle-sœur Frère germain, demi-frère ou beau-frère
Petite-fille Grand-père
Sœur de l’un des parents Fils d’un frère ou d’une sœur
Épouse du frère de votre père Le fils du frère de votre mari
Belle-fille Beau-père
L’épouse de mon frère Le frère de votre mari
Belle-mère Gendre
La sœur de l’épouse encore en vie Le mari de la sœur encore en vie
Sans restriction :
La fille d’un frère ou d’une sœur Le frère d’un parent
La fille du frère de l’épouse Le mari de la sœur de votre père
L’épouse du frère de la mère Le fils de la sœur
La fille du frère de l’un de vos parents Le fils du frère de vos parents
La fille de son frère Le frère de votre père
L’épouse du frère de la mère Le fils de la sœur de son mari
Asymétrie : Les restrictions sont « asymétriques » en ce qui concerne les cas suivants. Une femme peut épouser le fils de sa sœur, mais pas celui de son frère. Un homme peut épouser l’[ancienne] épouse du frère de sa mère, mais pas celle du frère de son père.
Q : Dans Lévitique 18, 5, les gens peuvent-ils être sauvés en observant la loi, puisque le Nouveau Testament enseigne que seul le Christ peut nous sauver ?
R : La vérité contenue dans Lévitique 18:5 n’est qu’une pièce du puzzle constitué par la loi, la miséricorde et la grâce de Dieu. Voici quelques-unes des autres pièces qui s’assemblent avec Lévitique 18:5.
1. Hypothétiquement, une personne n’aurait pas besoin de la miséricorde de Dieu si elle observait parfaitement la Loi.
2. Elle (et nous) devrait s’efforcer de mener une vie sans péché et d’obéir parfaitement à Dieu.
3. Cependant, nous n’en sommes pas capables. Personne n’est sans péché (Proverbes 20:9 ; Psaume 14:2-3 ; 19:12).
4. Une fois que nous en prenons conscience, nous devrions nous tourner vers Dieu et apprécier Sa miséricorde et Sa grâce.
5. Dieu a promis aux personnes qui le suivaient dans l’Ancien Testament que, d’une manière ou d’une autre, si elles s’engageaient envers Dieu et sa loi, elles seraient sauvées. De nombreux autres versets, outre Lévitique 18:5, le montrent.
6. Dieu a révélé le seul et unique moyen qu’Il a choisi pour pardonner à la fois leurs péchés et les nôtres en Jésus-Christ.
7. Même si nous vivons après la résurrection du Christ, Lévitique 18:5 s’applique à nous aujourd’hui dans un sens secondaire. Dieu ordonne à tous les hommes de croire en Jésus et de lui obéir (2 Thessaloniciens 1:8). Si quelqu’un croit en Dieu et lui obéit, il aura la vie éternelle.
Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 160-161, et *735 Baffling Bible Questions Answered*, p. 67, pour une réponse différente.
Q : Dans Lévitique 18:16 et Lévitique 20:21, pourquoi était-il interdit à un homme d’épouser la femme de son frère, alors que Deutéronome 25:5-10 lui ordonnait justement d’épouser la femme de son frère ?
R : Lévitique 18, 16-18 interdit d’épouser la femme de son frère tant que celui-ci est en vie. L’ordre d’épouser la femme de son frère, tel qu’il figure dans Deutéronome 25, 5-10, a pour but de perpétuer le nom de ce dernier après son décès.
Q : Dans Lévitique 18, 8-18 ; 20, 11-14, 17-21, pourquoi la Bible aborde-t-elle le sujet de l’inceste ? (C’est un musulman qui a soulevé cette question.)
R : Il fallait aborder ce sujet déplaisant ; la royauté égyptienne, puis les Perses, pratiquaient régulièrement l’inceste.
Q : Dans Lévitique 18:19 et Lévitique 20:18, les époux doivent-ils avoir des rapports sexuels pendant que la femme a ses règles ?
R : Ce verset montre que, selon la loi mosaïque, ils ne devaient pas le faire.
Q : Dans Lévitique 18, 22, 24 et Lévitique 20, 13, l’homosexualité est-elle toujours répréhensible, ou s’agit-il d’une pratique qui a évolué, comme la consommation de porc, ou d’une interdiction immuable, comme l’interdiction du sacrifice d’enfants ?
R : C’est toujours répréhensible. Non seulement le Nouveau Testament reste muet sur tout changement à ce sujet, mais nous avons également la confirmation, dans Romains 1:26-27 et 1 Corinthiens 6:9, que cela reste un péché.
Lévitique 18, 22 se trouve juste après un verset interdisant le sacrifice d’enfants et avant le verset interdisant la bestialité ; Dieu considère donc peut-être ces trois pratiques de la même manière. Lévitique 20, 13 précède de deux versets les deux versets interdisant la bestialité. Voir également l’analyse de Romains 1, 26-27 et 1 Corinthiens 6, 9.
Q : Dans Lévitique 18, 22-24 et Lévitique 20, 13, l’homosexualité et la bestialité ont-elles été condamnées uniquement parce qu’elles ne pouvaient pas donner naissance à des enfants ?
R : Non, ce n’était pas la raison invoquée par Dieu. La raison est clairement énoncée dans Lévitique 18:22-23. Tout comme les relations sexuelles avec un animal constituent une perversion, les relations sexuelles entre deux hommes sont abominables aux yeux de Dieu et étaient, à cette époque, passibles de la peine de mort.
