Q : Dans l’Exode, comment sait-on que le Livre de l’Exode doit figurer dans la Bible ?
R : Entre autres raisons, parce que Jésus et tant d’autres personnages de la Bible ont authentifié l’Ancien Testament et ont fait référence à ce livre de la Torah en tant qu’Écriture. Pour approfondir le sujet, veuillez vous reporter aux questions à la fin de cette section concernant les auteurs juifs et les premiers chrétiens qui ont fait référence à l’Exode. Voir également les questions sur Matthieu 22:32 et Luc 2:23.
Q : En quoi réside l’intérêt du Livre de l’Exode ?
R : L’Exode est un livre à lire et à vivre, et non pas uniquement destiné à l’apprentissage de faits. Si l’Exode et le Deutéronome présentent tous deux les Dix Commandements, l’Exode est unique par ce qu’il nous raconte au sujet des plaies et de la délivrance d’Égypte. Il ne s’agit pas seulement d’histoires intéressantes ; elles révèlent le caractère de Dieu et la manière dont Il agit auprès de Son peuple. Dieu ne délivre pas Son peuple des moments difficiles, mais Il le fait passer à travers ces moments difficiles. Dieu a utilisé des moyens naturels (les sages-femmes), des moyens naturels dotés d’une intensité surnaturelle (certaines des plaies), ainsi que des moyens surnaturels (la séparation de la mer Rouge au moment opportun) pour délivrer Son peuple.
L’Exode montre comment Dieu interagit individuellement avec Moïse et Aaron, et même avec le pharaon. Dieu s’est montré très patient face à l’hésitation de Moïse quant à son rôle de dirigeant, mais Il s’est également montré « sévère » lorsque Moïse a perdu son sang-froid devant tous les Israélites.
Les événements de l’Exode ont joué un rôle déterminant dans la définition de l’identité d’Israël en tant que peuple élu de Dieu. Ils sont restés unis dans les moments difficiles, ont connu une grande délivrance et de grandes bénédictions, mais surtout, ils ont vu Dieu à l’œuvre dans leur vie tout au long de ces épreuves.
Sans l’Exode, nous n’aurions aucune idée de ce qu’est la Pâque et nous passerions à côté d’une grande partie de la typologie de la Cène du Seigneur. Tout comme les Israélites ont été épargnés de la destruction grâce au sang de l’agneau, nous sommes nous aussi épargnés de la destruction par le sang de l’Agneau, qui enlève les péchés du monde.
Q : Dans l’Exode, quelles sont les différentes façons d’appréhender ce livre ?
R : Le Livre de l’Exode est profond et peut être compris et étudié à de nombreux niveaux différents.
1) Outre le fait qu’il renforce globalement notre foi, l’Exode élucide quelques petits mystères, tels que la raison pour laquelle il y avait tant de traces sémitiques en Égypte avant qu’elles ne disparaissent, puis pourquoi Thoutmôsis IV est devenu pharaon alors qu’il avait indiqué ne pas être le premier dans l’ordre de succession, et qui étaient ces « Habiru déchaînés » qui ont par la suite détruit certaines villes cananéennes.
2) Il s’agit d’un récit historique précis de l’histoire des Israélites, et de la manière dont ils sont passés du statut de clan à celui de nation.
3) C’est un livre sur Dieu, qui révèle Son caractère dans la manière dont Il agit envers l’humanité. Il montre comment Il a combiné des moyens à la fois naturels et surnaturels pour agir dans l’histoire et traiter avec Son peuple et ses oppresseurs.
4) C’est un livre de la loi, qui expose ce que Dieu a ordonné à Son peuple d’observer.
5) À l’instar du livre de Néhémie, c’est un ouvrage sur le leadership pieux, illustrant comment un seul homme, avec l’aide de Dieu, a pu vaincre une armée et diriger avec succès un si grand nombre de personnes pendant 47 ans.
6) C’est un livre destiné à tout le peuple de Dieu, afin que nous puissions, nous aussi, être encouragés par la certitude que Dieu nous délivrera, que nous puissions, nous aussi, faire l’expérience d’une rencontre avec Lui, et que Dieu puisse établir Sa demeure dans le tabernacle de nos cœurs.
7) C’est un livre de modèles (Exode 25:40), qui traite de la délivrance, de la rencontre avec Dieu, d’une vie d’adoration, ainsi que de ce qui plaît et déplaît à Dieu.
Q : Dans l’Exode, quel est le plan général du livre ?
R : Comme il existe différentes façons d’aborder l’Exode, les commentaires proposent des plans assez variés. Voici un plan général.
I. L’esclavage en Égypte (Ex 1-14)
A. Le chemin vers Pharaon (Ex 1-4)
1. L’asservissement d’Israël (Ex 1)
2. Le danger qui menace Moïse (Ex 2)
3. L’appel de Dieu (Ex 3, 4)
B. La délivrance – « Laisse partir mon peuple » (Ex 5-14)
1. Deux confrontations (Ex 5-7, 13)
2. 1re plaie – Le sang (Ex 7, 14-25)
3. Deuxième plaie – Les grenouilles (Ex 8, 1-15)
4. Troisième plaie – Les poux (Ex 8, 16-19)
5. Quatrième plaie – Les mouches (Ex 8, 20-32)
6. Cinquième plaie : la mort du bétail (Ex 9, 1-7)
7. 6e plaie – Les furoncles (Ex 9, 8-12)
8. Septième plaie : la grêle et le feu (Ex 9, 13-35)
9. 8e plaie – Les sauterelles (Ex 10, 1-20)
10. 9e plaie – Ténèbres pendant trois jours (Ex 10, 21-29)
11. Dixième plaie : les premiers-nés et la Pâque (Ex 11, 1-12, 30)
12. La traversée de la mer Rouge (Ex 12, 31-14, 31)
II. La vie dans le désert (Ex 15-40)
A. Vers le Sinaï : un voyage marqué par la confiance en Dieu (Ex 15, 1-18, 27)
1. Le cantique de Miriam – se souvenir de la délivrance de Dieu (Ex 15, 1-21)
2. Mara et Élim : Dieu pourvoira-t-il dans cette terre aride ? (Ex 15, 22-27)
3. La manne et les cailles – Dieu pourvoira-t-il à leur subsistance dans ce lieu aride ? (Ex 16)
4. Massa – l’échec à une épreuve de foi (Ex 17, 1-7)
5. Les Amalécites – Dieu vous protégera-t-il ? (Ex 17, 8-15)
6. « Je peux tout faire tout seul » – d’autres attitudes à changer (Ex 18)
B. Rencontre avec Dieu au Sinaï (Ex 19-24)
1. Faire l’expérience de Dieu (Ex 19)
2. Les 10 commandements, les autels, l’interdiction des idoles (Ex 20)
3. Lois civiles (Ex 21-23, 10)
4. Les sabbats et les fêtes (Ex 23, 11-19)
5. La promesse de Dieu en échange de l’obéissance (Ex 23, 20-33)
6. Le repas avec Dieu (Ex 24)
C. Le culte au Tabernacle – Se préparer à l’arrivée de Dieu parmi vous
1. Approfondir notre compréhension
a. Les matériaux : offrir à Dieu (Ex 25, 1-9)
b. L’arche – le lieu de rencontre avec Dieu (Ex 25, 10-22)
c. La présence de Dieu à table (Ex 25, 23-30)
d. Le chandelier – la lumière de Dieu dans nos vies (Ex 25, 31-40)
e. Le Tabernacle – une intimité personnelle avec Dieu (Ex 26)
f. L’autel des holocaustes – renoncer à certaines choses pour Dieu (Ex 27, 1-8)
g. La cour du Tabernacle – se rassembler pour Dieu (Ex 27, 9-19)
h. Ne laissez jamais votre culte manquer d’huile (Ex 27, 20-21)
2. Se mettre à part
a. Les vêtements des prêtres de Dieu (Ex 28)
b. La consécration des prêtres de Dieu (Ex 29)
3. Le rôle des prêtres
a. L’autel des parfums : vos prières sont-elles d’un parfum agréable ? (Ex 30, 1-10)
b. N’oubliez jamais que nous avons été rachetés à un prix (Ex 30, 11-16)
c. Les bassins – notre besoin de nous laver quotidiennement (Ex 30, 17-21)
d. L’huile d’onction (Ex 30, 22-33)
e. L’encens (Ex 30, 34-38)
f. Les artisans (Ex 31, 1-11)
g. Le signe de l’observance du sabbat (Ex 31, 12-18)
D. Rébellion, repentance et restauration (Ex 32-33)
1. Le veau d’or – comment ont-ils pu faire cela ? Pourrions-nous en faire autant ? (Ex 32)
2. La restauration – en sommes-nous capables ? (Ex 33)
3. L’obéissance et la rencontre renouvelée (Ex 34)
E. Reprise du culte au Tabernacle après la repentance (Ex 35, 1-39, 43)
F. Dieu parmi vous – comment votre tabernacle est-il aménagé ? (Ex 40)
1. Se préparer à accueillir Dieu (Ex 40, 1-33)
2. Dieu vient dans sa gloire (Ex 40, 34-38)
Q : Dans l’Exode, qui a été le premier à répondre à des questions sur l’Exode ?
R : À ma connaissance, la première personne à avoir rédigé des réponses aux questions sur l’Exode fut Philon, un Juif hellénistique d’Alexandrie, qui vécut entre environ 20 av. J.-C. et 50 apr. J.-C. Malheureusement, seuls quelques fragments de son ouvrage sur l’Exode nous sont parvenus aujourd’hui.
Q : Dans Ex 1, comment a-t-il pu y avoir autant de monde en 430 ans ?
R : Pour la réponse, voir la discussion sur Nombres 1.
Q : Dans Exode 1, pourquoi un Dieu d’amour permettrait-il aux Hébreux d’être esclaves pendant 400 ans ?
R : La durée d’une vie humaine, voire 400 ans, n’est qu’un bref instant comparée à la vie éternelle au Paradis. Dieu permet à Son peuple de souffrir sur terre, même de souffrances injustes, car il ne s’agit là que d’une phase temporaire, et Dieu nous récompensera au Paradis.
Cependant, non seulement Dieu a-t-Il permis cela, mais cela a peut-être même constitué une grande bénédiction pour les Israélites. De nombreuses batailles ont eu lieu en Canaan à cette époque : en voici quelques-unes :
1500 av. J.-C. | L’Égypte détruit Debir, Hatsor, Jéricho et d’autres villes de Palestine |
1485 av. J.-C. | Thoutmôsis III d’Égypte s’empare d’Arvad en Phénicie |
1483-1437 av. J.-C. | Thoutmôsis III d'Égypte : 17 campagnes — le Napoléon de l'Égypte |
1483/1468 av. J.-C. | À Meguiddo, Thoutmôsis III bat les Cananéens |
vers 1454 av. J.-C. | Qadès se révolte contre l’Égypte |
En tant qu’esclaves en Égypte et bergers que les Égyptiens détestaient, les Israélites ne risquaient pas d’être assimilés par les Égyptiens. L’ouvrage « 735 questions bibliques déroutantes auxquelles on répond » (p. 49) l’explique bien : « Souvent, les épreuves qui semblent les plus douloureuses dans nos vies sont en réalité des bénédictions déguisées de Dieu, que l’on ne reconnaît comme telles que lorsque le temps qui passe dévoile le dessein que Dieu avait en tête. »
Q : Dans Exode 1, 7-8, quel âge avait Miriam ?
R : Nous ne le savons pas, mais elle était apparemment assez âgée pour s’occuper du bébé, tout en étant trop jeune pour devoir travailler. Elle avait peut-être entre 8 et 12 ans de plus que Moïse.
Q : Dans Exode 1, 8, quelle était la place des souverains hyksos d’un point de vue archéologique ?
R : Les Hyksos étaient un peuple du Moyen-Orient qui a conquis l’Égypte grâce à la supériorité de leurs chars, entre 1760 et 1640 av. J.-C. Ils ont régné sur l’Égypte pendant un certain temps, puis ont été progressivement chassés entre 1573/55 et 1540 av. J.-C. Lorsque Jacob et sa famille ont émigré en Égypte, les Égyptiens au pouvoir appartenaient à une époque antérieure à celle des Hyksos, d’après Genèse 46, 34 et 43, 32.
Genèse 46, 34 indique que les Égyptiens ne fréquentaient pas les bergers, et les Hyksos étaient appelés « rois bergers ».
Genèse 43, 32 précise que ces Égyptiens ne mangeaient pas avec les Hébreux [asiatiques].
Ainsi, si les Hyksos ne pouvaient pas être les dirigeants égyptiens au moment où la famille de Jacob est arrivée en Égypte, le « nouveau pharaon » se serait méfié de ceux qui occupaient des postes élevés sous le pharaon précédent. De plus, lorsque les Hyksos ont été chassés, les Égyptiens de souche auraient pu continuer à se méfier des Asiatiques non égyptiens, tels que les Hébreux.
Q : Dans Exode 1, 8-10, en bref, est-il vrai qu’il n’existe aucune preuve archéologique attestant que les Israélites aient séjourné en Égypte, comme l’a affirmé un athée (Capella) ?
R : Non, les preuves sont nombreuses. Non seulement il existe des références aux « Habiru », mais le papyrus Brooklyn 35.1446 présente de nombreux exemples d’Asiatiques ayant reçu des noms égyptiens. Certains de ces Asiatiques sont issus des tribus d’Issachar et d’Aser. Voir également la question suivante pour une réponse plus détaillée, ainsi que l’analyse d’Exode 11, 5-12, 30 pour plus d’informations.
Q : Dans Ex 1, 8-10, des auteurs païens antérieurs au christianisme ont-ils mentionné Moïse ?
R : D’une part, Origène (225-254 apr. J.-C.) affirme que non dans son Commentaire sur le Cantique des Cantiques, première homélie, p. 273, et la note de bas de page n° 37 du traducteur va dans ce sens. (Ancient Christian Writers, vol. 26.) Cependant, Jules Africain (235-245 apr. J.-C.) affirme le contraire. Il écrit : « Polémos, par exemple, dans le premier livre de son Histoire grecque, dit : “À l’époque d’Apius, fils de Phoronée, une partie de l’armée égyptienne quitta l’Égypte et s’installa en Palestine, dite syrienne, non loin de l’Arabie : il s’agit manifestement de ceux qui accompagnaient Moïse.” Et Apion, fils de Poséidonius, le plus assidu des grammairiens, dans son ouvrage Contre les Juifs et dans le quatrième livre de son Histoire, affirme qu’à l’époque d’Inacos, roi d’Argos, alors qu’Amosis régnait sur l’Égypte, les Juifs se révoltèrent sous la conduite de Moïse. Hérodote fait également mention de cette révolte et d’Amosis dans son deuxième livre, ainsi que, d’une certaine manière, des Juifs eux-mêmes, qu’il compte parmi les circoncis et qu’il appelle les Assyriens de Palestine, peut-être en raison d’Abraham. Et Ptolémée de Mendès, qui relate l’histoire des Égyptiens depuis les temps les plus reculés, donne le même récit de toutes ces choses ; de sorte qu’entre eux, en général, il n’y a pas de différence digne d’être mentionnée dans la chronologie. » Les Pères anténicéens, volume 6, Jules Africain, fragment 13, p. 124.
Q : Dans Exode 1, 8-10, en dehors de la Bible, existe-t-il des preuves que les Israélites aient été réduits en esclavage en Égypte ou qu’ils en soient sortis ?
R : Certains « spécialistes » critiques continuent de croire à la théorie dépassée selon laquelle il n’existerait aucune preuve de la présence des Israélites en Égypte ni de leur sortie de ce pays. Peut-être devraient-ils lire « l’écriture sur le mur ». Une peinture murale de la tombe de Khnumhotep (1892 av. J.-C.) à Beni Hasan, en Égypte, représente 37 « Asiatiques », c’est-à-dire des personnes non égyptiennes originaires du Moyen-Orient. Ils avaient les cheveux noirs, des barbes pointues, de longues capes multicolores, des arcs et des bâtons de lancer.
Des chercheurs chrétiens, dans le *Wycliffe Dictionary of Biblical Archaeology*, le *The Expositor’s Bible Commentary* et d’autres ouvrages, ont rassemblé de nombreuses preuves attestant de la présence des Israélites en Égypte. Non seulement les chercheurs chrétiens enseignent que les Israélites se trouvaient en Égypte entre environ 1875 et 1445 av. J.-C., mais un archéologue laïc, David M. Rohl, dans son ouvrage *Pharaohs and Kings : A Biblical Quest* (Crown Publishers, 1995), présente également des preuves qui corroborent la sortie des Israélites d’Égypte. Voici une liste des « dix principaux » faits qui étayent la sortie des Israélites d’Égypte.
10. Des squelettes de moutons asiatiques à poils longs ont montré qu’ils sont apparus pour la première fois dans la région du delta du Nil, en Égypte, à l’époque de Joseph (1900-1800 av. J.-C.). Le nom égyptien de Joseph, « Zaphenath-Paneah », était probablement « Zat-en-aph » (celui qui est appelé) et « Ipiankhu » (Ipu est vivant). Le nom Ipiankhu et ses variantes étaient courants à l’époque de Joseph, mais peu fréquents avant ou après. De nombreux autres noms hébreux figurent sur un papyrus égyptien conservé au Brooklyn Museum (35.1446). Sous le pharaon Sobekhotep III (vers 1540 av. J.-C.), un grand nombre d’esclaves furent transférés dans la région de Thèbes. Sur les 95 noms recensés, plus de 50 % appartenaient à des Asiatiques, et leurs noms égyptiens figuraient à côté. Bon nombre de ces noms égyptiens comportent « celui/celle qui s’appelle » comme première partie du nom. Certaines de ces personnes étaient spécifiquement identifiées comme appartenant aux tribus d’Issachar et d’Asher.
