Q : Quand ce livre a-t-il été écrit ?
Les spécialistes n’en sont pas certains ; essayons donc de rassembler quelques indices.
Hors contexte : dans le livre de Job, la richesse se mesurait en bétail, et non en argent ou en or. Les monnaies n’ont fait leur apparition au Moyen-Orient qu’aux alentours de 500 av. J.-C., principalement grâce aux Perses qui l’avaient apprise des Lydiens. Ézéchiel 14:14 mentionne Job, et Ésaïe 19:5 est presque identique à Job 14:11 ; or, si Ésaïe a puisé cette idée dans le livre de Job, il est évident que ce dernier a dû être écrit avant (ou bien avant) Ésaïe et Ézéchiel.
Avant cela : puisque Job était un homme de Dieu, on pourrait se demander pourquoi il n’y a pas la moindre allusion à la loi de Moïse nulle part — à moins que ce texte n’ait été rédigé avant que les Israélites n’entrent dans la Terre Promise et que les non-Juifs ne puissent avoir connaissance de la loi de Moïse.
Par ailleurs : dans le livre de Job, Bildad était un Shuhite et Élifaz un Témanite. Shuah était un fils d’Abraham et de Ketura (Genèse 25:2). Teman était un petit-fils d’Ésaü (Genèse 36:11, 15, 42 ; 1 Chroniques 1:36, 45, 53). Ce texte a donc été rédigé bien après l’époque de Jacob et d’Ésaü. Le style du livre de Job est celui de l’« hébreu classique », ce qui indiquerait une date postérieure à 1 500 av. J.-C. Cependant, les chapitres 1 à 2, 12:9, 38, 40 et 42 du livre de Job désignent Dieu sous le nom de Yahweh ; ce texte a donc probablement été rédigé après que Dieu eut révélé ce nom à Moïse, soit après 1 447 av. J.-C.
Conclusion : Nous n’en sommes pas certains, mais il est très probable que Job ait vécu entre 1800 et 1447 av. J.-C., c’est-à-dire à l’époque où les Israélites se trouvaient en Égypte ou erraient dans le désert.
Q : Dans le livre de Job, quel est le plan de cet ouvrage ?
R : En voici un simple qui en présente la structure. Les chapitres sont indiqués entre parenthèses.
Introduction (1-2)
Job (3)
Trois cycles :
Éliphaz (4-5) Éliphaz (15) Éliphaz (22)
Job (6-7) Job (16-17) Job (23-24)
Bildad (8) Bildad (18) Bildad (25)
Job (9-10) Job (19) Job (26-27, 12)
Zophar (11) Zophar (20) ? (27:13-23)
Job (12-14) Job (21) Job (28-31)
Élihu (32-37)
Le Seigneur (38-41)
Job (42)
Certains pensent que c’est Zophar qui s’exprime dans Job 27, 13-23, tandis que d’autres pensent qu’il s’agit de Job.
Q : Le livre de Job s'inspire-t-il d'anciennes légendes sumériennes et babyloniennes ?
R : Il n’existe aucune preuve, car une similitude ne signifie pas nécessairement qu’un texte s’inspire d’un autre. Au contraire, il serait surprenant qu’il n’existe aucune autre œuvre traitant de ce sujet. Il existe deux œuvres mésopotamiennes qui abordent le problème de la souffrance.
« Je louerai le Seigneur de la Sagesse », un ouvrage akkadien, est parfois appelé le « Job babylonien ».
Le « Dialogue sur la misère humaine » (également appelé « Théodicée babylonienne ») s’interroge sur la raison d’être de la souffrance en général, tandis que Job se demande pourquoi il souffre. Le « Dialogue sur la misère humaine » répond en affirmant que ce sont les dieux qui ont rendu les hommes mauvais. Le livre de Job y répond en affirmant que ce n’est pas à cause du péché de Job. Au contraire, Dieu est tellement plus grand que nous qu’Il a parfois des raisons, que nous ne pouvons pas comprendre, pour lesquelles Il permet à ses serviteurs obéissants de souffrir. Dans le cas particulier de Job, la fidélité dont il a fait preuve a rendu gloire à Dieu.
À l’époque moderne, l’ouvrage *Le problème de la souffrance* de C. S. Lewis apporte un éclairage très pertinent.
Q : Job était-il un personnage historique réel ?
R : Bien sûr. Job lui-même l’indique ; Ézéchiel 14, 14 et 20 mentionne également Job parmi les justes, aux côtés de Daniel et de Noé. Jacques 5, 11 mentionne également Job en tant que personne. Aucun élément ne permet d’affirmer le contraire. Le livre de Job 1 présente Job de manière tout aussi naturelle que 1 Samuel présente Elkana et que Luc présente Zacharie.
Q : Job était-il juif, israélite ou païen ?
R : Job n’aurait probablement jamais pu être juif, car le peuple « juif » était constitué des descendants des Israélites qui étaient revenus en terre d’Israël après l’exil, et le livre de Job a très certainement été écrit avant cette période.
Certains pensent que Job était un Israélite, car le livre de Job utilise le nom divin à 23 reprises au total. Cependant, à deux exceptions près, le nom divin est utilisé par le narrateur du livre et non par Job ni par aucun de ses amis.
Certains pensent que le livre de Job pourrait figurer parmi les tout premiers livres de la Bible. Nous ne savons pas quand il a été rédigé, mais comme Job 1, 17 mentionne les Chaldéens, et que les Sumériens ne furent assimilés à la Chaldée qu’aux alentours de 1 500 av. J.-C., cela a dû se passer après cette date. (Les Israélites quittèrent l’Égypte vers 1 447 av. J.-C.)
Job aurait très bien pu être un Israélite, mais rien ne permet de privilégier cette interprétation, et on a trouvé un certain nombre de non-Israélites portant le nom de Job. Le livre de Job aurait certainement pu le préciser, mais il reste muet sur l’origine ethnique de Job. Peut-être est-ce parce que l’origine ethnique de Job n’avait pas d’importance.
Q : Dans le livre de Job, qui d’autre portait les noms de Job et de Bildad ?
R : W.F. Albright a découvert que le nom « Iyyob » était déjà utilisé avant l’époque de Moïse. Les textes d’exécration de Berlin mentionnent un certain « Iyyob » en tant que prince syrien près de Damas. On trouve « Ayyabum » dans les textes de Mari. Les lettres de Tell el-Amarna, datant de 1400 à 1370 av. J.-C., mentionnent Ayab comme prince de Pella. W.F. Albright a découvert que le nom Bildad était une forme abrégée de « Yabil-Dadum » au deuxième millénaire.
Q : Dans le livre de Job, puisque les points de vue des intervenants divergeaient, comment ont-ils tous pu être inspirés ?
R : Dieu a choisi de nous présenter fidèlement ce qu’ils ont dit, sans pour autant approuver leurs points de vue comme étant la vérité. En effet, à la fin du livre de Job, Dieu a déclaré que les points de vue des trois amis étaient erronés.
Q : Dans le livre de Job, puisque Dieu vous aime, pourquoi permet-Il tant de souffrances dans le monde ?
R : Cinq points à prendre en compte dans la réponse.
1. Depuis la Chute, le monde est sous la domination du malin (1 Jean 5, 19). Nous sommes en territoire occupé par l’ennemi.
2. Ce n’est pas le meilleur monde possible ; nous ne devrions pas nous y sentir trop à l’aise. Le meilleur monde possible est celui où les gens ont la liberté d’aimer Dieu, et où chacun aimera Dieu. Le meilleur monde possible, c’est le Ciel, et nous sommes en train de progresser vers ce monde idéal.
3. Ce n’est pas un monde juste, où des bébés souffrent et où certaines personnes malveillantes mènent une vie longue et prospère. La justice viendra, et le Jour du Jugement sera celui où Dieu remettra tout en ordre.
4. La perspective éternelle de Dieu diffère parfois de la nôtre. Nous considérons la mort comme la fin, et la souffrance comme extrêmement longue. Dieu considère mille de nos années comme une simple veille dans la nuit (Psaume 90, 4). Peut-être devrions-nous adopter une vision à plus long terme, à l’instar de Dieu.
5. Nous ne comprenons peut-être pas pourquoi nous devons endurer ces souffrances, mais Romains 8:28 dit que Dieu peut utiliser toutes choses, et pas seulement les bonnes, pour qu’elles concourent au bien de ceux qui l’aiment. Nous ne comprenons peut-être pas nos souffrances, mais Dieu les comprend, car Jésus lui-même est venu, a souffert et a été injustement mis à mort ; il comprend donc notre douleur.
Q : Dans le livre de Job, pourquoi des malheurs arrivent-ils aux personnes pieuses ?
R : Il arrive parfois que l’on puisse discerner les raisons pour lesquelles des épreuves s’abattent sur les chrétiens. C’est en raison d’une maladie que Paul a d’abord prêché aux Galates, comme le mentionne Galates 4:13. Une sorte d’épine lui a été donnée, selon 2 Corinthiens 12:7-10, afin de l’empêcher de s’enorgueillir. Les chrétiens qui prenaient la coupe du Seigneur à la légère ont été punis par la maladie et la mort, comme le rapporte 1 Corinthiens 11, 29-32. Des chrétiens tels que Paul (2 Timothée 3, 10-12) et Jean (Apocalypse 1, 9) ont subi des persécutions pour l’Évangile. Une partie de l’épreuve de Job consistait à ne pas savoir ce qui se passait.
Pourtant, la plupart du temps, nous ne pouvons pas discerner les raisons des épreuves qui touchent les justes. Nous devons nous contenter d’attendre d’être au Ciel pour connaître les raisons de bien des choses. Nous pouvons toutefois affirmer de manière générale que les épreuves développent la persévérance (Jacques 1, 2-4). Toutes choses, même les mauvaises, concourent au bien de ceux qui l’aiment (Romains 8, 28).
Le livre de Job explore cette question. En passant outre les nombreuses vérités subtiles contenues dans ce livre, nous pouvons dire :
1. Si Satan a été à l’origine de ces souffrances, Dieu les a permises et s’en est servi pour sa gloire.
2. Une fois cette épreuve terminée, l’un des résultats secondaires fut que Job apprit à connaître Dieu d’une manière bien plus personnelle et intime.
3. Tout au long de cette épreuve, Job n’avait aucune idée de la raison pour laquelle cela lui arrivait. D’une certaine manière, cela faisait également partie de l’épreuve.
4. Les trois amis de Job avaient toutes les réponses à lui donner ; malheureusement, c’étaient de mauvaises réponses.
5. La réponse donnée à Job n’était pas : « Il a été permis à Satan de tourmenter Job pour le mettre à l’épreuve ». La réponse était plutôt : « Sur terre, bien souvent, Dieu ne nous révèle pas les raisons de la souffrance. »
En résumé, Dieu peut permettre tout ce qu’Il veut. Aujourd’hui, beaucoup de choses ne vont pas comme il faut, mais un jour viendra, le Jour du Jugement, où tout sera remis en ordre. Reportez-vous à la discussion sur Galates 4:13 pour plus d’informations sur la souffrance due à la maladie.
Q : Bart Ehrman écrit : « Et dès lors que l’on ajoute l’Ancien Testament à tout cela, les choses deviennent complètement confuses. […] Le livre d’Amos insiste sur le fait que le peuple de Dieu souffre parce que Dieu le punit pour ses péchés ; le livre de Job insiste sur le fait que les innocents peuvent souffrir ; et le livre de Daniel indique que les innocents souffriront effectivement. Tous ces livres sont différents, […] » (Jesus, Interrupted, p. 12. Voir également *Lost Christianities*, p. 117-118)
R : Ehrman semble avoir un réel problème avec les affirmations complémentaires. Si quelqu’un comme Daniel est, à un moment donné, persécuté parce qu’il a obéi à Dieu, Ehrman a du mal à accepter que, dans d’autres cas, les gens souffrent parce que Dieu les punit. Amos n’a jamais dit que les gens ne souffraient qu’à cause de leurs péchés ; Amos parlait d’une situation spécifique à son époque. Job montre effectivement que les gens souffrent parfois pour des raisons sans rapport avec leurs propres péchés ou ceux de leur entourage, et Daniel montre effectivement que le peuple de Dieu souffre parfois aux mains des incroyants précisément parce qu’il suit Dieu. Ils expriment certes des choses différentes, mais celles-ci ne sont pas incompatibles. Les différentes faces d’une sculpture ont un aspect différent, mais il s’agit bien de la même sculpture. De même, la vérité offre des perspectives différentes selon l’angle sous lequel on la considère, mais ces perspectives sont complémentaires, et non incompatibles.
Q : Dans le livre de Job, pourquoi Dieu a-t-il permis à Job de souffrir ?
R : Cinq points à prendre en compte dans la réponse.
Puisque tous les hommes ont une nature pécheresse (Romains 3:23), que nous vivons dans un monde déchu (Romains 8:20-22), sous l’emprise du malin (1 Jean 5:19), tous les hommes sont donc exposés à la souffrance.
Job ne souffrait pas à cause d’un péché spécifique qu’il aurait commis, et la souffrance d’une personne n’est pas nécessairement due au fait que cette personne soit plus pécheresse que les autres. Jésus a enseigné la même chose dans Luc 13:4. En effet, Job s’est examiné lui-même et n’a pu trouver aucun péché qui justifierait qu’il subisse ce sort alors que d’autres n’y étaient pas soumis (Job 6:24, 29, 30). Parfois, la souffrance est une discipline divine destinée à vous amener à vous repentir de vos péchés, mais ce n’était pas le cas ici.
D’une manière générale, alors que nous pouvons lire les causes et l’issue dans le livre de Job, Job, lui, ne le pouvait pas. Nous pouvons en tirer la leçon suivante : il arrive parfois que des croyants obéissants connaissent la souffrance sans en connaître la raison.
Dans le cas particulier de Job, sa souffrance a glorifié Dieu en démontrant sa fidélité, même après qu’il eut perdu tout espoir. Même un croyant faible et mortel comme Job a pu résister au pire que Satan pouvait lui infliger. Dieu a toujours ses raisons, et toutes ces raisons se résument en fin de compte soit à la discipline, soit à sa glorification. Souvent, nous n’en connaissons pas les raisons sur le moment, mais nous les connaîtrons après notre mort.
À la fin, Dieu établira un monde où il n’y aura ni souffrance ni tentation, et pourtant, tous ceux qui s’y trouveront choisiront librement de L’aimer. Ce sont les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Nous attendons avec impatience ce moment où « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Apocalypse 21:4). Viens, Seigneur Jésus !
Q : Dans Job 1, 1 ; Job 1, 8 et Job 2, 3, en quoi Job était-il juste, puisque Romains 3, 10 dit que personne n’est juste ?
R : Job était un homme pieux. Ces versets ne prétendent pas que Job était parfait et sans péché, mais il obéissait avec diligence à Dieu et affirmait qu’il se repentirait de tout ce qu’il avait fait de mal.
Q : Dans Job 1:1, en quelques mots, où se trouvait Uz ?
R : Uz était un fils d’Aram, selon Genèse 10:23 et 1 Chroniques 1:17. Les Araméens se concentraient en Syrie, dans une région qu’ils appelaient Ussai. Pour compliquer les choses, le nom arabe d’Ésaü est « is », et il existait un autre Uz, descendant d’Édom, mentionné dans 1 Chroniques 1:42. Jérémie 25:20 mentionne Uz, et Édom habitait à Uz dans Lamentations 4:21.
De même, on peut se demander si les habitants d’autres régions du monde ne sont pas déroutés par l’existence d’un État de Washington et d’un Washington, D.C. Pour les Américains, cela ne prête pas à confusion, et l’existence de deux régions appelées « Uz » ne déroutait probablement pas non plus les auteurs de la Bible.
Q : Dans Job 1:2, quelle est la signification des sept fils et des trois filles ?
R : Il existe trois possibilités :
1. Il pourrait s’agir simplement des chiffres réels.
2. Ces chiffres symbolisent la perfection et la plénitude dans d’autres passages, et ils pourraient simplement refléter cela ici.
3. Il pourrait s’agir des deux à la fois. Dieu a fait figurer ces chiffres pour représenter la perfection et la plénitude, et Il a agi dans l’histoire de telle sorte que ce soient également les chiffres réels.
Q : Dans Job 1:5, les Juifs auraient-ils dû offrir des sacrifices pour autrui, comme l’a fait Job ?
R : Non, car l’Ancien Testament ne l’a jamais ordonné. De plus, la Bible montre qu’une personne (déchue) ne peut pas faire expiation pour une autre personne. À titre d’aparté, rien dans la Bible n’indique que Job était un Israélite.
Q : Dans Job 1, 5, le fait que Job offre des sacrifices pour ses enfants corrobore-t-il l’enseignement catholique romain sur les indulgences, comme l’a affirmé un auteur catholique (Ludwig Ott) ?
R : Non. La doctrine catholique des indulgences consiste à croire qu’une personne peut accomplir un acte, tel que verser de l’argent à l’Église, afin d’effacer la peine du purgatoire, soit pour ses propres péchés, soit pour ceux d’un autre catholique déjà décédé.
Il n’est fait aucune mention d’un « trésor de mérites » grâce auquel un saint défunt pourrait venir en aide à quelqu’un sur terre.
Toujours en vie : les enfants de Job étaient toujours en vie.
Ce n’est pas un commandement de la Bible : bien que les intentions de Job fussent bonnes, rien dans la Bible n’indique que c’est ce que Dieu souhaitait que nous fassions, que ce soit à l’époque de l’Ancien Testament ou de celui du Nouveau. Rien n’indique que Dieu ait accepté le sacrifice de Job pour quiconque d’autre que Job lui-même.
Il n’est fait aucune mention du purgatoire dans le livre de Job, ni d’ailleurs nulle part ailleurs dans la Bible.
Le but de ce passage est de montrer à quel point Job était juste, et non d’introduire une nouvelle doctrine (qui n’a d’ailleurs été suivie par personne d’autre dans la Bible).
Q : Dans Job 1:6, qui étaient les « fils de Dieu » mentionnés ici ?
R : Il s’agissait d’anges, à la fois d’anges bons et de démons déchus.
Q : Dans Job 1:6, pourquoi Satan a-t-il été autorisé à se présenter devant Dieu, alors que nous ne pouvons pas nous présenter directement devant Lui ?
R : Bien que la Bible ne le précise pas, nous pouvons formuler ici quelques observations.
a) Dieu est présent partout (Psaume 139, 7-12 ; Jérémie 23, 24).
b) Dieu a également une présence particulière et localisée dans la salle du trône du Ciel, comme le montre Apocalypse 4.
c) Satan s’est également présenté devant Dieu dans Zacharie 3:1, afin de tenter d’accuser le grand prêtre. L’Encyclopédie des difficultés bibliques, p. 238-239, indique que cela suggère que Satan a occasionnellement accès à au moins une partie du ciel afin de porter des accusations.
d) Job 1, 6 ne précise pas en quel sens Satan s’est présenté devant Dieu, mais ce verset indique que Satan se trouvait au sein d’un groupe auquel il n’appartenait pas.
Q : Dans Job 1:6, Job a-t-il été utilisé comme un « pion » dans la « partie d’échecs » que Dieu jouait avec le diable ?
R : Job n’était ni un pion, ni un cas unique. Job a glorifié Dieu par sa vie ; il allait désormais glorifier Dieu par sa vie face à une forte opposition. Nous aussi, nous existons pour servir Dieu et Le glorifier, même face à l’opposition que nous rencontrons. Nous pouvons souffrir dans cette vie, mais les souffrances que nous endurons sont si insignifiantes comparées aux richesses du Ciel (1 Pierre 1:6-7 ; 1 Corinthiens 2:9-10), dont nous jouirons avec Dieu pour l’éternité.
Q : Dans Job 1, 9-12, quelle était précisément l’accusation portée par Satan contre Job ?
R : Satan ne pouvait nier que Job était un homme juste, et il n’a pas soulevé ce point. Il a plutôt remis en question les motivations de Job, affirmant qu’il ne servait Dieu que pour son propre intérêt.
Q : Dans Job 1, 11, le mot hébreu utilisé ici doit-il être traduit par « bénir » ou par « maudire » ?
R : Ce mot peut signifier « bénir », comme dans une bénédiction d’adieu. En anglais, on dit « good-bye », qui est une contraction de « God be with you » (Que Dieu soit avec vous). Tant ici que dans le Psaume 10, 3, ce mot revêt un sens ironique. Ainsi, Job 1, 11 peut se traduire par : « … et il vous dira adieu en face. » De même, le Psaume 10, 3 peut se traduire par : « … dites adieu et renoncez au Seigneur. »
Q : Dans Job 1, 13-19 ; 2, 7, pourquoi Satan haïssait-il tant Job ?
R : Satan détestait le fait que Job glorifie Dieu. En dehors de cela, Satan ne se souciait absolument pas de Job, si ce n’est pour discréditer Dieu et le témoignage de l’un de ses serviteurs.
Q : Dans Job 1, 14-20, comment un chrétien se sentirait-il s’il servait Dieu en se sacrifiant (Job 1, 5) et que, malgré tout, le malheur s’abattait sur lui ?
R : Certains chrétiens réagiraient comme Job dans Job 1, 20-22 : ils seraient tristes, mais utiliseraient cette tristesse pour adorer Dieu. D’autres, qui ne serviraient Dieu que pour les bénédictions actuelles de cette vie, pourraient se détourner de Dieu. C’est précisément là le défi lancé par Satan. Satan accusait Job devant Dieu d’appartenir à cette seconde catégorie, et cette épreuve allait démontrer quel genre de croyant était Job. Dans tout cela, Job n’a pas péché dans ses pensées ni dans son attitude — du moins, pas encore.
Si une calamité s’est abattue sur votre vie alors que vous serviez fidèlement Dieu, vous êtes peut-être confronté à une épreuve similaire, bien que peut-être moins sévère. Allez-vous utiliser cette injustice et cette tristesse pour adorer Dieu malgré tout, d’une manière plus intense qu’auparavant, ou allez-vous sombrer dans le désespoir ?
Q : Dans Job 1:15, qui étaient les Sabéens ?
R : Il s’agissait peut-être du même peuple que celui mentionné dans Joël 3:8, qui vivait dans l’actuel Yémen, au sud-ouest de la péninsule arabique. Cependant, il s’agissait plus probablement d’un groupe de personnes que les Assyriens appelaient les « Saba », qui vivaient dans le nord de l’Arabie. Bien sûr, les Sabéens du nord de l’Arabie pouvaient également être apparentés aux Sabéens du sud-ouest de l’Arabie.
Q : Dans Job 1:16, qu’était le feu de Dieu ?
R : La foudre. Il s’agissait probablement d’un terme familier pour désigner un feu qui n’était pas d’origine terrestre. En d’autres termes, la foudre qui s’abattait du ciel.
Q : Job 1:20-21 enseigne-t-il la réincarnation ?
R : Non. Il arrive parfois que les adeptes du New Age s’emparent de versets bibliques qui parlent de l’au-delà ou de la résurrection, et comme le verset évoque l’au-delà, ils en déduisent qu’il s’agit nécessairement d’une vie après la mort par réincarnation. Or, ce verset ne parle même pas de l’au-delà. Job constate simplement qu’il est venu au monde sans rien (nu) et qu’il quittera ce monde sans rien non plus. En réalité, Job parle de la mort comme d’un départ « pour ne plus jamais revenir » dans Job 10, 21.
Q : Dans Job 1:22, que signifie précisément le mot hébreu « tiplah », traduit par « iniquité » ?
R : Ce mot est lié à « insipide ». Un mot apparenté est traduit par « sans valeur » dans Lamentations 2:14. À ce stade, Job croyait que Dieu avait un dessein supérieur derrière ce qui se passait ; il n’a donc pas accusé Dieu d’avoir agi de manière vaine ou sans but.
Q : Dans Job 1:22, comment certaines personnes accusent-elles Dieu d’injustice ?
R : Certains affirment explicitement que « Dieu est injuste » pour diverses raisons. Certaines personnes religieuses affirment que Dieu est juste, mais que sa justice est insondable. Il y a une part de vérité dans cela, car la justice et l’amour de Dieu dépassent notre pleine compréhension. Cependant, affirmer que, puisque Dieu est infini, nous ne pouvons pas comprendre ce qu’est Sa justice et qu’il est inutile d’essayer, revient à dire que, puisque l’amour de Dieu est infini, nous ne pouvons pas comprendre ce qu’est Son amour et qu’il est inutile d’essayer.
Certaines personnes pensent que Dieu est injuste parce qu’elles constatent que le châtiment des méchants n’est pas immédiat. D’autres pensent que Dieu est injuste pour la raison inverse : les pieux ne reçoivent pas toujours de bonnes choses. D’autres encore considèrent Dieu comme injuste parce que les justes ne bénéficient pas toujours d’une situation meilleure que celle des méchants, du moins dans cette vie. Nous pouvons comprendre ce que Dieu a révélé au sujet de la justice, mais nous devons faire confiance à Dieu par la foi, en croyant que la justice viendra.
Q : Dans Job 2:3, comment Dieu s’est-il opposé à Job ?
R : Dieu est intervenu de manière significative en retirant partiellement Sa protection à Job.
Q : Dans Job 2:3 et Job 1:8, comment une personne sur terre peut-elle être « irréprochable et intègre » alors même que nous avons péché ?
R : Dieu ne parlait pas ici d’une perfection sans péché. Mais Job suivait fidèlement Dieu, et bien que personne ne soit sans péché, l’irréprochabilité de Job plaisait grandement à Dieu. Bien que les êtres humains aient une nature pécheresse (à l’exception de Jésus), un être humain, dans cette vie, peut être exempt de péché chronique et persistant, et se repentir des péchés délibérés qu’il commet. Il ne s’agit pas de dire qu’une personne puisse atteindre sur cette terre un état où elle ne pècherait plus (que ce soit intentionnellement ou non), mais qu’en prenant conscience de son péché, elle se repentirait rapidement.
Q : Dans Job 2:4, pourquoi Satan a-t-il dit : « chair pour chair » ?
R : Satan affirmait que tout le monde ferait n’importe quoi pour sauver sa peau. Il sous-entendait que Job pourrait accepter la mort de ses serviteurs et de ses enfants, mais qu’il ne tolérerait pas que sa propre santé soit affectée. Or, Job a prouvé que Satan avait tort. À titre d’anecdote, un dermatologue (médecin spécialiste de la peau) a un jour cité ce passage dans l’une de ses publications pour affirmer que la Bible enseigne l’importance de la peau. Le problème est que, lorsqu’il a cité ce verset (dans la version KJV), il n’a pas cité les trois premiers mots, et lorsque l’on ne cite pas le début d’un verset ou d’une phrase, il convient de mettre des points de suspension (…), ce qu’il n’a pas fait. Les mots manquants étaient « Et Satan répondit ».
Q : Dans Job 2:7, de quel type de maladie Job souffrait-il exactement ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais il pourrait s’agir de plusieurs choses. Il aurait pu s’agir de la lèpre ; cependant, ils connaissaient la lèpre et l’appelaient ainsi (2 Chroniques 26:16-20), et elle n’est pas désignée sous ce nom ici. Le mot hébreu désignant ici les furoncles était également utilisé pour l’une des plaies d’Égypte dans Exode 9:8-11 et Deutéronome 28:27, ainsi que pour la maladie d’Ézéchias dans 2 Rois 20:7. Il aurait pu s’agir d’éléphantiasis, une affection dans laquelle de grosses tumeurs bénignes peuvent recouvrir tout le corps. Cela donne à la personne un aspect hideux, les autres veulent l’éviter, et il n’existe aucun remède.
Il aurait également pu s’agir d’une autre maladie de la peau, telle que le pemphigus foliaceus. Celle-ci se caractérise par des plaies (Job 2:7), des démangeaisons (Job 2:8), des altérations de la peau du visage (Job 2:7, 12) ; une perte d’appétit (Job 3:24), une perte de force (Job 6:11) ; des vers dans les furoncles (Job 7:5), des plaies suintantes (Job 7:5), des difficultés respiratoires (Job 9:18), des cernes sous les yeux (Job 16:16) ; une mauvaise haleine (Job 19:17), une perte de poids (Job 19:20 ; 33:21), une peau noircie et qui pèle (Job 30:30), ainsi qu’une fièvre (Job 30:30).
Il était également facile de contracter une infection à staphylocoque, difficile à traiter sans antibiotiques et qui finit par être mortelle.
Quoi qu’il en soit, Job pouvait se gratter avec des tessons de poterie pour soulager les démangeaisons et tenter d’éliminer le pus. On pourrait être tenté de s’asseoir sur des cendres, non seulement à des fins de deuil, mais aussi parce que des cendres fraîchement brûlées seraient stériles et réduiraient le risque d’infection. Même si ses compagnons, plus tard dans le livre, se sont peut-être fourvoyés, il faut tout de même leur reconnaître le mérite d’avoir accepté de rester aux côtés de leur ami à l’apparence si effrayante. Ils se sont mis à pleurer en voyant à quel point Job avait mauvaise mine, mais ils sont tout de même venus s’asseoir auprès de lui.
Q : Dans Job 2:8, pourquoi une personne couverte de plaies sur toute la peau s’assiérait-elle dans les cendres ?
R : Cette pratique est en réalité tout à fait logique. Des cendres fraîches (mais froides) constituent sans doute l’endroit le plus stérile où une personne puisse s’asseoir.
Q : Dans Job 2, 9-10, pourquoi Satan n’a-t-il pas tué la femme de Job ainsi que ses enfants ?
R : Peut-être que Satan a remarqué son attitude et s’est dit qu’elle pourrait être un instrument utile, en tant que personne proche de Job, pour le tenter. Satan s’est servi d’elle comme sixième tentation, celle du désespoir. Jean Chrysostome en fait mention.
Q : Dans Job 2, 9, pourquoi la femme de Job aurait-elle dit : « Maudis Dieu et meurs » ?