Q : Dans Lévitique 19, 18, qui est le prochain que les Juifs devaient aimer ?
R : Le Lévitique 19, 18 précise qu’il s’agissait de tout membre de leur propre peuple. On peut supposer que cela incluait également les étrangers (voyageurs et résidents temporaires) présents sur le territoire, mais pas les Cananéens.
Q : Dans Lévitique 19:20, pourquoi punir une esclave qui a eu des relations sexuelles ?
R : La loi mosaïque ne punissait aucune femme, esclave ou libre, qui avait été violée. Mais si une femme n’avait pas été violée, ou si elle se trouvait dans une ville et n’avait pas crié au secours, une femme libre était mise à mort. Une esclave, compte tenu de sa situation, n’était pas mise à mort. Voir la question suivante pour connaître sa punition.
Cela contraste fortement avec le droit romain ultérieur, où une esclave pouvait être punie par l’amputation du nez pour le « crime » de s’être modestement couverte devant son maître. La loi mosaïque contraste également fortement avec la loi islamique, où les relations sexuelles avec des esclaves et des captives étaient autorisées et n’étaient nulle part découragées. On les appelait « les femmes que notre main droite possède ». Pour des références à ce sujet dans la loi islamique sunnite, consultez le Hadith de Boukhari, vol. 3, livre 34, chapitre 113, après le n° 436, p. 239-240.
Q : Dans Lévitique 19:20, la femme a-t-elle été flagellée ?
R : Il existe une incertitude quant au mot hébreu. Voici quelques-unes des traductions.
Version du roi Jacques : « elle sera fouettée ; ils ne seront pas mis à mort… »
Version New King James : « Pour cela, il y aura des coups de fouet ; mais ils ne seront pas mis à mort… »
NIV : « Il doit y avoir une punition appropriée. Cependant, ils ne doivent pas être mis à mort… »
NASB : « Il y aura une punition ; ils ne seront toutefois pas mis à mort… »
Berean Standard Bible : « Il doit y avoir une punition appropriée. Mais ils ne doivent pas être mis à mort… »
Bible interlinéaire de Jay P. Green : « Il y aura une enquête ; ils ne seront pas mis à mort… »
Ces traductions se répartissent en deux groupes : soit le mot hébreu signifie « flagellation », soit il signifie « enquête » ou « châtiment ». De toute évidence, la femme a subi une forme de châtiment. Cependant, seule la version du roi Jacques, vieille de 400 ans, indique que seule la femme a été flagellée.
Q : Dans Lévitique 19:26, 31 ; 20:6, 27, pourquoi la sorcellerie, la magie et les médiums étaient-ils interdits ?
R : Ces passages mentionnent que
A. Si vous vous tournez vers un médium, vous serez souillé par ce médium (Lévitique 19:31)
B. Si vous vous tournez vers eux, vous vous prostituez (spirituellement) à eux. (Lévitique 20:6)
Voici d’autres raisons pour lesquelles ces pratiques sont répréhensibles :
1. Les gens recherchent leur sagesse plutôt que celle de Dieu
2. Les gens placent leur confiance dans leur pouvoir plutôt que dans celui de Dieu
3. Les gens se consacrent à la magie et aux médiums plutôt qu’à Dieu.
4. Les gens vénèrent et adorent parfois ces choses au lieu de Dieu.
Même si vous ne commettez pas ces quatre fautes, le simple fait d’en commettre une seule signifie que les points A et B s’appliquent à vous. Les chrétiens ne devraient pas consulter de voyants, quels qu’ils soient, même pour s’amuser à la fête foraine.
Q : Dans Lévitique 19:27, pourquoi Dieu se préoccupait-il des coiffures ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Les cheveux sont bien visibles, et ne pas se couper les cheveux aux tempes constituait ici un moyen d’identifier les hommes juifs. Notez que dans cette culture, même les non-naziréens pouvaient avoir les cheveux longs. Voir également la discussion sur 1 Corinthiens 11:14.
Q : Dans Lévitique 19:28, cela signifie-t-il qu’une personne ne doit pas se faire tatouer ?
R : Cela fait partie de la loi mosaïque. Cependant, le Nouveau Testament dit que nous sommes le temple de Dieu, et nous ne voulons pas faire de graffitis sur les murs du temple de Dieu. Apocalypse 13, 16-18 indique que la plupart des gens, à l’exception des croyants, porteront une marque sur la main droite ou sur le front représentant le 666, le nombre de la bête. Le seul argument en faveur des tatouages est qu’en Égypte, aujourd’hui, certains Coptes tatouent une croix bien visible sur leurs nouveau-nés. En effet, sans cela, les fondamentalistes musulmans ont tendance à leur voler leurs enfants pour les élever dans la religion musulmane.
Q : Dans Lévitique 20, pourquoi tant de crimes étaient-ils punis de la peine de mort ?
R : Apparemment, ces actes étaient suffisamment graves pour mériter l’exécution aux yeux de Dieu. Au lieu d’essayer de faire entrer Dieu dans nos propres idées préconçues, apprenons ce que Dieu a enseigné, puis cherchons les raisons de cela. Les crimes méritant la peine de mort se répartissent en trois catégories :
Prendre la vie d’autrui : le meurtre intentionnel et l’homicide involontaire si l’auteur ne se réfugie pas dans une ville de refuge. Une différence importante entre la loi de l’Ancien Testament et d’autres lois réside dans le fait que le statut de la victime – esclave ou homme libre – n’avait aucune importance. L’exécution d’une personne pour avoir ôté la vie à autrui constitue une punition juste pour cet acte.