Par ailleurs, on trouve parmi les noms hébreux ceux de Menahem et de Shiphrah. Cela s’est toutefois passé cent ans avant la Shiphrah mentionnée dans l’Exode 1. Walter Kaiser, dans *A History of Israel* (p. 84) et *The Expositor’s Bible Commentary* (tome 2, p. 307), mentionne que, parmi ces deux noms sémitiques, Shiphrah provient probablement de *Sp-ra* (la belle), et que le nom Puah est sans doute dérivé du mot ougaritique « *Pgt* », signifiant « fille » ou « la splendide ».
De plus, le papyrus de Leyde n° 348 donne l’ordre de « distribuer des rations de céréales aux soldats et aux « Apiru » qui transportent des pierres vers le grand pylône de Ramsès ». Les « Apiru » étaient probablement les Hébreux.
9. Le fait qu’un commandant en second non égyptien soit en poste relevait du bon sens. Si Joseph avait tenté de se rebeller, les Égyptiens ne l’auraient pas suivi. Il est rapporté que des Cananéens, tels que Meri-Ra et Ben-Mat-Ana, occupaient des postes élevés à la cour égyptienne. Un Sémite nommé Yanhamu était l’adjoint d’Amenhotep III, en poste à Gaza.
8. Des briques ont été utilisées pour construire certaines villes égyptiennes, telles que Pithom. À Pithom, on a découvert des briques fabriquées avec de la paille au niveau le plus bas. Au niveau intermédiaire, les briques ne contenaient que du chaume. Au niveau supérieur, les archéologues ont constaté que les briques étaient fabriquées sans aucun liant. La tombe d’un noble égyptien nommé Rekhmere / Rek-mi-Re, à Thèbes, datant du XVe siècle av. J.-C., comporte une peinture représentant des esclaves fabriquant des briques.
7. Des indices laissaient supposer qu’une catastrophe majeure s’était produite, comme en témoignait le grand nombre de corps enterrés à la hâte. Cependant, ce nombre élevé de décès ne permet ni de prouver ni de réfuter l’hypothèse selon laquelle cet événement aurait été provoqué par un phénomène soudain survenu du jour au lendemain.
Par ailleurs, Tacite, dans le livre V de ses « Histoires », énumère diverses hypothèses selon lesquelles les Juifs seraient originaires de Crète, d’Égypte, d’Éthiopie ou encore d’Assyrie, puis relate un récit intéressant. « La plupart des auteurs s’accordent toutefois à affirmer qu’une fois qu’une maladie, qui défigurait horriblement le corps, se fut déclarée en Égypte, le roi Bocchoris, cherchant un remède, consulta l’oracle d’Hammon, qui lui ordonna de purifier son royaume et de déporter vers une terre étrangère cette race détestée des dieux. Ces personnes, qui avaient été rassemblées au terme de recherches minutieuses, se retrouvant abandonnées dans un désert, restèrent pour la plupart prostrées dans un état de stupeur et de chagrin, jusqu’à ce que l’un des exilés, du nom de Moïse, les avertît de ne chercher aucun secours ni auprès de Dieu ni auprès des hommes, puisqu’ils étaient abandonnés par les uns et par les autres, mais de ne compter que sur eux-mêmes, en prenant pour chef envoyé par le ciel celui qui les aiderait le premier à se libérer de leur misère actuelle… Moïse, désireux d’assurer pour l’avenir son autorité sur la nation, leur donna une forme de culte inédite, opposée à tout ce qui est pratiqué par les autres peuples. … Ils tuent le bélier, apparemment pour se moquer d’Amon, et ils sacrifient le bœuf, car les Égyptiens l’adorent sous le nom d’Apis. » (Citation tirée des Annales et des Histoires de P. Cornelius Tacite, Encyclopedia Britannica, Inc., 1952.)
6. Un texte égyptien datant d’environ 1350 av. J.-C. décrit un étrange événement antérieur : « Le soleil est voilé et ne brille pas aux yeux des hommes. La vie n’est plus possible lorsque le soleil est dissimulé derrière les nuages. Râ [le dieu] a détourné son visage de l’humanité. Si seulement il pouvait briller ne serait-ce qu’une heure ! Personne ne sait quand c’est midi. On ne distingue plus son ombre. Le soleil dans les cieux ressemble à la lune… » Cela pourrait faire référence à l’obscurité qui régnait sur le pays. Cela ne fait probablement pas référence à l’éruption du volcan de l’île de Théra, car celle-ci s’est produite environ 200 ans plus tôt. (Extrait du papyrus d’Ipuwer).
5. Le pharaon Thoutmôsis IV n’était apparemment pas le fils aîné. Sur la stèle du rêve de Thoutmôsis IV (1421-1410 av. J.-C.), découverte entre les pattes avant du Sphinx de Gizeh, le dieu Harmakhis promit à Thoutmôsis une aide particulière pour devenir le prochain pharaon, en échange du déblayage du sable qui s’était accumulé contre le Sphinx. Il n’aurait probablement pas eu besoin d’une aide particulière s’il avait été le premier dans l’ordre de succession de son père Aménophis II (1450/1447-1401/1385). Walter Kaiser, dans *A History of Israel*, p. 90, indique que le frère aîné de Thoutmôsis IV s’appelait Webensenu. Webensenu a été inhumé dans la tombe royale, et c’est probablement lui qui est mort lors de la dixième plaie. Le deuxième fils d’Amenhotep II était Khaemwaset, qui s’était marié avant sa mort. Comme le dit Kaiser : « Ainsi, bien que la stèle du Sphinx ne puisse être considérée comme une preuve directe de la mort du premier-né, les égyptologues ont mis au jour suffisamment d’éléments pour étayer la date précoce de l’Exode et le fait que, bel et bien, Thoutmôsis IV ne s’attendait pas à succéder à son père sur le trône. »
4. Des inscriptions mêlant l’égyptien et l’hébreu, découvertes dans des grottes près du mont Sinaï, décrivent la séparation des eaux, Moïse et la chasse aux cailles. Mais le plus intéressant est que la langue utilisée était un mélange d’égyptien et d’hébreu. L’historien Diodore de Sicile (10 av. J.-C.) en avait également connaissance. De plus, à l’entrée des mines de cuivre du Sinaï, on trouve des centaines d’inscriptions. La plupart sont rédigées en hiéroglyphes égyptiens, mais une quarantaine d’entre elles sont écrites dans une sorte d’écriture alphabétique proto-sinaïtique datant du XVe siècle av. J.-C. Toutefois, ces preuves sont « contestables », car il est impossible de dater la réalisation de ces inscriptions.
3. L’armée égyptienne, qui contrôlait auparavant Canaan, était étrangement absente. On n’entend plus guère parler de l’armée égyptienne jusqu’à l’époque du pharaon Séthi Ier, qui détruisit Hazor en 1300 av. J.-C.
2. À Jéricho, Bryant G. Wood a découvert des remparts solides, de grandes quantités de céréales (ce qui laisse supposer un siège de courte durée) et aucun signe de pillage (puisque les céréales étaient toujours présentes). C’est John Garstang qui a été le premier à mettre au jour d’abondantes quantités de céréales carbonisées. L’ouvrage *Hard Sayings of the Bible*, p. 182-183, mentionne certains indices laissant supposer un tremblement de terre d’une magnitude de 8 sur l’échelle de Richter, qui aurait pu provoquer des fissures dans les remparts. Les murs intérieurs en briques de boue se sont effondrés sur le mur extérieur en pierre, formant ainsi une rampe pratique. Quand cette prise de la ville a-t-elle eu lieu ? Des poteries provenant de Chypre indiquent une date comprise entre 1450 et 1400 av. J.-C. Des amulettes égyptiennes portent le nom du pharaon alors au pouvoir, jusqu’à l’époque de Josué. Au début du XXe siècle, John Garstang avait daté à tort les murs de Jéricho de l’époque de Josué, mais Kathleen Kenyon a démontré que Garstang avait tort, selon le Wycliffe Bible Dictionary, p. 575. La datation au carbone 14 situe la destruction en 1410 av. J.-C., à ± 40 ans près.
1. En ce qui concerne la destruction des villes de Canaan, Josué mentionne uniquement les villes suivantes comme ayant été détruites : Debir, Églon, Hatsor, Hébron, Jéricho, Lakis, Libna, Makkéda et Aï. Les archéologues ont découvert que les villes suivantes avaient été détruites à cette époque : Arad, Debir, Hatsor, le site d’el-Khalil (Hébron ?), Jéricho et Lakis. Le site de Beitin (Béthel ?), la ville de Gabaon et le site de Khirbet Nisya ont été abandonnés. Peut-être la petite ville d’Aï a-t-elle été détruite si complètement que le site ne sera jamais retrouvé. Qui a détruit ces villes ? Les tablettes de Tell el-Amarna nous le disent clairement. Les lettres de Tell el-Amarna ont été rédigées depuis Canaan à l’intention du pharaon égyptien vers 1500-1370 av. J.-C. Elles mentionnent les redoutables « Habiru qui se déchaînent ». Il est intéressant de noter qu’elles mentionnent également un roi Lab’ayu de Sichem [une ville gibéonite], qui était un traître car il s’était allié aux envahisseurs Habiru. Plus tard, la stèle du pharaon Merenpta/Merneptah (1229/1225 av. J.-C.) mentionne également un peuple appelé Israël dans le nord de Canaan.
De plus, le numéro 7 de la revue *Biblical Archaeology Review* (septembre-octobre 1981) indique qu’il existe des vestiges syro-palestiniens près de Qantir, en Égypte, datant de 1700 à 1500 av. J.-C.
Par ailleurs, Jules Africain (qui écrivit entre 235 et 245 apr. J.-C.) mentionne des historiens grecs de l’Antiquité qui ont écrit sur l’Exode. « Polemo, par exemple, dans le premier livre de son Histoire grecque, dit : “À l’époque d’Apius, fils de Phoroneus, une partie de l’armée égyptienne quitta l’Égypte et s’installa en Palestine, dite syrienne, non loin de l’Arabie : il s’agit manifestement de ceux qui accompagnaient Moïse.” Et Apion, fils de Poséidonius, le plus assidu des grammairiens, dans son ouvrage Contre les Juifs, ainsi que dans le quatrième livre de son Histoire, affirme qu’à l’époque d’Inachus, roi d’Argos, alors qu’Amosis régnait sur l’Égypte, les Juifs se révoltèrent sous la conduite de Moïse. Hérodote fait également mention de cette révolte et d’Amosis dans son deuxième livre, ainsi que, d’une certaine manière, des Juifs eux-mêmes, qu’il compte parmi les circoncis et qu’il appelle les Assyriens de Palestine, peut-être en raison d’Abraham. Et Ptolémée de Mendès, qui relate l’histoire des Égyptiens depuis les temps les plus reculés, donne le même récit de toutes ces choses ; de sorte qu’entre eux, en général, il n’y a pas de différence digne d’être mentionnée dans la chronologie. » Les Pères anténicéens, volume 6, Jules Africain, fragment 13, p. 124.
Ce n’est pas la première fois que des « chercheurs » critiques ignoraient les découvertes archéologiques. Par exemple, les archéologues ont découvert l’existence des Hittites en 1892. Cependant, certains chercheurs doutaient encore de leur existence dix ans plus tard (1902, E.A.W. Budge).
Conclusion : Il est difficile de nager à contre-courant lorsque cette théorie sceptique se noie dans un océan de faits. Ainsi, l’archéologie d’aujourd’hui montre que le récit biblique atteste de la fiabilité de la Bible. Puisque la Bible est précise dans la description d’un si grand nombre de petits détails, peut-être devrions-nous la considérer comme exacte sur ce qu’elle prétend être : la communication de Dieu à notre intention.
D’autres sources d’informations archéologiques intéressantes sur les Israélites en Égypte sont : *Can Archaeology Prove the Old Testament?* de Ralph O. Muncaster, l’Encyclopédie Britannica, *Encyclopedia of Bible Difficulties* de Gleason Archer (Zondervan), *Evidence for Faith* de John Warwick Montgomery, *The New International Dictionary of the Bible* de J.D. Douglas et Merrill C. Tenney, *735 Baffling Bible Questions Answered* (p. 53), *The New Evidence That Demands a Verdict* de Josh McDowell, et *The Biblical Archaeology Review*.
Voir également une vidéo intéressante sur la datation de l’Exode : https://www.youtube.com/watch?v=2JusQxiTXnE.
Q : Dans Exode 1, 8-10, est-il vrai qu’« il est bien établi que les Égyptiens ont construit eux-mêmes toutes leurs villes et tous leurs monuments », comme l’a affirmé un athée (Capella) ?
R : Pas du tout. Reportez-vous à la question précédente pour la réponse.
Q : Dans Exode 1, 8-10, pourquoi Dieu a-t-il laissé Son peuple être opprimé ?
R : Dieu laisse parfois Son peuple subir l’oppression pour diverses raisons : la discipline (Juges), le tri de ceux qui ne voulaient pas Le suivre, comme lors de l’exil, etc. Mais dans ce cas précis, bien que la Bible ne le dise pas explicitement, nous pouvons émettre des hypothèses.
Imaginez que ce peuple fût composé de maçons bien rémunérés et bien traités, lorsque Moïse est entré en scène en affirmant que Dieu les délivrerait. Pourquoi auraient-ils voulu suivre Moïse, alors que le pharaon s’était montré si bienveillant à leur égard ? Même si la liberté dans la terre promise aurait été préférable, beaucoup d’entre eux n’auraient pas voulu renoncer à leur confort. Imaginez certains d’entre eux, alors qu’ils faisaient leurs bagages pour partir, se demandant comment ils pourraient survivre à une vie difficile dans le désert, alors qu’ils n’avaient connu qu’une vie de confort. Imaginez-les contraints de compter sur Dieu pour leur eau et leur nourriture, alors qu’il n’y en avait pas dans le désert, alors qu’ils avaient été si à l’aise qu’ils n’avaient jamais eu à compter sur Dieu pour quoi que ce soit. Ainsi, nous pouvons entrevoir au moins certaines des raisons pour lesquelles Dieu leur a permis de traverser ces épreuves.
Malgré tout, certains se plaignaient encore dans le désert, d’autres voulaient retourner en Égypte, et d’autres encore remettaient en cause l’autorité de Moïse.
Cela peut nous déplaire, mais il arrive parfois que Dieu doive nous mettre mal à l’aise avant que nous ne nous levions, que nous agissions et que nous fassions ce qu’Il attend de nous.
Q : Dans Exode 1:11, que savons-nous, en dehors de la Bible, des maîtres d’esclaves égyptiens ?
R : Le terme égyptien « ser » figure sur une peinture murale de la tombe thébaine de Rekhmire, qui était le surveillant de la fabrication des briques pour Thoutmôsis III. La fresque représente des maîtres d’esclaves munis de lourds fouets. Le hiéroglyphe égyptien est intéressant : il représente la tête et le cou d’une girafe.
Une peinture murale à Abd-el-Gurnah représente la construction du temple d’Amon à Karnak avec des esclaves d’apparence sémitique. Un surveillant les supervise, accompagné de cette inscription : « Le surveillant dit à ses ouvriers : le bâton est dans ma main ; ne restez pas oisifs. » Curieusement, dans Exode 5, 17, les Israélites sont précisément accusés d’« être oisifs ».
Q : Dans Ex 1, 11, où se trouvaient les deux villes de Pithom et de Ramsès ?
R : Pithom (maison du [dieu] Atoum) se trouve sur l’oued Tumilat, juste à l’est du delta du Nil. Il s’agit soit des ruines de Tell er-Rababeh, soit de celles de Tell el-Maskhuta, situées à 8-9 miles à l’est. À Tell el-Maskhuta, on a découvert des briques fabriquées sans paille. La Septante ajoute qu’il s’agit de la même ville qu’« On » ou Héliopolis.
On pensait autrefois que la ville de Ramsès se situait à Tanis/Zoan. Cependant, on estime désormais qu’elle se trouve près de Qantir, selon Hans Goedicke dans la revue *Biblical Archaeology Review*, vol. 7 (sept.-oct. 1981). Des vestiges syro-palestiniens datant de 1 700 à 1 500 av. J.-C. y ont été mis au jour.
Q : Dans Exode 1:11, d’où vient le terme « Pharaon » ?
R : La signification des mots évolue parfois avec le temps. Entre 2 500 et 2 000 av. J.-C., le terme « Pharaon » signifiait à l’origine « grande maison » (palais), mais il a progressivement pris le sens de « roi d’Égypte » qui y résidait.
Q : Dans Exode 1,15, comment deux sages-femmes hébraïques ont-elles pu s’occuper d’autant de naissances hébraïques ?
R : Elles n’assistaient manifestement pas à chaque naissance, mais supervisaient d’autres personnes. Des surveillants chargés des différents métiers régissaient la société égyptienne.
Q : Dans Exode 1, 15-19, existe-t-il des preuves, en dehors de la Bible, de l’existence des noms Shiphrah et Puah ?
R : Je n’ai pas connaissance d’une quelconque preuve concernant le nom de Puah. En revanche, un papyrus égyptien conservé au Brooklyn Museum (35.1446), datant d’environ 1540 av. J.-C., mentionne une Shiphrah. Cette Shiphrah a vécu plus d’un siècle avant la Shiphrah mentionnée dans l’Exode.
Q : Dans Exode 1, 16-19, comment Dieu a-t-il pu bénir les sages-femmes hébraïques Shiphrah et Puah pour avoir menti au pharaon ?
R : Les chrétiens ont des avis divergents sur la réponse.
1. Beaucoup affirment que Dieu a béni leur foi, qui les a poussées à défendre le bien, et qu’il leur a pardonné d’avoir menti pour y parvenir. De plus, les Dix Commandements n’avaient pas encore été donnés.