R : Job et sa femme étaient tous deux déconcertés par ce qui lui arrivait, ainsi qu’à ses biens et à ses enfants. Comme Job l’a compris, il s’agissait là d’une déclaration malveillante prononcée par une femme désespérée. On peut l’interpréter comme une incitation au suicide. L’hébreu comporte plusieurs mots pour désigner les insensés, et celui-ci désigne un insensé endurci, comme dans le Psaume 14, 1. Elle demandait à Job de faire exactement ce que Satan avait prédit à Dieu que Job ferait. Peut-être aimait-elle Job et préférait-elle le voir mourir plutôt que de le voir endurer tout cela. Rappelez-vous que, bien que Dieu mettait Job à l’épreuve, la femme de Job avait elle aussi enterré dix enfants. D’une certaine manière, c’était également une épreuve pour la femme de Job, et elle a complètement échoué. La mort de leurs enfants ne signifiait pas que la femme de Job était pire que les autres épouses, mais que des conséquences inégales peuvent toucher les gens dans cette vie.
Q : Dans Job 2:10, que signifie ici le mot « mal » ?
R : Cela ne désigne pas le mal moral, mais une calamité physique. On peut traduire ce terme par « malheur » ou « adversité ».
Q : Dans Job 2:11, qui étaient les Téménites, les Shuhites et les Maamathites/Naamathites ?
R : Les deux premiers peuples étaient connus des Hébreux, bien qu’il subsiste une certaine ambiguïté ou incertitude quant à leur emplacement actuel.
Teman était une oasis bien connue du nord de l’Arabie. C’était l’une des oasis les mieux irriguées de la péninsule arabique. Teman était également le nom d’une ville d’Édom réputée pour ses sages, comme le mentionne Jérémie 49:7,20. 1 Chroniques 1:36 indique que Teman était un descendant d’Éliphaz d’Édom ; il est donc possible que le personnage d’Éliphaz dans le livre de Job ait été nommé d’après son ancêtre.
Shuah était un frère de Madian qui vivait à l’est, selon Genèse 25, 2 et 6, ainsi que 1 Chroniques 1, 32. De plus, des documents assyriens mentionnent un peuple appelé « Suhu ».
On ne trouve aucune autre mention des Maamathites/Naamathites en dehors de Job 2, 11 et Job 20, 1 ; 42, 9.
Job était un prénom assez courant, d’après les lettres de Tell el-Amarna (1400-1370 av. J.-C.) et les textes d’exécration égyptiens, ainsi que les archives de Mari et d’Alalakh.
Q : Dans Job 2:13, dans quelles circonstances vaut-il mieux se taire lorsqu’on console quelqu’un ?
R : Il s’est peut-être écoulé un certain temps avant que les amis de Job n’apprennent la nouvelle et ne parviennent à se réunir tous pour venir en groupe. Mais lorsqu’ils sont arrivés, ils ont été tellement bouleversés par la souffrance de Job qu’ils ne savaient pas, dans un premier temps, quoi dire. Cependant, d’une manière générale, il ne faut pas avoir le sentiment de devoir absolument dire quelque chose de manière précipitée. Le meilleur réconfort réside parfois dans une présence silencieuse. Vos paroles doivent être utiles et bien choisies. Il n’y a aucune urgence à dire n’importe quoi, y compris des propos inutiles que vous ne pourrez pas retirer.
Q : Dans Job 3, 1-7, Job a-t-il péché en maudissant le jour de sa naissance ?
R : Job n’a pas transgressé ce que Dieu a révélé dans la loi. Job n’a maudit ni Dieu, ni lui-même, ni personne d’autre, mais uniquement le jour où il est né. Jérémie a lui aussi maudit le jour où il est né, dans Jérémie 20, 14-18. Cependant, cette attitude n’était pas bonne pour eux, ni pour nous, car Dieu dit que nous sommes formés de manière merveilleuse et extraordinaire dans le Psaume 139, 14. Beaucoup considèrent cela comme le moment où Job a commencé à pécher. Job donne en effet un très mauvais conseil, affirmant que le mieux pour un croyant serait de ne jamais être né, et que la deuxième meilleure chose serait de mourir immédiatement. À ce stade, Job a oublié que nous serons avec Dieu après notre mort, même s’il s’en souvient plus tard.
Les croyants d’aujourd’hui, tout comme Job, peuvent traverser des périodes de doute et remettre en question la bonté de Dieu. Mais nous devons néanmoins rester fidèles, comme l’était Job.
Q : Dans le chapitre 3 du livre de Job, quelles sont les principales caractéristiques du discours de Job ?
R : Il s’agit d’un monologue, en quelque sorte adressé à Dieu, et il semble presque ne pas remarquer du tout la présence de ses amis. Souvent, les discours comportent des introductions courtoises et pleines de grâce, ce qui n’est absolument pas le cas ici.
Parfois, les personnes souffrant de dépression ont l’impression que leur monde s’est effondré autour d’elles pour devenir très petit, et elles ne remarquent pas facilement les personnes qui les entourent et qui souhaitent les aider.
Q : Dans Job 3, 16-22, que pensait Job de l’au-delà ?
R : Ce passage montre que Job avait une perspective éternelle et croyait en une vie après la mort. Les morts trouvent le repos (Job 3, 13 ; 17-19) dans la mesure où leurs corps ne peinent plus. Cependant, aussi paisibles que puissent être Job et les justes, les méchants continuent de souffrir après la mort.
Le verset qui illustre le plus clairement la vision de Job est Job 19, 26-27. Bien sûr, des concepts tels que le Millénium, la seconde venue du Messie, l’ère de l’Église, etc., n’avaient pas encore été révélés aux croyants à l’époque de Job.
Les premiers chrétiens comprenaient que Job faisait référence à la résurrection. Clément de Rome écrit : « Et encore, Job dit : “Tu ressusciteras cette chair qui est la mienne, qui a enduré toutes ces choses.” » 1 Clément, chap. 26, p. 12
Q : Dans Job 3, 16-22, qu’est-ce que cela nous apprend sur l’au-delà ?
R : Tout d’abord, ce passage se contente de rapporter ce que pensait Job, sans pour autant valider comme vraies toutes ses paroles. Tout ce que Job a dit ici est vrai, à l’exception du fait que :
a) le verset 22 ne concerne que les pieux, tandis que les versets 17 à 19 s’appliquent à tout le monde (dans la mort, il est libéré de son maître, etc.), et
b) contrairement à ce dont se plaignait Job, il existe un châtiment pour ceux qui rejettent Dieu.
Q : Dans Job 3, 1-26, lorsqu’une personne passe de la foi et de la patience au désespoir et à la dépression, peut-elle s’en remettre un jour ?
R : Oui, comme Job l’a fait à la fin du livre. Même si, à ce stade, Satan semble sur le point de remporter son pari avec Dieu, Job tient bon, bien que non sans pécher.
Q : Dans Job 4, 1-5, 27, quelle est la position fondamentale d’Éliphaz ?
R : Élifaz reconnaissait que Job avait été un homme juste qui avait aidé beaucoup de gens. La question se posait toutefois de savoir si Job mettait en pratique ce qu’il prêchait dans Job 4:4. L’argument d’Élifaz découle de Job 4:8 : chacun récolte ce qu’il sème. Élifaz tente d’aider Job et de fortifier son ami bien-aimé. Il semble très important pour Élifaz, ainsi que pour les autres, d’aider Job à découvrir la raison juste de ses souffrances particulières, car pour Élifaz, les souffrances de Job prouvaient que celui-ci avait forcément commis une faute. Élifaz avait la fausse conception selon laquelle la justice de Dieu est toujours immédiate. Si rien ne se produisait, ni de bon ni de mauvais, à qui que ce soit, il s’agirait simplement d’une justice différée, mais la réalité est plus complexe que cela. Non seulement les impies ne subissent souvent pas immédiatement les conséquences de leur méchanceté, mais pourquoi des malheurs arrivent-ils aux pieux, alors que ce sont les impies qui le mériteraient davantage ? Ainsi, non seulement la justice de Dieu n’est souvent pas immédiate, mais les injustices sont souvent immédiates.
Non seulement Dieu rendra sa justice à la fin, mais il réparera également toutes les injustices dont nous sommes victimes. Dans le cas particulier de Job, celui-ci a souffert injustement aux mains de Satan. Ce n’est pas seulement sa souffrance, mais sa souffrance injuste, qui a glorifié Dieu.
Q : Dans Job 4, 1-5, 27 ; Psaume 34, 12-16 ; Marc 4, 24 ; et Galates 6, 7, une personne ne récolte-t-elle pas toujours ce qu’elle sème ?
R : Oui, ces versets affirment que l’on récolte ce que l’on sème, mais cela ne se produit pas toujours immédiatement. De plus, ces versets ne disent pas que tout ce que l’on récolte est uniquement dû à ce que l’on sème. Le Psaume 73 donne l’exemple de personnes mauvaises qui s’enrichissent et prospèrent.
Q : Dans Job 4-5, comment quelqu’un aujourd’hui peut-il ressembler à Éliphaz, en ayant une théologie fondamentalement correcte mais sans compassion ?
R : Élifaz n’a dit que la vérité, mais seulement une partie de la vérité. Même si cela a pu paraître dépourvu de compassion aux yeux de Job, Élifaz tentait de donner de l’espoir à Job. Même si la situation est difficile aujourd’hui, dans Job 5, versets 17 à 27, Élifaz affirme que Dieu peut, en fin de compte, panser et guérir.
Q : Dans Job 4:7, étant donné qu’une partie de l’argumentation d’Éliphaz pourrait être qualifiée de « cause à effet », est-il vrai ou non qu’une vie pieuse produit de bons résultats et qu’une vie impie produit de mauvais résultats ?
R : Dans cette vie, c’est vrai en général. Mais il existe de nombreuses exceptions, dans les deux sens, et ce n’est pas quelque chose sur lequel on doit compter. C’est plutôt Dieu qui remettra tout en ordre à la fin, après notre mort. Jésus a dit dans Luc 13, 1-5 que ceux sur qui la tour de Siloé s’était effondrée n’étaient pas nécessairement de pires pécheurs.
Q : Dans Job 4, 5-5, 27, quelle est la structure de l’argumentation d’Éliphaz ?
R : Il s’agit d’un chiasme, figure de style courante dans la poésie hébraïque.
— Introduction (4, 2)
— — Exhortation (4, 3-6)
— — — La manière dont Dieu traite les hommes (4, 7-11)
— — — — La révélation de la vérité (4, 12-21)
— — — Les relations de Dieu avec les hommes (5, 1-16)
— — Exhortation (5, 17-26)
— Conclusion (5:27)
Q : Dans Job 4-5, y a-t-il des moments où vous pourriez essayer d’aider une personne déprimée et où, à l’instar des trois amis de Job, vous vous trompez complètement ?
R : Ils sont venus chercher des réponses pour les donner à Job ; peut-être que Job ne cherchait pas de réponses à ce moment-là. Espérons que lorsque vous essayez d’aider quelqu’un, il y ait au moins un certain recoupement entre ce que la personne souhaiterait et ce qu’elle perçoit que vous lui offrez. Parfois, tout ce qu’elle souhaite au départ, c’est une présence bienveillante à ses côtés.
Lorsque vous essayez d’aider une personne déprimée, ne faites pas les choses uniquement en fonction de la façon dont vous pensez qu’elle devrait les percevoir. Soyez à l’écoute et observez comment elle les perçoit réellement. Peut-être que faire le ménage à sa place pourrait être source de stress ; elle doit alors se demander ce que vous avez jeté. Le fait de lui acheter des vêtements ou autre chose signifie-t-il que vous n’approuvez pas ce qu’elle portait ? Peut-être que ces gestes sont tout à fait appropriés, mais assurez-vous tout simplement que vos marques d’amour sont bien perçues comme vous le souhaitiez.
Q : Dans Job 4:5-5:27, quel est l’argument d’Éliphaz ?
R : Il comporte deux parties.
Ayez confiance en votre propre justice, Job, puisque vous avez donné de bons enseignements à beaucoup de gens. Élifaz a vu les méchants punis et les justes récompensés.
Cependant, personne n’est juste comparé à Dieu ; personne ne peut donc contester l’injustice ni blâmer Dieu avec rancœur. Je ferais appel à Dieu, car Il sauve toujours les justes. Même si vous avez péché, Dieu vous disciplinera, mais Il vous sauvera tout de même.
Ces deux parties semblent incohérentes. Selon un point de vue, Élifaz avançait des arguments sans se rendre compte qu’ils se contredisaient. Mais peut-être Élifaz était-il délibérément incohérent. Il parlait avec ironie lorsqu’il a dit à Job de se fier à sa propre justice, compte tenu de la situation dans laquelle se trouvait ce dernier. Si vous, Job, n’avez pas réellement mis en pratique ce que vous prêchiez, alors assumez la responsabilité de ce que vous récoltez, endurcissez-vous face à cette discipline et changez à l’avenir. Élifaz affirme que Dieu est bon, qu’Il discipline avec justice, et que vous pouvez encore connaître le bonheur après avoir été discipliné (Hébreux 12, 5-11).
Quoi qu’il en soit, Élifaz avait tort sur quatre points :
a) La justice de Dieu n’est souvent pas immédiate
b) La justice peut être immédiate pour certains et pas pour d’autres
c) Le fait que Dieu soit si saint ne justifie en rien que Job souffre alors que d’autres ne souffrent pas.
d) Et surtout, le fait que Job souffre davantage que d’autres n’est pas dû au péché.
Le discours d’Éliphaz est plus ou moins vrai, sauf que la cause et l’effet de cette vérité sont totalement inversés.
Q : Dans Job 4:6, qu’a appris Job au sujet de l’espérance ?
R : L’épreuve de Job n’était pas une punition pour un péché, une discipline visant à lui faire prendre conscience de ses erreurs, ni un moyen de purifier son caractère. Mais elle a permis à Job de nouer une relation plus étroite avec Dieu. Proverbes 3:26 dit que le Seigneur sera votre confiance.
Job ne se contente pas de dire que sa vie est misérable à présent. Il affirme plutôt que la somme de toutes les bonnes choses qu’il a jamais reçues dans la vie n’égale pas toutes les angoisses et les souffrances qu’il a endurées, même si celles-ci n’ont commencé que récemment.
Parfois, nous désespérons parce que nous n’avons pas assez d’espoir. Mais le plus souvent, nous avons trop d’espoir, mais placé dans les mauvaises choses. Nous avons l’espoir de notre salut parce que le Christ est mort pour nous, ET nous avons l’espoir grâce à notre compte en banque, ET nous avons l’espoir grâce à notre épargne-retraite, ET nous avons l’espoir grâce à notre famille, ET à notre santé, ET… Mais que se passerait-il si ces autres choses nous étaient enlevées, comme cela a été le cas pour Job ? Aurions-nous encore suffisamment d’espoir ?
Q : Dans Job 4, 12-21, que pensez-vous de l’idée selon laquelle nous avons tous péché, et que toutes les souffrances des croyants s’expliquent donc par le fait que tous les croyants ont besoin d’une certaine discipline pour leurs péchés ?
R : C’est l’un des arguments d’Éliphaz, et cela semble logique à première vue. Cependant, les chapitres 1 et 2 du livre de Job montrent que ce n’était absolument pas la raison des souffrances de Job à l’époque, ni, par extension, de certaines souffrances des croyants aujourd’hui.
Q : Dans Job 4, 12-21, Eliphaz aurait-il pu avoir raison en affirmant que ses paroles provenaient d’une révélation divine ?
R : Beaucoup ont remis cela en question, car sa révélation dépeint un Dieu indifférent au sort des hommes. Ses paroles comportaient une erreur théologique : il n’avait pas compris que toutes les souffrances ne proviennent pas directement du péché de celui qui souffre, comme l’enseigne Jésus dans Luc 13, 1-5.
Même aujourd’hui, certains croyants ont cru avoir reçu une révélation divine et se sont trompés.
Q : Dans Job 4, 20-21, quel argument valable Eliphaz avance-t-il ici ?
R : Élifaz souligne à quel point nos vies sont fragiles, et que certaines personnes passent toute leur vie sans jamais trouver la sagesse. Bien que nos vies soient elles aussi courtes et éphémères, ce n’est pas là le point qu’Élifaz soulève ici.
Q : Job 5, 7 doit-il être traduit par « l’homme naît dans la détresse » ou par « l’homme engendre la détresse » ?
R : Avec les consonnes seules, les deux interprétations sont possibles. Une fois les voyelles ajoutées, le texte hébreu signifie « l’homme naît dans la détresse ». Cependant, un simple changement de voyelle transforme la phrase de la forme passive à la forme active, et on obtiendrait alors « l’homme engendre/provoque la détresse ».
Q : Dans Job 5:13, pourquoi Paul a-t-il cité Élifaz dans 1 Corinthiens 3:19, alors que Dieu a par la suite réprimandé Élifaz ?
R : Dans Job 42:7, Dieu n’a pas dit que tout ce qu’Eliphaz avait dit était faux, mais seulement certaines choses. Eliphaz avait raison de dire que Dieu prendrait les sages à leur propre ruse, mais il avait tort dans toutes ses paroles où il pensait que Dieu ne laisserait aucun malheur s’abattre sur ceux qui ne le méritaient pas dans cette vie.
Q : Dans Job 5, 25-27, en quoi Élifaz s’est-il montré particulièrement insensible ?
R : Élifaz assure à Job que s’il est pieux, sa tente sera en sécurité ; or, la maison de Job venait d’être détruite. Élifaz dit à Job qu’un homme juste aura de nombreux enfants. Or, Job avait effectivement de nombreux enfants, et ils avaient tous été tués. Ces remarques ont dû profondément blesser Job.
Q : Dans Job 6, 1-7, 21, en quoi la réponse de Job est-elle si inappropriée ?
R : Bien que l’on puisse trouver quelques petites phrases où Job ne s’est pas exprimé de manière très constructive, cela passe à côté d’un point bien plus important. Tout ce que dit Job concerne uniquement lui-même ou sa souffrance. Job semble en colère à la fois contre Dieu et contre ses conseillers dépourvus de compassion, et il est déterminé à justifier ce qu’il ressent. Eliphaz a donné de bons conseils dans Job 5, 8-17, invitant essentiellement à lever les yeux vers Dieu et sa gloire. Mais Job ignore complètement cette partie de la réponse d’Éliphaz pour ne se concentrer que sur lui-même. Job « était intègre et droit » devant Dieu (Job 1, 1), mais pourquoi ? Était-ce parce que Job était intègre et droit pour son propre bien, pour sa prospérité et celle de sa famille, ou bien sa motivation première était-elle de glorifier Dieu ? La réaction de Job a montré que, même lorsque sa prospérité, sa famille et sa santé lui ont été enlevées, il est resté fidèle à Dieu. Mais cherchait-il vraiment à glorifier Dieu comme objectif premier ? Il semble que Job ne pensait pas à glorifier Dieu dans Job 6 ; mais il semble qu’il y pensait à la fin du livre.
Q : Dans Job 6, 1-7, 21, qu’est-ce qui est compréhensible dans la réaction de Job ?
R : Les personnes qui traversent une catastrophe passent souvent par différentes étapes. La première peut être le « déni et l’isolement », puis la « colère », suivie de la « négociation », puis de la « dépression », et enfin de l’« acceptation ». Ces étapes ont été observées chez des patients en phase terminale par Elisabeth Kübler-Ross. Colin Murray Parkes a également étudié ce phénomène et a établi une liste différente dans son ouvrage *Bereavement*. Sa liste est la suivante : « engourdissement et choc, puis remise en question, dépression, colère, et enfin résolution ».
Une partie de l’accompagnement du deuil consiste à accompagner la personne tout au long de ses propres étapes.
Q : Dans Job 6,1-7,21, lorsque vous accompagnez une personne, dans quelle mesure est-il important de valider ce qu’elle ressent ?
R : Vous devez montrer que vous l’écoutez et que vous comprenez au moins en partie ce qu’il ressent — c’est-à-dire si vous souhaitez qu’il vous écoute. Parfois, comme dans le cas de Job, vous pouvez reconnaître que ses sentiments sont naturels et que vous n’avez pas d’explication quant à la raison pour laquelle ces événements lui sont arrivés précisément à lui. Mais à moins d’avoir vécu exactement la même chose, n’essayez pas de lui dire : « Je sais exactement ce que vous ressentez », car ce n’est pas le cas.
D’autres fois, il se peut qu’une personne ait sciemment commis une action répréhensible et qu’elle soit furieuse contre Dieu d’avoir été prise sur le fait. Vous pouvez tout de même montrer que vous comprenez en partie ce qu’elle ressent et lui répéter ce qu’elle dit, mais faites-le de manière à ce qu’elle comprenne que les conséquences de ses actes relèvent peut-être de sa propre responsabilité. D’une certaine manière, les amis de Job essayaient de faire cela à Job, sauf qu’ils tentaient d’imputer les malheurs de Job à un péché spécifique de sa part, et ils avaient tort.
Q : Que décrit le passage de Job 6, 6 ?
R : Il y a une certaine incertitude, mais il s'agit probablement du blanc d'un œuf. Il pourrait également s'agir de l'intérieur d'un légume inconnu.
Mais quel que soit le mot utilisé, cela signifie ici que les joies de la vie ont désormais perdu tout leur goût pour Job.
Q : Dans Job 6-7, comment résumeriez-vous la réaction de Job ?
R : Job explique que ses paroles irréfléchies sont dues à la grande angoisse que Dieu lui a causée. Il souhaite que Dieu le tue maintenant, afin qu’il puisse au moins mourir sans avoir jamais renié les paroles de Dieu.
Job n’a aucun espoir, aucun ami sur qui compter, et les arguments de ses interlocuteurs n’ont jusqu’à présent rien prouvé ; il les met donc au défi de l’instruire et de lui montrer en quoi il s’est trompé.
Le chapitre 7 est un discours sur les hommes en général. L’homme mène un combat pendant son bref passage sur terre. Chaque nuit, Job se demande quand il se réveillera, et chaque jour s’écoule rapidement, sans espoir et sans sens. Au moins, sa vie est brève, car il ne voudrait pas vivre longtemps dans ces conditions.
Dieu, pourquoi vous souciez-vous tant de l’homme, au point de l’examiner et de le mettre à l’épreuve à chaque instant ? Dites-moi en quoi j’ai failli, et pourquoi vous ne pouvez pas me pardonner cette faute inconnue que j’aurais pu commettre ?
À l’instar de ses amis, Job suppose lui aussi que ses grandes souffrances sont dues à un péché qu’il a commis, mais il ne parvient pas à déterminer de quel péché il s’agit.
Q : Dans Job 7, 20, faut-il lire « Suis-je devenu un fardeau pour vous » (LXX), ou « Je suis devenu un fardeau pour moi-même » (MT) ?
R : Il s’agit très probablement de la première version, celle de la Septante. À certains endroits du livre de Job, il semble que les scribes hébreux aient adouci le sens afin que la colère de Job ne paraisse pas blasphématoire.
Q : Dans Job 7, 6, le mot hébreu signifie-t-il « sans espoir » ou « sans fil » ?
R : Les deux, car il s’agit d’un jeu de mots. Job compare ses jours qui s’écoulent rapidement à la navette d’un tisserand ; le tissage prend fin lorsque le fil vient à manquer. Ibn Ezra, l’un des premiers auteurs juifs, avait remarqué ce jeu de mots.
Q : Les passages de Job 7, 9 et Job 14, 12 nient-ils la résurrection physique ?
R : Non. Dans Job 7:9, Job dit simplement que tous ceux qui meurent ne reviennent pas. Dans Job 14:12, il dit la même chose, sauf qu’ici il nuance en précisant que les hommes ne reviennent pas tant que les cieux n’ont pas disparu.
Soit dit en passant, bien que la Bible nous rapporte fidèlement tout ce que Job a dit, tout ce que Job a dit n’est pas nécessairement vrai. Par exemple, dans Job 7:7, Job dit que ses yeux ne verront plus jamais le bonheur.
Q : Dans Job 6, 14-27, Job a le sentiment que ses amis l’ont déçu en venant le consoler. Job avait-il raison ?
R : Les amis de Job avaient de bonnes intentions, mais d’une certaine manière, oui, ils l’ont déçu. Bien que ses amis aient pris le temps de venir et se soient assis à ses côtés parce qu’ils tenaient à lui, on ne les voit pas reconnaître ce que Job ressentait, ni le réconforter. Il faut toutefois reconnaître qu’Éliphaz a suggéré à Job de se tourner vers Dieu dans Job 5, 8-16. Mais Job n’a pas vraiment entendu le message lorsqu’Éliphaz a laissé entendre, dans Job 5, 27, que ses malheurs étaient dus à une punition pour ses péchés.
Job 6, 14-15 compare ses amis à un oued, ou cours d’eau saisonnier, qui est plein d’eau et dont le courant se précipite pendant la saison des pluies, puis qui s’assèche pendant la saison sèche, au moment où l’on en a vraiment besoin. La réaction de Job peut sembler excessive face aux paroles mesurées d’Éliphaz, mais elle s’explique en partie par le réconfort qu’ils ne lui ont PAS apporté. De plus, une grande partie de la colère de Job pourrait provenir de sa colère en général.
Q : Dans Job 7:19, que dit littéralement ce verset ?
R : Là où certaines traductions indiquent « ne serait-ce qu’un instant », l’hébreu dit littéralement « le temps d’avaler ma salive », ce que la BSB rend par « d’avaler ma salive ». Cette expression argotique est encore utilisée aujourd’hui en arabe.
Q : Dans Job 7:20, en quoi Dieu est-il celui qui veille sur les hommes ?
R : C’est un aspect de Dieu qui dérange certaines personnes. Peu importe à quel point vous essayez d’être seul, Dieu veille sur vous. Un de mes amis originaire de Chine continentale, lorsqu’il a décidé de devenir chrétien, a déclaré qu’une question à laquelle il avait beaucoup réfléchi était la suivante : « S’il n’y avait pas de Dieu, pourquoi quelqu’un devrait-il être bon alors que personne ne le regarde ? »
Q : Dans Job 8:1-10, en quoi Bildad n’est-il pas un bon consolateur ici ?
R : Après les paroles de Job, Bildad relève le défi de riposter aux propos de Job. Bildad a ici complètement oublié qu’il devait réconforter Job et a décidé que sa raison d’être là était de réprimander Job. Malheureusement, Bildad commence son « réconfort » en donnant raison à Job dans Job 6, 26, affirmant qu’il considère les paroles de Job comme celles d’un bavard. Dans Job 8:4, Bildad affirme comme un fait que la mort des enfants de Job est sans aucun doute due à leurs péchés ; mais que si Job est innocent, il ne mourra pas. Imaginez comment quelqu’un qui a fait de son mieux pour ses enfants, et qui semblait atteint d’une maladie incurable et mortelle, pourrait prendre cela.
Soit dit en passant, vous pouvez être sûr que, guidé par l’Esprit, vous pouvez exercer un ministère apportant du réconfort à ceux qui souffrent et à ceux qui sont mourants. Vous pourriez très certainement faire mieux que ces hommes-là ! Peut-être que Bildad tirera les leçons de cette expérience et que ses prochains discours s’amélioreront, ou peut-être pas — nous verrons bien.
Q : Dans Job 8, quelle est l’essence de l’argumentation de Bildad à cet endroit ?
R : La vie n’est jamais arbitraire ; les roseaux peuvent-ils prospérer sans eau ? C’est simple : en examinant les Écritures et les relations de cause à effet, vous pouvez tout comprendre. Vous pouvez observer les effets et en déduire la cause ; tout comme vous pouvez voir le papyrus et savoir qu’il y a un marais à cet endroit. Bildad est indigné que Job ne s’en rende pas compte et qu’il en attribue la responsabilité à Dieu.
Par exemple, Bildad a supposé que les enfants de Job avaient péché, et que Dieu les avait donc tués pour cette raison.
Dieu ne pervertit pas la justice.
Dieu punit les pécheurs, mais aide les justes.
Si Job était vraiment intègre, Dieu l’aiderait.
Dieu ne l’aide pas actuellement, donc Job n’est pas intègre.
Par conséquent, Job, vous devez vous repentir de tout le mal que vous avez commis.
Bildad a entendu de ses oreilles, mais n’a pas écouté de son cœur, comme le montre la dureté de sa réponse.
Q : Dans Job 8, comment répondriez-vous brièvement à l’argument de Bildad ?
R : La vie sous le soleil n’est pas toujours juste, et ne le sera pas avant la mort. Comme l’indique le Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, p. 141 : « Il est vrai que rien de ce que Dieu envoie à l’homme ne procède de l’injustice, mais il n’est pas vrai que tout ce qu’Il lui envoie provienne de Sa justice. »
Q : Dans Job 8-10, quel est le point principal ?
R : Il est inutile d’essayer de se défendre, de « se présenter devant le tribunal » et de demander à Dieu pourquoi Il a permis telle ou telle chose. Nous ne connaissons pas le passé des autres. Nous n’avons pas une vision claire de tout ce qui se passe dans le présent. Et nous ne savons certainement pas grand-chose de l’avenir, ni de ce qui aurait pu être. Au début, Job était impatient de discuter avec Dieu et de Lui présenter ses arguments concernant Son incohérence. Mais finalement, même Job se rend compte ici qu’il ne sert à rien de discuter avec Dieu ; nous ne connaîtrons peut-être pas la réponse tant que nous vivrons sur cette terre. Prendre conscience de cela constitue une étape importante pour Job.
Q : Dans Job 9-10, comment résumeriez-vous la réponse de Job à ce stade ?
R : Voici un résumé en cinq points.
1. Les voies de Dieu sont si vastes et sa sagesse si grande qu’il est inutile pour Job de remettre en question quoi que ce soit de ce qu’Il fait. Dieu pourrait anéantir Job s’il osait s’exprimer, c’est pourquoi il va se taire.
2. Même si Dieu punissait injustement un homme totalement irréprochable, il serait vain de discuter de cela devant Dieu (ou devant les amis de Job, d’ailleurs).
3. (Et c’est là que l’attitude de Job a pris une tournure déplaisante.) Job souhaiterait qu’il y ait une tierce partie pour arbitrer entre lui et Dieu, car Dieu déclare les gens coupables sans aucun recours, sans qu’ils aient à rendre des comptes, et sans même que la personne coupable sache ce qu’elle a fait de mal.