Les péchés sexuels : la plupart des péchés sexuels – l’adultère, l’homosexualité, l’inceste, la bestialité – sont punis de mort. De nombreux péchés sexuels créent une dépendance et incitent les autres à s’enliser dans le péché. Pour le bien de la communauté de l’époque, leurs auteurs étaient exécutés.
Défiance ouverte : Adorer d’autres dieux, pratiquer la divination, etc., constituait un acte de défiance envers Dieu pour le peuple élu de Dieu, les Juifs. Bien sûr, un Juif pouvait quitter son peuple, s’assimiler dans un autre pays et faire ce qu’il souhaitait. Mais pour les Juifs vivant en tant que peuple élu, Dieu ne tolérait pas la défiance à Son égard. Il ne tolérait pas non plus la défiance envers les parents, comme le fait de les maudire ouvertement (Lévitique 20:9).
L’Ancien Testament prévoyait moins de crimes passibles de la peine de mort que d’autres codes juridiques. De nombreux autres codes juridiques condamnaient les voleurs à mort.
Contrairement à la loi de l’Ancien Testament, la charia islamique est différente. Si un homme libre et un esclave tuent ensemble un esclave, l’esclave est exécuté et l’homme libre ne doit payer que la moitié du prix du sang. Voici la citation : « Malik a dit, à propos d’un adulte et d’un enfant qui assassinent ensemble un homme : « L’adulte est mis à mort et l’enfant paie la moitié du prix du sang. » Malik a ajouté : « Il en va de même pour un homme libre et un esclave lorsqu’ils assassinent un esclave. L’esclave est mis à mort et l’homme libre paie la moitié de sa valeur. » Muwatta de Malik 43.3.3
Q : Dans Lévitique 20:2, le terme « Moloch » fait-il réellement référence à « melech » (roi), et s’agit-il d’une interdiction visant le dieu du peuple, comme l’affirme le Guide de la Bible d’Asimov, p. 162 ?
R : Non. Le nom « Moloch » pourrait provenir du mot désignant le roi. Il s’agissait toutefois d’une idole spécifique que vénéraient les Ammonites. Il existe des preuves qu’un dieu du nom de Muluk était connu dans la cité-État de Mari vers 1700 av. J.-C.
Q : Dans Lévitique 21, 1-4, pourquoi un prêtre ne pouvait-il faire le deuil que de ses parents, frères et sœurs vivant sous le même toit, et non d’autres personnes ?
R : Apparemment, on considérait qu’il était plus important pour un prêtre d’être rituellement pur pour exercer ses fonctions que de se rendre rituellement impur pour quiconque, à l’exception de sa famille la plus proche.
Q : Dans Lévitique 21, 11, pourquoi le grand prêtre ne pouvait-il pas se rendre rituellement impur, même pour les funérailles de ses propres parents ?
R : L’importance de la fonction de grand prêtre s’y opposait apparemment.
Q : Dans Lévitique 21, 18-23, pourquoi Dieu semble-t-Il rejeter les personnes en situation de handicap et interdire à celles qui présentent un handicap physique de devenir grand prêtre ?
R : Si Dieu l’avait voulu, Il était libre de ne choisir que des personnes de petite taille, de grande taille, aux cheveux noirs, gauchères, ou tout autre type de personnes de Son choix. Si Dieu a choisi des personnes dépourvues de défauts physiques et n’a pas jugé nécessaire de nous en expliquer les raisons, c’est là Sa prérogative.
On peut supposer que la raison est peut-être liée au fait que le prêtre doit servir de « modèle » au peuple lorsqu’il offre les sacrifices. Bien sûr, l’animal destiné au sacrifice devait lui aussi être exempt de défauts, comme le montre Lévitique 22, 20-25.
Q : Dans Lévitique 22, 28, pourquoi ne pouvaient-ils pas tuer la mère et son petit le même jour pour les offrir en sacrifice ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cela est peut-être lié à Exode 23, 19 : « Vous ne ferez pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère. »
Q : Dans Lévitique 23, 6, est-il vrai que « l’utilisation du pain sans levain dans les rites est sans aucun doute extrêmement ancienne, remontant bien avant l’Exode » ?
R : Nous ne disposons d’aucune trace indiquant que cette pratique ait eu lieu avant l’Exode. Si Asimov estime significatif le fait que nous n’ayons aucune trace du Jour des Expiations (Yom Kippour) avant l’Exil (voir la discussion sur Lévitique 23:26-32), pourquoi pense-t-il que l’utilisation du pain sans levain était très ancienne ?
D’autres pourraient soutenir (avec tout aussi peu d’arguments) le contraire, à savoir que le Jour des Expiations existait avant l’Exode, et que l’utilisation du pain sans levain est apparue après l’Exil. Bien sûr, tous les passages des Écritures mentionnant le pain sans levain pourraient être écartés comme étant « des ajouts apparemment rédigés après l’Exil, puisque le pain sans levain indique une date tardive ».
Je suppose qu’Asimov a tiré cette information de l’Anchor Bible Dictionary, volume 6, p. 756, et plus particulièrement p. 759-760, sous la rubrique « Théories de l’origine ». Cependant, cet ouvrage libéral n’apporte aucune preuve que cette fête ait été célébrée en dehors de la Bible. Apparemment, cette théorie remonte à Julius Wellhausen au XIXe siècle.