2. D’autres affirment que les croyants ne devraient pas dire la vérité dans des situations de vie ou de mort à des personnes malveillantes qui ne la méritent pas.
3. Shiphrah et Puah ne pouvaient pas mettre au monde elles-mêmes tous ces bébés : elles supervisaient probablement une « armée » de sages-femmes qui effectuaient le travail. Les sages-femmes sous leurs ordres ont peut-être menti ou sont arrivées délibérément en retard.
Q : Dans Exode 1:16, n’était-il pas déraisonnable de la part du pharaon de vouloir tuer les Israélites, puisqu’ils faisaient de bons esclaves ?
R : Il y avait probablement environ 4,1 millions d’Égyptiens (à un million près). Étant donné que le taux de natalité des Israélites était supérieur à celui des Égyptiens, leur population s’élevait peut-être à environ 2 millions, ce qui a alarmé le pharaon.
À titre d’anecdote, alors que le pharaon avait ordonné de tuer tous les nouveau-nés hébreux de sexe masculin, Dieu, ironiquement, en fit grandir un dans sa propre maison.
Q : Dans Exode 1,16, pourquoi le Pharaon a-t-il voulu tuer les garçons hébreux plutôt que les filles à l’époque où Moïse est né ? On pourrait penser que ce serait l’inverse, puisque les hommes et les garçons nés auparavant pouvaient mettre plusieurs femmes enceintes au cours de la même période, ce qui entraînait une plus forte croissance démographique. Ou pourquoi n’a-t-il pas tué les deux sexes ?
R : Les Écritures n’expliquent pas pourquoi le pharaon a fait ce choix. Cependant, nous pouvons envisager plusieurs raisons possibles.
1) Les Égyptiens craignaient peut-être que les garçons ne deviennent des soldats et ne se rebellent. Ils ne craignaient pas autant les femmes.
2) Les filles restaient des travailleuses très utiles, l’Égypte étant un grand exportateur de tissus, et elles pouvaient devenir tisserandes.
3) Les filles pouvaient devenir les épouses ou les concubines des hommes égyptiens et avoir des enfants qui seraient élevés à la manière égyptienne.
Q : Dans Exode 1:16, pourquoi Moïse risquait-il d’être tué par le pharaon, alors que son frère aîné Aaron ne semblait pas courir un tel danger ?
R : Selon Walter Kaiser dans *A History of Israel*, p. 89, si Moïse est né en 1526 (80 ans avant l’Exode), il serait né la première année du règne de Thoutmôsis Ier (1526-1512 av. J.-C.), et c’est apparemment ce pharaon qui a promulgué ce décret.
À titre d’aparté, le pharaon qui voulait tuer Moïse après qu’il eut tué l’Égyptien était probablement Thoutmôsis III (1504-1450 av. J.-C.). Aucun autre pharaon n’a vécu assez longtemps, et soit le récit de l’Exode est exact, soit il faudrait dire que c’est une « grande coïncidence » que le seul pharaon ayant vécu assez longtemps ait justement régné au moment opportun pour que cela corresponde.
Q : Dans Ex 1, 17, les croyants sont-ils censés craindre Dieu ?
R : Oui. Voir la deuxième partie de la réponse concernant Exode 9, 30.
Q : Dans Ex 2,1, dans quelle mesure l’histoire de Moïse dans le panier ressemble-t-elle à celle de Sargon ?
R : Selon la légende, Sargon d’Akkad (vers 2355-2279 av. J.-C.) aurait été placé dans un panier de joncs enduit de poix et déposé sur le fleuve. Akki, le jardinier, l’aurait sauvé et élevé comme son fils. Cependant, la mère de Moïse a agi ainsi en raison d’une loi du roi ; elle ne l’a pas abandonné, mais a envoyé Miriam veiller sur lui.
Q : Dans Exode 2, 2-3, qu’y a-t-il d’inhabituel dans les mots hébreux utilisés ici ?
R : Dans Exode 2, 2, l’adjectif qualifiant un « bel enfant en bonne santé » est le même mot hébreu que celui signifiant « bon » que l’on trouve dans Genèse 1. Dans Exode 2, 3, le mot hébreu signifiant « panier » est le même que celui utilisé pour l’arche de Noé. Le mot hébreu signifiant « joncs » (sans voyelles) est le même que celui désignant la mer Rouge, que Moïse et les Israélites ont traversée.
Q : Dans Ex 2,3, si Dieu aimait Moïse, pourquoi a-t-Il permis que Moïse soit exposé à un si grand danger de noyade, d’exposition aux intempéries et aux crocodiles ?
R : Dieu voit tout, et il est certain qu’Il ne perçoit pas certaines choses de la même manière que nous. Dieu Tout-Puissant avait suffisamment de puissance pour garantir la sécurité de Moïse. Même si nous nous trouvons au milieu du déluge le plus effroyable qui soit, l’endroit le plus sûr où se trouver est au cœur de la volonté de Dieu.
Je suis certain que cette expérience a conforté Moïse dans l’idée qu’il avait été sauvé pour accomplir une mission particulière. Les autres pouvaient en déduire que, tout comme Dieu avait pu préserver Moïse, Il pouvait également les préserver.
Q : Dans Exode 2:5, pourquoi la fille du pharaon aurait-elle voulu se baigner dans le Nil, et qu’en est-il des crocodiles ?
R : Aujourd’hui, on ne trouve plus de crocodiles au nord d’Assouan, mais dans l’Antiquité, ils étaient présents jusqu’à Memphis, au nord. La princesse souhaitait sans doute se baigner dans la région du delta, au nord (où vivaient les Hébreux), pour être à l’abri des crocodiles. Il est probable que la fille du pharaon se baignait dans un petit affluent, et pas nécessairement dans le cours principal du Nil. De plus, ce bain avait sans doute davantage pour but une purification rituelle que le simple fait de se laver.
Q : Dans Exode 2, 7-10, dispose-t-on d’informations en dehors de la Bible concernant la fille du pharaon ?
R : C'est possible, car il pourrait s'agir de la reine Hatchepsout. Moïse avait 80 ans lorsque l'Exode a commencé, et celui-ci a eu lieu vers 1447 av. J.-C., à quatre ou cinq ans près. C'est donc le pharaon Thoutmôsis III (1504-1450 av. J.-C.) qui aurait opprimé les Israélites. Les pérégrinations de l’Exode se sont principalement déroulées sous le règne de son fils, Aménophis II (vers 1445-1425 av. J.-C.). Soit dit en passant, sur la stèle du rêve de Thoutmôsis IV, le Sphinx lui apparaît en songe et lui annonce qu’il sera le prochain pharaon, bien qu’il ne soit pas l’aîné. Quoi qu’il en soit, 80 ans avant 1447 av. J.-C., on arrive à 1527 av. J.-C. La reine Hatchepsout, fille du pharaon Thoutmôsis Ier, régna en tant que régente alors que Thoutmôsis III était encore enfant (1504-1482 av. J.-C.). Il n’est donc pas certain que la fille du pharaon mentionnée ici soit la reine Hatchepsout, puisque le pharaon avait sans aucun doute d’autres filles, mais cela pourrait être le cas. Si c’était bien elle, elle a brièvement été la deuxième personne la plus puissante d’Égypte pendant un certain temps.
Q : Dans Exode 2, 10, le nom « Moïse » est-il égyptien ou hébreu ?
R : Le nom Moïse est inhabituel car il est à la fois l’un et l’autre. En hébreu, le nom Mosheh vient de masah, qui signifie « tirer hors de ». En égyptien, le verbe ms/mes signifie « tiré hors de, né », ou « (tel ou tel dieu) est né ». D’un point de vue grammatical, il s’agit de l’ancienne forme perfective égyptienne. « ms » est une terminaison courante dans les noms Ptahmose, Thoutmôsis, Ahmôsis et Ramôsis. Le Dictionnaire biblique d’Unger indique que le nom égyptien « ms’ » peut signifier « un enfant ou un fils ».
Q : Dans Exode 2, 14-15, comment Moïse a-t-il pu quitter l’Égypte en craignant la colère du roi, alors que dans Hébreux 11, 27, Moïse a quitté l’Égypte sans craindre la colère du roi ?
R : Dans Exode 2, 14-15, alors qu’il avait 40 ans, Moïse quitta l’Égypte pour la première fois en craignant la colère du roi. Dans Exode 13-14, alors qu’il avait 80 ans, Moïse quitta l’Égypte une deuxième fois sans craindre la colère du roi, et Hébreux 11, 27 décrit cette deuxième fois. Moïse y retourna une deuxième fois pour affronter sa peur, mais cette fois-ci, il savait qu’il avait une mission à accomplir et que Dieu le protégerait.
Pour nous, si nous fuyons par peur une épreuve de notre foi, il arrive parfois que Dieu nous fasse revenir plus tard pour affronter le même type d’épreuve.
Q : Dans Exode 2, 18, comment se fait-il que le beau-père de Moïse s’appelle Reuel, alors qu’il s’appelle Jéthro dans Exode 3, 1 et 4, 18 ?
R : Mon propre beau-père avait deux noms sans rapport entre eux (en chinois et en anglais) ; je ne pense donc pas que cela soit inhabituel. Cela n’était probablement pas considéré comme inhabituel par Abram/Abraham, Saraï/Sara, Jacob/Israël, Ben-Oni/Benjamin, Zaphenath-Paneah/Joseph, Hoshea/Josué, Gédéon/Jérubbaal, Ammiel/Éliam, Bethsabée/Beth-shua, Azaria/Ozias, Abijam/Abija, Jéhoahaz, fils de Josias/Sallum, Éliakim/Jéhoiakim, Jéhoiachin/Jéconiah/Coniah, Sédécias/Mattaniah, Hananiah/Shadrach, Mishaël/Meshach, Azaria/Abed-Nego, Daniel/Belteshazzar, Simon/Pierre, Joseph/Barnabas, Silas/Silvanus et Saul/Paul.
Les personnes portaient souvent des noms différents selon les langues, et il semble qu’il fût également assez courant, par la suite, d’acquérir un autre nom dans la même langue, comme pourraient vous le confirmer Gédéon/Jérubbaal et Osée/Josué. Une hypothèse avance que ce phénomène est plus fréquent dans les cultures qui n’ont pas de noms de famille. À ce sujet, Walter Kaiser, dans *A History of Israel* (p. 92), se référant au *Ugaritic Textbook* de Cyrus H. Gordon (1965), indique que le nom Jéthro (ainsi que Hobab) se retrouve en langue ougaritique. Re’u’el signifie « ami ou berger de Dieu ».
Dans d’autres cultures, le fait d’avoir plusieurs noms était également courant. En Égypte, Osiris, Wennofer et Khent-amentiu étaient tous les noms d’une même divinité. Sebek-khu et Djaa désignaient la même personne. En Mésopotamie, Ahiqar est la même personne qu’Aba’enlil-dari, et Tiglath-Pileser est Pul. Les lois de Lipit-Ishtar désignent le même dieu sous les noms d’Enlil et de Nunamnir, tandis que les lois d’Hammurapi mentionnent Inana/Ishtar/Telitum et Nintu/Mama. Le « Expositor’s Bible Commentary », tome 2, p. 313, indique que les noms doubles désignant une même personne sont également bien connus dans les sources arabes du Sud. Outre ces exemples, Kenneth Kitchen, dans « Ancient Orient and Old Testament » (IVP, 1966), p. 121-124, mentionne que les noms doubles étaient courants à Canaan, dans l’ancienne Arabie du Sud, chez les Hourrites et chez les Hittites.
Josèphe proposait une autre explication. Il émettait l’hypothèse que « Reuel » était son nom, et « Jéthro » son titre.
Q : Dans Exode 2, 21-22, pourquoi devrions-nous admirer Moïse, qui aurait eu un enfant illégitime ?
R : Les Écritures n’ont jamais dit que Moïse avait eu un enfant illégitime. Lorsque Exode 2, 21 indique que Réuel a donné à Moïse sa fille Séphora, c’est qu’il la lui a donnée pour épouse. Pour preuve, Exode 4, 20 appelle Séphora « son épouse », et dans Exode 4, 25, Séphora, son épouse, désigne Moïse comme son « époux de sang ».
Il s’agit toutefois d’une étude psychologique intéressante, qui montre jusqu’à quel point certaines personnes peuvent interpréter les Écritures à leur guise (comme en Exode 2, 21-22), tout en ignorant les passages connexes (Exode 4, 20 et 25), afin de tenter de trouver des motifs d’accusation contre Dieu et Sa Bible.
Q : Dans Exode 2, 23-25, pourquoi Dieu a-t-Il attendu que Moïse ait 80 ans avant de délivrer les Israélites ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais on y trouve des indices suggérant certaines raisons possibles.
Moïse était apparemment assez fort physiquement pour tuer un Égyptien (Exode 2, 12) et chasser plusieurs bergers (Exode 2, 17). Peut-être a-t-il agi de manière impulsive en prenant soudainement les choses en main et en tuant l’Égyptien dans Exode 2, 11-12. Peut-être Moïse avait-il d’abord des leçons à tirer sur la manière d’attendre la direction de Dieu et d’accomplir la volonté de Dieu selon Sa voie plutôt que selon la sienne.
Moïse avait 80 ans lorsque Dieu l’a appelé depuis le buisson ardent. Peut-être qu’après avoir vécu 40 ans dans un désert reculé, il savait mieux s’en remettre à la puissance de Dieu.
Exode 2, 23 indique que le roi d’Égypte (c’est-à-dire le pharaon) est mort. Le pharaon qui avait tenté de tuer Moïse dans Exode 2, 15 étant mort, Moïse pouvait se présenter à nouveau devant la cour.
Tout au long de leur captivité, la Bible ne mentionne jamais que les Hébreux aient crié vers Dieu pour demander de l’aide, jusqu’à Exode 2, 23-24. C’est alors, et alors seulement, que Dieu a de nouveau fait intervenir Moïse. Cela peut sembler élémentaire, mais si vous avez un problème, que vous savez que vous avez un problème et que vous avez besoin de l’aide de Dieu, pourquoi hésiteriez-vous à crier vers Dieu ?
Q : Dans Exode 3:2, pourquoi l’ange de l’Éternel est-il apparu dans un buisson ardent ?
R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, le buisson ardent nous donne matière à réflexion.
Le miracle de Dieu, ce buisson en feu qui ne se consumait pas, a dû attirer Moïse de loin. Plus tard, l’œuvre miraculeuse de Dieu lors de l’Exode serait comme une lumière brillant à travers les siècles, attirant elle aussi les gens vers Dieu. Lorsque nous partageons le message de Dieu avec les autres, veillons à leur faire voir la lumière du caractère et des œuvres de Dieu, et non pas seulement nos propres feux, insignifiants et d’origine humaine.
Un incendie dans le désert peut être dangereux si vous devez parcourir de nombreux miles pour aller chercher de l’eau afin de l’éteindre. Le sable n’est pas non plus très efficace. Pourtant, ce buisson était à l’abri et ne s’est pas consumé. Le peuple d’Israël s’est retrouvé dans des situations périlleuses : face aux Égyptiens qui voulaient tuer les petits garçons, puis plus tard dans le désert. Pourtant, grâce à leur obéissance à Dieu, ils ont pu être préservés.
D’un autre côté, tous n’étaient pas en sécurité dans le désert. Lorsque certains ont désobéi, d’autres ont été frappés par la peste, tués par le feu ou engloutis par la terre. Ne croyez pas au mensonge selon lequel « Dieu est inoffensif ». Dieu n’est pas inoffensif, mais Dieu est bon. Tournons-nous vers Dieu avec foi et obéissance, afin que, par Sa grâce, nous voyions le côté bienveillant et miséricordieux de Dieu, et non Son côté sévère et courroucé.
Q : Dans Exode 3:2, qui était exactement l’ange de l’Éternel dans le buisson ardent ?
R : Le mot « ange » peut signifier « messager ». Il existe trois possibilités ; examinons-les toutes.
Un être angélique bienveillant créé par Dieu : Exode 3, 2 parle de « l’ange de l’Éternel ». Cependant, s’il s’agissait simplement d’un ange, pourquoi Moïse aurait-il dû ôter ses sandales, puisque, selon Exode 3, 5, il s’agissait d’une terre sainte ?
Dieu (soit la Trinité, soit le Père) : L’Être a dit : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. » Soit dit en passant, une apparition de Dieu dans l’Ancien Testament est appelée une théophanie.
Jésus-Christ : L’Église primitive a interprété cet événement comme une apparition de Jésus, la Parole de Dieu, avant son incarnation sur terre. Jésus pouvait dire : « Je suis le Dieu… » et Jésus pouvait également être le messager, ou la Parole de Dieu le Père. À ce propos, une apparition spécifique de Dieu le Fils dans l’Ancien Testament est appelée une christophanie.
Parmi les auteurs de l’Église primitive qui ont affirmé qu’il s’agissait de Jésus, on peut citer la Première Apologie de Justin le Martyr, chap. 63, p. 184 (vers 150 apr. J.-C.), Irénée (182-188 apr. J.-C.), *Contre les hérésies*, livre 4, chap. 29.2, p. 502 (182-188 apr. J.-C.), Clément d’Alexandrie, « Exhortation aux païens », chap. 1, p. 173 (193-217/220 apr. J.-C.), et Tertullien, « Réponse aux Juifs », chap. 8, p. 163 (198-220 apr. J.-C.).
Q : Dans Ex 3, 8 et Gn 23, comment les Hittites ont-ils pu se trouver en Palestine à l’époque de Moïse et de Josué ?
R : Les Hittites étaient un peuple très répandu, et une colonie s’était installée dans les montagnes de Palestine. Les Hittites, de langue indo-européenne, ont saccagé Babylone en 1590 av. J.-C. D’autres pensent que ce passage fait référence aux Hatti, un peuple non indo-européen qui a été conquis avant 2000 av. J.-C. Les termes « Hatti » et « Hitti » s’écrivent de la même manière en hébreu.