4. Pire encore, Dieu peut déclarer coupable une personne totalement innocente, et personne ne peut affirmer que Dieu est injuste. Job s’écrie : « Je suis irréprochable et innocent ! » (Job 9:21 ; 10:6, 7, 14)
5. Job déteste sa vie sous le joug d’un Dieu injuste. Une question continue toutefois de le hanter : pourquoi Dieu a-t-il pris tant de soin à le créer et lui a-t-il témoigné tant de bienveillance, alors qu’il avait depuis toujours dans son cœur l’intention de traquer son serviteur irréprochable ?
En résumé, la justice qui dépasse la compréhension de Job est, selon lui, une injustice. Cependant, il convient de veiller à faire la distinction entre affirmer : « Nous ne comprenons pas aujourd’hui, donc nous ne comprendrons jamais, car nous ne pouvons pas comprendre, car il n’y a pas de justice à comprendre », et dire : « Nous ne comprenons pas aujourd’hui, car nous ne voyons pas encore les contours de l’ensemble du tableau, que nous ne verrons peut-être pas au cours de cette vie. » En réalité, Job a entrevu les contours de l’ensemble de la situation à la fin du livre de Job.
Q : Dans Job 9, 5-10, en quoi ce passage est-il particulier ?
R : Il se peut que ce soient des paroles que Job ait prononcées pour la première fois ici, ou bien qu’il s’agisse d’un cantique existant que tous deux connaissaient.
Q : Dans Job 9, 17 ; 10, 2-3, comment vous sentiriez-vous si quelqu’un semblait en colère contre vous sans raison ?
R : Vous pourriez passer par différentes étapes, qui s’apparentent quelque peu au deuil. Tout d’abord, vous pourriez penser que cette personne a peut-être une bonne raison, mais que vous ne l’avez tout simplement pas encore perçue. Mais une fois que vous aurez conclu que ce n’est pas le cas, vous pourriez alors vous demander s’il existe d’autres facteurs externes. Troisièmement, vous pourriez remettre en question l’« impartialité » de la personne qui est en colère contre vous. Finalement, vous pourriez en arriver à ne plus vous en soucier, car vous vous dites qu’il est impossible de savoir pourquoi cette personne est en colère, et impossible de savoir ce que vous pouvez y faire.
Q : Dans Job 9:18, pourquoi certaines personnes éprouvent-elles de l’amertume envers les autres, envers la vie ou envers Dieu ?
R : L’amertume est un ressentiment chronique. Elle peut inclure un ou plusieurs des sentiments suivants : la tristesse, la colère, le dégoût et la déception. Les personnes amères ont tendance à avoir davantage de désaccords et de moins bonnes relations avec les autres. Une personne aigrie a le sentiment de souffrir injustement, peut-être pour quelque chose qu’elle n’a pas fait, qu’elle pense ne pas avoir fait, ou bien pour quelque chose qu’elle sait avoir fait mais pour laquelle elle estime que la punition ne devrait pas être aussi sévère. Elle s’accroche à deux idées : elle est traitée injustement, et la vie ainsi que les autres devraient être justes. Il est vrai que les autres devraient être justes, et bien souvent ils ne le sont pas. De même, nous devrions faire de notre mieux pour traiter les autres avec justice. Mais la vie et les autres ne nous traitent pas avec équité, et si notre façon de penser « reste ancrée dans cette vie », alors même en tant que croyants, nous pouvons devenir aigris. Or, notre pensée ne doit pas se porter sur cette vie, mais sur les choses célestes (Philippiens 3, 19-20), et il nous est ordonné de nous débarrasser de toute amertume dans Éphésiens 4, 31 et Hébreux 12, 15. Cela implique au moins deux choses. Premièrement, cherchez dans votre cœur tout endroit où l’amertume pourrait se cacher. Deuxièmement, priez pour vous en débarrasser, et pardonnez aux autres, y compris à vous-même. Pardonnez aux autres même s’ils ne se repentent pas et s’ils ne vous ont pas demandé pardon. L’amertume, c’est comme boire du poison en espérant que cela fasse du mal à l’autre. Le pardon est quelque chose que vous faites aussi pour votre propre bien, et pas seulement pour celui de l’autre.
Q : Dans Job 9, 30, que dit Job au sujet du fait d’être lavé ?
R : Certaines traductions parlent d’être lavé avec de « l’eau de neige ». Cependant, M.H. Pope, dans son ouvrage Job (Anchor Bible, vol. 15), p. 75, montre que le mot seleg signifie « savon », et non « neige ».
Q : Dans Job 9, 21-24, pourquoi Job tient-il ici des propos si extrêmes ?
R : Ce ne sont pas de belles paroles. Mais il arrive parfois qu’une personne en proie à la dépression et au désespoir tienne des propos irréfléchis.
Q : Dans Job 9, 25-31, en quoi un coureur, des bateaux rapides et des aigles décrivent-ils notre vie sur terre ?
R : Job dit qu’aucun d’entre nous n’a vraiment beaucoup de temps à passer sur terre de toute façon. En utilisant ces trois analogies – un coureur, des navires et un aigle –, il compare trois des créatures les plus rapides sur terre, en mer et dans les airs. Le mot utilisé ici pour « aigle » peut désigner un aigle, un vautour, un faucon ou une buse. Les faucons pèlerins peuvent atteindre une vitesse de 186 miles par heure (300 km par heure). La seule maigre consolation que Job y trouve est donc que sa vie n’allait de toute façon pas durer très longtemps.
Q : Dans Job 9:29, quel sentiment de désespoir est-il exprimé ici ?
R : Job se demande ironiquement à quoi bon essayer de faire le bien, si Dieu s’en moque et l’a déjà condamné ? Aujourd’hui, certaines personnes partagent ce sentiment. Comme elles ont déjà commis le mal, elles estiment qu’il est trop tard pour elles et que Dieu ne voudra jamais leur pardonner.
Q : Dans Job 10, 1-7, que concède Job ici ?
R : Dans Job 9:2, Job dit qu’au moins une partie de ce que dit Bildad est vraie. Job semble commencer à se laisser convaincre par Élifaz et Bildad. Il commence à douter de sa vie et à penser que ses malheurs montrent qu’il est méchant aux yeux de Dieu. Pourtant, Job ne parvient pas à comprendre comment.
Q : Dans Job 10, 18-22, que pourriez-vous dire à quelqu’un qui se sent piégé et désespéré ?
R : Cette personne a besoin d’entrevoir au moins une lueur d’espoir. Bildad, malgré tous ses défauts, a tout de même mis dans le mille lorsqu’il a prédit, dans Job 8:21, que Dieu « remplira encore votre bouche de rires ».
Q : Dans Job 11, 1-20, quel genre de personne était, selon vous, Zophar ?
R : Zophar a pris la parole en dernier ; il est donc probable qu’il ait été le dernier à s’exprimer parce qu’il était le plus jeune des trois, et c’est lui qui s’est montré le plus sévère. Tout comme Bildad, Zophar ne se montre pas non plus très courtois envers Job. Mais alors que Bildad pense que tout est simple à comprendre, Zophar est différent ; il affirme qu’il y a beaucoup de choses que nous ignorons au sujet de Dieu. Zophar est dogmatique dans ses opinions et n’éprouve aucune compassion pour Job. Zophar ne se demande jamais si Job est coupable ou non d’un grand péché ; c’est une évidence que Zophar tient pour acquise. Comment Job ose-t-il prétendre le contraire !
Éliphaz a étayé ses propos par ses observations. Bildad a étayé ses propos par l’histoire. Zophar, quant à lui, n’a absolument pas étayé ses propos.
Q : Dans Job 11, 1-20, un chrétien d’aujourd’hui, voire nous-mêmes, pourrions-nous jamais être, sans le vouloir, un adversaire de Dieu ?
R : Zophar est la forme masculine du prénom féminin Zipporah. Zophar et Zipporah, l’épouse de Moïse, étaient tous deux des croyants qui s’opposaient involontairement à Dieu. Pierre s’opposait involontairement à Dieu et était utilisé par Satan pour tenter Jésus dans Matthieu 16, 22-23. Si Pierre a pu l’être, nous le pouvons aussi. Lorsque nous pensons devoir dire à Dieu qu’Il doit faire quelque chose, nous nous trouvons alors sur un terrain très glissant. On pourrait objecter que Pierre n’avait pas le Saint-Esprit à ce moment-là, mais aujourd’hui, les chrétiens peuvent choisir d’agir sans prier ni écouter Dieu. Si jamais vous êtes tellement sûr de vos paroles et de vos actes que vous pensez ne pas avoir besoin de les confronter aux Écritures, vous pourriez être un adversaire involontaire de Dieu. Mais la bonne nouvelle, c’est que, pour Pierre, les amis de Job et les chrétiens, si nous suivons Dieu, lisons la Bible et prions, Dieu peut nous corriger.
Q : Dans Job 11, 1-20, quel est le propos de Zophar ici ?
R : Zophar n’a pas répondu aux arguments de Job. Il a plutôt tenu un discours plus sévère : « Nous ne pouvons pas connaître les mystères de Dieu, alors venez simplement vers Dieu, repentez-vous et ne vous posez pas de questions ». Plus précisément, Zophar a déclaré avec dureté :
1. Job, vous méritez d’être réprimandé pour avoir tenu de tels propos à l’égard de Dieu.
2. Vous dites à Dieu que vous êtes irréprochable, mais qui peut vraiment connaître Dieu ou sa justice ?
3. Alors, examinez votre conscience, consacrez-vous à Dieu et renoncez à votre péché [non précisé].
4. Alors Dieu vous sauvera, plutôt que de vous laisser tomber comme les méchants.
Zophar et Job s’accordent tous deux à dire que nous ne pouvons pas connaître Dieu, et que Dieu punit les méchants et récompense les justes. Mais Zophar exige que Job reconnaisse sa méchanceté.
Q : Dans Job 11, comment s’adresser à quelqu’un qui n’est pas d’accord avec vous en raison d’une hypothèse erronée qu’il refuse de remettre en question ?
R : Cela peut être difficile, mais vous pouvez peut-être au moins amener cette personne à prendre conscience qu’il existe un point qu’elle ne remet pas en question, alors que d’autres le font. Il existe au moins quatre approches que vous pouvez utiliser. Les trois dernières s’apparentent à des « boomerangs » : on interroge la personne sur quelqu’un d’autre, puis la question revient vers elle.
a) À titre d’hypothèse : Un jour, je discutais avec un responsable de maison au sein de l’Église de l’Unification du révérend Moon, et après avoir abordé divers sujets, je lui ai demandé : « À titre d’hypothèse, si vous saviez que le révérend Moon ne venait pas réellement de Dieu, que feriez-vous ? Partiriez-vous, ou resteriez-vous ? » Après lui avoir gentiment rappelé la question à plusieurs reprises, il a finalement répondu : « C’est déshonorant et irrespectueux de remettre en question le révérend Moon. » Il m’a ensuite demandé de partir et m’a dit que je n’étais plus le bienvenu. Cette question a notamment permis de révéler que l’obstacle n’était pas d’ordre intellectuel, mais relevait de la volonté. J’ai posé des questions similaires à d’autres personnes, et il leur arrive parfois de me renvoyer la même question. Je réponds que je sais que Jésus vient véritablement de Dieu, mais, d’un point de vue hypothétique, si je devais découvrir que ce n’était pas vrai, je suivrais la vérité, quoi qu’il arrive.
b) Une situation hypothétique, comme celle que Nathan a présentée à David dans 2 Samuel 12, 1-13, lorsqu’il a évoqué un cas juridique hypothétique.
c) Une autre approche consiste à recourir à un « observateur hypothétique ». Lorsqu’ils ne sont même pas disposés à admettre la possibilité qu’ils puissent se tromper, demandez-leur comment un observateur tiers percevrait leur réponse.
d) Demandez-leur comment amener quelqu’un à comprendre qu’il pourrait avoir tort. C’est un peu difficile à expliquer, alors voici un exemple mettant en scène un bouddhiste et un musulman, mais cela pourrait s’appliquer à n’importe quelles deux religions. Imaginons qu’un bouddhiste ne soit pas vraiment disposé à envisager que le bouddhisme puisse être erroné. Vous pourriez lui demander : s’il rencontrait un musulman qui pensait que le djihad était une bonne chose, qu’on lui avait toujours enseigné que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes et que leur témoignage devant un tribunal ne valait que la moitié de celui d’un homme, et qu’il était acceptable de violer les femmes capturées au combat, demandez au bouddhiste ce qu’il pourrait dire à ce musulman pour lui montrer que ces idées sont erronées. Réagissez à sa réponse et mentionnez que ce musulman a appris ces choses toute sa vie, et qu’aucune personne qu’il respectait n’avait jamais remis ces idées en question. Au bout d’un moment, faites remarquer que ce n’est pas seulement un musulman qui peut croire à des choses erronées sans jamais les remettre en question ; un bouddhiste, voire un chrétien, pourrait potentiellement en faire autant. Comment sauriez-vous que vous ne croyez pas à des choses tout à fait erronées simplement parce que vous n’avez jamais entendu le contraire ? Mais préparez-vous à ce qu’il vous pose la même question (ce qui est légitime). Vous pouvez y répondre en vous appuyant sur l’apologétique et sur votre témoignage personnel. Veillez ensuite à lui reposer la question.
Dans ce cas précis, Job aurait pu demander à Zophar : « Pensez-vous qu’il soit possible qu’un malheur arrive à une personne sans que ce soit une conséquence directe de son péché ? Est-ce ce que vous diriez à des parents qui ont perdu un enfant, à chaque personne âgée souffrant d’un problème de santé, ou à quelqu’un dont des proches sont morts de famine, surtout si vous aviez pu les aider au lieu d’aider d’autres personnes ? Donc, si quelque chose de grave vous arrive un jour, à vous ou à votre famille, je peux être certain que c’est à cause de votre propre péché ou du leur, n’est-ce pas ? Peut-être que ce n’est pas ainsi que Dieu agit. Peut-être que Dieu permet que des malheurs arrivent à Son peuple obéissant, de manière injuste, et qu’Il nous donnera bien plus que ce que nous aurons jamais perdu au ciel.
Q : Dans Job 11:6, Dieu a-t-il vraiment oublié certains de nos péchés, comme l’a dit Zophar ?
R : Non. Tout ce qu’ont dit les amis de Job n’est pas nécessairement exact. Zophar simplifiait à l’excès dans sa réponse, tout comme il simplifiait à l’excès et tirait des conclusions hâtives dans son analyse. Zophar disait de manière poétique que Dieu ne punissait pas Job autant qu’il le méritait. En fait, à la fin du livre de Job, il a été demandé à Job d’offrir un sacrifice en faveur de ses amis pour leurs paroles erronées. Zophar a raison, d’une manière certes simpliste. Dieu sait tout, Il n’oublie donc pas les faits. Dieu punira tous les péchés, mais Il a déjà puni tous les péchés pardonnés en faisant porter la punition à Jésus sur la croix. Cependant, Zophar a raison de dire que, pour ceux dont les péchés sont pardonnés, « aussi loin que l’orient est éloigné de l’occident, aussi loin Il a éloigné de nous nos transgressions » (Psaume 103, 12).
Q : Dans Job 11, 7-8, les êtres humains peuvent-ils connaître Dieu ?
R : Oui et non, si l’on comprend bien. Bien que Zophar n’ait pas eu raison sur tout ce qu’il a dit, son point de vue sur la connaissance de Dieu était pour l’essentiel correct. Zophar lui-même prétend implicitement connaître beaucoup de choses sur Dieu, à en juger par tout ce qu’il a affirmé à son sujet. Pourtant, Zophar reconnaissait qu’il ne savait pas tout sur Dieu et qu’il ne pouvait pas tout savoir. Il affirme que nous ne devrions pas prétendre pouvoir tout savoir sur Dieu, notamment ses mystères et les profondeurs de sa connaissance.
Toute théologie qui prétend que Dieu est un mystère absolu, ou totalement inconnaissable, fait fausse route. De même, toute théologie qui prétend que Dieu n’a aucun mystère et qu’Il peut être entièrement compris par nos petits esprits mortels, présente un Dieu trop petit.
Q : Dans Job 12-14, quel est le propos de Job ici ?
R : Il s’agit du deuxième plus long discours de Job. En substance, Job dit : ne me rabaissez pas en essayant de m’enseigner ce que je sais déjà. La sagesse et la puissance appartiennent à Dieu, qui règne sur la nature, les hommes et les nations. Pourquoi moi ? Moi, Job, une personne pieuse, je suis la risée de tous, et c’est Dieu qui en est responsable, alors qu’Il laisse les pillards agir en toute impunité. Dieu possède la sagesse et la puissance sur les animaux, les individus, la nature et les nations.
J’aimerais pouvoir plaider ma cause devant Dieu, car vous n’êtes d’aucune utilité. Je sais que je pourrais défendre ma conduite. Je demanderais à Dieu de cesser de m’effrayer et de me montrer en quoi j’ai failli, si tant est que j’aie failli. Notre vie est si courte, et contrairement à une plante, nous ne vivons et ne mourons qu’une seule fois. Vu la situation, j’aimerais que Dieu se dépêche de me faire mourir.
Q : Dans Job 12:4, comment Dieu a-t-Il répondu à Job ?
R : Dieu ne répondait pas à Job à ce moment-là, mais Il lui avait déjà répondu avant que toutes ces calamités ne surviennent. Il avait enseigné à Job que, quoi qu’il arrive dans cette vie, il fallait faire confiance à Dieu qui donne la vie éternelle.
Q : Dans Job 12:6, comment certaines personnes portent-elles leur dieu dans leurs mains ?
R : Cette expression décrit bien les personnes qui adorent une idole que leurs propres mains peuvent porter. Aujourd’hui, les Occidentaux adorent eux aussi des dieux qu’ils peuvent porter lorsqu’ils vénèrent l’argent, les biens matériels et leur propre personne.
Q : Dans Job 12, 13-25, quel est le message de Job ?
R : Alors que les amis de Job se prétendent si sages, et que Job affirme être aussi sage qu’eux (Job 12, 3), en fin de compte, personne n’est sage comparé à Dieu. Job 12, 13-25 souligne également que personne n’est puissant comparé à Dieu non plus.
Q : Dans Job 13, 4-5, les amis de Job n’avaient aucun péché grave à lui imputer, mais ils ont tous agi comme s’ils en avaient un, afin de valider leur vision du monde. Comment les gens d’aujourd’hui peuvent-ils inventer des choses sans fondement, afin de soutenir leur vision du monde ?
R : Vous pouvez vous en rendre compte simplement en demandant : « Montrez-moi vos preuves. » Il est bien trop facile pour des êtres humains déchus de passer de « j’aimerais que cela soit vrai » à « c’est probablement vrai », puis à « je sais que c’est vrai ». Cela peut se produire dans n’importe quel contexte, y compris en politique et en religion. L’une des causes de ce phénomène est que « soutenir le récit » des conclusions que vous souhaitez voir adopter par quelqu’un devient plus important à vos yeux que « quelle est la vérité réelle ? »
Q : Dans Job 13:15, le texte hébreu doit-il être traduit par « J’espérerai en Lui » ou par « Je n’ai aucun espoir » ?
R : Les mots hébreux peuvent être traduits dans les deux sens. La réponse dépend de la conclusion que l’on tire : Job se montre-t-il ici optimiste ou pessimiste ? L’ambiguïté réside dans le mot hébreu qui peut être traduit par « attendre », « hésiter » ou « trembler ». Comme ce mot peut avoir les deux sens, il faut tenir compte du contexte, et le contexte ici correspond à la fin du deuxième plus long discours de Job. Puisque Job affirme qu’il sait qu’il sera finalement justifié en tant que disciple juste de Dieu, il s’agit de « J’espérerai en Lui », car cela exprime la foi de Job, et non son doute.
Q : Dans Job 13:23, quand devons-nous demander à Dieu de nous montrer nos péchés ?
R : Il est louable que Job finisse enfin par demander à Dieu de lui montrer ses péchés, qui pourraient être la cause du châtiment sévère qu’il subit. Nous n’avons pas besoin d’attendre qu’une telle situation nous arrive ; nous pouvons et devons demander à Dieu de nous révéler nos fautes et nos péchés cachés. Ils ne sont pas cachés à Dieu, et ils ne le sont peut-être même pas aux yeux des autres, mais ils peuvent nous être cachés à nous-mêmes.
Q : Dans Job 14, 13-22, Job nie-t-il l’existence d’une vie après la mort ?
R : Job soulève la question de la vie après la mort dans Job 14, mais il y répond ensuite. Job affirme l’existence d’une vie après la mort pour au moins quatre raisons.
1. Job ne s’inquiéterait pas de ce que Dieu couvre son péché dans Job 14, versets 16-17, si, dès sa mort, ses péchés disparaissaient de toute façon puisqu’il n’est plus là.
2. Job 14, 13 indique que Job souhaite être caché dans la tombe jusqu’à ce que la colère de Dieu se soit apaisée.
3. Dans Job 13, 15, Job a confiance qu’il se tiendra devant Dieu en homme justifié, même si ce n’est qu’après sa mort. Voir l’analyse de Job 13, 15 pour plus d’informations.
4. Tout au long du livre de Job, celui-ci apparaît comme un homme qui pense à long terme, et non comme quelqu’un qui ne se préoccupe que de cette vie physique sur terre.
Par exemple, Job 19, 26-27 indique que même après que sa chair aura été détruite, il sait qu’il verra Dieu.
Q : Dans Job 15, que peut-on dire de ce deuxième cycle composé de trois discours et de trois réponses de Job ?
R : Bien que les points de vue des trois soi-disant consolateurs n’aient pas changé, pas plus que celui de Job, on constate un durcissement de leurs positions, ainsi qu’un durcissement de celle de Job. Élifaz est beaucoup moins courtois qu’il ne l’était dans son premier discours, mais il reste néanmoins plus courtois que les deux autres.
Q : Dans Job 15, quel est le résumé succinct du discours d’Éliphaz à cet endroit ?
R : Élifaz commence ici par soulever un point pertinent. Il dit à Job que ses réponses amères ne sont pas dignes d’un homme sage de Dieu. Il n’y a pas de mal à répondre et à exprimer ce que l’on ressent, mais il faut employer des paroles utiles, et non des paroles vides qui ne servent à rien. Son discours comporte trois parties principales.
(15:1-13) Écoutez, Job, vous êtes sage, alors jugez vos propres paroles. Vos paroles pécheresses sont non seulement inutiles, mais elles sapent également la piété lorsque vous prétendez en savoir plus que Dieu et que vous vous déchaînez contre Lui au lieu de trouver du réconfort en Lui. Vous prétendez être plus juste que Dieu.
(15:14-16) Puisque rien dans l’univers n’est saint comparé à Dieu, ce n’est pas à vous d’essayer de vous justifier. Puisque les hommes sont mauvais, gardez simplement le silence, cessez de poser des questions et acceptez simplement votre condition comme le résultat inévitable de la justice mystérieuse de Dieu.
(15:17-35) Les méchants seront assurément punis. Même s’ils sont aujourd’hui riches et bien nourris, leur perte viendra.
Q : Dans Job 15:7-8, de quelles manières les non-chrétiens pensent-ils parfois être plus sages que Dieu ?
R : Certains musulmans trouvent risible que les chrétiens soient censés tendre l’autre joue. Les objectivistes affirment qu’il est insensé d’aider des étrangers de manière altruiste. Les cupides trouvent désuet de chercher à ne pas aimer l’argent. Un mormon m’a dit un jour qu’il pensait que lorsque Dieu avait tout créé, Il avait commis de nombreuses erreurs ; et que lorsqu’il deviendrait un dieu, il ferait mieux.
Q : Dans Job 15, 7-8, de quelles manières les chrétiens peuvent-ils parfois se croire plus sages que Dieu, sans le dire explicitement ?
R : Lorsque Dieu ordonne quelque chose et que nous affirmons à Dieu et aux autres que nous avons une meilleure solution. Si nous ne voyons pas la raison de l’ordre de Dieu et que nous affirmons, en substance, que nous n’obéirons à ce que Dieu dit que lorsque nous en comprendrons la raison. Par exemple, 1 Timothée 2, 11-12 stipule qu’une femme ne doit pas enseigner ni exercer d’autorité sur un homme. Ce n’est pas qu’une femme ne puisse pas être une dirigeante pieuse et sage, comme l’était la juge Débora ; c’est plutôt, en fin de compte, parce que c’est ce que Dieu veut. Nous pouvons discuter en vain des raisons pour lesquelles Dieu a voulu cela, ou essayer de voir tout ce que l’avenir réserve comme le Dieu omniscient le peut, mais la véritable question que nous devrions aborder est la suivante : si le Seigneur vous demande de faire quelque chose, conformément à ce qu’Il a dit, et que vous n’en comprenez pas la raison, allez-vous obéir malgré tout ou non ?
Q : Dans Job 15, 16, de quelles manières les gens « boivent-ils l’injustice comme de l’eau », ou « boivent-ils le mépris comme de l’eau » dans Job 34, 7 ?
R : Tout comme nous ressentons le besoin d’eau pour vivre, une personne mauvaise éprouve une soif qui la pousse à avoir besoin de sa méchanceté pour vivre, car elle en est dépendante. Tout comme nous prenons plaisir à boire, certains commettent le mal non pas par nécessité perçue, mais parce qu’ils y trouvent du plaisir. Les personnes mauvaises « boivent l’eau en abondance » parce qu’elles pensent que Dieu ne les observe pas ou qu’Il ignore ce qu’elles font, comme le dit le Psaume 73, 10-11.
Q : Dans Job 15, 1-35, quelles sont les meilleures façons de conseiller quelqu’un ?
R : Voici une citation de Martyn Lloyd-Jones : « Je me souviens du cas d’une dame qui traversait l’une de ces périodes de sécheresse et d’aridité spirituelles et qui était en grande détresse. C’était en partie d’ordre physique, et nombre de ses amis étaient venus la voir, dont certains étaient des ministres de la Parole, et ils lui avaient tous tenu le même discours. Ils essayaient tous de la faire se ressaisir, lui parlant tous de manière théorique et affirmant que les sentiments n’avaient aucune importance, qu’en effet rien n’avait d’importance si ce n’est la vérité de la justification par la foi. Elle le savait aussi bien qu’eux, mieux même que bon nombre d’entre eux, mais cela ne l’aidait pas, car son problème était qu’elle ne retrouvait plus la béatitude qu’elle avait connue autrefois. « Où est la béatitude que j’ai connue lorsque j’ai vu le Seigneur pour la première fois ? » Telle était sa situation, celle décrite par le poète William Cowper.
Les conseils de ses amis ne l’aidaient pas, car il ne sert jamais à rien de dire à de telles personnes de se ressaisir et de se secouer. C’est justement ce dont elles sont incapables… La manière d’aider une telle personne, la manière dont celle à qui je fais référence a été aidée, consiste à dire : « Ah oui, vous savez, il y a des périodes comme ça dans la vie des saints. Parfois, Dieu, pour des raisons qui nous échappent, nous cache son visage. » Elle m’a regardé avec étonnement en disant : « Est-ce vrai ? » « Bien sûr que c’est vrai », ai-je répondu, et je lui ai alors donné de nombreux exemples et illustrations à ce sujet. Son problème fut aussitôt résolu, car elle disposait désormais d’une explication… » M. Lloyd-Jones, Romains : Exégèse des chapitres 8:17-39 : La persévérance finale des saints (Banner of Truth, 1975, p. 176), cité dans l’ouvrage de David Atkinson, Le message de Job, p. 47-48.
Q : Dans Job 15, 21 et 34, que dit Eliphaz ici ?
R : Eliphaz s’était exprimé en termes généraux auparavant, mais il semblait que Job n’ait pas compris le message. Eliphaz se montre donc plus précis à présent. Il affirme dans Job 15, 21 (cf. Job 1, 17) que le destructeur s’abat soudainement sur le méchant et lui enlève ses biens au milieu de sa prospérité. Les Sabéens et les Chaldéens s’abattirent soudainement sur ses troupeaux et ses bétail. Les maisons s’effondrent ou tombent en Job 15:28 (cf. Job 1:19). Job doit donc être un homme méchant. Job 15:30, 34 dit que le feu consume les méchants, comme dans Job 1:16. Job 15:34 dit que l’homme méchant sera stérile ; c’est pourquoi Job a perdu ses enfants.
Q : Dans Job 15, 27-31, comment certaines personnes, telles qu’Éliphaz, en viennent-elles à supposer que si une personne possède de l’argent, elle est mauvaise parce qu’elle place sa confiance dans sa richesse ?
R : S’il est certes erroné de se fier à l’argent, tous les riches ne se fient pas pour autant à leur richesse. Le fait qu’ils aient subi un malheur ne prouve pas qu’ils soient soumis à la discipline ou au jugement de Dieu pour avoir mis leur confiance dans l’argent. Il est trop facile pour les gens de prétendre savoir exactement ce que Dieu pense, comment Dieu agit, et donc comment juger les autres. Un point important que vous pouvez retenir du livre de Job, même si vous n’en retenez rien d’autre, est que vous ne pouvez pas prétendre connaître les jugements de Dieu ni la manière dont Il traite les autres.
Si les autres amis partagent également ce point de vue, Élifaz est celui qui s’exprime le plus explicitement dans ces trois versets. Il incarne l’exemple d’un croyant qui adhère à la vérité sur les points essentiels, tout en y associant des hypothèses théologiquement erronées. Il est possible aujourd’hui pour un chrétien d’être sauvé, de croire aux vérités fondamentales des Écritures, tout en y associant de fausses croyances sur d’autres sujets. Par exemple, le racisme, le sexisme, le chauvinisme envers son pays, ou la croyance en la violence envers autrui en raison de ses convictions. Augustin d’Hippone, les dirigeants catholiques romains, Martin Luther et Jean Calvin ont tous échoué dans cette dernière catégorie. Et s’ils ont pu associer les vérités des Écritures à de graves mensonges, nous ne devrions pas penser que nous n’avons pas besoin de nous prémunir contre cela nous aussi.
Q : Dans Job 16-17, quel est le résumé du discours de Job à cet endroit ?