Quant à moi, étant donné que les seules preuves montrent que les Israélites pratiquaient les deux ici, je choisis de m’en tenir à ces preuves.
Q : Dans Lévitique 23, 26-32, Lévitique 16, 1-34 et Nombres 29, 7-11, est-il vrai qu’il n’existe aucune trace de la célébration du Jour des Expiations avant la période post-exilique, comme l’affirme le Guide de la Bible d’Asimov, p. 158 ?
R : Asimov ne fournit aucune trace de sa célébration à l’époque post-exilique de l’Ancien Testament non plus, mais là n’est pas la question. On ne s’attendrait pas à trouver de nombreux témoignages concernant les rituels du Temple indiquant : « Nous l’avons accompli comme il se devait. » De même, on ne dispose pas de documents historiques attestant que du bois était récolté pour le Temple, mais nous savons que les Gabaonites, qui étaient chargés de la récolte du bois, exerçaient leur fonction tant avant qu’après l’exil. De même, nous ne disposons d’aucun témoignage antérieur à l’exil concernant un quelconque rituel du Temple, en dehors de ce qui est déjà écrit dans la Bible.
Lors de l’année du Jubilé, on sonnait de la trompette le Jour des Expiations, conformément à Lévitique 25, 8-9. Ainsi, la célébration de l’année du Jubilé inclut la célébration du Jour des Expiations.
Il semblerait étrange que Moïse ait consigné par écrit les rituels du Jour des Expiations dans Lévitique 16, 1-34 ; 23, 26-32 ; et Nombres 29, 7-11, pour ensuite ne pas les respecter immédiatement.
Q : Dans Lévitique 23, 32, la fête du Jour des Expiations avait-elle lieu le neuvième jour, ou le dixième jour comme le dit [prétendument] Lévitique 16, 29 ?
R : Elle commençait le soir du neuvième jour et se prolongeait jusqu’au dixième jour. Trois points sont à prendre en compte dans cette réponse.
1. Lévitique 23:32 indique précisément que cette période s’étendait du soir du neuvième jour au soir du dixième jour.
2. En général, les gens n’effectuaient aucun travail une fois la nuit tombée.
3. Lévitique 16, 29 dit seulement de ne faire aucun travail le dixième jour.
Q : Dans Lévitique 23:42-43, les Israélites sortis d’Égypte vivaient-ils dans des cabanes, ou dans des tentes comme le mentionnent Exode 16:16, 33:8 et Nombres 11:10 ?
R : Une réponse possible est que le mot hébreu désignant une cabane, « cukkah », est un terme général pouvant signifier aussi bien « hutte » que « tente ». Cependant, ce n’est probablement pas la bonne réponse, car il existe une explication plus raisonnable.
Voici les points clés de cette réponse.
1. Dans le désert, les Israélites ont vécu plus de 40 ans dans des tentes résistantes, et non pas simplement dans des huttes construites à la hâte, comme le prouvent Exode 16, 16 ; 33, 8 et Nombres 11, 10, et comme le montre Josué 7, 22.
2. En Égypte, Exode 12, 7, 22-23 prouve qu’ils vivaient dans des maisons (huttes), car pendant la Pâque, ils devaient tous enduire de sang les montants de la porte de leurs maisons.
3. Les Israélites n’ont eu qu’une seule journée pour faire leurs bagages et se préparer, comme le mentionne Exode 11, 4-12, 14. Exode 12, 11 rappelle que leur départ s’est fait dans la plus grande hâte.
4. Par conséquent, bien qu’ils aient construit des tentes dans le désert, ils ne disposaient pas de ces tentes lorsqu’ils ont quitté l’Égypte pour la première fois.
5. Notez que Lévitique 23, 42-43 ne commémore pas le fait que les Israélites aient vécu dans des cabanes pendant plus de 40 ans, mais qu’ils vivaient dans des cabanes au moment où ils ont été fait sortir d’Égypte.
6. Il serait facile de passer à côté de cette distinction entre le fait de vivre sous des tentes pendant plus de 40 ans et celui de vivre dans des cabanes au tout début, à moins d’écrire sur ce que l’on a vécu personnellement.
Q : Dans Lévitique 24, 3, pourquoi Dieu voudrait-Il qu’une lampe à l’huile d’olive brûle continuellement, jour et nuit, même si personne ne la voyait ?
R : Les gens sauraient tout de même qu’elle ne s’éteignait jamais. Peut-être était-ce pour symboliser que Dieu ne dort jamais, qu’Il ne cesse jamais de veiller sur le monde et qu’Il ne cesse jamais de veiller sur nous.
Q : Dans Lévitique 24, 10-22, la lapidation d’un fils blasphémateur était-elle une mesure extrême ?
R : Non. Il ne s’agissait pas simplement d’un langage grossier, mais d’un blasphème contre le saint nom de Dieu par une malédiction. Cela allait bien au-delà du simple fait de prendre le nom de Dieu en vain ; c’était un mépris de la loi de Dieu sous le régime théocratique. Bien sûr, nous ne vivons plus sous ce régime aujourd’hui, et si quelqu’un venait à agir ainsi, nous ne devrions pas chercher à lui faire du mal.