Q : Dans Exode 3,8 et 17, ainsi que dans Josué 5,6, pourquoi Canaan est-elle appelée « le pays où coulent le lait et le miel » ?
R : Pour les Israélites, qui vivaient de l’élevage, c’était une terre de collines et de vallées luxuriantes, propice à l’élevage d’un bétail bien nourri et à la floraison des champs pour les abeilles.
Q : Dans Ex 3, 10 et Ex 6, 10-13, Moïse a-t-il été appelé par Dieu à Madian ou en Égypte ?
R : Moïse a d’abord été appelé par Dieu à Madian. Cependant, après son retour en Égypte, Moïse a commencé à avoir des doutes, et Dieu a réaffirmé son appel en Égypte. Aujourd’hui encore, il arrive parfois que les gens aient besoin d’une confirmation de ce qu’ils savent être vrai.
Q : Dans Ex 3, 10-4, 17, pourquoi Moïse avait-il besoin d’un appel, et pourquoi en avons-nous besoin nous aussi ?
R : Avant que Moïse ne mette sa vie en danger, Dieu lui a confirmé qu’il ferait Sa volonté. Lorsque d’autres Israélites se sont interrogés sur l’identité de Moïse et sur sa capacité à leur indiquer ce qui était juste, les signes accomplis par Moïse les ont convaincus qu’il avait véritablement été appelé. Lorsque Moïse a ressenti la fureur du pharaon et été confronté aux miracles démoniaques des magiciens du pharaon, il avait besoin d’être certain qu’il se trouvait exactement là où il était censé être.
On demande parfois aux chrétiens : « Pourquoi pensez-vous détenir le monopole de la vérité ? » ou « Qui vous a appelé pour dire aux autres qu’ils iraient en enfer s’ils rejetaient le Christ, le Fils de Dieu ? » Si nous n’avions pas d’appel, ni de message de Dieu, ils auraient peut-être raison. Mais tous les chrétiens ont un appel général, donné par Jésus lui-même dans Matthieu 28, 18-20. Paul fait écho à cet appel dans 2 Timothée 4, 1-2. Nous devons tous briller comme des étoiles dans l’univers en proclamant la parole de vie, comme le disent Philippiens 2, 15-16 et 2 Corinthiens 5, 18-20. Lorsque les gens remettent en question vos légitimités, ce n’est pas qu’ils contestent votre autorité, même s’ils peuvent donner cette impression. Leur désaccord porte plutôt sur les paroles et les affirmations exclusives du Christ. Parfois, notre rôle ne consiste pas seulement à persuader les gens, mais à leur montrer qu’il existe une différence entre ce qu’ils croient sans se poser de questions et ce que Jésus a dit. Une fois qu’ils ont pris conscience de cette différence, ils ont alors le choix de décider qui ils souhaitent suivre.
Certains chrétiens ont reçu un appel spécifique, celui de se consacrer à un ministère, à une église ou à un groupe de personnes en particulier. Tous les chrétiens ne ressentent pas un appel spécifique, et tous les chrétiens n’ont pas le même appel spécifique. Il est facile d’imaginer que votre appel concerne l’aspect le plus important du ministère, et que les autres appels sont moins importants, mais 1 Corinthiens 12 montre que c’est une erreur. Que vous croyiez ou non avoir reçu un appel spécifique, nous avons tous la responsabilité d’obéir aux appels généraux adressés à tous les croyants dans la Bible : partager la Parole, aimer les autres et mener une vie qui glorifie Dieu.
Q : Dans Exode 3:18, Moïse a-t-il menti lorsqu’il a demandé au pharaon de les laisser partir pour un voyage de trois jours afin d’offrir des sacrifices ?
R : Non. Voici six points à prendre en considération, suivis d’une raison probable expliquant pourquoi.
1. Dieu a déclaré qu’Il ferait finalement sortir les Israélites de manière définitive (Exode 3:17), et en temps voulu, Dieu l’a fait.
2. C’était un ordre de Dieu, et non une initiative personnelle de Moïse, qui voulait qu’à ce moment-là, Moïse ne demande au Pharaon qu’un voyage de trois jours, au lieu de l’autorisation de quitter l’Égypte. (Exode 3:18)
3. Dieu savait avec certitude, et l’a dit à Moïse, que le pharaon n’accéderait même pas à cette demande moins ambitieuse. (Exode 3:19)
4. À titre d’hypothèse, si le pharaon avait accédé à cette demande, rien n’indique que Moïse l’aurait trompé et ne serait pas revenu.
5. Bien sûr, s’ils étaient partis puis revenus en Égypte, cela ne les aurait pas empêchés de demander plus tard de partir définitivement.
6. Garder le silence sur un sujet n’est pas mentir. Plus précisément, formuler une demande mineure et passer sous silence une demande plus importante que l’on formulera plus tard n’est pas mentir.
Pourquoi Dieu aurait-Il demandé à Moïse de ne formuler dans un premier temps que cette demande mineure ? Il ne s’agissait probablement pas d’une tromperie, mais d’un geste de bienveillance. Dieu a donné au Pharaon et aux Égyptiens la possibilité d’accepter d’abord une demande moins importante et de s’habituer progressivement à l’idée de laisser partir les Israélites. Cependant, tout en leur offrant cette possibilité, Dieu connaissait déjà, avec certitude, le résultat du libre arbitre du Pharaon. Aujourd’hui, Dieu offre à tous la merveilleuse opportunité du salut, mais Il connaît déjà les résultats du libre arbitre de chacun.
Q : Dans Ex 3, 22 et Ex 12, 33-36, comment Dieu a-t-Il pu dire aux Israélites de demander des choses aux Égyptiens ?
R : Le mot hébreu sa’al signifie « demander », et non « emprunter ». Trois points sont à prendre en compte dans cette réponse.
1. Pas de tromperie : les Égyptiens savaient que les Israélites partaient et qu’ils conservaient ces biens : Exode 12:31-36. Le mot hébreu désignant le pillage, nissaltem, n’implique spécifiquement ni vol, ni fraude, ni tromperie. Il est également précisé que « l’on pense souvent qu’il s’agit d’un “prêt” en raison de l’influence de mauvaises traductions à une époque où l’hébreu était inconnu ou, comme c’est le cas aujourd’hui, en raison de préjugés rationalistes ».
2. Pas de contrainte : les Égyptiens leur étaient favorablement disposés et les pressaient de partir (Exode 12, 33-36).
3. Pas d’injustice : ces biens constituaient une maigre compensation pour l’infanticide et les 400 ans d’esclavage. Ce troisième concept (ainsi que les deux premiers, indirectement) a été exprimé par Tertullien dans *Cinq livres contre Marcion*, livre 2, chapitre 21, p. 313-314 (207/208 apr. J.-C.). Cette réponse figure également chez Irénée (182-188 apr. J.-C.) dans *Contre les hérésies*, livre 5, chapitre 30, verset 2.
Résumé : Les Israélites ont formulé une demande explicite, et les Égyptiens, qui à ce moment-là sympathisaient avec eux, ont accédé à leur demande.
Q : Dans Ex 3, 22 et Ex 12, 33-36, comment Dieu aurait-il pu [prétendument] enseigner aux Israélites à être malhonnêtes et à voler ? (Cette question a été posée par un athée.)
R : Avez-vous déjà demandé à obtenir quelque chose ? Si oui, cela fait-il de vous un voleur ? Bien sûr que non, c’est ridicule. De même :
1. Les Égyptiens savaient que les Israélites partaient. En fait, dans Exode 12, 33, ce sont les Égyptiens qui demandaient aux Israélites de se dépêcher de partir.
2. Les Israélites ont demandé ces biens aux Égyptiens (Exode 12, 35-36)
3. Les Égyptiens étaient bien disposés envers les Israélites et leur ont donné (et non prêté) ces biens (Exode 3:22 ; 12:36).
Comme mentionné dans la réponse précédente, *The Expositor’s Bible Commentary*, volume 2, p. 324, indique que le mot hébreu désignant le butin, *nissaltem*, n’implique spécifiquement ni vol, ni fraude, ni tromperie.
Q : Dans Exode 4, que pouvons-nous retenir de la réaction de Moïse face à l’appel de Dieu ?
R : Dieu a d’abord montré à Moïse sa puissance merveilleuse (Exode 3:2), puis il a fait preuve de patience face aux excuses teintées de manque de foi de Moïse (Exode 4:1-13), et enfin, sa colère s’est déchaînée contre Moïse. Nous avons la responsabilité d’obéir à l’appel de Dieu, et non de lui désobéir par peur, par rébellion ou parce que nous nous croyons indignes. Espérons que vous n’en arriverez pas au point de provoquer la colère de Dieu avant d’avoir écouté son appel.
Lorsque Moïse a déclaré qu’il n’était pas à la hauteur, nous pouvons discerner deux vérités et un mensonge né du manque de foi.
1. Moïse a énoncé des vérités factuelles : il était peu probable que le peuple veuille croire un étranger inconnu, et il était lent à parler.
2. Moïse savait en toute sincérité que, par ses propres moyens, il n’était pas à la hauteur pour mener à bien cette mission.
3. Moïse croyait à un mensonge qui trahissait un manque de foi, à savoir que Dieu n’était pas assez grand pour accomplir Sa volonté à travers l’insuffisance de Moïse. Je prie pour que, si ce mensonge se trouve dans votre cœur, vous le démasquiez, que vous confessiez ce péché à Dieu et que vous décidiez de croire que la grandeur de Dieu est plus grande encore que vos pires faiblesses.
Q : Dans Exode 4, 3-5, comment un bâton inanimé peut-il se transformer en serpent ?
R : Il ne s’agit pas d’une simple illusion d’optique, car dans Exode 7, 12, le serpent était capable d’avaler. Dieu est plus grand que les lois physiques et biologiques naturelles, et non l’inverse.
Q : Dans Exode 4,11, Dieu ne se contente-t-il pas de permettre que les gens soient muets, sourds et aveugles, mais les rend-il lui-même ainsi ?
R : Que cela vous plaise ou non, Dieu permet sciemment tout mal et tout handicap qui survient. De plus, Dieu a souvent un dessein particulier lorsqu’il fait que les gens soient d’une certaine manière. Tant de miracles puissants ont été accomplis par l’intermédiaire de Moïse, et pourtant Dieu a choisi à la fois de le créer avec un défaut d’élocution (Exode 4:10-13, 6:12, 30) et de ne pas le lui ôter. De même, tant de miracles ont été accomplis par l’intermédiaire de Paul, et pourtant, dans 2 Corinthiens 12:7-9, Dieu a choisi de ne pas ôter l’épine de Paul.
Q : Dans Ex 4, 18, pourquoi le nom « Jéthro » est-il orthographié de différentes manières ?
R : De nombreuses langues, dont l’arabe, ont une terminaison différente pour un nom selon la façon dont il est utilisé dans la phrase. Le nom Jéthro a été translittéré en hébreu à un endroit avec une terminaison, et à un autre endroit avec une terminaison différente. Cela a également été le cas pour Geshem/Gashmu l’Arabe dans Néhémie 2:19 ; 6:1-2, 6. Ce qui est particulièrement intéressant dans Exode 4:18, c’est que les deux terminaisons sont présentes dans le même verset. Apparemment, les auteurs ne se souciaient pas outre mesure d’assurer la cohérence orthographique des noms, et nous ne devrions pas non plus nous en préoccuper.
Q : Dans Exode 4:18, pourquoi Moïse a-t-il dit qu’il voulait se rendre en Égypte « pour voir s’ils étaient encore là » ?
R : Que ses raisons aient été justes ou non, Moïse a choisi de rester vague et de dissimuler la raison principale de son retour en Égypte. La Bible ne défend pas le caractère secret de Moïse ; elle se contente de le rapporter.
Q : Dans Ex 4,22, en quoi Israël était-il le premier-né de Dieu ?
R : Un premier-né jouissait de droits, de privilèges et de responsabilités particuliers. Israël était le peuple élu de Dieu ; c’est par son intermédiaire que la parole de Dieu se répandrait sur toute la terre. Israël bénéficiait des privilèges suivants :
Adoptés comme fils (Romains 9, 4)
Chargés de transmettre les paroles mêmes de Dieu (Romains 3, 2), et de recevoir la Loi (Romains 9, 4)
Les patriarches (Romains 9, 5)
La lignée humaine du Christ (Romains 9:5).
Q : Dans Exode 4:24, pourquoi Dieu a-t-il failli tuer Moïse ?
R : Quatre points à prendre en compte dans la réponse :
Situation : bien que Dieu sût que Moïse ne mourrait pas, la situation semblait désespérée aux yeux de Moïse et de Séphora.
Cause : Le texte ne précise pas comment Moïse s’est retrouvé à l’article de la mort, peut-être à cause d’une maladie, mais ils savaient que Dieu non seulement avait permis cela, mais l’avait délibérément provoqué.
Châtiment : Séphora et Moïse n’avaient pas respecté l’alliance de la circoncision conclue avec Abraham, et Dieu les a châtiés jusqu’à ce qu’ils s’y conforment ou que Moïse soit conduit au bord de la mort.
Avertissement : Comme Moïse l’a découvert, personne ne peut devenir si grand qu’il n’ait plus à obéir à Dieu.
Q : Dans Exode 4:30, les gens devraient-ils croire à cause des signes ?
R : Les gens ne doivent pas croire en Dieu uniquement à cause des signes. Les signes ont leur place pour confirmer la foi en les messagers de Dieu. Ces signes ne servaient pas à prouver l’existence de Dieu à ce peuple ; ils servaient plutôt à vérifier que Moïse venait du Dieu vivant.
Q : Dans Exode 4, 31 et Exode 6, 9, le peuple a-t-il cru Moïse, ou non ?
R : Ils ont d’abord cru en Moïse dans Exode 4, 31, mais ils ont ensuite eu des doutes dans Exode 6, 9 après que le pharaon eut alourdi leur charge de travail.
Q : Dans Ex 5, 2, qui était le pharaon d’Égypte et quand a eu lieu l’Exode ?
R : Le pharaon qui est mort ici était probablement Thoutmôsis III. Sa reine principale était Hatchepsout-Mérité (à ne pas confondre avec sa mère, la célèbre Hatchepsout). L’Exode a eu lieu vers 1446/1445 av. J.-C. Cette date de 1446/1445 s’appuie sur 1 Rois 6, 1, qui indique que Salomon a commencé à construire le Temple 480 ans après la sortie des Israélites d’Égypte, et les archéologues sont convaincus que cela correspondrait à l’année 966 av. J.-C.
À titre d’information complémentaire, l’historien Eusèbe de Césarée (318-339/340 apr. J.-C.) indique, dans sa *Praeparatio Evangelica* 9.27, que le nom de la fille du pharaon qui a repêché Moïse dans l’eau était Merris. Josèphe mentionne le nom de Thermuthis dans *Antiquités judaïques* 2, 224 (9.5), tandis que le Livre des Jubilés 47, 5 indique qu’elle s’appelait Tharmuth.
Ces événements se seraient déroulés soit sous Thoutmôsis III, soit, plus probablement, sous le pharaon Aménophis II (1450/20-1401/1385 av. J.-C.). Sa reine principale s’appelait Tia. D’autres chrétiens pensaient autrefois que l’Exode avait eu lieu bien plus tard, sous Ramsès II (1290-1224 av. J.-C.). La date de 1446/1445 av. J.-C. est plausible pour les raisons suivantes :
1. 1 Rois 6, 1 mentionne 480 ans avant le Temple de Salomon.
2. Sous Aménophis II, les Sémites étaient contraints de fabriquer des briques.
3. La stèle du rêve de Thoutmôsis IV. Voir la discussion sur Exode 12:29.
4. Juges 11, 26 mentionne 300 ans avant Jephté.
5. Hazor n’était plus habitée après le XIIIe siècle.
6. Les tablettes de Tell el-Amarna, datant de 1400 à 1370 av. J.-C., mentionnent les redoutables « Habiru » ou « Abiru » qui semaient la terreur. Elles indiquent que les villes d’Arad, de Guézer, d’Ashkelon et de Lakish avaient déjà été conquises.
7. Clément d’Alexandrie, dans Les Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 1, chapitre 2, mentionne un intervalle de 450 ans entre l’époque de Josué et celle de David.
8. Le nom « Ramsès » était déjà utilisé avant le XIIIe siècle. Voir CHRONOLOGICAL AND BACKGROUND CHARTS OF THE OLD TESTAMENT, p. 29-30, et When Critics Ask, p. 67-68. « Ramose » était le nom d’un noble à l’époque d’Amenhotep III.
La datation au carbone 14 a permis de situer la destruction de Jéricho vers 1410 av. J.-C. Le pharaon qui régnait 40 ans auparavant serait Thoutmôsis III.
Q : Dans Exode 5,2, s’agissait-il du même pharaon que celui d’Exode 15 ?
R : Ce n’était pas le même pharaon. Le pharaon d’Exode 1, probablement Thoutmôsis III, souhaitait soit exterminer, soit réduire la population des Israélites. Le pharaon de l’Exode, probablement Aménophis II (1450/1420-1401/1385), s’attachait à les utiliser comme esclaves. N’oubliez pas qu’il y a eu un intervalle de 80 ans entre Exode 1 et Exode 5.
Q : Dans Exode 5, 3 ; Exode 8, 26-27 et Exode 10, 26, Moïse inventait-il simplement des raisons pour justifier leur départ ?
R : Les Écritures ne précisent pas si Dieu a demandé à Moïse de donner ces raisons au pharaon pour justifier le départ, ou si Moïse les a avancées de sa propre initiative. Dans ce dernier cas, notez que les Écritures ne précisent pas si Moïse a tout dit correctement.