R : Qu’avez-vous donc, pour continuer à discuter au lieu de m’encourager et de me réconforter ? Dieu a utilisé ma famille, ma santé, mes railleurs et les méchants contre moi. Que mon cri ne cesse jamais. Moi [Job], je vais bientôt descendre dans la tombe. Heureusement que j’espère la tombe, sinon je n’aurais aucun espoir du tout !
Q : Dans Job 16:2, que ressentez-vous lorsque des amis sur lesquels vous pensiez pouvoir compter semblent ne manifester aucune compassion à votre égard ?
R : Il est naturel de se sentir déçu, voire en colère, et peut-être désabusé. Si vous aviez confiance en vos amis et qu’ils vous ont laissé tomber, alors en qui pouvez-vous avoir confiance ? En Dieu. Si vous placez votre confiance en Dieu, vous pourriez tout de même être déçu et en colère contre vos amis, mais vous pouvez aussi voir au-delà de cela, et comprendre que notre seul espoir et notre seul roc, c’est Dieu.
Q : Dans Job 16, 18-19, pourquoi Job demande-t-il de manière poétique à la terre de ne pas recouvrir son sang ?
R : Il s’agit là d’une pensée très propre au Moyen-Orient. Job ne veut pas que ses épreuves soient oubliées, à l’instar de Dieu qui dit que le sang d’Abel « crie vers Moi depuis la terre » de manière métaphorique dans Genèse 4:10. À ce moment de détresse, Job veut que le monde sache à quel point il a été traité injustement. Job a le sentiment d’être raillé pour un mal indéterminé, et il souhaite être réhabilité, et non simplement abandonné puis oublié. À ce stade, son désir de laver son nom et de montrer qu’il est pieux l’emporte sur son désir de glorifier Dieu. On trouve une expression similaire dans Ésaïe 26:21, où il est prophétisé que la terre dévoilera le sang et les personnes tuées qui se trouvent en son sein.
Q : Que signifie Job 17, 3 ?
R : Job demande à Dieu de lui dire ce qu’il est censé payer (ou faire), car il estime ne pas posséder cette chose mystérieuse que Dieu attend de lui.
Q : Dans Job 17, 11-16, Job accepte le fait qu’il semble devoir mourir bientôt. Comment les gens d’aujourd’hui réagissent-ils lorsqu’ils prennent conscience de leur mort imminente, et comment les chrétiens devraient-ils se sentir ?
R : De nos jours, les gens peuvent réagir par la dépression, le désespoir, soit par une absence totale d’envie d’agir, soit par une propension à commettre des actes insensés et risqués. Mais un chrétien devrait se réjouir de rentrer bientôt chez lui et souhaiter terminer sa vie sur terre avec force.
Q : Dans Job 18, 1-21, quel est le propos de Bildad ici ?
R : Bildad dit à Job de ne pas être si prolixe et de ne pas les rabaisser. Puis Bildad se lance dans un discours sur les nombreuses façons dont Dieu punit les méchants impénitents, sévèrement et de manière définitive. Comme l’indique David Atkinson dans *The Message of Job*, p. 53-54, Bildad prononce un discours qui sonne bien, mais il ne s’intéresse pas à la situation de Job.
L’expression de Bildad signifie littéralement « Jusqu’à quand chercherez-vous vos mots ? ». Bildad accuse Job d’essayer de trouver des mots pour combler le vide alors qu’il n’a en réalité rien à dire. Il y a une part de vérité dans l’accusation de Bildad. Dans nos propos, nous devrions dire ce que nous avons à dire, puis nous arrêter. Trop de mots ne signifient pas que nous servons notre cause. Lorsque Job a déclaré que les bêtes muettes avaient plus de bon sens que ses amis (Job 12, 7-9), il pouvait probablement s’attendre à des réponses similaires à celle-ci.
Il existe au moins six mots hébreux différents pour désigner les pièges (filet, mailles, piège au sol, nœud coulant, etc.), et Bildad les utilise tous les six ici. Les pièges pouvaient être fabriqués à partir de différents matériaux et avoir des aspects variés, mais ils ont tous en commun de sceller le sort de ceux qui y sont pris au piège.
Q : Dans Job 18, 1-21, vous est-il déjà arrivé d’être accusé d’arrogance alors que vous ne l’étiez pas, et comment devriez-vous réagir ?
R : Tout d’abord, il faut comprendre ce qu’est l’arrogance. Certaines personnes définissent l’arrogance comme le fait de se croire vraiment doué pour quelque chose, ou meilleur que quelqu’un d’autre dans un domaine. Mais que se passe-t-il si je rencontre le champion du monde d’haltérophilie et qu’il estime être meilleur que moi dans cette discipline ? Est-il simplement arrogant ? Ou bien a-t-il simplement une vision juste de la réalité ? C’est là une bien piètre définition de l’arrogance.
D’autres considèrent l’arrogance comme le sentiment d’être, d’une certaine manière, plus important que les autres. Dans toutes les entreprises où j’ai travaillé en tant que développeur de logiciels, je suis certain que le PDG estimait pouvoir influencer la rentabilité de l’entreprise bien davantage que moi. Tous les PDG sont-ils donc arrogants ? Ou bien tous ces PDG auraient-ils tout à fait raison à cet égard ?
Il est très courant qu’une personne se croie plus importante pour la réussite d’un projet qu’elle ne l’est réellement. Parfois, les personnes qui s’indignent le plus lorsque quelqu’un d’autre semble arrogant (que ce soit perçu comme tel ou réellement) sont celles qui sont elles-mêmes arrogantes.
Dans une entreprise où j’ai travaillé, on menait un entretien avec un candidat pour un poste de développeur front-end senior. Je ne participais pas au processus d’entretien, mais j’étais assis tout près des personnes qui y participaient et je pouvais entendre leur discussion. Ils s’accordaient à dire que le candidat était très compétent, mais ils se demandaient s’ils devaient l’embaucher car ils le trouvaient arrogant. (Je n’avais pas rencontré le candidat, je n’avais donc pas d’avis sur la question.) Ils ont fini par l’embaucher quand même, et je me suis retrouvé assis assez près de lui, avec qui j’ai travaillé à plusieurs reprises. Il maîtrisait incontestablement son domaine de spécialité technique, mais il n’était absolument pas arrogant. D’autres venaient régulièrement le consulter pour bénéficier de ses conseils. Il y avait un deuxième collègue qui excellait également dans ce même domaine, et ils travaillaient bien ensemble. Plus tard, une jeune femme a été embauchée, qui maîtrisait également ce même domaine. Après avoir travaillé quelque temps avec elle, il n’hésitait pas à dire aux autres qu’elle en savait plus que lui et qu’elle était meilleure que lui. Il était donc tout le contraire d’un arrogant. Mais cette appréhension initiale, selon laquelle il serait arrogant, n’était qu’une confusion entre l’arrogance et le fait d’être compétent dans son domaine et d’en être conscient.
Que faut-il faire pour passer pour arrogant ? Parfois, absolument rien ! Un Product Owner et moi-même étions les deux seules personnes à travailler sur un projet qui, selon le service des opérations, permettait d’économiser environ un million de dollars par trimestre. Il a reçu le prix du « Collaborateur non technique du trimestre », et j’ai reçu celui du « Collaborateur technique du trimestre ». Lorsque le PDG s’adressait aux employés, il ne manquait jamais de souligner à quel point il était formidable que nous disposions de ce produit. En plus de ma prime habituelle, j’ai également reçu une prime de 5 000 dollars directement de la part du PDG. Plus tard, lorsque la pandémie de COVID-19 a éclaté, j’ai dû procéder à une refonte majeure du produit afin de l’adapter à nos nouvelles méthodes de travail. J’y suis parvenu en une semaine environ. Le PDG a ensuite expliqué à tout le monde à quel point il était important que nous fassions preuve d’agilité et que nous soyons capables d’y parvenir. Je ne me suis pas vanté de ce que j’avais accompli, je me suis contenté de « laisser mes mains parler » en programmant ce qui était nécessaire. Bien que je n’aie jamais obtenu de promotion pour cette réalisation, alors que mon responsable en a obtenu une pour ce même exploit, j’ai dû faire face à la rancœur tenace de ce dernier, qui m’a reproché de « l’avoir fait passer pour un incompétent ». (Je ne me souviens plus si c’était avant ou après sa promotion.) C’est la première et unique fois où j’ai vu un responsable, alors qu’il ne restait plus que deux mois avant la fin de l’année, supprimer des objectifs de performance que j’avais déjà atteints (notamment la refonte du logiciel lié au COVID) et en ajouter quelques nouveaux, alors que j’avais également prévu des congés au cours de ces deux mois. Il m’a dit que je ne pourrais jamais devenir chef d’équipe, car les autres chefs d’équipe ne m’accepteraient pas. (C’était peut-être vrai, compte tenu de ce qu’il avait pu dire aux autres chefs d’équipe au sujet de mon arrogance.) En toute bonne conscience, je peux affirmer que je n’ai rien fait d’arrogant, si ce n’est essayer de bien faire mon travail. J’ai fini par trouver un autre emploi et par démissionner, et j’ai appris que, quelques mois plus tard, il avait été licencié.
Il s’agit donc de prendre conscience que l’on peut parfois être considéré comme arrogant. Il s’agit peut-être d’une fausse accusation, mais examinez tout de même votre cœur pour vous assurer que vous ne l’êtes pas. D’un autre côté, ne pensez pas qu’une autre personne est arrogante simplement parce qu’elle excelle véritablement dans un domaine, ou parce qu’elle a raison de penser qu’elle occupe un rôle plus important.
Mais jusqu’à présent, nous n’avons jamais vraiment défini ce qu’est l’arrogance. L’arrogance, c’est de se croire plus important que quelqu’un d’autre, d’oublier que nous sommes tous créés à l’image de Dieu et de ne pas se souvenir que nous devons traiter chacun avec respect. Vous pouvez apprécier les contributions des autres non seulement en silence, mais aussi verbalement et publiquement, sans vous sentir menacé, car votre estime de soi ne dépend pas d’eux. Votre estime de soi vous a déjà été donnée par Dieu.
Parmi les remèdes contre l’arrogance, on peut citer le fait d’être au service des autres (voir Romains 15, 16 ; Galates 5, 13), de se rappeler que les derniers seront les premiers (Matthieu 19, 30 ; 20, 16 ; Marc 10, 31 ; Luc 13, 30), et de considérer les autres comme plus importants que soi-même (Philippiens 2, 3 et suivants).
Q : Dans Job 18, 16, que signifie « ne pas avoir ni racine ni branche » ?
R : Une racine est une métaphore désignant ceux qui vous ont précédé et qui vous soutiennent. Une branche est une métaphore désignant ceux qui vous succèdent et qui portent la descendance qui perpétuera votre nom. Si vous n’avez ni l’une ni l’autre, alors votre mémoire sera totalement oubliée.
Il s’agit d’une expression du Moyen-Orient ; sur le sarcophage d’Eshmunazar, on peut lire : « qu’il n’ait ni racine en bas ni branche en haut », selon le Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, vol. 4, p. 328-329.
Q : Dans Job 19, 1-29, quel est le propos de Job ici ?
R : Ce chapitre marque probablement le moment le plus sombre de la vie de Job. Mais, paradoxalement, c’est aussi au cœur de ce désespoir face à la vie sur terre que Job atteint son apogée. La réponse de Job comporte cinq parties.
(19:1-6) Vous devriez avoir honte de vos paroles. Bien que vous, mes trois amis, me tourmentiez par vos paroles, vous n’avez pas à vous élever au-dessus de moi. C’est Dieu qui m’a fait du tort.
(19:7-12) Même si je crie « violence », Dieu reste silencieux. Pire encore, c’est Lui qui me dépouille de mon honneur et qui m’attaque.
(19:13-20) Dieu m’a éloigné de ma famille, les petits enfants se moquent de moi, et je m’en suis sorti de justesse.
(19:21-22) Ayez donc pitié de moi. Ne me persécutez pas comme le fait Dieu.
(19:23-29) Moi, Job, je sais qu’à la fin, je verrai encore Dieu, et je continue d’aspirer à Le voir. Cessez donc de m’importuner, ou bien réfléchissez vous-même au jugement de Dieu.
Job aurait voulu avoir des amis à ce moment-là, mais il n’avait que trois accusateurs. Dieu attendait dans les coulisses pour le réconforter, mais Job reprochait à Dieu d’avoir tort et l’accusait d’être à l’origine de tout cela. Job ne voyait aucune différence entre le fait que Dieu agisse ainsi et le fait qu’Il permette que cela arrive. Job en a conclu que ses souffrances n’avaient aucun sens, car il n’en voyait pas la raison. Les souffrances de Job provenaient de Satan, mais Dieu les a utilisées pour sa gloire. Malgré tout cela, bien que Job pensât à tort que Dieu en avait après lui, il aspirait toujours à aller au ciel et à être avec Dieu. Malgré les pires circonstances possibles, Job restait inébranlable dans sa certitude du salut et dans sa volonté d’aller là où il souhaitait être.
Q : Dans Job 19:3, que penseriez-vous si vous aviez le sentiment que Dieu vous avait, pour ainsi dire, « fait du tort » ?
R : Tout d’abord, la réaction de Job n’est pas un exemple à suivre. Il est normal de se lamenter. Cependant, Job s’est plaint, a accusé Dieu, s’est plaint encore davantage, a eu du mal à voir au-delà de sa situation immédiate, et s’est plaint encore plus. Le Livre de Job ne dit pas si Job a estimé que ses plaintes s’étaient avérées utiles, du moins jusqu’à ce que Dieu le réprimande à la fin.
En retenant les bons conseils de ses amis, nous devons prendre conscience que nous ne savons pas ce qui se passe dans les royaumes spirituels et au sein du Conseil de Dieu. Nous ne savons pas ce qui se serait passé si une catastrophe n’était pas survenue. Nous devons cesser de dire à Dieu ce qu’il doit faire, et lui demander son aide ainsi que sa sagesse pour savoir ce qu’il attend de nous dans cette situation. Nous devons prendre conscience que la vie chrétienne consiste à glorifier Dieu, et non à rechercher notre confort.
Q : Dans Job 19, 13-27, comment pouvons-nous, à l’instar de Job, cultiver l’espérance dans une situation désespérée ?
R : Levez les yeux, ne regardez pas les circonstances. Souvenez-vous de 1 Pierre 1, 3-9 et de 1 Corinthiens 2, 9. Même dans sa situation, Job était capable de lever les yeux. Même alors, Job se souvenait de son espérance : qu’en fin de compte, Dieu le sauverait et le justifierait. Job se préoccupe ici non pas d’une seule, mais de deux choses. Il souhaite trouver un soulagement et la guérison de ses afflictions, mais il souhaite également que sa réputation soit rétablie.
Q : Dans Job 19, 17, comment le souffle de Job aurait-il pu être répugnant à ses propres enfants, puisque ceux-ci avaient tous été tués dans Job 1, 2, 18-19 ?
R : Cette expression peut faire référence à ses frères, qui n’ont pas été tués ; la BSB la traduit par « ma propre famille ». Le verset 18 parle de « petits garçons », et non de « ses garçons ». L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 228-229, ajoute également que le terme « enfants » désigne ici les descendants, y compris les petits-enfants.
Q : Dans Job 19, 18, en quoi les petits enfants méprisaient-ils Job ?
R : La maladie de Job lui donnait une très mauvaise haleine, selon Job 19, 17. Cela pourrait signifier que même les enfants se moquaient de Job. Bien que G.R. Driver indique que, dans le babylonien ancien et dans les gloses d’Amarna, cette expression signifie « fuir », cette tournure se retrouve également dans le Psaume 78, 19 et signifie « parler contre ».
Q : Dans Job 19:20, cela signifie-t-il que Job n’a plus de dents ?
R : L’expression « la peau de mes dents » désigne peut-être les gencives de Job. Cela pourrait signifier qu’il n’avait plus de dents, sauf que l’hébreu ne comporte pas le mot « seulement », que certaines traductions ajoutent. Quoi qu’il en soit, Job a eu l’impression d’avoir échappé de justesse au pire.
Q : Dans Job 19:25, qu’est-ce qu’un « Rédempteur » exactement ?
R : Le mot hébreu, go’el, est le même que celui utilisé pour désigner le « parent rédempteur » dans le livre de Ruth. Le go’el avait deux fonctions.
Vengeur du sang : si un membre de la famille était assassiné, même involontairement, la mission du go’el consistait à rendre justice : traquer le meurtrier, le traduire en justice et le faire exécuter. La seule exception concernait le cas où le criminel avait commis un homicide involontaire et s’était enfui vers une ville de refuge. S’il restait dans cette ville de refuge jusqu’à la mort du grand prêtre en fonction, le go’el ne pouvait alors pas le traduire en justice. Après la mort du grand prêtre, le go’el ne pouvait plus poursuivre quelqu’un pour homicide involontaire.
Défenseur des opprimés : La deuxième fonction du go’el, celle qui nous intéresse ici, consistait, si un membre de la famille avait été vendu comme esclave, à payer pour faire libérer cet esclave. De même, si l’épouse d’un membre de la famille devenait veuve, le go’el l’épousait et les enfants perpétuaient le nom du mari défunt.
Ces rôles peuvent sembler très différents, mais le point commun qui les relie est que le go’el était le défenseur des vivants et celui des victimes d’homicide.
Q : Dans Job 19, 25, que dit Job ici ?
R : Il y a trois points : du général au particulier. Premièrement, Job sait que Dieu vit. Deuxièmement, Dieu vit éternellement en tant que Rédempteur. Dieu ne renoncera jamais à Son rôle de Rédempteur. Troisièmement, Job garde confiance dans le fait que le Rédempteur éternel le rachètera. Job ne sait peut-être pas exactement comment il verra Dieu de ses propres yeux (rappelons que le reste des Écritures n’avait pas encore été rédigé), mais il sait que, d’une manière ou d’une autre, le Dieu Tout-Puissant y veillera certainement.
Nous pouvons être tentés de vouloir vivre éternellement sur terre lorsque tout va bien et que tout se passe sans encombre. À ce stade, Job n’éprouvait aucune tentation de ce genre. Même si cela était facile pour Job et difficile pour nous, nous devons nous rappeler que ce monde n’est pas notre patrie ; quelque chose de bien, bien meilleur nous attend. Mais le plus beau du ciel n’est pas de voir les autres saints, ni nos récompenses et nos couronnes, mais de voir Dieu face à face au ciel.
Q : Dans Job 19, 26, quelles sont les autres interprétations de ce verset ?
R : Selon le New International Bible Commentary, p. 533, l’une des interprétations est « voir Dieu à mes côtés » plutôt que « voir Dieu de mes propres yeux ». Aucun commentateur des premiers temps n’a toutefois interprété ainsi le texte hébreu ou la Septante grecque. Quoi qu’il en soit, Job pensait que, d’une certaine manière, il « verrait Dieu », que ce soit dans son propre corps physique ressuscité ou sous une autre forme.
Q : Job 19, 26 montre-t-il que les corps ressuscités seront toujours de chair ?
R : Il y a deux réponses possibles. Cela pourrait signifier « en dehors de ma chair » ou « dans ma chair ». On ne sait pas clairement ce que Job entendait, et il se peut qu’il ait été ambigu s’il ne savait pas laquelle de ces deux interprétations était la bonne. Cependant, comme le montrent 1 Corinthiens 15, 35-55 et 1 Thessaloniciens 4, 16-17, la chair que nous avons actuellement ne verra pas Dieu, mais nous Le verrons dans une nouvelle chair, c’est-à-dire dans de nouveaux corps physiques.
Q : Dans Job 20, 1-14, en quoi Zophar a-t-il modifié son argumentation à cet endroit ?
R : On peut supposer que chacun des amis de Job a entendu les autres. Zophar constate que, parmi les cinq discours entendus jusqu’à présent, aucun n’a poussé Job à confesser un grand péché caché ni à se repentir. Zophar tente donc une approche différente, qui, en théorie, est une bonne approche.
Dans Job 20, 1-14, 20-21, Zophar ne peut plus attendre pour mettre l’accent sur le temps, et plus précisément sur la brièveté de la période du péché. La justice de Dieu peut être retardée, mais les conséquences inévitables ne tardent pas vraiment à se manifester.
Bien que ce soit un argument pertinent à adresser à un pécheur endurci, Zophar, comme le reste des amis de Job, se méprend totalement sur la situation de ce dernier.
Le discours de Zophar est poétique et tout à fait correct dans son contenu. Cependant, Zophar est passé à côté de l’essentiel, car il s’est concentré uniquement sur cette vie terrestre. Zophar n’a pas compris que, si la justice de Dieu à l’égard des méchants n’est pas toujours immédiate, celle à l’égard des justes est parfois retardée elle aussi.
Q : Dans Job 20, 1-14, quelles bonnes réflexions Zophar a-t-il formulées sur le péché ?
R : Zophar propose ici une vision différente et complémentaire du péché. Chaque fois que vous souhaitez faire quelque chose qui vous procurera du plaisir dans l’instant présent, arrêtez-vous et réfléchissez à ce que vous en penserez à l’avenir, voire dès demain ; quel plaisir en tirerez-vous alors ? Lorsque l’on considère de nombreux péchés sous l’angle de l’avenir, les commettre aujourd’hui semble, au mieux, dénué de sens. Il n’y a aucun plaisir que vous pourriez éprouver aujourd’hui et que vous ne regretteriez pas ou n’oublieriez pas rapidement à l’avenir.
Q : Dans Job 20:1-14, quelles sont les deux énormes erreurs commises par Zophar ?
R : Bien que Zophar ait fait remarquer à juste titre que le jugement des méchants est souvent retardé, il ne va pas plus loin et ne se rend pas compte que la justice ne s’abat souvent sur les méchants qu’après leur mort. Cela est démontré dans le Psaume 9, 17 ; Ésaïe 5, 14-15 ; 30, 33 ; Ézéchiel 32, 22-25 ; Matthieu 7, 13 ; 2 Thessaloniciens 1, 8-9, bien que, bien sûr, ces livres n’aient pas encore été écrits à l’époque.
Deuxièmement, une personne pourrait-elle jamais subir une épreuve sans que cela soit dû à ses péchés ? Cette idée ne semble jamais avoir effleuré l’esprit de Zophar. Zophar n’a pas songé au fait que la récompense des justes pourrait elle aussi n’intervenir qu’après la mort.
Q : Dans Job 20, 1-29, Zophar a-t-il péché ?
R : Selon les critères ultérieurs, oui. Zophar et les autres intervenants ont prétendu rationaliser les voies mystérieuses de Dieu et expliquer pourquoi Dieu agissait ainsi, alors que Dieu n’avait rien révélé de tel à Zophar, et celui-ci s’est trompé. Job les avait avertis de ne pas mal interpréter Dieu et de ne pas s’exposer au jugement. Zophar ignore ici allègrement les paroles de Job. Job avait déclaré que leur esprit était fermé à la compréhension, mais Zophar a répondu que sa propre compréhension l’obligeait à répondre. Zophar est agité et impatient face à Job, comme le montre Job 20, 23. Job affirme que les trois intervenants devraient avoir honte d’eux-mêmes dans Job 19, 3, et Zophar réplique au lieu de tenir des propos qui pourraient véritablement aider.
Job a critiqué ses trois amis dans Job 16, 1-5, et Zophar semble en avoir été blessé. Zophar comprend à juste titre que la justice ne s’exerce pas toujours immédiatement à l’encontre des méchants. Il arrive parfois qu’ils prospèrent pendant un certain temps avant de recevoir leur châtiment.
Q : Dans Job 20, 19, Zophar a faussement accusé Job d’opprimer les pauvres et de s’emparer de maisons par la violence. Comment réagissez-vous lorsque des gens inventent des choses de toutes pièces ?
R : Ce sont là des allégations très graves — si elles sont vraies. Mais en réalité, ce sont des allégations graves, qu’elles soient vraies ou non, car elles détruisent la réputation d’une personne, et Zophar a péché s’il avait l’intention de dire ces choses à propos de Job. Et si ce n’est pas le cas, alors pourquoi les a-t-il évoquées ?
Alors, comment devriez-vous réagir si des personnes vous accusent directement ou indirectement de quelque chose ? Si vous ne dites rien, certains auditeurs interpréteront cela comme une confirmation de la véracité des propos de votre interlocuteur, puisque vous n’avez pas répondu. Même si vous affirmez que vous n’avez rien fait et qu’ils ne vous croient pas, continuez à affirmer votre innocence, car certains pourraient penser que le silence équivaut à un aveu de culpabilité. En plus de nier les faits qui vous sont reprochés, demandez-leur des preuves ou des témoins. Rappelez-leur que porter des accusations pour lesquelles vous savez vous-même ne disposer d’aucune preuve constitue une calomnie mensongère.
Il y a quelques années, les médias ont présenté comme un fait avéré que Donald Trump était antisémite ; or, son gendre est juif, et il a contribué à la conclusion d’un accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis. Oups ! Non seulement ils avaient tort, mais ils inventaient tout cela de toutes pièces. Ni les gens ni les articles ne devraient laisser les auteurs de calomnies s’en tirer à bon compte. Nous devons veiller à ce que les autres se souviennent qu’ils n’ont plus aucune crédibilité à l’avenir, non pas pour avoir avancé des allégations sans fondement, mais pour avoir avancé des allégations dont ils savaient qu’elles étaient sans fondement.
Q : Dans Job 21, 1-30, quel est le résumé de l’argumentation de Job à cet endroit ?
R : Job réitère ce qu’il a déjà dit. On peut résumer ce discours par le verset 2 : « Écoutez attentivement mes paroles ». Job dit même qu’il trouvera une certaine consolation dès à présent, s’il parvient enfin à se faire entendre. Parfois, il semble que la seule chose à faire soit de répéter les choses encore et encore, en espérant que les auditeurs finissent par comprendre.
Il y a de nombreuses années, je faisais partie d’une agence missionnaire chrétienne qui évangélisait les mormons, et environ la moitié des membres du groupe étaient d’anciens mormons. Le soir, je leur demandais parfois ce qui les avait poussés à quitter le mormonisme, dans l’espoir de découvrir un point commun. Je n’ai pas entendu parler d’un seul problème récurrent, mais ce que j’ai constaté, c’est que quel que soit le fait ou la « gaffe historique » qui les avait poussés à quitter le mormonisme, cela n’avait eu aucun effet sur eux la première fois qu’ils en avaient entendu parler. Il leur a fallu l’entendre neuf ou dix fois avant que cela ne finisse par les toucher profondément. Ils décidaient alors souvent de faire des recherches, simplement pour prouver que ces chrétiens avaient tort. Mais lorsqu’ils ont mené ces recherches, ils ont découvert des choses auxquelles ils ne s’attendaient pas, et finalement, Dieu les a conduits hors de la contrefaçon spirituelle qu’est le mormonisme.
Q : Dans Job 21, 7-15, que ressentez-vous lorsque des personnes qui ont triché et qui sont des imposteurs finissent par prospérer davantage que vous ?
R : Ont-ils vraiment « fini par » prospérer davantage que vous ? Cela dépend si vous avez une vision étroite de cette vie ou si vous adoptez une perspective éternelle. Si, dans votre myopie, vous ne considérez que cette vie, il semble regrettable que vous vous en sortiez moins bien financièrement. Le psalmiste Asaph dit qu’il a failli sombrer dans ce péché d’envie dans le Psaume 73, 2-17. Proverbes 24, 1 en fait également mention. Mais si vous adoptez une vision à long terme, dans une perspective éternelle, vous vous rendez compte que a) tout s’arrangera finalement, et b) cette vie sur terre est de toute façon très courte et éphémère, comme l’enseigne 1 Pierre 1, 5-6. Laissez-les donc profiter de leurs gains mal acquis, car ce ne sera qu’une période très, très courte, comparée à l’éternité, avant qu’ils ne regrettent tout.
Q : Dans Job 21, 14-15, comment partagez-vous l’Évangile avec quelqu’un qui dit : « Ma vie est belle maintenant, alors pourquoi aurais-je besoin de Dieu » ?
R : Alors que Zophar utilisait les bons mots dans une situation totalement inappropriée, c’est ici une situation propice à l’approche de Zophar. Demandez-lui : « Avez-vous la paix dans votre vie ? » Peu de non-croyants pensent en avoir. Demandez-lui également : « Que ferez-vous à la fin, lorsque vous vous tiendrez devant Dieu et devrez rendre compte de votre vie ? » Pensez-vous que Staline, Idi Amin et d’autres auteurs de génocides devront faire face à des conséquences après leur mort ? Si oui, alors pourquoi pas tous ceux qui veulent se fier à leur propre bonté ?
Q : Dans Job 22, 1-30, quel est le propos d’Éliphaz ici ?
R : Élifaz rappelle à Job que Dieu n’a pas besoin de nous. Comme auparavant, Élifaz dit à Job de se repentir, après quoi Dieu le délivrera grâce à sa justice, sauf qu’ici, Élifaz va encore plus loin. La justice et le péché de l’homme ne profitent en rien à Dieu. Élifaz pèche en affirmant que Dieu s’en moque. Ce n’est peut-être pas à cause de votre méchanceté que Dieu vous fait souffrir.
Puis Élifaz va plus loin et énumère à Job toutes les mauvaises actions qu’il imagine que ce dernier a dû commettre. Zophar avait initialement déclaré que Job était un pécheur caché dans Job 11, 5 et suivants, mais Élifaz a repris cette idée à son compte. Eliphaz semble ici s’exaspérer face à Job, et il franchit la fine ligne qui sépare les affirmations non fondées des mensonges éhontés. Si Job n’a pas commis ces actes directement, Eliphaz attribue toutes les conséquences néfastes subies par d’autres à l’inaction de Job, qui n’a pas fait davantage de bonnes actions. Eliphaz parviendra certainement, d’une manière ou d’une autre, à amener Job à admettre qu’il est un grand pécheur. Après tout cela, Job devrait s’effondrer et confesser toutes les mauvaises actions qu’il a commises. Comme Job ne le fait pas, Eliphaz tente de lui venir en aide. Remarquez le manque de sensibilité d’Eliphaz : il n’a même pas pris la peine d’essayer de répondre aux questions que Job avait soulevées auparavant.