Q : Dans Lévitique 25:35 et Exode 22:25, pourquoi ne pouvaient-ils pas percevoir d’intérêts auprès de leur propre peuple, alors qu’ils pouvaient en percevoir auprès des étrangers selon Deutéronome 23:20 ?
R : Deutéronome 23:20 montre qu’il est acceptable de percevoir des intérêts auprès des étrangers pour des raisons commerciales. Cependant, une personne pieuse ne percevrait pas pour autant d’intérêts excessifs, conformément à Proverbes 28:8 et Ézéchiel 18:8. Néanmoins, venir en aide à un ami ou à un compatriote israélite ne devrait pas obéir à des motivations commerciales. Il leur était ordonné de donner aux Israélites pauvres, et non de se soustraire à leurs responsabilités en tirant profit des prêts accordés aux pauvres.
Q : Dans Lévitique 25:35 et Exode 22:25, étant donné qu’ils pouvaient percevoir des intérêts auprès des étrangers mais pas auprès de leur propre peuple, cela va-t-il à l’encontre de nombreux versets qui stipulent que certaines lois devaient être les mêmes pour l’Israélite et l’étranger ?
R : Les versets ci-dessous montrent qu’une grande partie de la loi religieuse et civile était la même pour les natifs et les non-Israélites. Cependant, aucun verset ne précise que les lois devaient être identiques en matière de prêt d’argent. Voici tous les versets pertinents.
Exode 12:49 et Nombres 9:14 évoquent les lois relatives à la Pâque pour les non-Israélites qui souhaitent volontairement la célébrer.
Lévitique 24:16 et Nombres 15:29-30 indiquent que les lois sont les mêmes pour les péchés cérémoniels et le blasphème.
Lévitique 16:29 fait référence aux lois du sabbat. Cela mettrait les Israélites dans une situation commerciale défavorable si les étrangers pouvaient vendre le jour du sabbat et que les Israélites pieux ne le pouvaient pas.
Lévitique 19:33 stipule qu’ils ne doivent pas maltraiter les étrangers non israélites qui se trouvent sur leur territoire.
Lévitique 24:22 stipule que les lois relatives au meurtre et aux blessures doivent être les mêmes pour les natifs du pays et les étrangers.
Q : Pourquoi Lévitique 25:46 et Exode 21:2-21 tolèrent-ils l’esclavage ?
R : L’esclavage dans la Bible s’apparentait à celui des serviteurs sous contrat. Tous les esclaves hébreux devaient être affranchis tous les sept ans, conformément à Exode 21, 2-5. Lorsque l’esclave était affranchi, son ancien maître devait le doter généreusement de ce qu’il possédait, selon Deutéronome 15, 13-15. La seule exception à la libération d’un esclave hébreu était le cas où l’esclave aimait suffisamment son maître pour choisir de rester esclave à vie, comme le mentionne Exode 21, 5-6. Cependant, les Hébreux ne libéraient pas toujours leurs esclaves, comme le montre Jérémie 34, 8-22 ; Dieu les a réprimandés pour cela. Les personnes suivantes devenaient esclaves :
Les voleurs qui ne pouvaient pas rembourser leurs victimes (Exode 22, 3)
Les femmes vendues par leurs parents comme concubines (Exode 21, 7-11)
Les personnes qui se vendaient comme esclaves lorsqu’elles mouraient de faim
Q : Dans Lévitique 26, 30, Dieu a-t-il pris Israël en horreur, ou bien étaient-ils la prunelle de ses yeux dans Zacharie 2, 8, et ne les a-t-il pas pris en horreur dans Lévitique 26, 44 ?
R : Dieu considérait les Israélites élus comme précieux à ses yeux, comme la prunelle de son œil. Dieu considérait les Israélites désobéissants qui rejetaient sa loi comme odieux et sans valeur (Jérémie 2:5 ; 12:8). De la même manière, le Christ est mort en sacrifice expiatoire pour le monde entier (1 Jean 2:2), mais à l’égard de ceux qui rejettent le Christ, Dieu n’hésite pas à nous révéler l’ampleur de Sa colère. Voir *When Critics Ask*, p. 94, pour plus d’explications sur cette même réponse.
Q : Lévitique 27, 1-8 montre-t-il que les hommes ont plus de valeur que les femmes ?
R : Non. Genèse 1:27 montre que les hommes et les femmes sont créés à l’image de Dieu ; Galates 3:26-28 montre que les hommes et les femmes, Juifs et non-Juifs, ont tous la même valeur en tant que fils de Dieu. Mais Lévitique 27:1-8 montre qu’à cette époque, les hommes avaient une valeur économique supérieure à celle des femmes ou des enfants.
Lévitique 27, 1-8 fait référence au vœu de consacrer au Seigneur l’équivalent monétaire d’une chose. Ainsi, par exemple, la valeur d’un homme de plus de soixante ans était inférieure à celle d’une femme de moins de soixante ans.
Q : Dans Lévitique 27, 28-29, le fait de consacrer des personnes au Seigneur en vue de leur destruction autorise-t-il le sacrifice humain ?
R : Non, car l’exécution n’est pas un sacrifice humain. L’exécution des meurtriers et autres criminels était pratiquée parce que Dieu l’avait ordonnée pour maintenir l’ordre. Le contexte des chapitres 23 à 27 du Lévitique traite des lois et n’a rien à voir avec un quelconque sacrifice animal, et encore moins avec un sacrifice humain. La Bible n’autorise jamais quoi que ce soit qui s’apparente à un sacrifice humain, à deux exceptions près. Dieu a mis Abraham à l’épreuve pour voir s’il serait prêt à offrir Isaac en sacrifice, bien qu’aucun sacrifice humain n’ait eu lieu, et Jésus est mort volontairement pour nous.