Q : Dans Exode 5:6, pourquoi utilisait-on de la paille pour fabriquer des briques ?
R : La paille conférait aux briques une plus grande résistance à la traction, car l’argile adhérant à la paille avait moins de chances de se désagréger.
Q : Dans Exode 5, versets 6 et 7, comment les Israélites ont-ils fait face à l’obligation de ramasser eux-mêmes leur paille ?
R : Il faut tout d’abord comprendre que la paille était essentielle pour fabriquer des briques solides, car elle servait de liant empêchant les briques de s’effriter. De plus, bien que les briques fussent plus courantes en Mésopotamie qu’en Égypte, certaines villes égyptiennes, telles que Pithom, étaient construites en briques. La tombe d’un noble égyptien nommé Rekhmere / Rek-mi-Re, située à Thèbes au XVe siècle av. J.-C., comporte une peinture représentant des esclaves fabriquant des briques. Une illustration de celle-ci figure dans *The New International Dictionary of the Bible*, p. 174.
Les ruines de Pithom révèlent la présence de briques contenant de la paille au niveau le plus bas, de briques ne contenant que du chaume au niveau intermédiaire, et de briques dépourvues de tout matériau fibreux au niveau supérieur. Les dimensions des briques variaient de 13 pouces sur 13 pouces sur 3,5 pouces (33 cm sur 33 cm sur 9 cm) à 16 pouces sur 8 pouces sur 6 pouces (41 cm sur 20 cm sur 15 cm).
Q : Dans Exode 6:1, pourquoi la main puissante de Dieu est-elle spécifiquement mentionnée ici ?
R : À cette époque, les pharaons égyptiens utilisaient couramment l’expression « celui qui possède le bras [puissant] » dans leurs titres. Exode 6:1 soulignait que leurs bras orgueilleux n’étaient rien comparés au bras de Dieu.
Q : Dans Exode 6:3 et d’autres passages, quels sont certains des problèmes posés par la théorie JEPD ?
R : La théorie JEPD a été formulée pour la première fois au XIXe siècle, avant que les chercheurs ne puissent prouver que les gens du peuple savaient écrire à l’époque de Moïse. Elle affirme que les cinq premiers (ou parfois six) livres de la Bible ont été compilés à partir de quatre sources antérieures, appelées J (pour Jéhovah), E (pour Élohim), P (pour sacerdotal) et D (pour Deutéronome).
La théorie JEPD pose de nombreux problèmes, mais en voici trois.
1. Les chercheurs libéraux ne s’accordent pas sur les versets qui appartiennent à J, E, P et D.
2. Cette théorie repose sur l’utilisation de noms différents pour désigner Dieu dans Genèse 1 et Genèse 2. Or, d’autres ouvrages procèdent de la même manière. Dans l’épître aux Hébreux, Jésus et le Christ ne sont pas mentionnés au chapitre 1, mais uniquement le « Fils ». Le Christ et Jésus sont toutefois fréquemment mentionnés par la suite. Pourtant, je n’ai jamais entendu personne mettre en doute l’unité du livre des Hébreux. Le livre de Jonas n’utilise que le nom divin, sauf lorsque les marins s’expriment jusqu’à Jonas 3:4. Par la suite, le récit utilise également le terme « Élohim » pour désigner le vrai Dieu.
3. De nombreux versets doivent être divisés en deux. Selon l’ouvrage *Evidence that Demands a Verdict*, tome II, p. 134, la version de la théorie JEPD présentée dans le *Commentaire biblique en un volume de l’Interpreter* divise les versets suivants en deux sources ou plus.
Gn 2, 4 ; 7, 16, 17 ; 8, 2, 3, 13 ; 10, 1 ; 12, 4 ; 13, 11, 12 ; 16, 1 ; 19, 30 ; 21, 1, 2, 6 ; 25, 11, 26 ; 31, 18 ; 32, 13 ; 33, 18 ; 35, 22 ; 37, 25, 28 ; 41, 46 ; 42, 28 ; 45, 1, 5 ; 46, 1 ; 47, 5, 6, 27 ; 48, 9, 10 ; 49, 1, 28
Exode 1:20 ; 2:23 ; 3:4 ; 4:20 ; 7:15, 17, 20, 21 ; 8:15 ; 9:23, 24, 35 ; 10:1, 13, 15 ; 12:27 ; 13:3 ; 14:9, 19, 20, 21, 27 ; 15:21, 22, 25 ; 16:1, 15 ; 17:1, 2, 7 ; 19:2, 3, 9, 11, 13 ; 24:12, 15, 18 ; 25:18 ; 31:18 ; 32:8, 34, 35 ; 33:5, 19 ; 34:1, 11, 14
Nombres 13, 17, 26 ; 14, 1 ; 16, 1, 2, 26, 27 ; 20, 22.
(Le Deutéronome n’est pas mentionné car il est considéré comme entièrement « D ».)
Combien de versets faudrait-il scinder en deux selon cette théorie pour que celle-ci ne soit plus tenable ? Quatre-vingt-onze versets, c’est probablement trop.
Q : Avant Ex 6,3, pourquoi 197 passages utilisent-ils le nom Yahweh, alors qu’Ex 6,3 indique que Dieu ne s’est pas révélé sous ce nom à Abraham, Isaac et Jacob ?
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
a) Des faits avérés, qui ne font pas partie de la réponse.
a1. Puisque Moïse a rédigé la Genèse à son époque, et non à celle de Jacob, il pouvait utiliser le nom de son choix. Par exemple, on écrit à juste titre que Christophe Colomb est arrivé en Amérique, même si ce dernier ne connaissait pas le nom « Amérique ». Cela suffit à expliquer tous les cas sauf 53, qui sont des citations directes ou similaires.
a2. La comparaison entre la Septante et le texte massorétique montre que les scribes disposaient d’une certaine liberté pour modifier les noms de Dieu. Julius Wellhausen a déclaré que c’était là la plus grande faiblesse de sa propre hypothèse documentaire.
a3. Le nom de Dieu était connu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, mais Dieu n’était pas principalement connu sous le nom de Yahweh. Dieu révélait à Moïse une signification qu’Il n’avait pas révélée aux trois hommes qui l’avaient précédé.
b) La réponse se trouve dans Exode 6, 3 lui-même.
b1. Exode 6, 3 ne dit pas « avant l’époque de Moïse ». Il dit simplement « à Abraham, Isaac et Jacob ».
(Cela élimine 5 des 53 passages.)
b2. L’Exode ne dit pas qu’ils ignoraient le nom divin de Dieu. Il dit simplement : « Je me suis manifesté… mais je ne me suis jamais fait connaître à eux par mon nom Yahweh. » Bien que Dieu ait parlé ou soit apparu à Abraham, Isaac et Jacob au moins (8, 1, 6) 15 fois, il ne s’est jamais manifesté à ces hommes d’une manière particulière associée à son nom divin, comme il l’a fait auprès de Moïse. En effet, lorsque Jacob a demandé un nom après sa lutte, dans Genèse 32:29, il n’a délibérément pas reçu de réponse.
Q : Dans Exode 6, 3, puisque Dieu ne s’est pas personnellement révélé comme Yahvé à Abraham, Isaac et Jacob, qu’en est-il des passages suivants où Dieu s’est lui-même appelé Yahvé ? Genèse 15, 7 : « Je suis Yahvé, qui t’ai fait sortir d’Ur » ; Genèse 18, 14 : « Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour Yahvé ? » ; Genèse 28, 13 : « Je suis Yahvé, le Dieu de ton père… »
R : Il s’agit probablement de modifications apportées ultérieurement par des scribes. Dans ces trois cas, la Septante grecque utilise le mot « Dieu » (theos), et non le mot grec signifiant « Je suis » dans Exode 3:14 (o v), ni le mot grec d’Exode 6:3 (kurios). Voir également la question précédente.
Q : Dans Ex 6, 16-20, comment les Israélites ont-ils pu rester en Égypte pendant 430 ans, alors que seules trois générations sont mentionnées entre Lévi et Moïse ?
R : Il y avait plus de trois générations, car les généalogies comportaient souvent des lacunes, le terme « enfant » désignant également un descendant, et le terme « père » désignant également un ancêtre.
Q : Dans Ex 6, 20, pourquoi Amram a-t-il épousé sa tante, Jokébed, alors que cela est interdit dans Lévitique 18, 12 ?
R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Le Lévitique n’avait pas encore été rédigé ; ils ne pouvaient donc pas être tenus pour responsables d’une loi future.
2. De plus, la Bible ne cautionne pas cet acte, mais rapporte honnêtement ce qui s’est passé.
Q : Dans Exode 6,20, Jochebed et Amram, le petit-fils de Lévi, étaient-ils les parents de Moïse ?
R : Pas nécessairement, car le terme « fils » peut désigner un descendant, et Jochebed n’est pas mentionnée par son nom dans Exode 2:1-9. Étant donné que Kehath comptait 8 600 descendants masculins à l’époque de Moïse (Nombres 3:28), il est peu probable qu’Amram, le fils de Kehath, ait été Amram, le père de Moïse.
Q : Dans Exode 6, 26-27, Moïse a-t-il rédigé ce livre, étant donné qu’il y est évoqué à la troisième personne ?
R : Il n’y a aucune raison de douter que Moïse en soit l’auteur. L’écriture à la troisième personne n’était pas inhabituelle dans la littérature antique. En voici d’autres exemples :
1. Jules César rédigeant La Guerre des Gaules.
2. Jules César rédigeant « Les Guerres civiles ».
3. Xénophon rédigeant *L'Anabase*.
4. Flavius Josèphe rédigeant « La Guerre des Juifs ».
5. L’apôtre Jean rédigeant l’Évangile selon Jean.
Q : Dans Exode 7-11, pourquoi Dieu a-t-il d’abord envoyé les plaies sur les Égyptiens, au lieu de simplement les inciter à les laisser partir ?
R : Exode 9, 16 (et Romains 9, 17) indiquent que Dieu a agi ainsi pour manifester sa puissance et pour que son nom soit proclamé sur toute la terre. Six points à prendre en considération.
a) Dieu est souverain et a le « droit » de choisir les moyens qu’Il souhaite.
b) Dieu n’a pas été injuste envers les Égyptiens, qui avaient connu pendant 400 ans la « norme culturelle » consistant à réduire les Hébreux en esclavage.
c) Il arrive souvent que les personnes placées sous l’autorité d’un dirigeant subissent les conséquences des décisions de ce dernier.
d) Dieu leur a donné la possibilité de choisir de libérer leurs esclaves. Cependant, ils ont préféré les avantages économiques liés à l’esclavage à celui de traiter les autres comme ils auraient souhaité être traités eux-mêmes.
e) Il s’agissait d’un jugement non seulement à l’encontre de l’Égypte, mais aussi à l’encontre des dieux égyptiens. Cela a démontré à la fois que ces dieux étaient faux et qu’Il était le seul vrai Dieu doté de puissance.
f) Le nom de Dieu fut glorifié sur toute la terre. En effet, les Égyptiens d’aujourd’hui considèrent Moïse comme un héros et un prophète de Dieu.
Q : Dans Exode 7:1, en quoi Moïse pouvait-il être « comme Dieu » pour le pharaon ?
R : Cette comparaison ne signifie pas que Moïse était divin, mais que toute communication et interaction du pharaon avec le vrai Dieu se ferait par l’intermédiaire de Moïse, assisté par Aaron en tant que prophète. Voir également 2 Corinthiens 3, 2-3, où il est dit que nous sommes des épîtres (lettres) de Dieu adressées aux autres. Comme l’a dit une dame : « Nous sommes peut-être les seules Bibles que certaines personnes liront jamais. »
Q : Dans Exode 7:11, 22 et Exode 8:7, comment les magiciens du pharaon ont-ils pu faire preuve de pouvoirs magiques ?
R : À titre d’anecdote, un tour de magie pratiqué aujourd’hui, qui consiste à utiliser trois tasses pour cacher des balles, était déjà pratiqué dans l’Égypte antique. Si les hommes peuvent tromper autrui à l’aide d’astuces ingénieuses et non surnaturelles, Satan dispose quant à lui d’un pouvoir miraculeux, comme le montrent 2 Thessaloniciens 2, 9 et Apocalypse 13, 13. Ces magiciens agissaient probablement grâce au pouvoir de Satan.
Q : Dans Exode 7, 17-22, comment l’eau a-t-elle pu se transformer en sang ?
R : Même si les Égyptiens connaissaient probablement les sédiments rouges provenant d’Éthiopie, la terre rouge n’aurait pas pu altérer l’eau contenue dans les jarres et les seaux en pierre. Il existe deux points de vue. Puisque rien n’est impossible à Dieu, il est inutile de se demander de quelle manière Dieu « devait » s’y prendre. Il vaut mieux se demander quel point de vue s’appuie sur les meilleures preuves pour expliquer comment Dieu a choisi de procéder.
1. Le sang est du sang au sens propre.
2. L’eau était rouge, comme cela peut être causé par des algues toxiques à l’origine de la « marée rouge » observée dans divers océans et dans le Nil. Ces algues produisent une neurotoxine qui tue les poissons et rend l’eau impropre à la consommation.
Q : Dans Ex 7,19 et Ex 8,16, 24, les plaies se sont-elles abattues sur « tout » l’Égypte et « dans tout » le pays, ou ont-elles épargné Goshen, comme le mentionnent Ex 8,20 et 22 ?
R : Exode 9,6 répond à cette question en montrant que lorsqu’il est question de « toute l’Égypte », cela sous-entend que Goshen en était exclue.
Q : Dans Ex 7,20, comment les magiciens ont-ils pu transformer une partie de l’eau en sang, alors que Moïse avait déjà transformé l’eau du fleuve en sang ?
R : Exode 7, 20 indique seulement que l’eau du fleuve, devant les yeux du pharaon, s’est transformée en sang immédiatement. Les autres eaux ont pu se transformer peu de temps après.
Parfois, lorsque Satan connaît le calendrier de Dieu, il peut tenter de s’attribuer le mérite de ce que Dieu accomplit. Voir la discussion sur Exode 12:29 pour un autre exemple possible. Cependant, certains ont un point de vue différent, selon lequel « toute » signifiait la plus grande partie de l’eau.
Q : Dans Exode 7:22 et Exode 4:21, qui a endurci le cœur de Pharaon ?
R : C’est le pharaon qui l’a fait en premier, puis Dieu l’a également endurci. Ces versets indiquent qui a endurci son cœur :
C’est l’Éternel qui endurcira : Exode 4:21
Pharaon a endurci son propre cœur : Exode 8:15, 32 ; Exode 9:34 ; 1 Samuel 6:6.
Il s’est endurci (c’est-à-dire que le cœur de Pharaon lui-même s’est endurci) : Exode 7:13-14, 22 ; 8:19 ; 9:7 ; 9:35
C’est le Seigneur qui l’a endurci : Exode 9, 12 ; 10, 1, 20, 27 ; 11, 10 ; 14, 4-5, 17
En résumé, des chrétiens tels que Clément de Rome, dans son ouvrage « 1 Clément », chapitre 51, p. 20 (96-98 apr. J.-C.), ne considéraient pas cela comme une situation où l’un excluait l’autre, mais estimaient que les deux facteurs étaient en jeu.
On retrouve une situation similaire dans Romains 1:21-32, où Dieu a livré les incroyants dépravés à une dépravation encore plus grande. Dieu a même endurci le cœur d’Israël dans Ésaïe 63:17.
À titre d’aparté, Dieu a également endurci le cœur des Cananéens dans Josué 11, 20 et celui de Sihon, roi de Heshbon, dans Deutéronome 2, 30.
Q : Dans Exode 8:10, pourquoi le pharaon a-t-il demandé à Moïse de faire disparaître les grenouilles le lendemain et non le jour même ?
R : Peut-être parce que la journée touchait à sa fin, mais même ainsi, elles auraient pu être chassées immédiatement. Cela pourrait montrer à quel point le cœur du pharaon était endurci. Il voulait s’assurer que les grenouilles ne seraient pas déjà en train de disparaître au moment où il s’entretiendrait avec Moïse.
Q : Dans Exode 8, 16-19, que sont ces « moucherons » ?
R : Il s’agissait peut-être de ce que nous appelons aujourd’hui des « moucherons », qui sont gênants mais ne piquent pas. Il pourrait tout aussi bien s’agir de moustiques. On n’est pas certain de la signification précise du mot hébreu kinnim, car c’est le seul endroit de la Bible où ce mot est utilisé.
Q : Dans Ex 8, 19 ; Ex 31, 18 ; Dt 9, 10 ; Ps 8, 3, etc., Dieu a-t-il un doigt ?
R : Non. Il s’agit d’une expression anthropomorphique visant à désigner la puissance de Dieu. À titre d’aparté, le terme linguistique désignant l’utilisation d’une partie d’une chose pour désigner la totalité est une figure de style appelée « synecdoque ». Pour un exemple similaire dans une autre religion, l’islam, le Hadith de Boukhari, vol. 9, livre 93, chap. 26, n° 543, p. 409, mentionne le doigt d’Allah.
Q : Dans Ex 8, 19 ; Ex 31, 18 ; Dt 9, 10 ; Ps 8, 3, etc., puisqu’il était interdit de fabriquer des images de Dieu, pourquoi la Bible utilise-t-elle des anthropomorphismes pour décrire Dieu, comme le fait qu’il ait des mains, etc. ? (John L. MacKenzie a fait cette remarque il y a de nombreuses années.)
R : La différence entre les deux réside dans la distinction entre la communication et l’adoration. Dieu a choisi de communiquer d’une manière compréhensible pour les hommes, notamment en recourant à la poésie et à des expressions anthropomorphiques, telles que « Sa main droite ».
Cependant, Dieu est très clair sur le fait qu’Il ne souhaite pas que nous fabriquions des images ou que nous dessinions des représentations dans le but de L’adorer ou de Le vénérer.