D’un point de vue théologique, Élifaz en arrive là parce que sa théologie ne laisse aucune place à Satan ni aux démons. Il faut garder à l’esprit qu’Élifaz tente ici de faire une bonne action : ramener un pécheur vers Dieu. Cependant, Élifaz va en réalité à l’encontre de cet objectif, en proférant des mensonges sur Job et également sur Dieu.
Peut-être Eliphaz est-il vraiment irrité ici, car c’est le dernier discours qu’il adresse à Job. Et c’est peut-être mieux ainsi. Si une personne en consultation sait qu’un conseiller lui ment, elle ne sera de toute façon pas très encline à l’écouter ni à lui faire confiance.
Q : Dans Job 22, 1-30, que diriez-vous à un chrétien ou à toute autre personne qui pense que la prospérité ou le malheur d’une personne sont la conséquence de sa justice actuelle ?
R : Les Écritures, l’expérience et la logique montrent toutes que cette personne a tort.
Passage biblique : Outre les épreuves de Job, Jérémie a été persécuté, jeté dans un puits vide et laissé pour mort, alors qu’il ne méritait pas cela. Pensez aux prophètes que Jézabel a fait tuer à l’époque d’Élie.
Expérience : Certains rois et papes malfaisants ont vécu longtemps. Certains des gens du peuple qui ont souffert sous leur joug ont été assassinés. Voulez-vous dire que Pol Pot, Idi Amin et Staline étaient plus vertueux, parce qu’ils ont vécu plus longtemps que les personnes qu’ils avaient assassinées ?
Logique : Hugh Hefner, le fondateur de Playboy, est décédé à l’âge de 91 ans. Ainsi, si un pasteur ou un missionnaire chrétien décède avant 91 ans, est-il plus méchant ?
Q : Dans Job 22, 1-30, dans quelles circonstances, le cas échéant, un conseiller devrait-il mentir à la personne qu’il accompagne ?
R : Bien sûr, aucun conseiller ne mentirait s’il estimait que cela risquait de causer du tort, de briser la confiance et de ne servir à rien. Mais qu’en est-il lorsque le conseiller pense que cela pourrait avoir un effet positif ?
Pour répondre à cette question, un conseiller chrétien doit avoir clairement à l’esprit la raison première de sa présence. S’agit-il a) de conseiller la personne du mieux qu’il le peut, en faisant ce qui lui semble juste, ou b) de glorifier Dieu et d’être un véritable témoignage pour Lui, le fait de conseiller la personne étant secondaire ? Si vous avez oublié que glorifier Dieu est votre objectif suprême, alors vous devriez peut-être cesser d’exercer votre activité de conseil, ou toute autre forme de ministère, jusqu’à ce que vous retrouviez votre intégrité en vous rappelant pourquoi nous sommes ici. L’un des problèmes liés au recours au mensonge, outre le fait de désobéir à Dieu et de Lui déplaire, est que les gens semblent toujours se tromper dans leurs calculs. Juste au moment où vous pensez qu’il n’y aura pas de retombées négatives (de mauvaises conséquences) parce que personne ne saura que vous utilisez des méthodes pécheresses pour tenter d’accomplir la volonté de Dieu, quelqu’un le découvre de manière inattendue. Comme le dit Proverbes 16:25 : « Il y a une voie qui semble droite à un homme, mais dont l’issue est la voie de la mort. »
Nous devons donc d’abord glorifier Dieu par des paroles sincères, comme le dit Proverbes 16:13.
Q : Dans Job 22, 1-30, pouvez-vous citer d’autres exemples, comme celui d’Éliphaz, où des personnes ont jugé plus important de prouver leur point de vue que d’apporter un soutien à une personne ou d’être sincères ?
R : L’orgueil vis-à-vis des autres, se faisant passer pour le souci de votre réputation, peut souvent surgir de manière inattendue. Il arrive parfois que les autres trouvent ridicule de voir à quel point une personne invente des histoires pour éviter d’admettre que son point de vue était erroné. Cependant, la personne qui agit ainsi ne se rend souvent pas compte que cela est évident pour les autres.
Tout le monde se trompe sur quelque chose, tout comme tout le monde a besoin de progresser. Comme le disait souvent quelqu’un : « Je me réserve le droit de devenir plus avisé. »
Q : Dans Job 22:30, devrait-on lire « l’île des innocents » ?
R : Les études linguistiques en hébreu et en phénicien montrent qu’il faudrait lire « celui qui n’est pas innocent » ou « celui qui est coupable ». La traduction grecque de la Septante est différente, puisqu’elle indique « l’innocent ».
Q : Dans Job 23, quel est le propos de Job ici ?
R : Job a cessé ici de critiquer ses trois amis. À présent, Job accuse Dieu. Il ne l’accuse pas vraiment de lui avoir fait du tort injustement. Il l’accuse d’être un juge absent.
Q : Dans Job 24, quelle est la nouvelle prise de conscience de Job ?
R : Job constate qu’il n’est pas le seul dans cette situation ; d’autres personnes, qui ne sont pas plus méchantes que les autres, souffrent elles aussi davantage que les autres. Job fait deux constatations : le problème qu’il rencontre, tout comme ses amis, est qu’ils ne comprennent pas le calendrier selon lequel Dieu rend son jugement sur terre ; et Dieu ne le leur révèle pas. Job est consterné par l’inaction apparente de Dieu à l’heure actuelle. La deuxième observation est que Job et ses amis oublient trop facilement que Dieu jugera les choses après la mort des hommes.
Dans Job 24, 18-25, Job a retenu de ses amis la vérité selon laquelle les méchants seront finalement détruits, comme de l’écume de mer ou de la neige qui fond. Au moins, Job et ses trois amis sont tous d’accord sur ce point concernant les méchants en général.
Q : Dans Job 24, 18-25, s’agit-il d’une partie du discours de Job ou du discours suivant de Bildad ?
R : L’ordre des versets dans le livre de Job, tel qu’il figure aujourd’hui dans les Bibles juives et chrétiennes, est le même que celui des manuscrits de Qumrân, découverts à Qumrân près de la mer Morte. Cependant, certains pensent que certains versets du livre de Job ont été mélangés, et que ce passage pourrait faire partie du discours suivant de Bildad. Quoi qu’il en soit, tout le monde s’accorde sur ce point.
Q : Dans Job 25, 1-6, quel est le propos de Bildad ici ?
R : Bildad prononce ici le discours le plus court de tout le livre. C’est la dernière fois que Bildad ou l’un de ses deux autres amis prend la parole. C’est peut-être parce qu’ils se rendent compte qu’ils n’ont plus rien à ajouter. En résumé, Dieu est si haut, et nous sommes si bas, et le fossé est si vaste, que qui peut donc comprendre quoi que ce soit aux voies de Dieu ? Bildad nie ici l’immanence de Dieu. Bildad réitère brièvement :
1) Dieu est Tout-Puissant
2) Par conséquent, l’homme n’est pas pur devant Dieu
3) Si même la lune et les étoiles ne sont pas pures devant Dieu, alors bien sûr, l’homme ne peut l’être.
Bildad a raison sur ce point, sauf que l’affirmation selon laquelle les étoiles ne sont pas pures n’est pas biblique, et que l’homme n’est pas totalement méchant. Cependant, la manière dont Bildad a juxtaposé ces affirmations révèle une idée fausse. Le fait que Dieu soit Tout-Puissant ne prouve en rien que la souffrance de Job soit justifiée. Le fait que Dieu soit saint et juste ne suffirait pas, en soi, à justifier un mal capricieux et injuste.
Bildad comprend qu’il existe une justice et qu’il peut y avoir de la miséricorde. Dans tous ses discours, Bildad, contrairement à Éliphas, ne laisse jamais entendre qu’il reconnaît que la justice pour les méchants n’est pas toujours immédiate. Les trois amis, ensemble, ne comprennent jamais que les justes peuvent eux aussi souffrir injustement pendant un certain temps.
Q : Dans Job 25, 4-6, l’homme n’est-il qu’un asticot (larve de mouche) ?
R : Bildad rappelle la mort à Job. L’asticot et le ver ont tous deux une durée de vie courte, et on les trouve également dans les tombes. C’est ce qu’a dit Bildad, pas ce qu’a dit Dieu. La métaphore est en partie correcte, mais elle ne donne pas une image complète.
Aux yeux de Dieu, la durée de notre vie est comparable à celle de l’herbe (Jacques 1, 10-11 ; Ésaïe 40, 6-8 ; Psaume 90, 3-6). Pour approfondir ce thème de la terre, nos vies sont comme de la poussière comparées à Dieu (Ésaïe 40, 15). Dieu trône au-dessus des hommes, qui sont comme des sauterelles (Ésaïe 40, 22). Cependant, ce n’est là qu’une partie de la vérité.
Malgré tout cela, nous sommes formés de manière merveilleuse et extraordinaire (Psaume 139, 14), et créés à l’image de Dieu (Genèse 1, 27). Il se réjouit de ses enfants (Sophonie 3, 17).
Nous ne vivons peut-être sur terre qu’un instant, mais Dieu nous aime et nous accorde de la valeur (Psaume 8, 4-8).
Q : Dans Job 26:1-4, quand, le cas échéant, devriez-vous essayer de discuter ou de débattre avec quelqu’un qui est en proie à un profond chagrin ?
R : Lorsqu’il n’est pas disposé à débattre, ni même à écouter un argument raisonnable, c’est le moment idéal pour reporter ce que vous aviez l’intention de dire. Il y a un moment pour lui montrer que vous vous souciez de lui et que vous compatissez à sa douleur. Peut-être que plus tard, lorsqu’il sera moins submergé par ses émotions, sera-t-il plus opportun de le raisonner.
Q : Dans Job 26, 1-4, les discours des trois amis de Job contenaient de nombreuses idées intéressantes d’un point de vue abstrait, mais ils ne parvenaient pas à répondre aux besoins concrets de Job. Que devons-nous faire, lorsque nous conseillons quelqu’un, pour nous assurer de répondre à ses besoins réels ?
R : La première étape consiste à l’écouter. Vous pouvez écouter une autre personne à au moins quatre niveaux.
Tout d’abord, utilisez votre silence. Cessez de parler autant si la personne a du mal à placer un mot sans vous interrompre.
Deuxièmement, posez des questions, non seulement pour montrer que vous écoutez, mais aussi pour clarifier les points qui pourraient être ambigus et qui ne vous semblent pas clairs.
Troisièmement, assurez-vous d’avoir bien entendu et de vous souvenir de ses propos. À la fin, vous pourriez lui demander si vous pouvez lui résumer ce qu’il a dit, afin de vous assurer que vous l’avez bien compris.
Quatrièmement, essayez de faire preuve d’empathie et de comprendre quelles attitudes, présupposés, vérités, mensonges, besoins, sentiments, pécheresses ou non, ils pourraient avoir pour en arriver à dire ce qu’ils ont dit, de la manière dont ils l’ont dit.
Q : Dans Job 26,1-30,31, quel est le résumé de la réponse de Job à cet endroit ?
R : Il s’agit du plus long discours de Job. Certains commentateurs pensent que Job a prononcé les versets 1 à 6, que Bildad (ou peut-être Zophar) l’a interrompu et a pris la parole aux versets 7 à 14, puis que Job a prononcé le reste. Cependant, Job s’exprime généralement davantage que ses amis sur la transcendance de Dieu ; il est donc probable que ces paroles soient celles de Job. Job en a assez de ses amis, et :
(26, 1-4) Job dit avec sarcasme : « Vous m’avez vraiment été d’une grande aide ! » En réalité, Job les accuse de ne lui être d’aucune aide, car ils tentent de convaincre quelqu’un d’écouter la sagesse qu’ils possèdent, tout en affirmant que Job n’a aucune sagesse.
(26:5-14) Je sais que la souveraineté et la puissance de Dieu sur la mort, le ciel et les eaux ne sont que le début de sa puissance.
(27) Même si Dieu est injuste à mon égard, tant que moi, Job, je vivrai, je ne dirai pas de mal et je ne nierai pas que j’ai été juste. Le riche peut prospérer, mais Dieu l’affligera, ainsi que sa descendance et sa famille.
(28) Les hommes explorent tous les recoins profonds et obscurs de la terre à la recherche de minerais métalliques, mais où pouvons-nous chercher la vraie sagesse ? Seul Dieu la possède, et nous ne pouvons l’acquérir qu’en craignant le Seigneur et en nous détournant du mal.
(29) J’étais comblé de bonheur. Oh, comme je regrette le temps où les conseils bienveillants de Dieu m’illuminaient, et où mes enfants étaient encore en vie. J’étais honoré et les gens me respectaient. J’étais bon envers les autres. J’aidais les nécessiteux et les opprimés, et je me revêtais de justice. Je me croyais en sécurité jusqu’au jour de ma mort, pensais-je, et les gens prêtaient l’oreille à mes conseils.
(30) Mais aujourd’hui, je n’ai plus d’honneur. Les jeunes hommes se moquent de moi, me raillent. Je n’ai plus aucune bénédiction. Même mon propre corps me tourmente, car Dieu m’afflige. Personne n’est bon envers moi. Dieu se tait, alors même que j’avais entendu le cri des pauvres.
(31) J’ai conclu une alliance et prêté quatorze serments. Mes yeux, mes pieds, mon cœur et mes mains sont purs. Si j’ai marché dans le mensonge, si je me suis détourné du chemin, si j’ai été séduit par une femme, si j’ai refusé la justice à mes serviteurs, si j’ai rejeté les pauvres, si j’ai thésaurisé le pain, si je n’ai pas aidé les nus, si j’ai exploité les orphelins, si j’ai mis ma confiance dans l’or, si je me suis réjoui de la richesse, si j’ai adoré les cieux, si je me suis réjoui de la vengeance, si je n’ai pas été généreux, ou si j’ai dissimulé mon péché, alors que le malheur s’abatte sur moi. Si Dieu peut me poursuivre pour ces choses, très bien, mais sinon…
Q : Dans Job 26,7, faut-il traduire par « Zaphon » ou par « nord » ?
R : Zaphon, ou « Sapon », était une haute montagne en Syrie. Bien que le mot hébreu signifie « nord », le verbe associé, noteh (« s’étend »), n’est utilisé que pour désigner les cieux. Certains pensent que cela pourrait faire référence aux constellations qui semblent tourner autour du pôle nord.
Q : Dans Job 26:7, que signifie le fait que la terre soit suspendue au néant ?
R : Le mot hébreu utilisé ici pour désigner le « vide » est le même que celui employé dans Genèse 1:2 pour signifier « informe ».
De nombreuses cultures anciennes concevaient la Terre comme étant soutenue par le dos d’un animal, d’un titan géant ou par le corps d’une déesse. En revanche, Dieu avait, d’une manière ou d’une autre, enseigné à Job que la Terre est suspendue dans l’espace, sur le néant.
Q : Dans Job 26:11, que sont les piliers du ciel ?
R : Il existe trois possibilités concernant les piliers ou les fondations du ciel.
Le ciel lui-même pourrait simplement trembler lorsque Dieu le réprimande. Cependant, les deux alternatives suivantes sont plus probables.
Les montagnes sont appelées « piliers des cieux », tout comme les « piliers de la terre ». Le fait que les piliers tremblent pourrait faire référence aux volcans et aux tremblements de terre.
L’horizon était appelé « le fondement des cieux » dans la langue akkadienne, apparentée à celle des Babyloniens.
Q : Dans Job 27:4-6, quel est le propos de Job ici ?
R : Malgré la gravité de sa situation, tant sur le plan médical, financier qu’émotionnel, Job reste ici inébranlable comme un rocher, affirmant qu’il ne prononcera pas de paroles méchantes et qu’il ne renoncera pas à son intégrité. Job ne s’accroche pas à son intégrité pour préserver sa réputation ; il affirme en effet que sa réputation a déjà été ruinée aux yeux de beaucoup, comme il l’indique en Job 30:1, 9-10.
Q : Dans Job 27, 4-6, en quoi un chrétien qui accorde plus d’importance à son intégrité qu’à sa prospérité agirait-il différemment d’un chrétien qui accorde plus d’importance à sa prospérité ?
R : On ne peut jamais vraiment faire confiance à quelqu’un, qu’il soit chrétien ou non, qui accorde plus d’importance à la prospérité ou à l’argent qu’à son intégrité. Chaque fois qu’une telle personne vous fait une promesse ou conclut un accord avec vous, comment pouvez-vous être sûr qu’elle ne reviendra pas sur sa parole dès qu’une meilleure opportunité se présentera, surtout si vous ne la surveillez pas ? Si certaines personnes n’agissent correctement que lorsque vous les surveillez, et qu’il vous faut déployer beaucoup d’efforts pour les surveiller, vous risquez d’en arriver à un point où vous consacrez tant de temps et d’énergie à les surveiller qu’il n’y a plus aucun intérêt à leur confier cette tâche. Mais même un non-chrétien devrait souhaiter employer un chrétien, car il sait que celui-ci tiendra parole et fera de son mieux, même lorsque personne ne le surveille, comme le montrent Éphésiens 6, 6-7 et Colossiens 3, 22.
Q : Dans Job 27, 21, en quoi le vent d’est est-il si néfaste ?
R : Le vent venait normalement de l’ouest et, lorsqu’il soufflait de l’ouest ou du sud, il était doux. Mais, bien que cela arrive relativement rarement, lorsque le vent venait de l’est, il était très fort et sec — pensez à une tempête de sable. Il peut faire dépérir les récoltes dans les champs. Si vous essayiez de séparer le blé de la balle et qu’un vent d’est soufflait, le blé et la balle s’envoleraient tous deux. Bien que les tempêtes ne soient pas courantes avec un vent d’est, des tourbillons se produisent lorsque le vent passe de l’ouest à l’est. Une expression argotique arabe le qualifie de « vent empoisonné ». Ce n’est pas tant que l’on craignait que le vent d’est tue des gens, mais plutôt qu’il endommage les récoltes des agriculteurs.
Q : Dans Job 27:23, Job 34:37, Nahum 3:19, Ézéchiel 25:6 et 2 Rois 11:12, vaut-il mieux, à l’église, dire « amen » ou « loué soit le Seigneur » plutôt que de frapper dans les mains ?
R : Non, cela est inexact. C’est Henry M. Morris, de l’Institute for Creation Research, qui a avancé cette idée dans la méditation « Days of Praise » du 12 juin 2004. Il existe quatre mots hébreux différents pour désigner le fait de frapper des mains, et il affirme qu’aucun d’entre eux n’a de connotation positive. Par exemple, Nahum 3:19 indique que d’autres applaudiront lorsqu’ils apprendront la destruction de Ninive. Dans 2 Rois 11:12, les Israélites pieux ont frappé des mains lors du couronnement de Joas, mais M. Morris affirme que « cela exprimait leur intention de frapper et de détruire la méchante reine Athalie ».
Voici des versets de l’Ancien Testament concernant les applaudissements :
caphaq (Strong 5606) [prononcé saw-FAK] Job 27:23 ; Job 34:37 ; Lamentations 2:15
teqa (Strong 8628) [prononcé taw-KAH] Psaume 47, 1 ; Nahum 3, 19
mecha’ (Strong 4222) [prononcé maw-KHAW] Psaume 98:8 ; Ésaïe 55:12 ; Ézéchiel 25:6
nakah (Strong 5221) [prononcé naw-KAH] 2 Rois 11:12
Morris a raison concernant les cinq versets non soulignés, mais il a tort en ce qui concerne les applaudissements en général.
Versets principaux permettant de réfuter cet argument :
Ésaïe 55, 12 parle d’applaudissements sans aucun contexte de triomphe, si ce n’est celui du méchant qui abandonne ses pensées.
Le Psaume 47:1 dit : « Battez des mains, vous tous, peuples ; criez vers Dieu d’une voix triomphante. » Le Psaume 47:3 mentionne certes la soumission des nations, mais le verset 47:1 ne se limite pas à cela.
Versets secondaires à l’appui :
Le Psaume 98:8 mentionne la venue de Dieu pour juger, et la victoire de Dieu. Il ne s’agit pas d’« exprimer une forte désapprobation envers les méchants », car les applaudissements sont « pour Dieu » et non « contre les hommes ».
2 Rois 11, 12 raconte que le peuple applaudissait en s’écriant : « Vive le roi ! » Morris affirme que ces applaudissements « exprimaient leur intention de frapper et de détruire la méchante reine Athalie », comme le relatent 2 Rois 11, 13-16. Cependant, ces applaudissements célébraient le couronnement du jeune roi Joas, et non une expression d’hostilité envers Athalie.
En conclusion, les applaudissements ne servent pas uniquement à manifester la désapprobation, car Ésaïe 55, 12, le Psaume 47, 1, et sans doute le Psaume 98, 8 ainsi que 2 Rois 11, 12 montrent que l’on applaudit pour marquer son approbation. Même pour ceux qui pensent que les applaudissements ne servent qu’à manifester le triomphe, nous devrions applaudir à l’église pour le triomphe que Jésus a remporté sur la croix, et pour Sa victoire dans nos vies.
Q : Dans Job 28, 1-28, quel est le point principal de ce chapitre ?
R : Ce chapitre est divisé en trois parties distinctes par deux questions : « Où trouve-t-on la sagesse ? » dans Job 28:12, et « D’où vient donc la sagesse ? » dans Job 28:20.
La découverte d’un trésor : les hommes sont très habiles à exploiter les gisements de la terre
La sagesse comme trésor : pourtant, ils ne voient pas la valeur évidente de la sagesse.
La source de la sagesse : la sagesse ne vient que du Seigneur. La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse, comme l’indiquent le Psaume 111, 10 et les Proverbes 1, 7
Q : Dans Job 28, 1-28, que savons-nous de l’exploitation minière à cette époque ?
R : Nous ne disposons pas de beaucoup d’informations, mais nous savons que dans l’Araba (sud d’Israël et une partie de l’Arabie saoudite), on exploitait déjà le cuivre bien avant Abraham, même si les puits de mine ne sont apparus que plus tard, sous les Romains. Avant l’époque d’Ézéchias, on savait déjà creuser des puits jusqu’à la surface pour laisser entrer la lumière du soleil. Au Ier siècle av. J.-C., en Nubie, on utilisait des lampes de mine.
Q : Dans Job 28, 1-28, comment acquiert-on la sagesse, et en quoi cela s’apparente-t-il à l’exploitation minière ?
R : Bien qu’il existe différents types d’exploitation minière, enfilons nos casques de mineur, allumons nos lampes de mineur et examinons la métaphore de l’exploitation minière en général. Il y a l’exploration, la prospection, la construction de la mine, l’extraction du minerai, la purification du minerai et l’entretien de la mine.
Exploration : La première règle de l’exploitation minière de l’or, de l’argent ou de tout autre métal est « assurez-vous d’aller sur la bonne montagne ». Le meilleur mineur du monde ne tirera pas d’or d’une montagne s’il n’y en a pas au départ ! Pour l’exploration pétrolière, il faut trouver une formation géologique susceptible de contenir du pétrole. Pour les métaux, trouvez une montagne où quelqu’un a déjà découvert, dans le sol à proximité ou dans un cours d’eau, une partie du métal que vous recherchez. De même, ne partez pas à la recherche de la sagesse au mauvais endroit. Cherchez-la dans la Parole de Dieu, ainsi que dans les écrits et les conseils de personnes pieuses et sages. Bien que vous puissiez trouver des bribes de sagesse dans d’autres écrits et d’autres religions, il ne vaut pas la peine d’essayer de les extraire sans en retirer également les sous-produits toxiques.
Prospection : Laver de l’or dans la rivière ou forer un puits de pétrole d’essai peut apporter un bénéfice économique, mais peut s’avérer plus précieux encore en vous indiquant où chercher et où cesser de chercher. Certaines choses ont l’apparence de la sagesse, mais s’agit-il simplement de « fausses vérités », ou seront-elles des joyaux que vous pourrez appliquer à votre vie et qui vous rapprocheront de Dieu ?
Construire la mine : une fois que vous pensez savoir où se trouve le « filon principal » ou l’étendue du gisement de pétrole, construisez la mine pour descendre de la surface jusqu’au minerai de la manière la plus efficace et la plus sûre possible. Construisez-la correctement, afin qu’elle ne s’effondre pas et ne soit pas trop encombrante pour y entrer et y travailler toute la journée. Vous devez dépenser de l’argent pour acheter des poutres solides et de bons outils, en sachant que votre investissement en temps et en argent sera largement compensé par les bénéfices que vous espérez en retirer. De même, acquérir la sagesse peut être un travail qui prend du temps, alors que vous pourriez regarder la télévision ou faire d’autres choses. Mais les sacrifices de temps que vous faites pour acquérir la sagesse en vaudront la peine. Parfois, il faut s’enfoncer profondément dans une mine obscure pour obtenir les joyaux les plus brillants.
Extraire le minerai : adoptez une méthode cohérente pour apprendre et retenir la sagesse. Certaines personnes utilisent un cahier pour noter ce qu’elles ont appris. D’autres utilisent un ordinateur ou écrivent dans les marges de leur Bible. De plus, partager avec les autres ce que vous avez appris les aide non seulement eux, mais renforce également vos propres connaissances. Bien sûr, vous pouvez également acquérir encore plus de sagesse lorsque d’autres partagent avec vous ce qu’ils ont appris.
Purifier le minerai : tous les détails que vous lisez n’ont pas la même importance. Résumez régulièrement la mise en pratique de ce que vous avez lu, puis passez à l’action et mettez en œuvre ce que vous avez appris. Vous risquez de l’oublier facilement si vous ne le faites pas. De plus, si vous savez ce que vous êtes censé faire et que vous ne le faites pas, c’est un péché, comme le dit Jacques 4:17.
Entretenir la mine : à mesure que vous creusez plus profondément dans la mine, les galeries risquent de s’effondrer si vous ne les renforcez pas davantage. D’une certaine manière, l’étape consistant à « construire la mine » doit se poursuivre même après que vous avez commencé à trouver du filon. Vous pouvez faire un bon effort au départ, mais vous avez également besoin de persévérance pour ne pas vous essouffler. Consacrer 10 minutes par jour à la Bible pour le reste de votre vie vaut mieux que 3 heures par jour pendant le premier mois, puis s’arrêter. Enfin, notre mémoire n’est pas parfaite ; nous oublions des choses. Vous devez revenir sur ce que vous avez déjà appris et le relire pour ne pas l’oublier.
Job fait remarquer dans Job 28:13 que les hommes font preuve d’une grande ingéniosité pour extraire les métaux et les pierres précieuses, mais pourquoi ne sont-ils pas aussi doués pour extraire la sagesse ?
Enfin, un moyen simple et efficace d’acquérir la sagesse consiste à la demander à Dieu, comme nous y invite Jacques dans Jacques 1:5. En effet, nous ne pouvons pas obtenir une sagesse durable sans que Dieu nous l’accorde. Souvent, lorsque je me posais des questions auxquelles je ne savais pas répondre, je priais à ce sujet, interrogeant Dieu et attendant patiemment. Parfois, cela pouvait prendre un mois, mais j’obtenais toujours une réponse à ma question. Cependant, à ce moment-là, j’avais généralement déjà une autre question. Ne considérez pas vos questions sur la Bible, le christianisme et la vie comme des « difficultés », mais plutôt comme des sujets qui suscitent votre intérêt et que Dieu peut utiliser pour vous enseigner.
Q : Dans Job 28, 28, en quoi la crainte du Seigneur est-elle le commencement de la sagesse ?
R : Commençons par définir ce qu’est la sagesse, puis répondons à la question.
La sagesse peut être définie comme la connaissance appliquée à la vie. Il peut s’agir d’un bon sens parfois inhabituel, comme dans le Livre des Proverbes, de l’ingéniosité humaine pour accomplir des choses, d’une exploration des énigmes de la vie, ou encore de la capacité à faire face aux situations. Le mot « hokmah » est utilisé 45 fois dans le livre des Proverbes. Il peut être traduit par « sagesse » ou encore par « habileté », comme l’habileté du tisserand travaillant au tabernacle dans Exode 35:26, celle d’un menuisier ou d’un forgeron dans Exode 31:6, l’habileté des marins dans le Psaume 107:27, d’un général au combat dans Ésaïe 10:13, du savoir-faire d’un administrateur dans Deutéronome 34:9 et 1 Rois 3:28 ; et des conseils d’un sage conseiller dans 2 Samuel 20:22. Le Livre des Proverbes peut être considéré comme un recueil de compétences permettant de vivre avec sagesse. Nous souhaitons que davantage de personnes aient envie d’acquérir ces compétences.
Dieu est la source de la sagesse, et toute sagesse humaine qui nie la sagesse de Dieu n’est pas si sage que cela. Chercher à comprendre comment Dieu voit les choses, et comment nous devrions vivre en conséquence pour lui plaire, c’est mettre de l’ordre dans nos priorités. Tout le reste revient à « accorder une importance excessive aux détails insignifiants et négliger l’essentiel ». Ainsi, par exemple, lorsque Dieu dit de ne pas prendre de raccourci éthique, certaines personnes peuvent essayer de se convaincre que cela s’applique aux autres mais pas à elles-mêmes, ou que cela ne s’applique pas dans cette situation parce qu’elles désirent ardemment quelque chose. Ou bien nous pouvons simplement dire à Dieu : « D’accord. Comparé au fait de Te plaire, cette autre chose dont je n’avais pas besoin et que je ne désirais pas tant que ça, de toute façon. » Ce geste simple peut vous éviter bien des escroqueries, des chagrins d’amour, ainsi que la perte d’amitiés et d’argent.
Il est curieux de constater que les nations ne sont pas considérées comme sages, contrairement aux individus. Le respect de Dieu et l’obéissance à Dieu constituent le point de départ de la véritable sagesse. Proverbes 8:13 dit que craindre le Seigneur, c’est haïr le mal, et que Dieu hait l’orgueil, l’arrogance, les mauvaises actions et les paroles malveillantes.
Q : Dans Job 29, 1-25, qu’y a-t-il d’intéressant dans la structure du poème de Job sur le « bon vieux temps » nostalgique qu’il espérait voir revenir ?