Q : D’après Lévitique 27, 30-33 ; Nombres 18, 21-32 ; Deutéronome 12, 5-14 ; 14, 22-29 ; 26, 12-15 et Malachie 3, 10, les chrétiens sont-ils censés payer la dîme aujourd’hui ?
R : Non. Nous devons toujours apporter un soutien matériel à l’œuvre de Dieu aujourd’hui (2 Corinthiens 8-9). Cependant, il ne s’agit pas d’une dîme au sens strict, car Romains 7:6 dit : « Mais maintenant, étant morts à ce qui nous liait, nous avons été libérés de la loi, afin de servir selon la nouvelle manière de l’Esprit, et non selon l’ancienne manière de la lettre. » (BSB)
Toute notre vie devrait être consacrée à Dieu, afin que nous puissions donner plus qu’une dîme. Mais comme l’Ancien Testament prescrivait une dîme, et que nous avons une norme plus élevée que celle de l’Ancien Testament, on peut considérer que la dîme définit la limite inférieure de la générosité. Cependant, 2 Corinthiens 9, 7 précise que nous devons donner de bon cœur, et non par contrainte.
Q : Dans le Lévitique, comment savons-nous, d’après Philon le Juif, que ce que nous avons correspond à ce qui a été écrit à l’origine ?
R : En tant que chrétiens, nous avons confiance dans le fait que l’Ancien Testament que le Christ a validé est bien celui que nous devons posséder. D’ailleurs, pour les musulmans, leur Coran indique, dans la sourate 5, verset 46, que Jésus s’est vu remettre la Torah. Nous disposons de manuscrits anciens datant de l’époque du Christ, ce dont traite la question suivante. Il existe toutefois un autre élément de preuve. Philon d’Alexandrie était un érudit juif qui vécut de 15/20 av. J.-C. à 50 apr. J.-C. Il écrivait en grec, mais il est curieux de constater que ses citations grecques de l’Ancien Testament concordent davantage avec le texte massorétique hébreu qu’avec la Septante grecque. Il a analysé en détail la signification de différents versets. Voici les versets du Lévitique auxquels il fait référence :
1:3, 9, 13 ; 2:1, 11, 13 ; 3:12, 16, 17 ; 4:22, 31 ; 5:2, 4, 5, 20, 21 ; 6:9, 13, 20 ; 7:5, 34 ; 8:29-36 ; 9:1-14, 24 ; 10:1-3, 6, 8, 9, 16 ; 11:3, 4, 9, 10, 20-22, 42, 43 ; 13:3, 11, 12, 14 ; 14:35, 36 ; 15, 31 ; 16, 7, 10, 17, 20 ; 17, 11 ; 18, 1, 6, 7 ; 19, 13, 4, 9, 11, 13, 14, 16, 23-25, 32, 35, 36 ; 20, 18 ; 21, 11, 17 ; 22, 4, 6, 10, 12 ; 23, 1, 2, 10, 27 ; 24, 2, 15 ; 25, 4, 8, 9, 10, 23, 31 ; 26, 3, 8, 10, 12, 36 ; 27, 3, 32, 33
Pour plus d’informations, consultez « Les Œuvres de Philon : nouvelle version complète et intégrale mise à jour ».
Q : Quels auteurs des premiers temps ont fait référence au Lévitique ?
R : Les auteurs pré-nicéens qui ont cité ou fait allusion à des versets du Lévitique sont les suivants :
L'Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.)
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.)
Mélétos/Mélito de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) a inclus le Lévitique parmi les livres de l’Ancien Testament dans sa lettre à Onésime. Il est inhabituel qu’il inverse l’ordre du Livre des Nombres et du Lévitique. Dans *Pascha*, p. 72. Ce passage est conservé dans l’*Histoire ecclésiastique* d’Eusèbe, 4.26.
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) a cité la moitié d’un verset
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.)
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) : « …lorsque la loi sacerdotale fut rédigée, par l’intermédiaire de Moïse, dans le Lévitique, nous constatons qu’elle y est prescrite… » Réponse aux Juifs, chap. 5, p. 156
Origène (225-254 apr. J.-C.)
Cypien de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.)
Anatolius d’Alexandrie (270-280 apr. J.-C.)
Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.)
Méthode d’Olympe et de Patara (270-311/312 apr. J.-C.)
Après Nicée, d’autres auteurs ont également fait référence au Lévitique.
Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, la Torah, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel, les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras et Néhémie. Lettre 53, chapitres 7-8, pages 99 à 101.
Q : Dans le Livre du Lévitique, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?
R : Les manuscrits de la mer Morte : (à partir de 250 av. J.-C.) 13 exemplaires selon *The Dead Sea Scrolls Today*, p. 30, et *The Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls*, vol. 1, p. 488. L’ouvrage *The Dead Sea Scrolls Translated : The Qumran Texts in English*, 2e éd., recense au moins 12 originaux. Le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 436-438, indique qu’il existe 8 exemplaires. Selon *The Dead Sea Scrolls Translated : The Qumran Texts in English*, 2e éd., p. 474, le fragment 4Q17, qui contient Exode 38 jusqu’à Lévitique 2, est daté de 250 av. J.-C. Son contenu est presque identique à celui du texte massorétique. Ces exemplaires sont désignés comme suit :
1Q3 contient 21 fragments, provenant de 3 ou 4 manuscrits originaux.