Q : Dans Exode 8, 20-32, de quel type de mouches s’agissait-il ?
R : Il existe plusieurs théories. Il s’agissait peut-être de ce qu’on appelle des « mouches du chien », dont les piqûres sont douloureuses. Elles pouvaient représenter le dieu égyptien Rê. Il pourrait également s’agir de mouches ichneumonides, qui représentaient le dieu Uatchit. Les mouches ont peut-être été attirées par les grenouilles en décomposition.
Q : Dans Ex 9, 4 ; Ex 11, 7 et Ex 12, 13, comment se fait-il que les plaies n’aient pas touché les Israélites comme elles ont touché les Égyptiens ?
R : Dieu a le pouvoir de faire ce qu’Il veut. De plus, dans Exode 15, 26, Dieu a promis que si les Israélites Lui obéissaient, ils ne souffriraient pas non plus de ces maladies à l’avenir.
Q : Dans Ex 9, 6, 19-20, puisque tout le bétail et tous les chevaux sont morts, comment les chevaux ont-ils pu survivre dans Ex 14, 9 ?
R : Dans Exode 9, 6, le terme « tout » désigne soit l’ensemble du bétail de toute l’Égypte, soit tout le bétail des champs d’Égypte, soit les deux. Dans le contexte, la proximité entre Exode 9, 19-20 et Exode 9, 6 montre clairement que l’auteur n’entendait pas que l’on comprenne cela comme désignant chaque animal, à l’intérieur ou à l’extérieur, mais bien les animaux se trouvant dans les champs.
Q : D’après Exode 9, 6, 19-20, que sait-on de l’élevage en Égypte ?
R : Le bétail égyptien était généralement gardé dans des étables de mai à décembre, pendant la crue du Nil, lorsque les pâturages étaient gorgés d’eau. Le « Expositor’s Bible Commentary », vol. 2, p. 357, indique que ce fléau s’est probablement produit en janvier, lorsque certains bovins étaient mis au pâturage. Comme les crues se retiraient plus tardivement du delta que du reste de l’Égypte, les bovins auraient donc été dans les étables plus tard. Si les bovins sont morts de la fièvre aphteuse à cause des grenouilles en décomposition, cela aurait principalement touché les bovins qui se trouvaient dans les champs.
Q : Dans Ex 9, 16 ; Ex 11, 9, Dieu a-t-Il suscité Pharaon uniquement pour le punir ?
R : Non, les Écritures ne disent pas cela. Elles indiquent que Dieu a suscité Pharaon, avec son obstination et sa méchanceté, afin de démontrer Sa capacité à faire sortir les Israélites de l’esclavage. En plus d’utiliser le mal pour démontrer aux autres Sa puissance et Son jugement, Dieu permet également au mal de se développer, pendant un certain temps, et Il juge les conséquences qui en découlent.
Q : Dans Ex 9,19 et Ex 9,27, comment Moïse a-t-il pu se rendre à l’extérieur pour voir Pharaon pendant la plaie destructrice de la grêle ?
R : De toute évidence, la grêle ne tombait pas partout en permanence. Même lors d’un ouragan, il y a un calme dans l’œil de la tempête. Moïse s’est peut-être rendu auprès du pharaon pendant une accalmie temporaire sur une partie de l’Égypte. Il se peut également que Dieu ait protégé Moïse pendant qu’il se rendait auprès du pharaon.
Q : Dans Ex 9, 20, Ésaïe 28, 25 et Ézéchiel 4, 9, quel type de nourriture les agriculteurs cultivaient-ils à l’époque ?
R : Le régime alimentaire des gens à l’époque était très différent de celui des sociétés industrialisées d’aujourd’hui, avec une plus grande variété d’aliments naturels. Ils n’avaient ni maïs ni pommes de terre dans l’Ancien Monde, car ces cultures provenaient des Amériques. Ils cultivaient du blé et du seigle, comme nous le faisons aujourd’hui, mais ils produisaient également des quantités importantes d’autres céréales anciennes que nous ne cultivons plus aujourd’hui qu’à titre de spécialités. Par exemple, l’engrain, l’amidonnier et l’épeautre sont parfois appelés « blés couverts » ; ils ne se battent pas aussi bien que le blé. Le seigle, le sorgho et le millet ne sont pas aussi nutritifs que le blé, bien que le sorgho et le millet soient encore utilisés en Afrique. Le kamut, qui a un goût délicieux, était également cultivé. L’amarante et le quinoa comptent parmi les autres céréales anciennes. Ils ne disposaient pas d’une autre céréale, le triticale, un croisement entre le blé et le seigle, car celle-ci n’a été cultivée pour la première fois qu’en Écosse en 1875. Pour plus d’informations, consultez le site http://www.hort.purdue.edu/newcrop/proceedings1996/V3-156.html#EINKORNOrigin.
En matière d’édulcorants, outre la betterave sucrière en Europe et la canne à sucre dans les pays tropicaux lointains, les gens ne disposaient pratiquement que du miel. Le miel contient un grand nombre de composés chimiques différents, et chaque lot de miel sauvage est légèrement différent, car il dépend des fleurs butinées par les abeilles. Quelqu’un a dit un jour à propos du miel que si, de nos jours, un nouvel aliment contenait des milliers de substances inconnues et présentait une composition chimique différente à chaque fois qu’il était fabriqué, il n’aurait aucune chance d’obtenir l’autorisation de la Food and Drug Administration américaine !
Q : Dans Exode 9:23, comment le feu peut-il se mêler à la grêle ?
R : Naturellement, cela se produit tout le temps lors de violents orages de grêle accompagnés d’éclairs et de tonnerre. D’après Exode 9:29, c’est probablement de cela qu’il s’agissait. Cependant, Dieu pouvait agir comme Il le souhaitait.
Q : Dans Exode 9:30, comment les gens sont-ils censés craindre Dieu ?
R : Nous ne craignons pas Dieu de la même manière que l’on pourrait craindre une personne injuste et méchante. Cependant, nous devons craindre Dieu de deux manières.
1. Les non-croyants doivent craindre le jugement et la colère de Dieu.
2. La crainte signifie également le respect. Tous devraient respecter Dieu, qui nous a créés, Celui qui est la raison d’être de notre existence, et Celui qui jugera tout le monde et accordera aux hommes la vie éternelle ou les condamnera à la perdition éternelle en enfer, cette décharge cosmique. Certains non-chrétiens pourraient avoir l’impression que Dieu ne correspond pas à l’idée qu’ils se font d’un dieu. Le vrai Dieu est fidèle à Son propre caractère, mais peut-être ne se soucie-t-Il même pas de se conformer à vos normes. Voir également la réponse concernant Exode 20:20.
Q : Dans Exode 10, 21-23, comment les ténèbres ont-elles pu recouvrir uniquement l’Égypte ?
R : Dieu a créé la lumière, et Il peut la contrôler. Qu’il s’agisse d’un phénomène temporaire lié au soleil, aux lois de la nature, à un nuage sombre, à des cendres volcaniques, à un autre obstacle ou à rien de tout cela, Dieu peut agir comme Il le souhaite.
Q : Dans Exode 10, 21-33, existe-t-il des preuves archéologiques de l’obscurité qui a recouvert l’Égypte ?
R : Peut-être. Le numéro de janvier/février 1991 de la revue *Biblical Archaeology Review*, p. 50, indique :
« Un texte égyptien datant d’après la fin de la XVIIIe dynastie (vers 1350 av. J.-C.) décrit un fléau en ces termes :
« Le soleil est voilé et ne brille plus aux yeux des hommes. La vie n’est plus possible lorsque le soleil est dissimulé derrière les nuages. Râ [le dieu] a détourné son visage de l’humanité. Si seulement il pouvait briller ne serait-ce qu’une heure ! Personne ne sait quand c’est midi. On ne distingue plus son ombre. Le soleil dans les cieux ressemble à la lune… »
Cela pourrait faire référence à l’obscurité qui régnait sur le pays, mais cela ne ferait pas référence à l’éruption du volcan de l’île de Théra, car celle-ci s’était produite environ 200 ans plus tôt.
Q : Dans Exode 10, 29, Moïse déclare qu’il ne se présentera plus jamais devant le pharaon. Pourtant, dans Exode 12, 31, le pharaon convoque Moïse et Aaron auprès de lui. Comment cela est-il possible ? Moïse s’est-il trompé dans Exode 10, 29, et si oui, est-ce Dieu qui lui a dit de prononcer ces paroles, ou s’agissait-il de sa propre initiative ?
R : Dans Exode 10, 29, le pharaon en avait manifestement assez de voir Moïse ; l’intention de Moïse était donc de ne plus jamais se présenter devant lui. Mais lorsque le pharaon lui a ordonné de venir, Moïse a dû s’y rendre. Examinons cela sous trois angles :
a) S’il s’agissait d’une prophétie, alors celle-ci ne s’est pas réalisée.
b) S’il s’agissait d’une déclaration de l’intention de Moïse, alors cela s’est avéré vrai ; Moïse n’est pas venu de sa propre initiative ; il a été convoqué.
c) S’il s’agissait d’une promesse, alors cette promesse humaine (et non divine) a été annulée par l’obligation d’obéir à l’ordre du pharaon.
En résumé, Moïse ne mentait pas et n’était pas malhonnête, mais il s’attendait clairement à ne plus jamais se présenter devant le pharaon, et il s’est trompé sur ce point.
Il est important de comprendre que les prophètes étaient des êtres humains, et qu’ils pouvaient eux aussi se tromper dans leurs paroles et leurs actes. L’exemple classique est celui de Nathan annonçant à David qu’il pourrait bâtir le temple, puis de Dieu corrigeant Nathan dans 2 Samuel 7, 3-17. Un prophète de Dieu n’est exempt d’erreur que lorsqu’il s’exprime en tant que prophète, c’est-à-dire en disant « ainsi parle l’Éternel », ou une formule équivalente. Lorsque Moïse s’est mis en colère, a frappé le rocher à plusieurs reprises et a qualifié les Israélites de rebelles, il a sans aucun doute regretté ces paroles par la suite.
Q : Dans Exode 11, 3 et Nombres 12, 3, Moïse a-t-il écrit à son sujet qu’il était tenu en haute estime et humble ?
R : Il existe trois points de vue différents :
a) Moïse donnait simplement, de manière factuelle, des informations sur sa réputation.
b) Comme ce texte était rédigé par un scribe pour Moïse, c’est ce dernier qui, sous l’inspiration divine, a ajouté ces mots.
c) Il s’agit d’un ajout ultérieur du scribe au texte, que Dieu a permis de préserver à travers les âges. Voir également la discussion sur Nombres 12, 3.
Q : Dans Exode 11,5-12,30, en dehors de la Bible, existe-t-il des preuves de l’existence de plaies survenues en Égypte à cette époque ?
R : C’est possible. David M. Rohl, dans *Pharaohs and Kings : A Biblical Quest* (1995), p. 278-279, mentionne l’existence de preuves d’une grande catastrophe, avec un grand nombre de corps enterrés à la hâte. Cependant, le nombre élevé de décès ne prouve ni ne réfute que cela ait été dû à un événement soudain survenu du jour au lendemain. Cette découverte a été faite par Manfred Bietak à Tell ed-Daba. Elle est mentionnée dans *Avaris and Piramesse : Archaeological Exploration of the Eastern Nile Delta* (Londres, 1979), p. 295.
De plus, Josèphe cite Manéthon qui affirme qu’« un coup de Dieu nous a frappés ». Toutefois, cette déclaration s’inscrit dans le contexte d’une invasion de l’Égypte par des envahisseurs venus de l’est ; il pourrait donc s’agir d’un événement sans rapport, ou bien il aurait pu y avoir des envahisseurs en Égypte à l’époque de Moïse, dont l’Exode ne fait pas mention.
Q : Dans Ex 12,19, l’expression « être retranché d’Israël » signifie-t-elle être exclu de la communauté, ou bien la mort, voire l’exécution ?
R : Les érudits chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point, comme l’indique The Expositor’s Bible Commentary, vol. 2, p. 375.
Expulsion : The Bible Knowledge Commentary : Ancien Testament, p. 128. Le Believer’s Bible Commentary, p. 98, précise : « c’est-à-dire exclu du camp et de ses privilèges. Dans certains contextes, l’expression « être retranché » signifie être condamné à mort. » La plupart des commentateurs s’accorderaient à dire que cela signifie la mort.
Q : Dans Exode 12, 29, comment un Dieu [prétendument] tout-aimant, qui est aussi aimant que possible, a-t-il pu tuer les premiers-nés égyptiens ?
R : Aucun verset de la Bible ne dit que Dieu est tout-aimant, et aucun verset ne dit que Dieu est aussi aimant que possible. L’amour de Dieu est contrebalancé par ses autres attributs. Quant à savoir comment le Dieu de la Bible a pu tuer les premiers-nés égyptiens, veuillez vous reporter à la réponse à la question suivante.
Q : Dans Exode 12, 29-30, pourquoi Dieu a-t-il été [soi-disant] injuste en tuant tous les premiers-nés égyptiens plutôt que le pharaon lui-même, puisque c’est le pharaon qui avait péché ?
R : Dieu n’a pas été injuste. Trois points sont à prendre en compte dans cette réponse.
Tous les Égyptiens réduisaient les Israélites en esclavage. Ce n’est pas le pharaon lui-même qui fouettait les esclaves, mais les surveillants égyptiens. Pendant 400 ans, la société égyptienne a considéré comme normal de tirer profit des esclaves hébreux.
Les gens subissent souvent les conséquences des actes d’autrui. Les mères toxicomanes à la cocaïne donnent naissance à des bébés dont le cerveau est plus petit et qui sont dépendants à la cocaïne. Des millions de personnes sont mortes à cause de la folie meurtrière d’Hitler et d’autres. Ces choses se produisent dans un monde déchu et injuste. Mais voyez le point suivant.
La justice parfaite est reportée jusqu’au jour du jugement dernier. Par exemple, dans Luc 13, 1-5, on rapporta à Jésus l’histoire de Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices. Jésus répondit que cela n’était pas arrivé parce qu’ils étaient pires que les autres Galiléens, mais que si vous ne vous repentiez pas, vous péririez vous aussi. Certains sont punis plus sévèrement que d’autres pour les mêmes fautes dans cette vie. Cependant, au jour du jugement dernier, Dieu jugera avec justice et remettra tout en ordre.
Q : Dans Exode 12, 29, quelle preuve archéologique indique que le fils du pharaon est mort juste avant l’Exode ?
R : Sur la stèle du rêve de Thoutmôsis IV (1421-1410 av. J.-C.), découverte entre les pattes avant du Sphinx de Gizeh, le dieu Harmakhis promit à Thoutmôsis une aide particulière pour devenir le prochain pharaon, en échange du déblayage du sable qui s’était accumulé contre le Sphinx. Il n’aurait probablement pas eu besoin d’une aide particulière s’il avait été le premier dans l’ordre de succession de son père Aménophis II (1450/1447-1401/1385).
Walter Kaiser, dans *A History of Israel*, p. 90, indique que le frère aîné de Thoutmôsis IV s’appelait Webensenu. Webensenu fut inhumé dans la tombe royale, et c’est probablement lui qui mourut lors de la dixième plaie. Le deuxième fils d’Amenhotep II était Khaemwaset, qui s’était marié avant sa mort. Comme le dit Kaiser : « Ainsi, bien que la stèle du Sphinx ne puisse être considérée comme une preuve directe de la mort des premiers-nés, les égyptologues ont mis au jour suffisamment d’éléments pour étayer la date précoce de l’Exode et le fait que, bel et bien, Thoutmôsis IV ne s’attendait pas à succéder à son père sur le trône. »
Q : Dans Exode 12, 29-30, comment un Dieu juste et aimant a-t-il pu tuer les premiers-nés égyptiens alors qu’ils n’avaient aucun contrôle sur la décision du pharaon ?
R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Ces morts ne prouvent pas que les Égyptiens ou leurs animaux étaient responsables de la décision du pharaon.
2. Face à l’infanticide et à l’oppression, le peuple égyptien ne s’est apparemment pas rebellé ni n’a rien fait jusqu’à Exode 12, 33. Même dans Exode 14, 5, le peuple égyptien souhaitait que les Israélites reviennent en tant qu’esclaves.
3. Il est important de se rebeller, car les gens, y compris les enfants, subissent souvent des conséquences disproportionnées en raison des décisions des dirigeants politiques.
4. Il y a beaucoup d’injustice dans cette vie. Mais un jour viendra, le Jour du Jugement, où tout sera rendu juste. Dieu est juste, et les riches comme les pauvres, les oppresseurs comme les opprimés, les nazis, les Cambodgiens, les Soudanais et tous les autres bénéficieront d’une justice parfaite à la fin des temps ; mais qui peut affirmer que tout ce qu’ils souhaitent, c’est la justice, sans miséricorde ?
Q : Dans Exode 12, 30, comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu une seule maison où personne ne soit mort, puisque les Israélites ont été épargnés ?
R : Dans ce contexte, cela fait référence aux maisons d’Égypte où la Pâque n’était pas célébrée.
Q : Dans Exode 13, que représentent les quatre coupes de la Pâque ?
R : Bien que la Pâque ait été instituée dans le Livre de l’Exode, les différentes coupes offertes lors de la Pâque ne figurent pas dans l’Ancien Testament, mais faisaient partie d’une tradition juive qui a vu le jour à l’époque romaine. Elles sont mentionnées dans le Talmud (Pesachim 10, 1).
Il existait apparemment différentes interprétations de ce symbolisme, mais en voici une : les différentes coupes représentaient différentes formes de rédemption.
La première coupe était destinée à la bénédiction du kiddouch prononcée au début de la Pâque. Cette coupe sert à célébrer le fait que Dieu les a fait sortir d’Égypte.