R : Les chapitres 29 et 30 de Job constituent le résumé final de Job. Le chapitre 29 change brusquement de ton pour adopter un « mode optatif », c’est-à-dire pour exprimer un souhait ou un désir. Job se remémorait les temps passés où ses enfants l’entouraient, où il était prospère et respecté, où l’avenir s’annonçait radieux, et où il n’avait aucune idée des épreuves qui l’attendaient. Ces versets forment une relation symétrique.
Bénédiction (29:2-6)
— Honneur (29, 7-11)
— — La bonté de Job (29:12-17)
Bénédiction (29:18-20)
— Honneur (29:21-25)
Q : Dans Job 29:3-5, Job obéissait à Dieu, s’efforçait d’accomplir sa volonté et s’abstenait de tout ce qui déplaisait à Dieu, mais il se réjouissait également en Dieu. À quoi ressemblerait un chrétien aujourd’hui s’il ne se réjouissait pas en Dieu ?
R : Ce chrétien pourrait paraître pieux, assidu, obéissant et travailleur, mais en agissant par ses propres moyens, on pourrait se demander si cela durera vraiment toute une vie. Parfois, un chrétien peut simplement avoir trop de choses à faire (ou du moins le croire à tort) pour avoir le temps de passer du temps avec Dieu.
Imaginez avoir un conjoint fidèle, qui contribue activement à la vie de famille, qui se souvient bien de tout ce qu’il y a à faire et qui vous communique les nouvelles et les tâches dont vous devez être informé, mais qui est tout simplement trop occupé pour passer du temps avec vous. Ou peut-être n’était-il pas si occupé ; il ne souhaitait tout simplement pas vraiment passer du temps avec vous. Même si ce n’était pas le cas, passer du « temps ensemble » avec vous n’était pas une priorité pour lui. Diriez-vous qu’il s’agit là d’un bon mariage ?
Nous faisons partie de l’Épouse du Christ. Mais il est possible que certains chrétiens traitent Dieu de la même manière.
Q : Dans Job 29:7-17, pourquoi Job était-il autrefois si respecté, et combien de temps ce respect a-t-il duré ?
R : Job n’était pas respecté parce qu’il était riche et puissant. Cet homme riche et puissant jouissait au contraire d’un grand respect parce qu’il utilisait sa richesse et son pouvoir pour faire le bien. Job aidait ceux qui étaient dans le besoin, les veuves, les démunis et les orphelins. Job lui-même a peut-être été surpris de la rapidité avec laquelle le respect que certains lui portaient s’est évaporé, dès lors qu’il n’avait plus les moyens d’aider les autres et qu’il semblait être puni par Dieu. À la fin du livre de Job, lorsqu’il a retrouvé sa richesse et eu d’autres enfants, je me demande dans quelle mesure Job se souciait du respect retrouvé de ceux qui se moquaient autrefois de lui.
Q : Dans Job 29, 1-25, que diriez-vous à un chrétien qui vit dans le passé, qui regrette « le bon vieux temps » ?
R : Faisons abstraction du fait que la mémoire est parfois sélective et que chaque période de la vie comporte ses propres défis. Ce que vous pouvez lui dire, c’est : « Ne vous attardez pas là-dessus ; vos meilleurs jours sont encore devant vous ! » 1 Pierre 1, 3-4 dit : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ! Par sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une espérance vivante, grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, 4 et pour un héritage qui ne se corrompt pas, qui ne se souille pas et qui ne se flétrit pas, conservé dans les cieux pour vous » (BSB)
Q : Dans Job 30:1, à l’instar de ces moqueurs qui, autrefois, témoignaient du respect à Job, pourquoi certains « enfoncent-ils les gens lorsqu’ils sont à terre » ?
R : Certaines personnes se sentent mieux dans leur peau lorsqu’elles peuvent rabaisser quelqu’un, surtout lorsqu’elles ne voient aucune conséquence négative à le faire. D’autres pensent que leur statut social s’améliorera, aux yeux de personnes qu’elles jugent importantes, en critiquant ceux que tout le monde critique. Aujourd’hui, on peut observer la « culture de l’exclusion » qui cherche à museler ceux qui ne partagent pas ses opinions. Une partie de la raison de son succès réside dans la fragilité de l’ego de certaines personnes lorsqu’elles sont rabaissées par autrui.
Q : Dans Job 30,1, pensez-vous que Job faisait lui-même preuve d’une certaine arrogance à cet endroit ?
R : Oui. Tous les êtres humains ont été créés à l’image de Dieu, mais Job avait jugé certaines personnes comme inférieures à ses chiens de garde. D’un côté, les chiens étaient fidèles et on pouvait compter sur eux pour faire ce qu’ils étaient censés faire, ce qui est peut-être plus que ce que l’on pourrait dire de certaines personnes. Mais d’un autre côté, Job n’aimait pas être méprisé, alors qu’il avait lui-même méprisé certaines autres personnes.
Q : Dans Job 30, quel est le propos de Job ici ?
R : Tous les bons moments du passé évoqués dans Job 29 offraient un contraste saisissant avec l’état pitoyable qu’il décrit désormais dans Job 30. Dans Job 30:1-8, Job dénigre les autres en les qualifiant d’imbéciles sans valeur, puis, dans Job 30:9-31, il se plaint que même ces personnes se croient supérieures à lui. Cela blesse l’orgueil de Job. En tant que chrétiens, nous devrions nous soucier de plaire à Dieu et, contrairement à Job, ne pas juger de la valeur des autres ni accorder autant d’importance à ce qu’ils pensent.
Q : Dans Job 31, 1-40, comment réagissez-vous lorsque quelqu’un insiste pour que vous vous justifiiez d’un acte que vous avez commis, alors que vous n’en voyez pas la nécessité ?
R : Job se rend compte qu’il doit se défendre devant ses trois amis qui étaient censés venir le réconforter, mais qui, en réalité, n’ont fait que l’accuser. En général, vous devez réagir, par exemple en réfutant la fausse accusation et en expliquant au moins brièvement pourquoi. Selon la situation, vous pourriez leur demander quel type de preuves il faudrait pour les convaincre de ce que vous affirmez. Mais parfois, vous pourriez vous demander combien de temps vous souhaitez consacrer à discuter avec quelqu’un si, de toute façon, cette personne ne vous écoute pas. Avant de vous éloigner, vous pourriez toutefois lui faire savoir que vous avez l’impression qu’elle « ne veut pas se laisser troubler par les faits » et qu’elle devra montrer qu’elle est disposée à prendre vos propos en considération avant que vous ne gaspilliez davantage de paroles à son égard.
Q : Dans Job 31, 1-40, qu’y a-t-il de plutôt curieux dans les parallèles établis ici par Job ?
R : Job nous offre un aperçu intime de son cœur, de sa façon de voir les choses. La manière dont il met en parallèle différents péchés et les caractéristiques de Dieu ou du Ciel est assez unique et très intéressante. Il énonce une promesse et quatorze serments qu’il a prononcés, ainsi que les raisons pour lesquelles il est juste. Nous ferions bien de nous en souvenir, car ce sont là quelques-unes des raisons pour lesquelles nous devrions préserver la justice dans nos propres vies.
Il a conclu une alliance avec ses yeux pour ne pas regarder une femme avec convoitise — les yeux de Dieu veillent (Job 31, 1-3)
Le mensonge et la tromperie — Je ne voudrais pas me livrer à cela et être jugé selon la balance de Dieu — Si quelque chose appartenant à autrui s’est glissé entre mes mains, alors puisse-je ne tirer aucun profit de ce que mes mains cultivent (Job 31, 5-7).
Convoité ou pris les biens d’autrui — Je ne veux pas que Dieu laisse d’autres personnes s’emparer de mes biens (Job 31, 8-9).
Séduit par une femme — Je ne veux pas que d’autres hommes couchent avec ma femme ou me ruinent financièrement (Job 31, 9-12)
Avoir refusé la justice à mes serviteurs et à mes ouvriers — que ferais-je lorsque Dieu me confrontera ? Dieu nous a tous créés. (Job 31, 13-15)
Si, de ma propre main, j’ai refusé d’aider les pauvres et les veuves (Job 31, 16),
si je n’avais pas donné à manger aux orphelins (Job 31, 17-18),
si je n’avais pas vêtu les pauvres (Job 31, 19-20),
opprimé les orphelins devant le tribunal
Que mon bras tombe : - Je ne veux pas que Dieu me fasse du mal physiquement. - Je ne ferais pas ces choses par crainte de la splendeur de Dieu (Job 31, 21-23).
Placer ma confiance et ma sécurité dans l’or (Job 31, 24).
Je me suis réjoui de ma grande richesse (Job 31, 25).
Rendu hommage au soleil ou à la lune
Dieu me jugerait pour ces péchés ou pour mon infidélité envers Dieu le Très-Haut (Job 31, 26-28).
Je me serais réjoui de la chute de mon ennemi, en le maudissant (Job 31, 29-30).
Je n’ai pas fait preuve de générosité envers les membres de ma maisonnée (Job 31, 31).
Je n’ai pas fait preuve d’hospitalité envers un étranger (Job 31, 32).
J’ai dissimulé mon péché comme le font les gens, car je craignais l’opinion publique (Job 31, 33-34).
Je me suis tu
[à ce propos, j’aimerais bien que « Quelqu’un » m’entende en ce moment même !] (Job 31, 35-37).
J’ai opprimé ses métayers – je ne voudrais pas que Dieu fasse pousser des ronces à la place du blé (Job 31, 38-40).
Q : Dans Job 31:1, le fait de ne pas regarder une femme avec convoitise relève-t-il de la morale du Nouveau Testament ou de celle de l’Ancien Testament ?
R : À toute époque, avoir un regard pur est agréable à Dieu. Bien que Dieu ne l’ait pas expressément ordonné dans la loi de l’Ancien Testament, ses serviteurs obéissants, tels que Job, ne cherchaient pas à voir jusqu’où ils pouvaient aller sans être punis, mais cherchaient plutôt à plaire à Dieu en toutes leurs voies. Job n’avait pas besoin de la loi de l’Ancien Testament pour le savoir, car il a très probablement vécu avant la loi mosaïque.
Soit dit en passant, certaines personnes pensent que cela fait référence à la déesse de la fertilité du Moyen-Orient. Bien que Job n’ait pas non plus envisagé de vénérer des dieux ou des déesses idolâtres, cela fait plus probablement référence aux femmes en général, et non à une image spécifique d’une déesse.
Q : Dans Job 31:7, que dit Job au sujet de la pureté de ses mains ?
R : Le Kethiv oriental montre que cela signifie « s’accrocher à ». Cela revient donc à dire : « Si quelque chose s’est accroché à mes mains ». En d’autres termes : « Si Job a les doigts longs et a volé quoi que ce soit. »
Q : Dans Job 31:13, que dit ce passage sur la manière de traiter vos subordonnés ?
R : Voici un exemple. Imaginez que vous deviez trancher un différend entre deux personnes. La première est très importante à vos yeux, et vous souhaitez conserver ses faveurs, rester en bons termes avec elle. La deuxième personne vous semble insignifiante ; ce qu’elle pense de vous n’a absolument aucune importance. Mais sur cette question, c’est la première personne qui a tort. Prenez-vous une décision en faveur de la première personne, en raison de l’importance de votre relation avec elle, ou rendez-vous un jugement juste ? Job a choisi la seconde option.
Le Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, vol. 4, partie 2, p. 183, cite un exemple où les rabbins ont eux aussi reconnu ce principe. « Dans le Midrash de Giuseppe Levi, *Parabola, Legenden und Gedichte aus Talmud und Midrasch*, p. 141 (traduction allemande de 1863) : L’épouse de R. [Rabbi] Josè se disputa avec sa servante. Son mari s’approcha et lui demanda la raison de cette dispute ; voyant que sa femme avait tort, il le lui fit savoir en présence de la servante. L’épouse s’écria, furieuse : « Vous dites que j’ai tort en présence de ma servante ? » Le rabbin répondit : « Je fais comme Job. »
Q : Que dit Job 31, 13 au sujet de l’esclavage ?
R : L’esclavage était omniprésent dans le monde antique. La Loi transmise par Moïse autorisait l’esclavage des Israélites, notamment en cas de non-paiement d’une dette, mais les esclaves israélites devaient être affranchis tous les sept ans. La seule exception concernait le cas où l’esclave aimait son maître et souhaitait rester esclave à vie.
Job 31, 13 a dû constituer un choc pour les propriétaires d’esclaves du monde grec et romain. Les esclaves et les serviteurs de Job étaient non seulement autorisés à avoir des griefs contre leurs maîtres, mais aussi à les exprimer ouvertement et à s’attendre à ce que ces griefs soient traités avec justice.
Q : Dans Job 31:25, quelle est la signification de la dernière phrase ?
R : Souvent, lorsque les gens s’enrichissent, ils ont tendance à penser que tout cela est dû à leur intelligence, à leur travail acharné ou à d’autres capacités. Ils minimisent souvent le fait qu’ils se sont peut-être simplement trouvés au bon endroit au bon moment. Lorsque les gens mettent l’accent sur la richesse que mes mains ont acquise, ils ne sont pas reconnaissants envers Dieu pour ce qu’Il leur a permis d’avoir.
Q : Dans Job 31:27, que signifie « embrasser une main » ?
R : Cela s’apparente beaucoup à la pratique moderne consistant à envoyer un baiser. Si une personne qui se trouve à distance de vous vous est chère, vous pouvez embrasser votre main puis la tendre vers elle.
Q : Dans Job 31, 26-28, quelle est la signification de cette infidélité ?
R : Job affirme que s’il venait à respecter, s’incliner, vénérer, adorer (etc.) le soleil ou la lune, il se rendrait coupable d’un péché contre Dieu. Job L’appelle « Dieu très haut » pour souligner la futilité d’adorer des êtres et des choses dont on sait qu’ils ne sont pas le Dieu Très-Haut.
Lorsque vous discutez avec des hindous ou des bouddhistes mahayana, qui adorent de nombreuses idoles, demandez-leur pourquoi ils n’adorent pas le Dieu Très-Haut au lieu de leurs petites divinités. Lorsque vous discutez avec des mormons, qui croient que le « dieu de ce monde » avait un dieu et un père plus grands que lui, qui avaient eux-mêmes un dieu et un père plus grands qu’eux, demandez aux mormons pourquoi ils n’adorent pas le Très-Haut.
Q : Job 31:33 implique-t-il qu’Adam a dissimulé sa transgression [une relation conjugale prématurée avec Ève] en couvrant la partie sexuelle de son corps, comme l’enseigne l’hérétique révérend Moon dans le Principe divin, 5e édition (1977), p. 72 ?
R : Pas du tout. Adam et Ève ont fait quatre choses après avoir péché :
1. Ils ont cousu des feuilles de figuier pour s’en faire des vêtements (Genèse 3:7)
2. Ils se sont cachés de Dieu (Genèse 3:8)
3. Adam a eu peur (Genèse 3:10)
4. Adam a rejeté la faute sur Ève et Ève a rejeté la faute sur le serpent (Genèse 3:12-13)
Job 31, 33 fait référence au fait qu’Adam a dissimulé son péché. Cela pourrait faire allusion au fait qu’Adam se soit caché ou qu’il ait rejeté la faute sur Ève, ainsi qu’à la confection de vêtements, ou en plus de celle-ci. Même si cela faisait référence au fait qu’Adam et Ève se soient vêtus, cela ne prouve en rien l’existence d’un péché sexuel.
Q : Dans Job 31, 36-37, que porterait Job comme une couronne ?
R : Job dit que si toutes les accusations portées contre lui étaient consignées par écrit, il serait tellement sûr de sa justice qu’il porterait ce livre comme une couronne ! Job exprime son souhait de pouvoir s’approcher de Dieu, comme un prince s’approche d’un roi, afin de lui expliquer tout cela et de régler cette affaire.
Y a-t-il des attributs divins dans votre caractère que vous avez laissés s’infiltrer et corrompre par l’orgueil ? Y a-t-il des choses dont vous seriez fier si vous vous teniez devant Dieu ? Si tel est le cas, réfléchissez-y à deux fois avant le moment où vous vous présenterez réellement devant le Saint. Dieu ne nous aime pas à cause de quoi que ce soit que nous ayons accompli indépendamment de Lui. Dieu nous a créés pour Lui-même, et nous devrions nous réjouir, et non être fiers, de ce qu’Il accomplit à travers nous.
Q : Pourquoi Job 31, 40 dit-il : « Ainsi s’achèvent les paroles de Job » ?
R : C’est probablement pour que nous ne nous attendions plus à d’autres discours de la part de Job. En réalité, Job prend effectivement la parole (le mot « marmonner » est peut-être plus approprié) plus loin, dans Job 40:3-5 et Job 42:1-6.
Nous ne devrions pas nous offusquer de ce qui n’est pas expliqué. Il est tout à fait normal de vouloir comprendre, mais nous ne devrions pas exiger de comprendre.
Q : Dans Job 32, 1-37, 24, pourquoi Élihu avait-il raison et les quatre autres hommes tort ?
R : Job affirmait que ses souffrances étaient dues à l’injustice de Dieu. Les amis de Job affirmaient que sa souffrance était due à son péché. Ils se trouvaient dans une impasse. Élihu a déclaré que les deux avaient tort, et il était en colère contre les propos de ces hommes par ailleurs sages. Dieu n’a pas expliqué pourquoi Job souffrait, et il était présomptueux d’en donner une raison. Cependant, nous pouvons constater que Dieu rend justice, mais nous devons souvent attendre Sa justice, car elle ne se manifeste pas toujours au cours de cette vie terrestre.
Les arguments d’Élihu étaient justes. Élihu s’est présenté aux quatre hommes ainsi qu’aux éventuels auditeurs et a établi son droit de parole dans Job 32. Mais dans ses longues explications sur la valeur de ses propos, certains pensent qu’il a peut-être dépassé les bornes en se montrant arrogant. Bien sûr, Job 32, 2-3 indique qu’Élihu était en colère contre les propos de ces croyants lorsqu’il a pris la parole.
Q : Dans Job 32,1-37,24, quel est le propos d’Élihu ici ?
R : (32) Élihu estime que les quatre ont tort.
(33) Job, vous avez dit que vous étiez intègre et que Dieu était injuste envers vous. Vous n’êtes pas dans le droit chemin dans la mesure où vous vous opposez à Dieu, qui ne nous doit aucune explication. Dieu nous parle bel et bien et intercède en notre faveur, et Dieu peut nous sauver de la destruction.
(34) Vous trois, sages, vous avez tort de ne pas corriger Job. Vous trois et Job avez fondamentalement le même problème : vous pensez pouvoir comprendre la raison de la souffrance de Job et que Dieu est tenu de vous la révéler. Vous pensez qu’elle est due à un péché secret, sinon Dieu serait injuste. La seule réponse correcte à la question de savoir pourquoi Job souffre est la suivante : « DIEU NE L’A PAS ENCORE RÉVÉLÉ ».
(35) Job, vous avez tort de dire que ma justice est supérieure à celle de Dieu. Élifaz a tort (dans Job 22:2) de dire que cela ne sert à rien d’être juste ou méchant. Dieu prend plaisir à la piété. Dieu n’est pas injuste. Si vous n’êtes pas disposé à attendre Sa justice, vous ne faites que multiplier les paroles sans connaissance…
(36-37) Nous pouvons toutefois affirmer ceci au sujet de la justice de Dieu. Dieu ne méprise personne. Il s’oppose aux méchants et rend justice aux opprimés. Nous ne pouvons pas connaître toute la grandeur de Dieu, mais je m’empresserai d’entendre la voix de Dieu. Job, les œuvres de Dieu sont si merveilleuses et Il est parfait en connaissance. Si vous voulez vous opposer à Dieu, alors enseignez-nous ce que nous, simples mortels, pouvons Lui dire ?
Q : Dans Job 32, 2, où se trouvait « Buz » ?
R : Buz était le fils de Nahor et de Milca, et donc le neveu d’Abraham (Genèse 22, 20-21). Il y avait également un Uz, fils d’Aram (Genèse 10, 23). Quoi qu’il en soit, ils vivaient dans l’actuelle Syrie. Jérémie 25, 23 mentionne également Buz.
Q : Dans Job 32, 6-7, quand faut-il s’en remettre aux autres et s’abstenir de parler ?
R : Parfois, on peut s’abstenir par respect et par politesse. D’autres fois, on peut attendre le moment où les autres seront plus disposés à vous écouter. Cela montre que Job et ses trois amis n’étaient pas les seuls présents. Il y avait peut-être une foule de personnes en plus d’Élihu.
Q : Dans Job 33, 6 ; 36, 2, Élihu a déclaré qu’il agissait en tant que porte-parole de Dieu. Était-ce juste ?
R : Oui, car Dieu n’a pas réprimandé Élihu, contrairement à ce qu’Il a fait pour Job et ses trois amis. Nous agissons ainsi tout le temps lorsque nous partageons l’Évangile ou que nous formons un disciple. Cependant, il est très important d’être dans le vrai dans ce que l’on dit. De plus, Élihu a bien précisé qu’il s’agissait de son opinion dans Job 32:10, 17, et il n’a pas demandé à Job et à ses trois amis d’accepter ses paroles sans les remettre en question, mais de les examiner, comme on goûte un mets, dans Job 34:3-4. Les trois amis de Job se sont également présentés comme des porte-parole de Dieu, mais ils n’ont pas tenu les propos qui s’imposaient.
Q : Dans Job 33, 9-36, 23, en quoi le discours d’Élihu était-il remarquable ?
R : Il y avait plusieurs aspects positifs.
En reprenant les propos de Job : tout d’abord, Élihu a montré qu’il respectait Job en l’écoutant véritablement. Élihu a répété les paroles de Job à seize reprises : Job 33, 9a, 33, 9b, 33, 9c, 33:10a, 33:10b, 33:11a, 33:11b, 34:5a, 34:5b, 34:6a, 34:6b, 34:6d, 34:9, 35:2, 35:3 et 36:23. Les trois amis n’ont jamais répété les propos de Job, tandis qu’Élihu a montré qu’il l’écoutait.
Répondre à des points précis : Élihu a répondu à des propos spécifiques tenus par Job.
En réponse à cette attitude générale et fondamentale : Élihu s’est penché sur les griefs fondamentaux, tels qu’ils transparaissaient dans le ton de Job.
Q : Dans Job 33, 9-33, quel est le résumé de ce que Job aurait dû dire ?
R : Bien qu’il soit difficile de résumer tout ce que Job a effectivement dit, voici un résumé de ce qu’il aurait dû dire, tel que présenté par Élihu.
1) Je reconnais que je ne suis pas parfait ni plus juste que Dieu (Job 33, 9 ; 34, 5 ; 35, 2).
2) Je vous prie donc de m’enseigner où j’ai failli, afin que je puisse me repentir (Job 34:32).
3) Je ne contesterai pas Dieu, mais je Lui attribuerai la justice (Job 33, 13 ; 34, 17 ; 36, 3).
4) Je sais que Dieu parle (Job 33, 14-22 ; 35, 10-11 ; 37, 22), qu’Il écoute (Job 34, 28), et qu’Il délivre et punit (Job 36, 8-16).
5) Je louerai et magnifierai la majesté de Dieu (Job 36, 24-26 ; 37, 5, 14).
6) Car je sais que les hommes ne comprennent pas les voies de Dieu (Job 36, 22-23, 29 ; 37, 14-18).
Q : Dans Job 33, 9-33, que devons-nous faire lorsque nous sommes confrontés à une tragédie ?
R : Lorsque nous sommes confrontés à une tragédie, nous devrions agir en grande partie comme Élihu a dit que Job aurait dû le faire :
1) Prendre conscience que tout le monde a commis des fautes et aurait pu prendre des décisions différentes.
2) Se demander s’il y a un péché que nous avons ignoré ou dont nous n’avons pas conscience, pour lequel nous devrions demander pardon, nous repentir et ne plus le commettre.
3) Ne blâmez pas Dieu et ne le pointez pas du doigt.
4) Même dans les moments de chagrin, rapprochez-vous de Dieu par la prière.
5) Louez Dieu à travers cette épreuve.
6) Prenez conscience que nous n’avons pas une vision d’ensemble, contrairement à Dieu.
Q : Dans Job 34, 5-37, qu’a dit Élihu contre les trois amis de Job ?
R : Oui, Job avait tort de dire qu’il était juste et que Dieu avait fait fi de la justice (Job 34, 5-7).
Mais vous avez tort de penser que Dieu serait injuste en faisant désormais subir des épreuves aux justes eux aussi (Job 34, 16-19).
Les amis de Job pensaient que l’affliction ne venait que pour que Dieu punisse. Élihu suggère que l’affliction peut aussi venir pour enseigner. Comme le dit Simone Weil dans *Gravité et grâce* : « L’extrême grandeur du christianisme réside dans le fait qu’il ne cherche pas un remède surnaturel à la souffrance, mais un usage surnaturel de celle-ci. »
Q : Dans Job 34, 8, quand faut-il se séparer d’une personne qui a une mauvaise influence sur vous ?
R : En général, il est bon de côtoyer des non-chrétiens et d’avoir des amis non chrétiens. Ils peuvent être témoins de votre vie et venir peut-être au Seigneur. Cependant, certaines personnes ont clairement exprimé qu’elles n’avaient aucune intention de se tourner vers Dieu. Si vous ne les rendez pas plus « réceptifs » à Dieu et qu’elles vous incitent au contraire à vous en éloigner, alors vous devez vous trouver d’autres amis.
Q : Dans Job 35, 1-16, quel est le message principal d’Élihu ?
R : Dans Job 35, 1, Élihu ne réprimande pas nécessairement une phrase spécifique prononcée par Job, mais l’esprit général de ses propos, à savoir qu’il prétend être plus juste que Dieu et que la justice n’en vaut pas la peine. En tant que chrétiens, nous devons lever les yeux vers le Ciel !
Q : Dans Job 35:3, comment répondez-vous à quelqu’un qui se demande pourquoi il devrait être juste, puisque Dieu ne semble rien faire pour l’instant ?
R : Le fait de forger votre caractère et d’entretenir de bonnes relations avec les autres présente des avantages immédiats. Parfois, il y a des conséquences immédiates, comme le fait d’aller en prison. Mais la plupart du temps, vous ne voyez pas ces aspects à court terme. Il y a des conséquences graves à long terme pour les perdus, et des couronnes ainsi que d’autres récompenses pour les saints qui accomplissent des œuvres justes pour Dieu.
Q : Dans Job 35,5, 10 et suivants ; 36,24-37,24, quel est le grand contraste qui se dégage ici entre Élihu et Job, ainsi qu’avec les trois amis de Job ?
R : Élihu est un homme de louange, ce qui n’est pas leur cas, ou du moins Job ne semblait pas l’être à ce moment précis. Élihu ne nie pas que la situation soit difficile ; mais il exhorte Job à contempler les merveilles de Dieu et à louer Dieu malgré tout.
Q : Dans Job 35,6-8, notre péché « blesse-t-il » Dieu d’une manière ou d’une autre ?
R : La réponse comporte deux parties.
Non, Job 35, 6-7 montre que Dieu Tout-Puissant, qui remplit les cieux et la terre, n’est ni blessé ni aidé par les actions des humains, ni d’ailleurs par celles des anges ou des démons.
Mais nous pouvons glorifier Dieu (ou ne pas le faire). Toutefois, nos actes justes, accomplis avec un cœur droit, glorifient bel et bien Dieu. Dans le cas de Job, Job 1, 8-12 montre que la justice de Job revêtait une telle importance aux yeux de Dieu et Lui procurait tant de plaisir que Dieu en a parlé à Satan. L’intégrité constante de Job a à la fois glorifié Dieu et montré à Satan à quel point son influence sur la justice de Job était minime.
Vous êtes-vous déjà arrêté pour réfléchir à quel point il est merveilleusement étrange que nous, minuscules êtres humains, ayons reçu la capacité de choisir de glorifier Dieu ?
Q : Dans Job 35, 10 ; Psaume 77, 6 ; 119, 54-55 ; Ésaïe 30, 29, comment Dieu nous donne-t-il des chants pendant la nuit ?
R : Dieu nous offre des chants de joie même lorsque nous traversons des moments difficiles. Et bien sûr, nous pouvons chanter lorsque Dieu nous délivre de nos épreuves.
Quelqu’un a dit un jour : « Il ne se passe jamais rien de bien après minuit. » Eh bien, techniquement, ce n’est pas vrai. Vous pourriez être éveillé et louer Dieu ! Espérons toutefois que, si vous êtes au lit avec votre conjoint, vous louiez Dieu en silence.
Q : Dans Job 36, 4 et suivants, qui est le sujet lorsque Élihu dit : « Il y a parmi vous quelqu’un qui possède la connaissance parfaite » ?
R : Dans ce verset seul, cela reste ambigu. Si Élihu fait référence à Dieu, il vous invite à vous tourner vers la connaissance de Dieu et à ne pas vous croire sage à vos propres yeux. Mais s’il fait référence à lui-même, cela ferait d’Élihu un homme arrogant lui aussi. C’est un paradoxe : une personne un peu arrogante peut être la plus à même de détecter l’arrogance chez les autres. Ainsi, dans ce verset seul, les deux interprétations sont possibles.
Cependant, Élihu nous précise de qui il parle dans Job 37:16 : c’est Dieu qui est parfait en connaissance.
Q : Dans Job 36, 27-28, comment Elihu pouvait-il connaître le phénomène de l’évaporation, alors que les Grecs d’une époque postérieure furent, à notre connaissance, les premiers à l’évoquer par écrit ?
R : Bien qu’on ne sache pas exactement ce qu’Élihu savait de l’évaporation, il semble ici qu’il en ait une idée de base. Les Grecs, du moins à l’époque d’Hésiode au VIIIe siècle av. J.-C., connaissaient la brume, qu’ils appelaient « anathyamiasis » (Théogonie 1928, 1958, p. 547-553). Thalès de Milet, en 585 av. J.-C., considérait l’eau comme l’élément central de toute chose et enseignait le phénomène de l’évaporation. Par la suite, Anaximandre de Milet, Aetius, Xénophane de Colophon (vers 530), Diogène Laërce, Aristote (vers 350 av. J.-C.) et d’autres ont écrit sur l’évaporation.