2Q5 (Lévitique 11, 22-29 en paléo-hébreu)
4Q23 : Lévitique 26, 2-16 en grec. (150-1 av. J.-C., en raison de l’écriture formelle des premiers Hasmonéens) (15 différences textuelles par rapport à la Septante)
Le 4Q24 contient 30 fragments, mais ceux-ci proviennent probablement tous du même original. Ier siècle av. J.-C.
4Q25 : seuls 6 ou 9 fragments ont été conservés, provenant des chapitres 1, 3 à 5 et 8.
Le 4Q26 comporte quatre fragments (de 30 av. J.-C. à 20 apr. J.-C., écriture hérodienne primitive)
4Q26a : neuf fragments issus des chapitres 3, 19 à 22
4Q26b : un fragment tiré du Lévitique 7, 19-26
4Q119 (Septante)
4Q120 (Septante)
6Q2 (Lévitique 8)
11Q1
11Q2 comporte deux fragments provenant probablement du même original. (fragments des chapitres 7 à 10, 14 à 15 et 25) (vers 50 apr. J.-C., en raison d’une « écriture herodienne tardive »)
La Septante des Manuscrits de la mer Morte : Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 436-438, indique que le plus ancien exemplaire connu de la Septante est un texte du Lévitique provenant de la grotte 4 des Manuscrits de la mer Morte ; il est daté de 100 av. J.-C.
Au total, les manuscrits de la mer Morte ont permis de préserver 487 des 859 versets du Lévitique (56,7 %).
Lévitique 1:1-17 ; 2:1-16 ; 3:1-14, 16-17 ; 4:1-8, 12-14, 18-19, 23-28, 30 ; 5:6, 8-10, 12-13, 16-24 ; 6 : aucun ; 7:19-26 ; 8 : 12-13, 26-28, 31, 33-34 ; 9 : 1-10, 12-13, 15, 22-24 ; 10 : 1-2, 9-20 ; 11 : 1-40 ; 12 : aucun ; 13 : 3-9, 32-33, 39-43, 58-59 ; 14 : 16-34, 40-57 ; 15 : 1-5, 10-11, 19-24 ; 16 : 1-15, 15-29, 34 ; 17 : 1-11 ; 18 : 16-21, 27-30 ; 19 : 1-8, 30-37 ; 20 : 1-6, 20-24, 27 ; 21 : 1-4, 6-12, 17-24 ; 22 : 1-33 ; 23:1-8, 10-29, 40 ; 24:2-23 ; 25:28-36, 45-49, 51-52 ; 26:2-33 ; 27:5-22, 30-31 ? Pour plus de détails, voir *The Meaning of the Dead Sea Scrolls*, p. 423.
Masada possédait deux exemplaires conservés du Lévitique :
Mas1a (Lévitique 4, 3-9) (50-1 av. J.-C.)
Mas1b : 45 fragments du Lévitique 8:31-11:40 (25-75 apr. J.-C.) (identiques au texte massorétique).
Des traductions araméennes, appelées targums, du Lévitique ont été découvertes parmi les manuscrits de la mer Morte, notamment dans le 4Q156. Deux petits fragments araméens datent du IIe siècle av. J.-C.
Parmi les manuscrits grecs, on trouve le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) (l’intégralité du Lévitique) et l’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.) (l’intégralité du Lévitique). Voir l’Introduction générale à la Bible, p. 391-394.
Le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) contient Lévitique 20, 27-22, 30.
Les Samaritains ont réalisé leur propre copie de la Torah au IIe siècle av. J.-C., bien que les plus anciennes copies samaritaines qui nous soient parvenues datent du Moyen Âge. Les manuscrits de la mer Morte aujourd’hui, p. 125-126.
Une traduction syriaque de la Septante a été réalisée par l’évêque Paul de Tella (616-617 apr. J.-C.), dont nous disposons encore aujourd’hui, selon *Manuscrits de la Bible grecque*, p. 35 (note de bas de page).
Les auteurs de l’Église primitive reconnaissaient le Lévitique comme faisant partie de la Bible.
Q : Dans le Lévitique, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?
R : En voici quelques-unes, mais tout d’abord, voici quelques points généraux relatifs à la traduction linguistique.
Texte massorétique hébreu Septante grecque
tabernacle de l’assemblée | tabernacle du témoignage |
holocauste | holocauste |
impureté due à la souillure | mise à l’écart pour impureté |
abominable | une abomination |
actes répugnants | abominations |
etc.
Le Lévitique compte au total 859 versets. Vous trouverez ci-dessous quelques extraits de versets présentant des variantes manuscrites. Cette liste ne couvre pas l’intégralité du Lévitique, mais se concentre principalement sur les chapitres 16 à 18. Sauf indication contraire, la première phrase correspond au texte massorétique (MT) et la seconde à la Septante (LXX).
Lév 1, 16 : « récolte » et son « * ». On ne sait pas si « * » désigne « contenu », « plumes » ou un autre mot.