La deuxième était servie avant le repas principal pour célébrer la délivrance de l’esclavage égyptien.
La troisième coupe était bue après la « prière d’action de grâce », afin de célébrer la manifestation de la puissance de Dieu.
La quatrième coupe était servie à la fin du Hallel pour célébrer leur accession au statut de nation.
Certains prévoyaient une cinquième coupe, la « coupe d’Élie », qui n’était pas bue.
Certaines de ces informations proviennent d’un site juif : http://2-passover.tripod.com/thefourcupsofwineforpassover.html.
Q : Dans Exode 13,2 et 13,13, les Israélites devaient-ils consacrer leurs enfants aînés (fils et filles), ou seulement les fils aînés, comme le dit Exode 22,29 ?
R : Les textes hébreux et les traductions modernes mentionnent tous les fils :
Exode 13, 2 : « celui qui ouvre le sein maternel parmi les fils d’Israël »
Exode 13:13 « tout premier-né parmi vos fils »
Q : Dans Exode 13:4, le premier mois était-il Abib, ou s’agissait-il de Nisan, comme dans Néhémie 2:1 ?
R : À cette époque (1445 av. J.-C.), les Israélites l’appelaient Abib. Des siècles plus tard (vers 500 av. J.-C.), sous la domination perse, il s’appelait Nisan. Les Iraniens (Perses) d’aujourd’hui, toutes confessions confondues, célèbrent le Nouvel An sous le nom de Nowruz.
Q : Dans Exode 13,19, le fait de conserver les ossements de Joseph implique-t-il que les chrétiens devraient vénérer des reliques sacrées, comme l’affirment certains catholiques ?
R : Non. Le fait que ces ossements aient été conservés en vue d’une inhumation ne signifie pas qu’ils aient été vénérés. Il n’existe aucune preuve dans la Bible indiquant que les ossements de Joseph, ni d’ailleurs ceux de quiconque, aient été considérés comme des objets sacrés de culte.
Le deuxième commandement interdit d’avoir des images devant Dieu. Tout au long du Moyen Âge, divers catholiques ont tenté de classer les péchés, les « sept péchés capitaux » étant les plus célèbres. Ce qui est intéressant à propos de ces différentes listes, c’est que leurs auteurs ont tous oublié le deuxième commandement.
Q : Dans Ex 13, 21-22 ; Ex 14, 19-20 ; Ex 40, 38, comment Dieu a-t-il pu suivre Israël sous la forme d’une nuée et d’une colonne de feu ?
R : Puisque Dieu s’était déjà manifesté sous la forme de trois visiteurs à Abram et d’un feu dans un buisson à Moïse, apparaître sous la forme d’une nuée ou d’une colonne de feu n’était pas du tout difficile pour Lui. Il est probablement plus difficile pour nous de sortir des schémas préconçus que nous nous faisons de ce que Dieu doit faire, que cela ne l’est pour Dieu de se manifester sous une forme quelconque.
Q : Dans Ex 14, 6-7, pourquoi le pharaon a-t-il poursuivi tous les Israélites avec seulement 600 chars ?
R : Bien que les chars aient été de redoutables armes de guerre dans l’Antiquité et que la plupart des Israélites ne disposaient pas d’armes, la réponse réside dans le fait qu’Exode 14, 7 précise que Pharaon prit 600 des meilleurs chars, ainsi que tous les autres chars, et qu’Exode 14, 9 mentionne « et l’armée ». Exode 15, 4 fait également référence aux chars de Pharaon et à son armée.
Q : Dans Exode 14, 6-7, à quoi ressemblaient les chars égyptiens à cette époque ?
R : Les archéologues nous indiquent que les chars du nord de la Mésopotamie ressemblaient à des charrettes pouvant transporter trois ou quatre personnes et jusqu’à quatre ânes ou chevaux. Les Égyptiens disposaient de chars similaires, jusqu’à ce que les Hyksos conquièrent la majeure partie de l’Égypte, après 1586 av. J.-C., grâce à leurs chars plus performants. À partir de cette époque, les chars égyptiens devinrent très légers, tirés par deux chevaux et transportant deux hommes. L’un d’eux était le conducteur du char et l’autre l’archer. Les roues étaient grandes et comportaient généralement six rayons. Les essieux des chars ne comportaient pas de crampons avant l’époque perse. Les chars constituaient des armes de guerre importantes sur les terrains secs et plats, mais ils n’étaient pas très utiles en montagne ou sur des sols humides et détrempés.
Q : Dans Exode 14, 9-28 et Josué 24, 6, comment le pharaon pouvait-il disposer de « cavaliers », alors que les armées de l’époque ne comptaient pas de cavalerie ?
R : Il s’agit peut-être de « conducteurs de chars », et non de cavalerie. Lorsque ce terme est employé, c’est toujours par opposition à l’armée régulière.
Q : Dans Exode 14, 14, puisque Dieu a combattu pour les Israélites à cette époque, pourquoi n’a-t-Il pas toujours combattu pour eux par la suite ?
R : Dieu n’était pas tenu de toujours combattre pour les Israélites. Il pouvait combattre pour eux ou s’abstenir de le faire quand bon lui semblait. Souvent, il semble que Dieu les ait laissés mener leurs propres combats.
Q : Dans Ex 14, 17 ; 15, 21, en quoi le fait de noyer les Égyptiens exalte-t-il Dieu et lui rend-il gloire ?
R : Cela a montré aux yeux des Israélites que Dieu avait le pouvoir de les sauver même d’une puissante armée, et qu’Il veillerait sur eux.
Q : Dans Exode 14, 17 et 15, 21, pourquoi Dieu a-t-Il agi de manière si injuste en noyant l’armée égyptienne dans la mer Rouge, alors que les soldats ne faisaient qu’obéir aux ordres ?
R : Il y a là une leçon importante : les soldats ne doivent pas obéir à des ordres qui sont mauvais. À l’époque, lorsque les soldats égyptiens ont reçu l’ordre de tuer les fidèles pacifiques de Dieu, ils se sont exposés au jugement pour leur « obéissance malfaisante ». Aujourd’hui, lorsque les « guerriers saints » musulmans reçoivent l’ordre de tuer des fidèles pacifiques de Dieu simplement parce qu’ils sont chrétiens, eux aussi s’exposent au jugement de Dieu, qui les condamne au feu de l’enfer.
Q : Dans Exode 14:18, les Israélites ont-ils traversé la « mer Rouge » ou la « mer des Roseaux », très peu profonde ?
R : Le terme hébreu est « Yam Suph », et il pourrait s’agir de l’une ou de l’autre ; nous ne savons pas exactement où ils ont traversé. L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 75-76, suggère qu’il pourrait s’agir du lac Ballah, qui était une « mer » peu profonde de 10 à 15 miles (16 à 24 km) de large. (Le lac Ballah a été détruit lors de la construction du canal de Suez.)
Même la mer des Roseaux n’était peut-être pas peu profonde à l’époque. Exode 14, 22 indique que les eaux formaient un « mur » de part et d’autre ; il devait donc y avoir là une quantité d’eau considérable. Si la mer qu’ils ont traversée était peu profonde et que les Israélites l’ont franchie, alors, comme l’a fait remarquer quelqu’un avec humour, ce serait un bien plus grand miracle s’ils avaient traversé la mer des Roseaux, peu profonde, pour noyer tous ces chevaux et ces conducteurs de chars dans quelques pouces d’eau seulement.
Q : Dans Exode 14, 21-29, comment Dieu a-t-Il pu ouvrir la mer ?
R : Le Tout-Puissant pouvait le faire comme Il le souhaitait. Exode 14, 21 mentionne un vent d’est violent, mais d’autres facteurs ont pu jouer un rôle.
Q : Dans Exode 14, 21-29, l’énorme éruption volcanique de Théra aurait-elle pu provoquer la séparation de la mer Rouge ?
R : Ce point de vue a été défendu par l’ouvrage *The Bible as History* et par Hans Goedicke. Cette théorie a semblé populaire à une certaine époque, car l’éruption volcanique de l’île de Théra semblait dater d’environ 1 500 av. J.-C., ce qui se rapprochait de l’hypothèse de Goedicke selon laquelle l’Exode aurait eu lieu en 1 477 av. J.-C. (On estime aujourd’hui que l’Exode s’est produit en 1 445 av. J.-C.) Cependant, l’étude de la datation au radiocarbone calibrée des cernes de chênes en Irlande et de pins à cônes épineux en Californie indique, de manière indépendante, un refroidissement climatique mondial ayant entraîné un rabougrissement des arbres vers 1628 av. J.-C. ± 20 ans. La datation des calottes glaciaires du Groenland indique un refroidissement vers 1645 av. J.-C. Ainsi, l’éruption volcanique sur l’île de Théra s’est produite environ 200 ans plus tôt.
Q : Dans Exode 14, 21-29, comment 2 millions d’Israélites ont-ils pu traverser la mer Rouge en seulement 24 heures ?
R : Supposons que les 602 000 hommes représentent environ 2 à 2,5 millions de personnes. Si la largeur de la traversée était d’environ 2 à 2,5 miles (3,2 à 4 km) et que les personnes étaient espacées en moyenne de deux yards les unes des autres, cela correspondrait à 1 760 colonnes en file indienne de 1 136 personnes chacune. En tenant compte des charrettes et des animaux, s’ils se trouvaient en moyenne à dix yards de la personne qui les précédait et que les gens marchaient lentement à raison d’un mile (1,6 km) par heure, ils pouvaient franchir un point donné en 6,5 heures.
Q : Dans l’Exode 15, existe-t-il des preuves que les Hébreux ont erré dans la péninsule du Sinaï ?
R : Oui, il existe certains indices. Des inscriptions ont été découvertes dans des grottes du mont Sinaï, décrivant la séparation des eaux, Moïse et la chasse aux cailles. Le plus intéressant réside dans la langue : il s’agissait d’un mélange d’égyptien et d’hébreu. L’historien Diodore de Sicile (10 av. J.-C.) en avait également connaissance. Cependant, l’authenticité de ces inscriptions ne peut être ni prouvée ni réfutée. Cela s’explique probablement par le fait qu’il n’existe aucun moyen de dater les inscriptions sur les parois rocheuses.
Le Dictionnaire Wycliffe d’archéologie biblique, p. 535, indique qu’à l’entrée des mines de cuivre du Sinaï, on trouve des centaines d’inscriptions. La plupart sont rédigées en hiéroglyphes égyptiens, mais une quarantaine d’entre elles sont écrites dans une sorte d’écriture alphabétique proto-sinaïtique datant du XVe siècle av. J.-C. Il s’agit de l’un des plus anciens vestiges d’écriture alphabétique conservés à ce jour.
Q : Dans Ex 15,1-21, ce passage doit-il être associé à la section précédente de l’Exode ou à la section suivante ?
R : Comme il s’agit d’un récit, il peut s’inscrire dans l’une ou l’autre partie. De nombreux commentateurs le rattachent à la section précédente, car ce chant a probablement été entonné très peu de temps après leur délivrance. Cependant, dans l’organisation de l’Exode, je préfère le placer dans la section suivante, car la première moitié d’Exode 15 et la seconde moitié d’Exode 15 forment un si beau parallèle. Alors qu’ils traversaient le désert, il faut garder à l’esprit que les Israélites ne pouvaient pas « lire la suite » du Livre de l’Exode pour savoir où ils allaient ni ce qui allait leur arriver. Au cours de leur périple, ils n’avaient en substance que deux possibilités. Ils pouvaient se souvenir de la grandeur et de la grâce de Dieu à leur égard, ou bien se plaindre de leur situation actuelle.
Dans nos vies aujourd’hui, il n’y a fondamentalement que deux choses que nous pouvons faire nous aussi : plaire à Dieu en le glorifiant et en lui obéissant avec reconnaissance, ou bien attacher notre cœur au monde et murmurer, ou encore suivre notre propre chemin, en doutant de la provision ou de la sollicitude de Dieu.
Q : Dans Exode 15,1, comment pouvait-il y avoir des « cavaliers », alors que l’armée égyptienne ne disposait probablement pas de cavalerie à l’époque ?
R : Le mot « cavaliers » ne précise pas ce qu’ils montaient. À cette époque, les armées s’appuyaient sur des chars, et il s’agit ici de conducteurs de chars, également appelés auriges.
Q : Puisqu’Exode 15:11 dit : « Qui parmi les dieux est comme vous ? », y a-t-il plus d’un Dieu ?
R : Non. Ce verset, tout comme Ésaïe 40:18, montre que Dieu est incomparable. 1 Corinthiens 8:1-7 montre qu’il existe de nombreuses idoles, mais qu’il n’y a qu’un seul vrai Dieu, comme le montrent Deutéronome 4:35-39 ; 6:4 ; Marc 12:29-33 ; Ésaïe 43:10-12 ; 44:6,8 ; 45:5-6,14,21 ; 46:9 ; Joël 2:27 ; 1 Timothée 1:17 ; 2:5 ; et 6:15-16.
Q : Dans Exode 15, 16, comment Dieu a-t-il « racheté » les Israélites ?
R : L’une des raisons pour lesquelles ils appartiennent à Dieu est qu’Il leur a sauvé la vie.
Q : Dans Exode 15, 22-27, que pouvons-nous apprendre des eaux de Mara et d’Élim ?
R : Dieu mettait le peuple à l’épreuve, selon Exode 15, 25. Le peuple avait désespérément besoin d’eau, et il en trouva en abondance à Mara, mais cela a pu lui sembler une cruelle plaisanterie, car cette eau était amère et imbuvable. L’eau amère l’est souvent parce qu’elle est très alcaline. Non seulement elle a mauvais goût, mais elle est également nocive pour votre corps. Dieu a non seulement rendu cette eau amère supportable et suffisamment saine pour être bue, mais il l’a en réalité rendue douce et agréable au goût.
Dieu peut-il subvenir à vos besoins dans une terre aride et assoiffée ? Dieu connaît vos besoins, mais que faire si vous êtes dans le besoin et que la seule provision semble n’être rien de plus qu’une cruelle plaisanterie ? Resterez-vous fidèles, et attendrez-vous que Dieu vous fournisse une autre source d’eau, ou, comme dans ce cas, qu’Il transforme miraculeusement ce qui semble être une « non-solution » à votre problème en une solution à la fois adéquate et même source de satisfaction ?
Les Israélites ont été mis à l’épreuve à maintes reprises, tout comme David, les Juifs par la suite, Jésus et les premiers chrétiens. Nous ne devrions pas être surpris lorsque nous sommes nous aussi mis à l’épreuve.
Q : Dans Exode 16, 1-36, que pouvons-nous apprendre de la manne et des cailles ?
R : Le besoin urgent d’eau du peuple a été satisfait, mais qu’en est-il de leur survie à plus long terme ? Plutôt que d’interroger Dieu sur leur besoin, ils se sont plaints contre Moïse. Lorsque vous avez un besoin légitime et que Dieu ne l’a pas encore comblé, que faites-vous ? Marmonnez-vous, ou continuez-vous à prier Dieu ? Dieu peut-Il vous nourrir dans un lieu aride ? Lorsqu’il n’y a pas de nourriture, qu’elle soit physique, émotionnelle, amicale ou spirituelle, pensez-vous que Dieu soit assez puissant pour prendre soin de vous à long terme ? Nous devons planifier l’avenir (à l’instar de la fourmi avisée mentionnée dans Proverbes 30, 25), mais pouvez-vous envisager l’avenir avec confiance en Lui, et non avec crainte ?
Q : Dans Exode 16, 23-30, pourquoi les Israélites devaient-ils observer le sabbat dans un lieu appelé le désert de Sin, alors que ce commandement leur a été donné plus tard avec les Dix Commandements au Sinaï ?
R : Dieu leur a communiqué ce commandement avant de leur donner l’ensemble des dix commandements.
Q : Dans Exode 16, 23, le désert de Sin est-il le même que le désert de Zin ?
R : Non. Le désert de Sin se trouvait juste à l’ouest du mont Sinaï, tandis que le désert de Zin se situait juste au sud de Juda et au nord-est de Kadès-Barnéa. Le « Expositor’s Bible Commentary », tome 2, p. 404, indique que la consonne hébraïque initiale est différente.
Q : Dans Ex 16, 31 ; Nb 11, 7-9 ; Dt 8, 3, 15 ; Jos 5, 12 ; Ps 78, 24, 25 ; 105, 40 ; et Ne 9, 15, qu’est-ce que la manne exactement ?
R : Les Écritures indiquent seulement qu’il s’agissait d’une nourriture fournie miraculeusement par Dieu.
Certains ont émis l’hypothèse qu’il s’agissait de sécrétions comestibles des tamaris du Sinaï, de sécrétions d’insectes, etc., mais une explication naturelle ne suffit pas. Elle tombait six jours par semaine, mais pas le jour du sabbat. De plus, il n’y aurait pas eu suffisamment d’insectes ni de sécrétions de tamaris pour nourrir une population aussi nombreuse.
Hébreux 9:4 mentionne qu’un pot de manne a été placé dans l’arche.
Q : Dans Exode 17, 1-7, pourquoi Dieu était-il en colère contre des personnes qui lui obéissaient ?
R : Exode 17, 1 indique que le peuple se déplaçait d’un lieu à l’autre selon l’ordre du Seigneur. Mais il murmurait tout en obéissant. L’obéissance ne suffit pas ; nous devons faire preuve d’une obéissance joyeuse, sans murmures ni contestations, comme le dit Philippiens 2, 14.
Q : Dans Exode 17, 2 et Deutéronome 6, 16, comment le peuple peut-il tenter Dieu, alors que, selon Jacques 1, 13, Dieu ne peut être tenté par le mal ?