Cependant, nous pensons que le livre de Job a été rédigé après l’époque de Joseph et de ses frères et avant celle de Moïse, c’est-à-dire avant 1447 av. J.-C., bien avant l’époque de tous les auteurs grecs connus.
Mais si les Grecs furent les premiers, à notre connaissance, à écrire à ce sujet, ils ne furent pas les premiers à le représenter. Une fresque murale égyptienne montre un jeune esclave puisant de l’eau du Nil et l’éventant pour la rafraîchir à l’intention de sa maîtresse. Cela remonte à 2 500 av. J.-C., soit environ 500 ans avant Abraham. Une autre astuce utilisée par les Égyptiens, qui faisaient preuve d’ingéniosité, consistait à tremper une couverture dans l’eau, puis à s’allonger dessus lorsqu’ils se couchaient. Ils avaient donc clairement l’idée que l’eau pouvait s’évaporer sous l’effet de la chaleur et également rafraîchir les choses. Consultez https://quilohome.com/evaporative-cooling-ancient-world/ et https://sleepbetter.org/sleep-like-an-egyptian/ pour plus d’informations.
Q : Dans Job 36:13-32, quelle idée nouvelle Elihu exprime-t-il ici ?
R : Élihu ne se prononce pas sur la question de savoir si Job méritait ou non tout cela. Mais ce qu’Élihu dit, c’est que si Job avait suivi Dieu, s’il était resté soumis, Dieu l’aurait déjà délivré de cette épreuve.
Parfois, lorsque nous sommes placés dans une situation dont nous pouvons tirer des leçons, Dieu nous maintient dans cette situation pendant ce qui semble être une éternité. Peut-être Dieu nous maintient-il dans cette situation jusqu’à ce que nous ayons appris ce que nous sommes censés apprendre. Demandez donc à Dieu de vous enseigner ce qu’Il veut que vous compreniez.
Q : Dans Job 36, 15, comment Dieu s’adresse-t-Il aux personnes dans leur affliction ?
R : Les gens peuvent se montrer sourds lorsque tout va bien, mais ils sont plus disposés à écouter et à envisager quelque chose de nouveau lorsqu’ils sont en détresse. Mais au-delà de cela, Dieu peut nous enseigner, à travers la souffrance, même une souffrance injuste, des choses que nous ne pourrions peut-être pas apprendre autrement. Dieu peut également utiliser la souffrance dans un domaine pour régler un problème ou un péché dans un autre domaine.
Q : Dans Job 37, 14-23, qu’est-ce qu’Élihu dit de différent ici ?
R : Élihu dit : « Cessez de parler autant. Écoutez et contemplez les merveilles de Dieu. »
Q : Dans Job 37:18, en quoi y a-t-il une voûte solide au-dessus de la terre ?
R : Il s’agit d’une comparaison qui assimile le ciel à un miroir limpide. À l’époque, les miroirs étaient fabriqués à partir de métal hautement poli, car on ne disposait pas encore de miroirs en verre.
Q : Dans Job 38:1, pourquoi Dieu n’a-t-il pas répondu à Job plus tôt ?
R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, il pourrait y avoir au moins quatre raisons.
Premièrement, le fait qu’Élihu ait pris la parole devant Dieu montre que Dieu ne se sentait pas obligé de répondre directement aux accusations de Job.
Deuxièmement, Job ne priait pas tant Dieu qu’il ne lui adressait des accusations.
Troisièmement, personne dans ce livre ne semblait élever une voix de louange ni attendre patiemment Dieu jusqu’à ce qu’Élihu prenne la parole.
Quatrièmement, Dieu mettait Job à l’épreuve (comme dans Daniel 3, 16-18) tout en démontrant Sa puissance totale et absolue sur Satan (Jean 12, 31 ; Jacques 4, 7).
Contrairement aux trois amis de Job, nous devrions inviter Dieu à nous éclairer dans nos pensées et nos conversations. Nous avons besoin de prier pour obtenir la sagesse et l’illumination, comme le dit Éphésiens 1, 15-23.
Q : Dans Job 38, 1, pourquoi est-il approprié que Dieu s’exprime au milieu d’une tempête ?
R : Le livre de Job s’ouvre sur une tempête, que Satan a utilisée pour tuer les enfants de Job. Il se termine donc aujourd’hui par la puissance d’une tempête, au cours de laquelle Dieu vient et s’exprime directement. La voie de l’Éternel se trouve dans le tourbillon et la tempête (Nahum 1:3).
Q : Dans Job 38, 2, pourquoi Dieu demande-t-il d’abord qui obscurcit son conseil sans le connaître ?
R : Lorsque Job a déclaré que Dieu était devenu son ennemi, il ne faisait que semer la confusion dans l’esprit des autres. Job avait demandé à Dieu de pouvoir se défendre devant lui. Maintenant qu’il en a l’occasion, il est terrifié. Job commence tout juste à se rendre compte qu’il s’est montré arrogant envers Dieu, et il sait que ce n’est pas une bonne position à adopter.
La Bible nous met en garde contre l’orgueil dans le Psaume 75, 4-5 ; les Proverbes 13, 10 ; 29, 23 ; et 30, 13. Nous ne devons pas nous croire sages à nos propres yeux, comme le rappellent les Proverbes 3, 7 ; 26, 12 ; 28, 11 ; et Romains 12, 16.
Mais Job finirait par se réjouir que Dieu lui ait parlé. Désormais, Job sait qu’il n’est pas seul ; Dieu est à ses côtés. Ésaïe 41, 10 ; le Psaume 73, 23 ; ainsi que Jean 14, 18 et 16, 32-33 affirment également que Dieu est avec nous.
Q : Dans Job 38, 3-39, 30, pourquoi Dieu n’a-t-il pas attendu que Job réponde à chaque question, et pourquoi ne lui a-t-il pas simplement indiqué en quoi ce qu’il avait dit était erroné ?
R : Dieu a répondu aux accusations de Job. Mais au lieu de fournir des explications, Dieu a répondu à Job en lui posant Lui-même quatre-vingts questions rhétoriques, allant de l’identité de Job à ses capacités. Imaginez un instant que vous passiez l’examen final d’un cours à l’université, que cet examen ne comporte que ces 80 questions, et que vous ne connaissiez la réponse à aucune d’entre elles ! Comment vous sentiriez-vous ? Probablement un peu comme Job dans cette situation. Job obscurcissait le dessein de Dieu par ignorance, et Dieu lui a montré comment sa compréhension limitée obscurcissait ce dessein avant de l’éclairer.
L’essentiel n’était pas que Job réponde aux questions, ni que Dieu réponde aux questions de Job, qui étaient toutes fondées sur l’ignorance. L’essentiel était que Job prenne conscience qu’il n’était pas en mesure de répondre à aucune des questions de Dieu. Si Job voulait se montrer sceptique, alors Dieu pouvait se montrer sceptique quant à ce que Job savait, en démontrant que Job, bien que juste, ne savait que peu de choses, voire rien, selon sa propre compréhension. Dieu n’a toujours pas expliqué Ses voies à Job ; Il les a plutôt manifestées sans donner d’explication, ce qu’Il n’était pas tenu de faire. Pour autant que nous puissions en juger, Dieu n’a jamais révélé à Job la situation concernant Satan dans le chapitre 1 du livre de Job.
Q : Dans Job 38:2, en quoi Job a-t-il obscurci le conseil de Dieu ?
R : Cela ne signifie PAS que Job ait obscurci ou entravé quoi que ce soit concernant le conseil même de Dieu au Ciel. Au contraire, Job « brouillait les pistes » quant à la sagesse que Dieu avait révélée à d’autres. En général, lorsqu’une personne que l’on croit chrétienne dit à propos de Dieu des choses que Dieu n’a jamais enseignées parce qu’elles ne sont pas vraies, alors elle aussi obscurcit le conseil de Dieu par ignorance, brouillant les pistes pour elle-même et pour les autres.
Job avait enseigné des choses fausses au sujet de Dieu. Il avait affirmé que, alors qu’il était juste, Dieu était injuste ; que, alors qu’il était pieux, Dieu était son ennemi. Job avait tiré des conclusions hâtives, s’exprimant avec présomption alors qu’il ne disposait pas de tous les éléments concernant ce qui se passait derrière sa souffrance.
Plus généralement, certaines personnes obscurcissent le conseil de Dieu lorsqu’elles oublient que nous sommes créés à l’image de Dieu et qu’elles tentent de façonner Dieu à leur propre image. Cependant, Job a obscurci le conseil de Dieu d’une deuxième manière : il tenait des propos sur Dieu pour justifier sa propre souffrance et se justifier lui-même, tout en qualifiant Dieu d’injustifié.
Dieu ne s’adressait pas seulement à Job, mais aussi à ses trois amis. Et d’une certaine manière, Dieu s’adresse ici aux gens d’aujourd’hui, car cela se produit sans cesse. Lorsque les gens qualifient de bonnes des choses que Dieu qualifie de mauvaises, ou de mauvaises des choses que Dieu qualifie de bonnes, ils obscurcissent le conseil de Dieu. Lorsqu’ils remettent en question la nature ou la bonté de Dieu, et cherchent à établir leur propre norme à la place, ils tentent délibérément d’obscurcir le conseil de Dieu. On nous exhorte à veiller attentivement sur notre langue dans Jacques 3, 7-10.
Ne soyez donc pas trop sévères envers Job et ses amis ici, car ils ne sont pas des cas isolés. L’homme moyen d’aujourd’hui en sait probablement bien moins sur le conseil de Dieu que ne le savaient les amis de Job. Cet état d’ignorance entraîne ses propres conséquences, comme l’écrit Paul dans Romains 1, 18-23.
Q : Dans Job 38, 2-39, 30, quel est le fil conducteur ou le plan de ces chapitres ?
R : Ces versets sont présentés selon l’ordre qui montre comment Dieu est le Seigneur de la nature.
Job 38, 4-15 : Dieu est le Créateur
- - - de la terre (4-7),
- - - de la mer (8-11), et
- - - du jour et de la nuit (12-15)
Job 38, 16-38 Dieu règne sur les choses inanimées.
- - - les profondeurs de la mer et les étendues du ciel (16-18),
- - - la lumière et les ténèbres (19-21)
- - - le temps, la neige, la grêle, le vent, la pluie, le tonnerre et le gel (22-30)
- - - Les étoiles dans leurs constellations (31-33) et
- - - Les fortes pluies et les inondations (34-38).
Job 38, 39-39, 30 Dieu règne sur la vie
- - - La nourriture des animaux, tels que le lion et le corbeau (38:39-41),
- - - La reproduction, comme celle des chèvres de montagne sauvages et des cerfs (39:1-4),
- - - La liberté sauvage, comme celle de l’âne sauvage par opposition à l’âne domestique (5-8),
- - - La grande force, comme celle du bœuf sauvage par opposition à celle du bœuf domestique (9-12),
- - - Les animaux rapides, comme l’autruche et le cheval de guerre (13-25), et
- - - Les prédateurs volants rapides, tels que les faucons et les aigles (ou les vautours fauves) (26-30)
Éliphaz y faisait également allusion dans la première partie, en Job 15:7-9, lorsqu’il demande à Job s’il est le premier homme né, s’il est plus ancien que les collines, ou s’il connaît les desseins de Dieu.
Q : Dans Job 38, 2-41, 34, quel était le propos de Dieu ici ?
R : Voici un bref résumé de ce qui se cache derrière les 80 questions que Dieu pose à Job.
(38-39) Job, pourquoi obscurcissez-vous mes desseins par des paroles dépourvues de connaissance ? Où étiez-vous lorsque j’ai créé la terre, la mer, l’aube, la mort, la lumière, la neige, les éclairs, les étoiles, les nuages et les animaux ? Allez-vous contester Dieu et le corriger ?
(40:1-5) Job répond qu’il n’a pas de réponse à donner à Dieu.
(40, 6-41, 34) Alors répondez-moi à ceci : si vous annulez le jugement de Dieu pour vous justifier, aimeriez-vous assumer le rôle de juge (et faire respecter vos jugements) ? Pouvez-vous créer le béhémoth (l’hippopotame) ou faire sortir le léviathan (le crocodile) ? Pouvez-vous jouer avec lui comme avec un oiseau, ou le mettre en laisse ?
Q : Les versets 31-32 du chapitre 38 du livre de Job viennent-ils étayer l'astrologie ?
R : Non. L’astrologie est un péché qui consiste à tenter, de manière insensée, d’utiliser les étoiles, situées à des millions de miles de là, pour prédire les caractéristiques générales et « l’avenir » des gens.
Ne lisez pas les horoscopes dans les journaux, sur Internet ou ailleurs.
En revanche, l’astronomie, le fait d’observer les étoiles pour s’interroger sur leur Créateur, et l’utilisation des étoiles pour marquer le passage des saisons ne sont pas contraires à la Bible, contrairement à l’astrologie. En effet, en Égypte, il était très important d’utiliser les étoiles pour déterminer quand le Nil allait déborder et quand il fallait semer. Déterminer le début d’une saison ne revient pas à tenter de prédire le cours de la vie. Au contraire, le fait que les étoiles indiquent les saisons est l’une des façons dont Dieu pourvoit à nos besoins grâce à Ses attributs et à notre reconnaissance et utilisation appropriées de Sa création.
Q : Dans Job 38:31, quelle est la signification des Pléiades ?
R : Les Pléiades constituent un amas dense d’étoiles. Il est étonnant qu’il puisse y avoir autant d’étoiles dans ce qui semble, vu de la Terre, être un espace si restreint. Pourquoi ne s’étendent-elles pas pour ressembler aux autres étoiles ? Comment évitent-elles de s’effondrer les unes sur les autres ? Par ailleurs, le lever héliaque des Pléiades marquait à cette époque le début du printemps.
Cependant, Philon le Juif (15/20 av. J.-C. – 50 apr. J.-C.) mentionne le coucher des sept étoiles des Pléiades comme le moment des semailles et le lever des Pléiades comme le moment de la moisson. Voir *La Création*, 38:115, p. 17.
À titre d’anecdote, le constructeur automobile japonais Subaru tire son nom des Pléiades en japonais.
Q : Dans Job 38:32 et 2 Rois 23:5, que signifie « Mazzaroth/Mazzaloth » ?
R : On pense qu’il s’agit du même terme que « Mazzaloth » (avec un « l » à la place du « r ») dans 2 Rois 23:5. Bien que certains pensent que cela pourrait faire référence aux planètes, cela désigne très probablement les constellations qui tournent, que Dieu fait apparaître en leur saison. Les étoiles sont l’œuvre de Dieu, comme le montrent le Psaume 147:4, Néhémie 9:6, Ésaïe 40:26 et 45:12.
Q : Dans Job 39:14, l’autruche abandonne-t-elle ses œufs ou les pond-elle ?
R : Certaines traductions de Job 39:14 indiquent que l’autruche « pond ses œufs ». Cependant, un homonyme du mot hébreu signifiant « pondre » est « abandonner ». Une bonne traduction qui rend ces deux sens est « laisse ses œufs », ce qui correspond à la version de la BSB.
Q : Dans Job 39:13-15, qu’est-ce qui est particulier chez l’autruche ?
R : Les autruches sont des oiseaux à l’allure étrange. Ce sont de grands oiseaux, mesurant sept ou huit pieds de haut, dotés de grandes ailes qui ne leur permettent pas de voler. Plusieurs autruches peuvent pondre leurs œufs dans le même nid. S’il n’y a pas assez de place, elles pondent alors leurs œufs sur le sable à l’extérieur du nid. Il arrive souvent que les autruches mères, qui pèsent jusqu’à 300 livres, piétinent leurs propres œufs. Parfois, une autruche mère couve les œufs d’autres autruches, oubliant lesquels sont les siens. L’autruche mère « traite ses petits avec dureté » en chassant ses autruches d’un an lorsque la saison des amours arrive. Pourtant, les autruches survivent. Elles peuvent courir à 40 miles par heure, ce qui est plus rapide qu’un cheval. Comment Job aurait-il pu imaginer créer un tel animal ?
L’autruche est un paradoxe, car elle témoigne du génie créateur de Dieu, tout en étant dépourvue de sagesse en soi.
Q : Dans Job 39, 1-30, Dieu aurait pu dire quelque chose comme : « Job, laissez-moi tout vous expliquer. Satan a mis votre intégrité à l’épreuve, et vos souffrances m’ont glorifié en démasquant Satan. » Mais Dieu ne l’a pas fait. Pourquoi ?
R : Dieu se souciait apparemment moins de faire connaître à Job les raisons de sa souffrance que de corriger deux mauvaises attitudes de sa part. Premièrement, le fait que Job présumait pouvoir trouver la réponse à tout en se basant sur sa propre compréhension, limitée ou erronée. Deuxièmement, le fait que Job estimait mériter qu’on lui donne une réponse. Au contraire, il suffit de voir et de connaître la majesté et la gloire de Dieu, même lorsque nous n’avons pas de réponse.
Job était un homme pieux, mais même une personne pieuse peut avoir besoin d’être corrigée.
Si Dieu a un jour parlé à Job ou à ses amis, avant leur mort, de Sa conversation avec Satan, le Livre de Job n’en fait pas mention. Il est fort probable qu’ils soient morts sans en avoir la moindre idée. Pensez-vous que Dieu et Satan, ou un autre démon, aient un jour eu une conversation à votre sujet ?
Q : Dans Job 38,1-39,30, quelles sont les similitudes avec Genèse 3,8-13,21 ?
R : Dans les deux cas, de mauvais conseils ont été donnés par ceux qui connaissaient les voies de Dieu : Job et ses trois amis dans le livre de Job, et Satan dans Genèse 3, ainsi que les conséquences du « pari » de Satan avec Dieu dans Job 1, 6-12. Voici d’autres similitudes :
a) Dans les deux récits, les personnages humains se trouvent au départ dans une sorte de jardin d’Éden offert par Dieu.
b) Le mal, incarné par Satan, est l’antagoniste dans les deux récits.
c) Ève, et probablement Adam, ne cherchent pas à écarter Dieu de leur vie, mais plutôt à prendre la place de Dieu, dans une certaine mesure, en connaissant le bien et le mal. Job et ses trois amis pensaient pouvoir voir les choses d’un point de vue similaire à celui de Dieu et tout comprendre ; ils se sont également permis de porter un jugement et d’attribuer la responsabilité de la situation de Job, ce qui s’apparente à certains égards au rejet de la responsabilité par Adam et Ève.
d) Dans les deux cas, les principaux acteurs humains accordent de l’importance à ce qu’ils considèrent comme leur propre acquisition de la connaissance de Dieu – ou à son absence (dans les cas de Job et d’Ève) –, plutôt que de faire confiance à Dieu et à Sa sagesse.
e) Dans les deux cas, cela constitue un péché et repose dans une large mesure sur l’orgueil humain.
f) Dans les deux cas, la mort joue un rôle majeur : en tant que conséquence dans Genèse 3, et en tant qu’événement préalable et souhait dans le livre de Job.
g) Dans les deux cas, Dieu commence par poser une question : « Qui est celui qui obscurcit mon dessein par des paroles dépourvues de connaissance ? » dans le livre de Job, et à Adam : « Où es-tu ? » dans Genèse 3:9. Bien entendu, Dieu connaissait d’avance les réponses à ces questions. L’« interrogatoire » de Dieu à l’égard de chaque témoin exigeait un examen de conscience et une repentance de la part d’Adam, d’Ève et de Job, qui ont chacun dû faire face aux conséquences de leur obscurcissement respectif du conseil de Dieu, dû à leur sentiment d’autonomie, à leur sentiment d’avoir des droits acquis et au péché qui en a résulté.
h) Dieu a ordonné à Job d’offrir un sacrifice pour lui-même et ses trois amis (à l’exception d’Élihu), en raison de leurs paroles pécheresses. Dans Genèse 3:21, Dieu a confectionné des tuniques de peau pour Adam et Ève. D’où provenaient ces peaux d’animaux ? Des animaux ont dû mourir. Nous offrons des sacrifices à Dieu parce qu’Il nous a d’abord créés à Son image, ce qui signifie en partie Son engagement à se sacrifier pour nous par l’intermédiaire de Son Fils.
De la même manière, Dieu pourrait nous poser chaque jour la même question : « Où en êtes-vous ? » Nous devrions nous examiner quotidiennement (2 Corinthiens 13, 5) pour savoir où nous en sommes dans notre marche avec le Seigneur. Sommes-nous à la traîne, à cause de l’apathie, de la distraction par d’autres intérêts ou de l’esclavage du péché ? Sommes-nous en train de « courir trop vite » (2 Jean 9), soit en essayant de deviner ce que Dieu n’a pas révélé, soit en nous efforçant de connaître et d’accomplir l’œuvre de Dieu sans la force du Seigneur ? Sommes-nous fidèles aux paroles et à l’esprit de Proverbes 3:5-6 ? Mais au lieu de faire « notre œuvre pour Lui », à notre manière particulière, nous devrions accomplir « Son œuvre » de la manière dont Il souhaite que nous la fassions.
Q : Dans Job 40, 1-41, 34, quel est le message de Dieu dans ces versets ?
R : Dieu demande à Job comment il ferait face au mal. Ce que Job ferait en matière de miséricorde et de jugement n’est pas la question principale ; il s’agit plutôt de savoir ce que Job est capable de faire. Vous est-il déjà arrivé de laisser le mal perdurer, sans vous y opposer, parce que vous saviez que le combattre pourrait entraîner un danger ou une perte pour vous-même ou votre famille ? Mais plutôt que de faire de Job quelqu’un qui s’oppose à Dieu, pourquoi ne pas le faire affronter quelque chose d’autre qui est relativement insignifiant en comparaison, comme le béhémoth ou le léviathan ?
Q : Dans Job 40, 2, qui est « celui qui critique » ?
R : Il s’agit manifestement de Job dans le contexte immédiat, surtout après que Job eut accusé Dieu de se quereller avec lui dans Job 10, 2 ; 23, 6. Mais dans un second temps, cela peut s’étendre à quiconque souhaite remettre en question et contester Dieu.
Q : Dans Job 40, versets 3 à 5, pourquoi Job n’a-t-il pas parlé davantage, comme il l’avait fait bien plus tôt dans le livre ?
R : Job a consciemment déclaré qu’il ne voulait plus parler dans Job 40, 5. Peut-être s’est-il rendu compte que plus il parlait, plus il creusait un trou profond pour lui-même. Ses propos précédents visaient à se justifier et à accuser Dieu d’injustice. Il comprenait désormais que cela ne le mènerait nulle part. Job se rend compte à présent qu’en insistant pour donner un sens à tout ce qui arrive, il essayait d’assumer une tâche qui n’était pas la sienne, mais celle de Dieu.
Il arrive parfois que nous agissions de manière imprudente ou que nous comprenions totalement mal le contexte, et il vaut alors peut-être mieux simplement cesser de parler.
Q : Dans Job 40, 3-5, comment sauriez-vous si vous êtes allé « trop loin » dans votre protestation ?
R : Tout d’abord, observez les autres autour de vous. Ne soyez pas comme celui qui se plaint à Dieu de ne pas avoir de dessert sucré, alors qu’une autre personne n’a rien à manger.
Q : Dans Job 40, 4-5, une personne peut-elle être pieuse tout en faisant preuve d’arrogance ?
R : Oui, mais ce n’est pas très flatteur ; cela peut être un véritable repoussoir tant pour les non-croyants que pour les croyants. Job était un homme pieux, qui enseignait aux autres la vérité sur Dieu. Mais en relisant le livre, on constate que Job n’était pas arrogant d’une seule manière, mais de multiples façons. Job faisait preuve d’arrogance en pensant qu’il disposait de tout ce dont il avait besoin pour comprendre tout ce qui lui arrivait. Lorsque les événements n’avaient pas de sens, d’après les informations dont il disposait, Job accusait alors Dieu. Il ne semblait apparemment jamais être venu à l’esprit de Job, ni d’ailleurs à celui de ses trois amis, qu’il puisse exister des informations importantes dont ils ignoraient l’existence. Comme vous pouvez le constater dans le livre de Job, lorsqu’une personne arrogante s’adresse à une autre, cela peut faire des étincelles.
Une autre remarque : il existe une différence entre être arrogant de bout en bout et ne pas être une personne arrogante en général, tout en pouvant néanmoins faire preuve d’arrogance dans certains domaines. Une personne qui est arrogante en général pourrait chercher à tirer son estime de soi uniquement du fait qu’elle est meilleure que les autres. Mais une personne peut être humble, en prenant conscience que c’est Dieu qui est le plus important, et en considérant les autres comme plus importants qu’elle-même (Philippiens 2:3). Il n’y a aucun mal à parler de ce que vous avez accompli. Mais la prochaine fois que vous ressentirez une très, très forte envie de dire à quelqu’un à quel point vous êtes (ou étiez) doué(e) dans un domaine, arrêtez-vous un instant et demandez-vous ce qui alimente cette forte envie. Serait-ce de l’arrogance dans un domaine particulier ? Si c’est le cas, pourquoi ne pas cesser de parler de vous et vous intéresser plutôt à cette personne ?
Ne faites pas comme ce célibataire de la blague qui est sorti avec une fille et a passé la première moitié du rendez-vous à ne parler que de lui-même. Puis il a dit : « Bon, j’ai assez parlé de moi. Et maintenant, pourquoi ne parlez-vous pas de moi ? »
Lorsque vous rencontrez une personne pieuse qui fait preuve d’arrogance, n’essayez pas de nier sa piété, comme l’ont fait les amis de Job. Mais vous devez tout de même aborder son arrogance, comme l’ont fait Élihu puis le Seigneur.
Q : Dans Job 40, 4-5, que voulait dire Job en affirmant qu’il avait parlé une fois, voire deux fois, et qu’il ne parlerait plus ?
R : Il s’agit là de figures de style courantes dans les langues sémitiques. Cela ne signifie pas que Job disait qu’il ne parlerait plus jamais. Mais Job avait compris ce qu’une personne a déclaré au début du XXe siècle : vos bras sont trop courts pour vous mesurer à Dieu.
Q : Dans Job 40, 8, comment certains condamnent-ils aujourd’hui Dieu pour se justifier ?
R : Cela peut se faire de plusieurs façons. Premièrement, à un certain moment, le récit qu’une personne fait de sa situation peut devenir un péché, car elle laisse entendre que Dieu est injuste. Il est légitime de défendre sa propre intégrité, mais pas de discréditer la justice de Dieu.
Deuxièmement, et c’est encore pire, certains condamnent Dieu en le qualifiant de méchant pour excuser leur propre comportement méchant.
Q : Dans Job 40:15, 21-22, qu’est-ce que le béhémoth ?
R : Ce mot signifie « bête », et sa terminaison désigne une bête puissante. Job montre qu’il s’agit d’un immense animal terrestre herbivore qui vit parmi les roseaux. L’hippopotame est le deuxième plus grand animal terrestre vivant aujourd’hui, et comme les hippopotames vivent en Égypte, il pourrait s’agir d’un hippopotame. Certains pourraient penser que cet animal est un éléphant, en interprétant la « queue » comme une trompe. Cependant, il s’agit bien d’un hippopotame, car il se cache parmi les roseaux dans un marais, et les éléphants ne restent pas immergés comme le font les hippopotames. Une autre hypothèse est qu’il pourrait s’agir d’un dinosaure ; les gens de l’époque, tout comme aujourd’hui, ont vu des ossements de dinosaures. De grands dinosaures, tels que le brachiosaure, vivaient dans les marais car ils avaient besoin d’eau pour supporter leur poids considérable, et les peuples anciens pouvaient trouver des ossements de dinosaures.
Q : Dans Job 41:1, qu’est-ce que le Léviathan ?
R : Le Léviathan est un grand animal marin, probablement un crocodile. Au sens figuré, le Léviathan était considéré comme un immense monstre marin. Dans Ésaïe 27:1, le Léviathan était un symbole cananéen désignant les nations impies, telles que l’Égypte. La Bible et les sources païennes divergeaient en ce sens que ces dernières croyaient en l’existence réelle de créatures mythologiques, tandis que les auteurs bibliques utilisaient ces termes dans un sens purement figuré et métaphorique. La littérature anglaise du XVIIe siècle et des époques antérieures recourait fréquemment à des allusions mythologiques de la même manière.
Q : Dans Job 41:18, que pourraient signifier ici ces « éclairs de lumière » ?
R : Lorsqu’un crocodile, capable de rester sous l’eau pendant environ cinq minutes, remonte à la surface et expulse l’eau par ses narines, cela peut ressembler à des éclairs de lumière à la lumière du soleil. Les yeux du crocodile brillent, comme ceux des chats et de nombreux reptiles. Le reflet de ses yeux derrière la « fumée » qui s’échappe de ses narines peut donner cette impression. Soit dit en passant, en Égypte, lorsqu’un nouveau pharaon était couronné, il harponnait un hippopotame, et parfois un crocodile (avec l’aide d’autres personnes). Cela symbolisait le contrôle présumé du pharaon sur le chaos.
Q : Dans Job 42, 1-17, les épreuves de Job, tant sur le plan familial que sur le plan de la santé, constituaient-elles une tentation ou une épreuve destinée à forger son caractère ?
R : Examinons d’abord la notion de tentation avant de répondre à cette question. Il existe de nombreux types de tentations : certaines sont de courte durée, d’autres de longue durée ; certaines sont légères, d’autres sont sévères. Chaque épreuve comporte une tentation d’abandon, comme lorsque la femme de Job l’a encouragé à « maudire Dieu et mourir ».
Une épreuve peut forger le caractère, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Une même épreuve peut forger ou détruire le caractère selon les personnes, en fonction de la manière dont elles y réagissent. Mais plutôt que d’écouter sa femme, Job a continué à faire confiance à Dieu, même si ce n’était pas de manière parfaite, et son épreuve a contribué à forger son caractère.
À quoi êtes-vous confronté aujourd’hui ? Cela peut forger votre caractère ou le détruire, « tout dépend de votre confiance ». Comptez-vous sur Dieu pour traverser cette épreuve, ou essayez-vous de vous en sortir seul, sans Dieu ?