Lév 3, 1-11 semblent manquer dans le 4Q24
Lév 4, 7 : « versera » contre « versera » (faute d’orthographe) dans le texte de Massada Mas1a
Lévitique 4:19 « la queue large, ce qui la recouvre et les rognons » contre « la queue large, la graisse qui recouvre les entrailles, les deux rognons et la graisse qui les recouvre » (note de bas de page de la NRSV)
Lévitique 7:21 « chose abominable » contre « chose grouillante »
Lévitique 7:29-38 ne figure pas dans la Septante.
Lévitique 9:19 « la queue large, ce qui la recouvre et les rognons » contre « ceux-là » (Septante)
Lévitique 11, 13-19 : « vautour » (21 oiseaux) contre absent (20 oiseaux) dans la Septante et le Pentateuque samaritain
Lévitique 11:26 « a des sabots et ne rumine pas » contre « a des sabots et rumine » (Septante, 2Q5)
Lévitique 14:24 : le scribe d’origine a omis ce verset, qui a été ajouté au-dessus de la ligne dans le manuscrit 4Q23.
Lévitique 14:45 : le scribe d’origine a omis ce verset, qui a été ajouté au-dessus de la ligne dans le 4Q23.
Lévitique 14:31 « ce que la personne peut » contre « ce qu’une personne peut se permettre, un » dans la Septante et les traductions syriaques. (Note de bas de page de la NRSV)
Lévitique 15:31 « séparer les fils / enfants d’Israël de leur impureté » contre « faire en sorte que les enfants / fils d’Israël se gardent de leurs impuretés »
Lévitique 16:1 : la Septante ajoute après « est mort » : « en apportant un feu étranger »
Lévitique 16:10 : deux occurrences de « bouc émissaire » contre « élimination totale »
Lévitique 16:12 « encens » vs « encens parfumé »
Lévitique 16:13 « le témoignage » vs « les tables du témoignage »
Lévitique 16:20 « lorsqu’il aura achevé » vs « il achèvera »
Lévitique 16:25 « il brûlera comme encens la graisse de l’offrande pour le péché » contre « il offrira la graisse en offrande pour le péché »
Lévitique 16:34 « Et il fit comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse » vs « comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse »
Lévitique 17:2 « À Aaron, à ses fils et à… » (TM, Pentateuque samaritain) contre « À Aaron et à… » (11Q2)
Lévitique 17:3 « d’Israël » vs « d’Israël ou des étrangers/résidents temporaires qui séjournent/demeurent parmi vous »
Lévitique 17:3 absent (TM) vs. « qui séjournent en Israël » (4Q26) vs. « qui séjournent parmi vous » (Septante)
Lévitique 17:4 « en offrande à Jéhovah, devant le tabernacle de Jéhovah » vs « afin de l’offrir en don au Seigneur (kuriou) devant le tabernacle du Seigneur »
Lévitique 17:6 « Brûlez la graisse comme encens pour un parfum agréable » vs. « offrez la graisse pour un parfum agréable »
Lévitique 17:7 « offriront leurs sacrifices à des boucs » contre « des sacrifices à des [dieux] vains »
Lévitique 17:8 « les étrangers qui séjournent au milieu de vous » vs « les fils des prosélytes qui résident parmi vous »
Lévitique 18:5 « Je suis Jéhovah » vs « Je suis le Seigneur (Kuriou), votre Dieu »
Lévitique 18:11 « la fille de la femme de votre père, engendrée par votre père, elle [est] votre sœur » vs « la fille de la femme de votre père ; elle est votre sœur par le même père »
Lévitique 18:14 « elle est votre tante » vs « elle est de votre famille »
Lévitique 18:17 « sont de votre chair » vs « sont votre chair » (Septante)
Lévitique 18:21 « les livrer à Moloch » vs « servir un souverain » [peut-être les traducteurs de la Septante ne savaient-ils pas comment rendre le nom de l’idole « Moloch » en grec]
Lévitique 18:21 « souiller le nom de votre Dieu » vs « profaner mon saint nom »
Lévitique 18:23 : deux fois « animal » contre « quadrupède »
Lévitique 18:23 « mélange infamant » vs « une abomination »
Lévitique 18:25 « Je ferai retomber sur elle son iniquité, et le pays vomit ses habitants » contre « Je leur ai rendu leur iniquité à cause de cela, et le pays est affligé par ceux qui l’habitent. »
Lévitique 18:27 « Le peuple du pays a commis » (TM, Pentateuque samaritain) contre « Vous, le peuple du pays, avez commis [et il a été dégoûté par eux et vous a dit : y] hériterez de leur la’n’ ». (11Q2)
Lévitique 18:28 « vomir » contre « accablée »
Lévitique 19:2 « Vous êtes saints » contre « Soyez saints »
Lévitique 19:36 « des oreilles des justes, des pierres de justice » (MT, Septante, Pentateuque samaritain) contre « pierres de justice » 4Q26a
Lévitique 22:9 « sera coupable et mourra à cause de cela » vs « sera coupable et mourra dans le sanctuaire » (Vulgate)
Lévitique 22:22 « Soit une verrue, soit un eczéma, soit une éruption cutanée suintante » (MT, Pentateuque samaritain) contre « Soit une éruption cutanée suintante, soit un eczéma, soit une verrue » (11Q2)
Lévitique 26:31 « votre sanctuaire » contre « vos sanctuaires » (Pentateuque samaritain) (The Anchor Bible Dictionary, vol. 5)
Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de *Literal Translation* de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée *The Septuagint : Greek and English*. *The Expositor’s Bible Commentary*, *The Anchor Bible Dictionary*, vol. 5, ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV ont également été consultés.