Q : Dans Job 42, 1-6, en quoi la réaction de Job était-elle appropriée ?
R : Job a appris à ne plus s’adresser à Dieu comme à un « prince majestueux », comme il l’avait fait en Job 31:37. Dans Job 42:1-6, Job a admis qu’il avait été présomptueux d’accuser Dieu, et il était sincèrement désolé de ce qu’il avait dit. Dieu ne dit pas que chacune des paroles de Job dans le livre de Job était appropriée (en effet, elles ne l’étaient pas), mais que la réponse finale de Job était appropriée.
Q : Dans Job 42, 5, comment Job a-t-il pu voir Dieu et rester en vie, alors que Exode 33, 20 dit que personne ne peut voir Dieu et rester en vie ?
R : Job ne dit pas qu’il a vu Dieu physiquement sous une forme particulière. Il a plutôt fait l’expérience de Dieu d’une manière plus intime qu’auparavant. L’expérience que Job a vécue ici était tout à fait différente des réflexions philosophiques qu’il avait eues auparavant avec ses trois amis. Le chrétien Blaise Pascal a évoqué la différence entre « le Dieu des philosophes et la foi en Dieu vivant qui se fait connaître ».
Q : Dans Job 42,6, qu’est-ce que Job méprisait exactement ?
R : Le mot « moi-même » ne figure pas dans le texte hébreu. Job pourrait signifier qu’il méprise ses paroles antérieures, ou bien qu’il se méprise lui-même pour avoir prononcé ces paroles. Cela pourrait également signifier « je rejette ce que j’ai dit ».
Q : Dans Job 42, 7-8, la colère de Dieu s’est déchaînée contre les trois amis de Job à cause de ce qu’ils avaient dit pour tenter de défendre Dieu. De quelles manières les gens pourraient-ils aujourd’hui s’exprimer pour tenter de défendre Dieu, tout en faisant plus de mal que de bien ?
R : Avec ce verset, le livre passe de la poésie à la prose. Les trois amis de Job avaient accusé ce dernier d’être méchant devant Dieu. Ils pensaient servir Dieu et venir en aide à un homme injuste. Cependant, dans un revirement de situation, Dieu demande à Job d’offrir des sacrifices pour leurs péchés. Dieu appelle Job « mon serviteur Job » à quatre reprises pour insister sur ce point dans Job 42, 7-8.
Q : Dans Job 42, 8-10, quand devrions-nous prier pour que Dieu pardonne aux autres ?
R : Chose curieuse, alors que les amis de Job ne cessaient de lui parler, rien n’indique qu’ils aient jamais prié pour lui. Or, ici, c’est Dieu qui demande à Job de prier pour ses amis. Cinq points à prendre en compte dans la réponse.
1. Dieu a le droit de pardonner ou de ne pas pardonner, de faire preuve de miséricorde ou de la refuser (Romains 9, 11-18).
2. La seule restriction est la limite qu’Il s’est Lui-même fixée en matière de justice.
3. Dieu choisit de pardonner à tous ceux qui viennent à Lui dans la repentance.
4. Cependant, une personne a besoin de la grâce de Dieu ne serait-ce que pour venir à Lui. Dieu choisit d’intervenir pour amener certains à la repentance, tandis que pour d’autres, Il n’intervient pas.
5. Dans les Actes 7, Étienne a prié pour que Dieu pardonne à ceux qui l’avaient tué, et nous devrions nous aussi prier pour que Dieu intervienne avec Sa miséricorde envers les autres.
Q : Dans Job 42, 10, comment les bénédictions de Job ont-elles été doublées, puisqu’il n’avait que dix enfants pour remplacer les dix qu’il avait perdus ?
R : S’il n’y avait pas d’au-delà, cela poserait effectivement un problème légitime. Mais cela met en évidence un point intéressant. Si les dix premiers enfants de Job, mentionnés dans Job 1:2, étaient des croyants, Job aurait vingt enfants au ciel, et ses bénédictions seraient doublées.
Q : Dans Job 42:11, réconfortaient-ils Job pour l’épreuve que Satan lui avait infligée, ou pour celle que Dieu lui avait infligée ? Peut-on dire que c’est Dieu qui a infligé cette épreuve ?
R : Même si Satan était la cause plus directe de l’épreuve de Job, Dieu, d’une manière indirecte, « l’a provoquée » en la permettant. L’essentiel n’était pas l’épreuve elle-même, mais la réaction de Job face à celle-ci. Ce n’est pas comme si Job s’était contenté de dire : « Je veux récupérer ce qui m’appartient ». Au contraire, Job souhaitait s’entretenir avec Dieu, et il en est ressorti avec une vision renouvelée de Dieu. Et ensuite, Dieu lui a rendu tout ce qu’il possédait, mais en double.
Soit dit en passant, il semble que les proches de Job l’aient abandonné, le considérant comme une cause perdue. On ne les a vus nulle part dans le livre jusqu’à présent.
Q : Dans Job 42, 11, de quelle manière Dieu a-t-il fait venir le mal sur Job ?
R : Dieu a fait venir le mal sur Job de deux manières.
Job a subi des calamités physiques, et le mot « mal » en hébreu désigne à la fois les calamités physiques et le mal moral.
Dieu a permis à un être moralement mauvais, Satan, d’opprimer Job. Satan commettait le mal, mais il a dû demander la permission à Dieu, et Dieu la lui a accordée. Dieu n’a Lui-même commis aucun mal moral, mais Il a permis à Satan de mettre Job à l’épreuve.
Q : Dans Job 42, 11-17, quel est le résumé de ce qui est arrivé à Job ?
R : Les amis de Job pensaient que la souffrance avait toujours pour but la discipline, tandis que Job pensait qu’elle visait la destruction. Élihu a déclaré qu’elle pouvait servir à guider. Mais Dieu s’en servait à des fins tout à fait différentes : pour s’opposer à Satan et pour développer la relation de Job avec Lui.
Considérez la situation de Job. Il est sans voix après avoir contemplé la majesté de Dieu, et il se repent des paroles irréfléchies qu’il avait prononcées auparavant. Job souffre toujours physiquement, il a toujours perdu toute sa fortune, mais il se contente désormais que Dieu lui parle. Une fois qu’il a prié pour le pardon de ses trois amis et pour lui-même, Dieu commence véritablement à agir : il double sa fortune, lui redonne le même nombre d’enfants et lui accorde de nombreuses années de vie supplémentaires, puisqu’il vécut encore 140 ans après cela, doublant peut-être ainsi la durée de sa vie. Après que Job eut mieux connu Dieu, personne ne pouvait nier qu’il avait été grandement béni.
En résumé, à travers ces épreuves, Dieu a donné à Job une vision renouvelée de Lui-même. Nous devrions, nous aussi, aspirer à une vision renouvelée de Dieu. Comme le dit Job 13:15a : « Même s’Il me fait mourir, j’espérerai en Lui. » (BSB)
Q : Dans Job 42:15, quelle est la signification du fait que ses filles soient si belles ?
R : Dieu n’a pas seulement béni Job en raison de sa fidélité, mais Il a également béni sa famille grâce à cette même fidélité. De plus, ce verset montre que la beauté physique est une bonne chose.
Q : Dans le livre de Job, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?
Les manuscrits de la mer Morte : (vers 1 av. J.-C.) 4 exemplaires distincts, selon l’ouvrage *Dead Sea Scrolls Today*, p. 30, et le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 436-438. Il s’agit des manuscrits 2Q15, 4Q99, 4Q100 et 4Q101.
Au total, les Manuscrits de la mer Morte ont permis de préserver les 292 versets suivants sur les 1 071 que compte le livre de Job (27,3 %)
Job 3, 5-6 ; 4, 16-21 ; 5, 1-4 ; 8, 15-17 ; 9, 27 ; 13, 4, 19-20, 24-27 ; 14, 4-6, 13-17 ; 17, 14-16 ; 18, 1-4 ; 19:11-19,20 ; 20:1-6 ; 21:2-10,20-27 ; 22:3-9,16-22 ; 23:1-8 ; 24:12-17,24-25 ; 25:1-6 ; 26, 1-2, 10-14 ; 27, 1-4, 11-20 ; 28, 4-13, 20-28 ; 29, 7-16, 24-25 ; 30, 1-4, 13-20, x, 27-31 ; 31, 1 ; 8-16 ; 26-32 ; 4- ; 31, 14-19 ; 31, 20-21 ; 32, 1-3 ; 10-17 ; 32, 3-4 ; 33, 6-16 ; 24-32 ; 33, 10-11 ; 24-26 ; 28-30 ; 33:28-30 ; 34:6-17,24-34 ; 34:28-31 ; 35:5-15,16 ; 36:7-16,23-33 ; 37:1-5,10-19 ; 38:3-13,23-33 ; 39:1-11, 20-29 ; 40:4-14, 23-31 ; 41:15-26 ; 42:1-2, 4-6, 9-12. Pour plus de détails, consultez l’ouvrage *The Meaning of the Dead Sea Scrolls*.
Des traductions en araméen, appelées targums, du livre de Job ont été découvertes parmi les manuscrits de la mer Morte dans la grotte n° 4. *Les manuscrits de la mer Morte aujourd’hui*, p. 32-33, et *Les manuscrits de la mer Morte traduits : les textes de Qumrân en anglais*, 2e éd. Le targum de Job contient de petits fragments tirés de Job 17, 14 à 42, 11, bien que seuls les versets 37, 10 à 42, 11 soient intacts, selon *The Wandering Aramean*, p. 164. De plus, un autre targum de Job a conservé Job 3, 4 et Job 4, 16-5, 4, selon *The Wandering Aramean*, p. 165. Le rouleau 11QtgJob contient les versets 16, 3 ; 18, 23 ; 30, 4, ainsi que d’autres versets.
Théodotion a réalisé une traduction grecque de l’Ancien Testament, qui comprend le livre de Job.
Symmachus et Aquila étaient d’autres Juifs qui ont également réalisé des traductions grecques de l’Ancien Testament, et ils y ont inclus le livre de Job.
Les manuscrits bibliques chrétiens Vaticanus (325-350 apr. J.-C.), Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) et Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.) ont chacun conservé l’intégralité du livre de Job.
Q : Quels auteurs des premiers temps ont fait référence à Job ?
Les auteurs pré-nicéens qui ont cité ou fait allusion à des versets du livre de Job sont les suivants :
Philon le Juif d’Alexandrie (15/20 av. J.-C. – 50 apr. J.-C.) cite Job 14, 4 dans *Sur le changement des noms*, chap. 6 (47), p. 345.
Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite Job 1, 1 sous le titre « Écrit par Job » dans 1 Clément, chap. 17, p. 9.
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) mentionne Job et Zacharie dans *Dialogue avec Tryphon le Juif*, chapitre 103, p. 251.
Méliton/Mélète de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) : « Comme dans Job, lorsqu’il est question du diable : “Il est le commencement des voies du Seigneur.” » (Job 40, 19) Extrait de l’*Oration sur la Passion de notre Seigneur*, fragment 8, p. 761
Théophile d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) cite Job 9, 9 dans Théophile à Autolycos, livre 1, chapitre 6, p. 91. Il ne fait référence à Job nulle part ailleurs.
Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) cite Job 1, 21 comme provenant de Job. Stromates, livre 4, chapitre 25, p. 439
Tertullien (197-220 apr. J.-C.) évoque les épreuves de Job, en le mentionnant nommément. *Sur la patience*, chapitre 14, p. 716
Tertullien (207/208 apr. J.-C.) fait allusion à Job 1, 12. *Cinq livres contre Marcion*, livre 5, chapitre 13, p. 456
Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) cite Job 31, 1 comme provenant de Job dans son Commentaire sur les Proverbes, p. 173
Origène (225-254 apr. J.-C.) : « Dans le dernier (chapitre) également du livre de Job, où le Seigneur s’adresse à Job au milieu de la tempête et des nuages, selon ce qui est rapporté dans le livre qui porte son nom », Origène, Contre Celse, livre 6, chapitre 43, p. 593.
Cypiane, évêque de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.), cite Job en attribuant ces paroles à Job dans les Traités de Cypiane, Traité 12, livre III, 1,14.
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) commente en détail Job 2, 10 et 1, 8 dans les « Traités de Cyrille », traité 7, chapitre 10, p. 471
Firmilien de Césarée à Cyprien (256 apr. J.-C.) « Car la grâce de Dieu est puissante pour associer et unir dans le lien de la charité et de l’unité même ce qui semble être séparé par une distance considérable sur la terre, à l’instar de la manière dont, autrefois déjà, la puissance divine a uni dans le lien de l’unanimité Ézéchiel et Daniel — bien que plus tardifs dans leur époque et séparés d’eux par un long intervalle de temps — à Job et Noé, qui figuraient parmi les premiers ; de sorte que, bien qu’ils fussent séparés par de longues périodes, ils percevaient néanmoins, par inspiration divine, les mêmes vérités. » Lettres de Cyprien, Lettre 74.3, p. 390
Ponce (après 258 apr. J.-C.) « Si Job, glorifié par le témoignage de Dieu, était qualifié de véritable adorateur de Dieu, et d’un homme auquel nul sur terre ne pouvait être comparé, il enseignait que nous devions faire tout ce que Job avait fait auparavant… Lui, méprisant la perte de ses biens, tira un tel avantage de sa vertu ainsi mise à l’épreuve, qu’il n’avait aucune perception des pertes temporelles, pas même de celles qui touchaient à son affection. Ni la pauvreté ni la douleur ne l’ont brisé ; les persuasions de sa femme ne l’ont pas influencé ; les terribles souffrances de son propre corps n’ont pas ébranlé sa fermeté. » La Vie et la Passion de Cyprien, chap. 3, p. 268
Grégoire le Thaumaturge (240-265 apr. J.-C.) fait allusion à Job 20, 20 et 1, 21 dans *Une métaphrase du Livre de l’Ecclésiaste*, chap. 5, p. 12-13
Dionysius d’Alexandrie (246-256 apr. J.-C.) cite une partie de Job 14, 1 comme un passage des Écritures. Extrait des *Livres sur la nature*, fragment 3, p. 86.
Méthode d’Olympe et de Patara (270-311/312 apr. J.-C.) cite Job 38, 14 (Septante) et Job 10, 8 comme provenant de Job dans *Le Banquet des dix vierges*, discours 2, chap. 2, p. 314
Après Nicée
Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.) cite Job 16, 19 « comme l’a dit Job ». *Démonstrations choisies*, chap. 22.10, p. 405
Athanase (367, 325-373 apr. J.-C.) : « Il y a donc, dans l’Ancien Testament, vingt-deux livres au nombre ; car, d’après ce que j’ai entendu, la tradition veut que tel soit le nombre des lettres chez les Hébreux ; leur ordre et leurs noms respectifs sont les suivants. Le premier est la Genèse, puis l’Exode, ensuite le Lévitique, puis les Nombres, et enfin le Deutéronome. Viennent ensuite Josué, fils de Nun, puis les Juges, puis Ruth. Et encore, après ces quatre livres des Rois, dont le premier et le deuxième sont considérés comme un seul livre, de même que le troisième et le quatrième. De même, le premier et le deuxième livre des Chroniques sont considérés comme un seul livre. De même, les livres d’Esdras, le premier et le deuxième, forment un seul livre. Viennent ensuite le livre des Psaumes, puis les Proverbes, ensuite l’Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques. Suit le livre de Job, puis les Prophètes, les douze étant considérés comme un seul livre. Viennent ensuite Ésaïe, qui constitue un seul livre, puis Jérémie avec Baruch, les Lamentations et l’épître, formant un seul livre ; ensuite, Ézéchiel et Daniel, chacun constituant un livre. Voilà ce qui compose l’Ancien Testament. » Athanase, Lettre pascale 39, chap. 4, p. 552.
Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) fait allusion à Job 42, 10. Lettre 3, chap. 24.1, p. 66
Éphraïm (350-378 apr. J.-C.)
Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.)
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.)
Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)
Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.) mentionne Job dans son poème sur les Écritures. Le poème de Grégoire figure (en grec) dans le volume 37 de la Patrologia Graeca de Migne, colonnes 471 à 474 (Carmina Dogmatica, livre 1, section 1, Carmen XII). Pour plus d’informations, consultez http://www.bible-researcher.com/gregory.html.
L'hérétique donatiste Tyconius (après 390 apr. J.-C.)
Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)
Pacien (342-379/82 apr. J.-C.)
Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.)
Didyme l’aveugle (398 apr. J.-C.) paraphrase Job 1, 7-12 ; 2, 2-6 sous le titre « le livre de Job » ; Commentaire sur Zacharie 3, p. 68-69
Livre syriaque des Étapes (350-400 apr. J.-C.)
Rufin (374-406 apr. J.-C.)
Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, le Pentateuque, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel et les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras, Néhémie, Lettre 53, chapitres 7 et 8, pages 99 à 101.
Concile de Carthage (218 évêques) (393-419 apr. J.-C.)
Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) était obsédé par le chiffre 22. Il classe les 22 (!) livres de l’Ancien Testament dans l’ordre suivant : le Pentateuque (5), Josué, Job, les Juges, Ruth, les Psaumes, les Chroniques (2), les Rois (4), les Proverbes, l’Ecclésiaste, le Cantique [Cantique des Cantiques], les Douze prophètes, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esdras (2), Esther. Le Livre des Lamentations ne s’inscrivait pas dans son système artificiel ; il l’a donc placé à la fin. Ce sont là les 39 livres dont nous disposons aujourd’hui.
Jean Chrysostome (-407 apr. J.-C.) fait référence à Job 2, 9 dans son ouvrage « Job, vol. 9 : Concernant les statues », homélie 4.5, p. 366, et 4.10, p. 369
Orose/Hosius de Braga (414-418 apr. J.-C.) fait référence à Job 1, 7 dans son ouvrage intitulé « Défense contre les pélagiens », chapitre 20, p. 143
L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.)
Augustin d’Hippone (338-430 apr. J.-C.) fait référence à Job 34, 30 en le qualifiant d’« écrit dans le livre de Job ». *De la nature du bien*, *Contre les manichéens*, chap. 32, vol. 4, p. 358
Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.)
Q : Dans le livre de Job, dans quelle mesure le texte massorétique diffère-t-il des targums araméens figurant parmi les manuscrits de la mer Morte ?
Ils sont très proches. Voici un targum (paraphrase) de Job 42, 9-12 tiré de la colonne 38 du 11Q10. La traduction est tirée de l’édition d’étude des Manuscrits de la Mer Morte, volume 2, p. 1201. « [le Shuhite et Zophar le Naamathite] firent ce que Dieu leur avait dit ; et Dieu entendit la voix de Job et leur pardonna leurs péchés à cause de lui. Et Dieu se tourna vers Job avec miséricorde et lui donna le double de tout ce qu’il avait possédé. Alors vinrent vers Job tous ses amis, tous ses frères et tous ses connaissances ; ils mangèrent du pain avec lui dans sa maison et le consolèrent de tout le mal que Dieu avait fait venir sur lui. Et chacun lui offrit une brebis (une femelle de mouton) et chacun un anneau d’or. Espace vide. Et Dieu bénit J[o]b à la fin […] »
Notez que le texte massorétique mentionne une pièce d’argent au lieu d’une brebis.
Q : Dans le livre de Job, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?
Dans l’ensemble, le grec semble proche de l’hébreu. La principale exception est que le plus ancien exemplaire de la Septante de Job est plus court d’un sixième. Voici quelques-unes des différences de traduction tirées du chapitre 1. La première phrase est la traduction hébraïque, la seconde est la version de la Septante.
Job 1:3 « plus grand que tous les fils de l’Orient » contre « noble de l’Orient »
Job 1:6 « fils de Dieu » vs « anges »
Job 1:6, 7, 12 : « Satan » contre « le diable » à quatre reprises
Job 1:10 « et ses biens se sont multipliés dans le pays » contre « a multiplié son bétail sur la terre »
Job 1:11 « ne maudissez pas » contre « bénissez »
Job 1:13 « mangeant et buvant » contre « buvant »
Job 1:15 « les Sabéens » contre « les pillards »
Job 1:16 « Le feu de Dieu est tombé » contre « Un feu est tombé du ciel » (dans les deux cas, il s’agit de la foudre)
Job 1:16 « de jeunes gens » vs « des bergers »
Job 1:17 « Chaldéens » vs « cavaliers »
Job 1:18 « boire du vin » vs « boire »
Job 1:19 « de l’autre côté du désert » contre « du désert »
Job 1:19 « de jeunes hommes » vs « vos enfants »
Job 1:22 « vous accuser à tort » vs « vous imputer la folie »
Job 2:11 « Élifaz, roi des Thémanites, Bildad, souverain des Souchéens, Zophar, roi des Minéens »
Job 3:4 « jour » (hébreu et Alexandrinus) vs « nuit » (Septante)
Job 3:6 « se réjouir » vs « être uni » (Septante, syriaque, targums, Vulgate)
Job 5:5 « On le leur enlève même parmi les épines, et un piège s’empare de leurs biens. » (textes massorétiques) contre « Ils ne seront pas enlevés par les méchants. La puissance les en détournera » (Septante) contre « Et l’homme armé s’en emparera par la violence. Et ceux qui ont soif boiront leurs richesses » (Aquila, Symmachus, syriaque, Vulgate)
Job 7:20 « Je suis un fardeau pour moi-même. » (Texte massorétique, Targums, Vulgate) vs. « Suis-je un fardeau pour vous ? » (Dans ce cas, la Septante conserve très probablement la lecture la plus ancienne, et le texte massorétique a été modifié pour supprimer ce qui était considéré comme blasphématoire. Nous le savons grâce à une note de scribe, ou Tiqqune sopherim, qui a été conservée.)
Job 8:14a « Ce en quoi il place sa confiance est fragile » (TM) vs. « Car sa maison sera inhabitée » (Septante) vs. « Dont la confiance sera anéantie » (syriaque)
Job 9:19 « moi » contre « lui » (Septante, syriaque, Vulgate)
Job 10:8 « de toutes parts ; pourtant, Vous me détruisez » vs. « ensuite, Vous avez changé et Vous m’avez frappé » (Septante, syriaque)
Job 10, 20 « Mes jours ne sont-ils pas peu nombreux ? Alors cessez, et » contre « Les jours de ma vie ne sont-ils pas peu nombreux ? » (Septante, syriaque)
Job 13:14 (question) vs. (affirmation)
Job 14:3 « Vous le ferez venir. » vs. « Le ferez-vous venir ? » (Septante, Vulgate, syriaque)
Job 14:10 « Où est-il ? » vs. « Il n’est plus »
Job 14:16 « nombre » vs. « compté » (Septante) vs. « non compté » (syriaque)
Job 15:23a « nourriture pour les vautours » (‘ayyay) (TM) vs. « où (‘ayyeh) est-elle ? » (Septante) vs. « Il s’enfuit à cause de la menace du jugement » (syriaque)
Job 16:3 « Les paroles vaines auront-elles une fin ? Ou qu’est-ce qui vous pousse à répondre ? » vs « Quoi ! Y a-t-il une raison dans les paroles vaines ? Ou qu’est-ce qui vous empêchera de répondre ? »
Job 17:10 « tous » (de nombreux textes massorétiques, targums) vs. « vous tous » (certains textes massorétiques, Septante, syriaque, Vulgate)
Job 18:3 « Jusqu’à quand tiendrez-vous la perversion pour des paroles ? » vs « Combien de temps continuerez-vous ainsi ? »
Job 19:20 « en moi » (la plupart des textes massorétiques) vs « en lui » (de nombreux textes massorétiques, la Septante et la Vulgate)
Job 19:28 « en moi » (de nombreux textes massorétiques) contre « en lui » (certains textes massorétiques, la Septante, la version de Théodotion, la Vulgate)
Job 21:24 « seaux » vs « entrailles » (Septante, Vulgate) vs « flancs » (syriaque) vs « seins » (Targums) (Apparemment, les spécialistes modernes ne sont pas les seuls à avoir eu des difficultés avec ce mot !)
Job 21:28 « la tente, la demeure » (textes massorétiques) contre « la couverture des tabernacles » (Septante) contre « la demeure » (Vulgate)
Job 22:8 (absent) contre « Et vous dites » (Targum de Job des manuscrits de la mer Morte)
Job 22:8 « si sombre » vs « lumière »
Job 22:9 « ont été écrasés » contre « vous avez écrasé » (Septante, syriaque, targums, Vulgate)
Job 22:17 « à eux » contre « à nous » (Septante, syriaque, targum des manuscrits de la mer Morte)
Job 22:30 « celui qui n’est pas innocent » contre « l’innocent »
Job 23:2 « rebelle » (textes massorétiques) vs. « hors de ma portée » (Septante) vs. « amer » (syriaque, targums, Vulgate)
Job 23:2 « la main sur moi » (textes massorétiques, targums, Vulgate) contre « sa main » (Septante et syriaque)
Job 23:9 « il se détourne » contre « je me détourne » (Septante, syriaque)
Job 23:12 « mis à l’écart de » vs « mis à l’écart dans » (Septante, Vulgate)
Job 24:2 « ils [les méchants] » contre « les méchants »
Job 24:21 « Il maltraite » contre « il n’a pas bien traité… »
Job 24:24 « comme tous les autres » vs « comme la mauve »
Job 25:3 « sa lumière » vs « son piège / son embuscade » (Il se peut que les traducteurs de la Septante aient lu le mot hébreu « orebo » au lieu du mot « orehu ».)
Job 26:5 « esprits disparus » vs « géants »
Job 27:19 « il n’est plus » (textes massorétiques, targums) vs. « Mais n’ajoutera rien » (Septante, syriaque) vs. « Mais n’enlèvera rien » (Vulgate)
Job 28:11 « retient / lie » contre « explore / sonde » (Septante, Aquila et Vulgate)
Job 28:13 « son prix » contre « le chemin qui y mène »
Job 29:6 « la colère » vs « le rocher » (quelques textes massorétiques)
Job 30:11 « ma corde d’arc » (texte massorétique, syriaque, Targum) contre « Sa corde d’arc » (Septante, Vulgate)
Job 30:18 « mon vêtement est défiguré » (texte massorétique, traduction littérale de Green) contre « devient pour moi comme un vêtement » (texte massorétique), contre « s’empare de mon vêtement / saisit mes habits » (Septante)
Job 31:32 « vers la route » (texte massorétique) contre « vers le voyageur » (Septante, syriaque, Targum, Vulgate)
Job 32:1 « à ses propres yeux » contre « à leurs yeux » (Septante, Symmachus et syriaque)
Job 32:3 « l’a condamné » vs. « a condamné Job, et a ainsi condamné Dieu » (une ancienne tradition des scribes hébreux)
Job 32:9 « nombreux » contre « anciens » (Septante, syriaque, Vulgate)
Job 33:30 « pour être illuminé par la lumière de la vie » contre « afin que ma vie le loue dans la lumière » (Septante traduite par Lancelot) contre « afin qu’ils voient la lumière de la vie » (Septante)
Job 34:6 « Je suis considéré comme un menteur » vs « il [Dieu] ment »
Job 39:13 « autruche » vs « des ravis (= paon) » (La Septante mentionne l’autruche partout ailleurs dans le livre de Job.)
Job 39:19 « avec une crinière » contre « avec terreur »
Job 39:21 « ils creusent » contre « il gratte » (Septante, syriaque, Vulgate)
Job 41:6 « marchands » contre « Phéniciens »
Job 41:7 « Pouvez-vous remplir sa peau de fers barbelés [harpons], ou sa tête de lances de pêche ? » contre « Et tous les navires réunis ne pourraient supporter la simple peau de sa queue ; ils ne pourraient pas non plus transporter sa tête dans des bateaux de pêche »
Job 41:9 « l’un est terrassé / accablé » vs « les dieux ont accablé » (Symmachus, syriaque)
Job 41:9 « Tout espoir de le dompter » contre « votre espoir » (un texte massorétique)
Job 41:11 « que je rendrai » vs « et serai en sécurité »
Job 41:22 « faiblesse ou consternation » (les spécialistes ne sont pas certains de la signification du mot hébreu) contre « destruction »
Job 42:11 « une pièce d’argent » (textes massorétiques et Symmachus) contre « un agneau » (Septante) (La traduction de la Septante par Lancelot comporte une note de bas de page indiquant qu’il pourrait s’agir d’une pièce de monnaie frappée d’un agneau.) (Le rabbin Akiba et Qimchi affirment que cela fait référence à de l’argent.)
Job 42:16 « 140 ans » (texte massorétique) contre « 240 ans » (Septante) contre « 248 ans » (manuscrit d’Alexandrie)
Job 42:17 « comblé de jours » (textes massorétiques et version d’Aquila (126 apr. J.-C.)) contre « comblé de jours : et il est écrit qu’il ressuscitera avec ceux que le Seigneur ressuscite » (Septante et Théodotion)
Job 42:17+ (absent) contre « Cet homme est décrit dans le livre syriaque comme vivant au pays d’Ausis, aux confins de l’Idumée et de l’Arabie ; son nom était auparavant Jobab ; et, ayant pris pour épouse une Arabe, il engendra un fils dont le nom était Ennon. Quant à lui, il était le fils de son père Zare, l’un des fils d’Ésaü, et de sa mère Bosorrha, de sorte qu’il était le cinquième descendant d’Abraham. Et voici les rois qui régnèrent sur Édom, pays sur lequel il régnait également : d’abord Balak, fils de Beor (Semphor dans l’Alexandrinus), et le nom de sa ville était Dennaba ; puis, après Balac, Jobab, que l’on appelle Job ; après lui, Asom, qui était gouverneur du pays de Thaeman ; puis Adad, fils de Barad, qui détruisit Madiam dans la plaine de Moab ; et le nom de sa ville était Gethaïm. Et ses amis qui vinrent le voir étaient Éliphaz, de la descendance d’Ésaü, roi des Thaémanites, Baldad, souverain des Sauchéens, et Sophar, roi des Minéens. »
Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de l’ouvrage de Jay P. Green intitulé *Literal Translation*, et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée *The Septuagint : Greek and English*. Le *Commentaire biblique de l’Expositor* ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB 1995, NIV 1985, NKJV et NRSV ont également été utilisés.