R : Une meilleure traduction que « tenter Dieu » serait « mettre le Seigneur à l’épreuve ». Dieu ne peut pas réellement être tenté par le mal, mais les hommes peuvent tout de même essayer. C’est là une manifestation du péché des hommes qui disent à Dieu : « Agissez ainsi et accomplissez ce miracle, sinon… ».
Q : Dans Ex 17,8, lorsque les Israélites ne l’emportaient que lorsque Aaron et Hur soutenaient les mains de Moïse, cela ne ressemble-t-il pas à de la superstition ?
R : Tous savaient que la puissance venait de Dieu, et non des mains. Dieu utilise parfois des actions physiques pour canaliser sa puissance. Pour d’autres exemples, voir 2 Rois 13, 21 (les ossements d’Élisée), Nombres 21, 4-9 (le serpent d’airain) et Jean 9, 6-7 (Jésus préparant de la boue pour l’appliquer sur les yeux d’un aveugle).
Q : Dans Exode 17, 15-16, quelle est l’importance du nom de Dieu à cet endroit ?
R : Il est très significatif que Moïse ait appelé Dieu « Yahweh Nissi », c’est-à-dire « L’Éternel est ma bannière ». Dans une bataille militaire, la bannière représentait l’honneur de l’armée ou de la division, et les soldats se battaient jusqu’au bout pour la sauver à tout prix. Cela signifie bien plus que le simple fait que Dieu soit fort et puissant. Lorsqu’une grande armée, déterminée à vaincre les Israélites, s’est précipitée sur eux, les Israélites ne se sont PAS contentés de croire que Dieu était un être puissant et lointain, susceptible de leur apporter un peu d’aide s’Il en avait envie. Au contraire, ils croyaient non seulement que Dieu était puissant, mais aussi qu’Il viendrait à leur secours dans les moments décisifs et sauverait ceux qui invoquaient Son nom. Aujourd’hui, tous les chrétiens croient que Dieu est Tout-Puissant, mais vivez-vous vraiment comme si vous croyiez que Dieu viendra à votre secours dans les moments décisifs ? Si tel est le cas, non seulement vous croyez que Dieu est votre étendard et que vous vous battrez jusqu’au bout pour rester fermes pour Dieu, mais vous savez également que vous êtes l’étendard de Dieu, en ce sens que vous portez Son nom et que vous êtes la prunelle de Son œil (Deutéronome 32:10 ; Psaume 17:8), et que Dieu sera assurément avec vous. Même si vous êtes tué pour Dieu, vous savez que « la mort de ses saints est précieuse aux yeux de l’Éternel » (Psaume 116:15 NIV).
Q : Dans Exode 18:7, puisque nous sommes censés n’adorer que Dieu, pourquoi Moïse s’est-il incliné devant son beau-père ?
R : S’incliner en signe de respect n’est pas un acte d’adoration. Même aujourd’hui, les gens s’inclinent ou font la révérence devant le monarque d’Angleterre par respect. Abraham s’inclinait devant les rois, et il n’y a aucun mal à s’incliner tant que cela n’est pas interprété comme un acte d’adoration. À l’inverse, on estime que jusqu’à 50 000 chrétiens ont péri lors des persécutions romaines, et beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi. Les Romains n’avaient aucun problème avec le fait que les chrétiens adorent Jésus. Ce qu’ils ne toléraient pas, c’était le refus des chrétiens d’adorer quiconque d’autre que Dieu, en particulier l’empereur romain. Pour aggraver encore les choses, les païens romains qualifiaient les chrétiens d’« athées » parce qu’ils ne croyaient pas en leurs idoles.
Q : Dans Exode 18, 17-26, pourquoi Moïse a-t-il suivi le conseil de Jéthro plutôt que celui de Dieu ?
R : Cela n’était pas contraire à la volonté de Dieu, mais Moïse y a vu un bon conseil pour suivre Dieu. Nous devons faire preuve de pragmatisme et suivre les conseils sages et justes des autres, tout comme ceux de Dieu.
Q : Dans Ex 19, 3, 20 ; 24, 9, 13, 15, 18 ; 34, 4, pourquoi Moïse est-il monté sept fois sur la montagne et est-il retourné voir le Seigneur (Ex 32, 31), alors qu’il n’est mentionné que quatre descentes dans Ex 19, 14, 24 ; 32, 15 ; 34, 29 ?
R : Certains se sont appuyés sur ce point pour tenter de soutenir la thèse de la pluralité des auteurs de l’Exode, mais The Expositor’s Bible Commentary, volume 2, p. 416, indique que cela n’aide pas vraiment à répondre à la question. Le livre de l’Exode n’est pas tenu de suivre un ordre chronologique ; il n’y a aucun problème à ce qu’il suive ici un ordre chronologique ; la séquence est en réalité assez simple.
Exode 19, 3 Moïse monta seul
Exode 19:14 Moïse redescendit seul
Exode 19:20 Moïse monta seul au sommet
Exode 19:24 Moïse descendit brièvement pour aller chercher Aaron
Exode 24:9 Moïse et 73 autres montèrent
Exode 24:12-13 Dieu dit à Moïse de monter ; Moïse laissa donc les anciens là où ils se trouvaient, puis Moïse et Josué montèrent plus haut.
Exode 24:15 indique que Moïse est monté, apparemment seul, et qu’il s’est donc enfoncé plus haut.
Exode 24:18 indique qu’ensuite Moïse entra dans la nuée alors qu’il montait ; il s’agit donc du même voyage que celui mentionné en Exode 24:15.
Exode 32:15 Moïse redescendit [tout le chemin] avec les deux tables, et rencontra Josué. (Moïse brisa les tables dans Exode 32:19)
Exode 32:31 Moïse retourna vers l’Éternel. Cela ne signifie pas nécessairement qu’il ait gravi puis redescendu la montagne, bien qu’il ait pu le faire.
Exode 34:4 Moïse monta avec deux tables de pierre vierges
Exode 34:29 Moïse descendit de la montagne avec deux tables de pierre.
En parlant de Moïse et des montagnes, une séquence similaire s’est produite lors de la transfiguration de Jésus. Alors qu’il voyageait avec les douze disciples, il s’est séparé d’eux et est monté sur la montagne avec seulement trois d’entre eux. Luc 9:32-33 montre que Jésus se trouvait à une certaine distance des trois lorsque la transfiguration a eu lieu. Puis un nuage les a enveloppés. Luc 9:36-37 montre que les autres disciples ont rejoint Jésus avant que la foule ne le rencontre au pied de la montagne.
Résumé : En tenant compte du fait qu’il est possible de gravir une partie de la montagne avec un groupe plus important et de monter plus haut avec un groupe plus restreint, et en admettant qu’il n’est pas nécessaire de mentionner le retour à chaque fois, le nombre de montées de Moïse ne pose aucun problème.
Q : Dans Exode 19, 4, comment le peuple aurait-il pu avoir des ailes d’aigle ?
R : Il s’agit d’une métaphore illustrant la manière dont Dieu a agi pour les porter jusqu’au bout, sans qu’ils aient à fournir le moindre effort. (Lorsque nous traversons d’énormes épreuves, Dieu continue aujourd’hui encore à nous porter sur des ailes d’aigle.)
Q : Dans Ex 19,11, où se trouve exactement le mont Sinaï ?
R : Région : la péninsule du Sinaï forme un triangle orienté vers le sud, avec les montagnes situées dans sa partie méridionale ; Exode 19, 2 et Nombres 3, 14 ; 9, 1, 5 ; 10, 12 appellent cette région le « désert » du Sinaï. Le désert de Sin sépare Élim du Sinaï. Nombres 33, 3-50 énumère tous les lieux où les Israélites ont campé. Malheureusement, nous ne connaissons pas l’emplacement de bon nombre de ces campements, mais en les examinant, nous pouvons voir ce qui se trouve entre les uns et les autres.
Au sein du désert du Sinaï, il existe en réalité deux montagnes, proches l’une de l’autre, qui correspondent à l’emplacement du mont Sinaï.
Jebel Musa/Mousa (7 363 pieds) : il s’agit de la vision traditionnelle, du moins depuis environ l’an 500 après J.-C. Cette montagne présente des falaises très escarpées. Le monastère de Sainte-Catherine se trouve au pied de cette montagne. De nombreux musulmans, mais pas tous, considèrent également qu’il s’agit du mont Sinaï. Le *New International Dictionary of the Bible*, p. 674, présente une photo du Jebel Musa.
Ras es-safsafeh (6 540 pieds, 1 993 mètres) se trouve à deux miles (3,2 km) au nord du Jebel Musa, sur la même crête. Il est flanqué d’une plaine plus vaste à son pied.
Le Djebel Serbal (peu probable) : Eusèbe de Césarée (325 apr. J.-C.) en était convaincu. Cependant, *The New Bible Dictionary* (1978), p. 1 193-1 194, mentionne qu’il n’y a pas de désert à proximité de son pied.
Certaines personnes pensent que le mont Sinaï se trouve à Jebel al-Lawz, en Arabie, peut-être parce que
a) Ils croient à tort que la péninsule du Sinaï faisait partie de l’Égypte au temps de l’Exode
b) elles oublient que le mont Sinaï se trouvait en dehors du pays de Madian, selon Exode 18, 27 et Nombres 10, 29-30
c) Paul a déclaré que le mont Sinaï se trouvait en Arabie (Galates 4:25), et ils oublient que la péninsule du Sinaï faisait partie de la province romaine d’Arabie.
www.christiananswers.net/abr/scoop.html, après avoir exposé les raisons précédentes, ajoute que la distance jusqu’en Arabie serait trop grande depuis Cadès-Barnéa, puisque les gens accompagnés de leurs troupeaux ne parcouraient qu’environ 6 miles par jour. Or, la distance entre le Jebel al-Lawz et Cadès-Barnéa est d’environ 150 miles, et ils ont mis seulement 11 jours pour aller du Sinaï à Cadès-Barnéa.
Les musulmans tentent parfois d’affirmer que le mont Sinaï correspond à La Mecque. Après tout, Galates 4:25 indique que le mont Sinaï se trouve en Arabie. Cependant, il ne s’agit pas de l’État moderne de l’Arabie saoudite, mais bien de la péninsule du Sinaï, qui faisait partie de la province romaine d’Arabie. De plus, un voyage de 11 jours, soit environ 800 miles, de La Mecque à Kadès-Barnéa, avec des troupeaux, des jeunes animaux et des enfants en bas âge, à pied, serait tout simplement incroyable. Reportez-vous à l’ouvrage *The Roman World*, p. 107, ou à l’*Encyclopédie Britannica*, sous la rubrique « Histoire romaine », pour consulter une carte.
Si le mont Sinaï était réellement La Mecque, cela ne ferait aucune différence pour les chrétiens, si ce n’est que les étapes du voyage d’Israël n’auraient plus aucun sens. Cela semble toutefois important pour certains musulmans, car cela donnerait de la crédibilité à l’idée que La Mecque ait joué un rôle dans l’œuvre de Dieu avant Mahomet. Cependant, d’autres musulmans, comme l’indique la note de bas de page n° 2504 dans le *Coran sacré : traduction anglaise des significations et commentaire*, assimilent le mont Sinaï à Gebel/Jabal Musa, tout comme la majorité des chrétiens.
Q : Dans Ex 20, 4-5, est-il acceptable pour les chrétiens de porter et de posséder des croix et d’autres objets d’art religieux ?
R : En tant que rappels, cela ne pose aucun problème, tout comme les Juifs copiaient les Écritures pour s’en souvenir, conformément à Deutéronome 6, 8-9. Cependant, ni les croix, ni les Écritures, ni quoi que ce soit d’autre ne doivent être adorés à la place de Dieu.
Q : Puisque Exode 20, 4-5 interdit les images taillées, pourquoi y avait-il tant d’images dans le tabernacle (Exode 25-27) et, plus tard, dans le temple (1 Rois 6, 1-38 ; 7, 13-51) ?
R : Il était permis de réaliser les images que Dieu avait ordonnées à des fins décoratives et non pour l’adoration. Cependant, lorsque même les images que Dieu avait ordonné de réaliser étaient utilisées pour l’adoration, elles devaient être détruites. À titre d’exemple, lisez le récit du serpent d’airain dans Nombres 21, 4-9 et 2 Rois 18, 1-4. Pour plus d’informations, consultez le livre 2, chapitre 22, des « Cinq livres contre Marcion » (207/208 apr. J.-C.) de Tertullien.
Q : Dans Ex 20, 5 ; Dt 4, 24 ; 6, 15 ; Jo 2, 18 ; Soph 1, 18, Dieu est-il un Dieu jaloux, alors que 1 Co 13, 4 dit que l’amour n’est pas envieux ?
R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse :
1. De nombreux versets montrent que nous ne devons pas envier les autres pour ce qu’ils possèdent, ni même pour les bienfaits dont Dieu les a comblés.
2. Dieu n’est pas une créature, et selon Ses propres règles, Il est en droit d’être jaloux de l’adoration et de la dévotion qui Lui reviennent de plein droit. Cela s’apparente à une personne qui attend de son conjoint qu’il lui témoigne dévotion et fidélité, ou à un parent qui attend de son enfant qu’il lui témoigne honneur et obéissance.
3. Au-delà même de cela, 2 Corinthiens 11:2 montre que nous devrions éprouver une jalousie pieuse afin que les autres continuent à se consacrer au vrai Jésus plutôt qu’à un faux.
Q : Dans Exode 20:5, en quelques mots, pourquoi un Dieu juste fait-Il retomber l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ?
R : Ézéchiel 18 et Deutéronome 24, 16 montrent que Dieu ne déclare pas le fils coupable des péchés de son père, mais Exode 20, 5 et d’autres versets indiquent que les enfants subissent les conséquences néfastes des péchés d’autrui. Beaucoup pensent que le jugement de Dieu tient compte de leur point de départ et des moyens dont ils disposaient, et que tout le monde ne part pas du même point ni ne bénéficie des mêmes opportunités.
Q : Dans Ex 20, 5 ; Exode 34, 7 ; Nombres 14, 18 ; et Deutéronome 5, 9, comment Dieu punit-Il les enfants pour les péchés de leurs pères jusqu’à la troisième et à la quatrième génération, alors qu’Ézéchiel 18, 4, 18-19 et Deutéronome 24, 16 affirment que chacun mourra pour son propre péché, et non pour celui de son père, et qu’Ézéchiel 18, 19 précise que le fils ne partage pas la culpabilité de son père ?
R : Dieu a apparemment jugé ce concept important, car les quatre versets de la Loi répètent la même chose en utilisant les deux mêmes mots hébreux.
« Visiter » est paqad (Strong 6485), un mot neutre qui peut signifier « rendre visite » avec une intention amicale ou hostile.
L’iniquité est « ‘avon » (Strong 5771), qui signifie perversité, mal, faute, iniquité, méfait, châtiment (de l’iniquité), péché.
Certaines personnes ont pensé que leur péché n’avait aucune incidence sur leurs enfants ; d’autres ont pensé qu’un enfant pouvait être coupable simplement à cause de ses parents. Jérémie 31, 29-30 et Ézéchiel 18, 2 réprimandent ceux qui disent : « Les pères mangent des raisins verts, et les dents des enfants s’en trouvèrent agacées. » Dans Job 21, 19, Job tient des propos similaires. En réalité, la vérité ne se situe dans aucun de ces deux extrêmes. Tout d’abord, deux éléments qui ne constituent pas la réponse, puis la réponse elle-même.
Révélation antérieure vs révélation ultérieure (ce n’est pas la réponse) : La Torah (la Loi) a été donnée vers 1440 av. J.-C., et le livre d’Ézéchiel a été rédigé après 587 av. J.-C. Tout comme la manière dont Dieu traitait les hommes différait considérablement à l’époque de Noé, à celle d’Abraham, sous la Loi mosaïque et après le Christ, elle différait également, mais dans une moindre mesure, entre l’époque de Moïse (lorsqu’ils ne disposaient que de la Loi) et celle d’Ézéchiel (alors qu’ils disposaient également d’écrits prophétiques). Cependant, les uns comme les autres étaient soumis à la Loi mosaïque, et il n’y eut pas de changement explicite d’alliance ou de dispensation entre les deux. De plus, Deutéronome 24, 16 stipule également que les pères et les enfants ne doivent pas être mis à mort les uns pour les autres, et ce passage a été rédigé à la même époque que le reste du Deutéronome.
« L’iniquité retombe sur l’enfant » vs « Mourir pour les péchés » (ce n’est pas la réponse) : Les versets de la Loi ne disent pas que les enfants mourront pour les péchés de leurs parents ou de leurs ancêtres, mais seulement que l’iniquité retombera sur eux. Ézéchiel 18 et Deutéronome 24:16 indiquent simplement qu’un enfant ne mourra pas pour les péchés de son père. Cependant, bien que Deutéronome 24:16 et Ézéchiel 18 montrent que la mort [physique et spirituelle] et les conséquences éternelles ne relèvent pas de la responsabilité des parents mais de celle de la personne elle-même, vous ne pouvez ignorer le fait que les autres versets prouvent que le péché a des répercussions intergénérationnelles. Il existe au moins trois types de répercussions.
Conséquences : Les conséquences physiques sont les plus faciles à observer : les bébés nés de mères toxicomanes naissent dépendants à la drogue. Certains bébés sont atteints du syndrome d’alcoolisme fœtal en raison de l’alcoolisme de leur mère. S’ils commencent à boire de l’alcool, ils développeront une dépendance particulièrement forte. Mais Dieu inflige parfois aussi des conséquences non physiques. Canaân et ses descendants ont été frappés de malédiction à cause du péché de Cham, comme le rapporte Genèse 9, 25-27. Les descendants d’Éli ont été maudits dans 1 Samuel 2, 31-33 à cause des graves péchés commis par les fils d’Éli. La descendance de Jojakin ne régnerait plus jamais, comme l’indique Jérémie 22, 28-30. Mais il existe également de bonnes conséquences générationnelles liées à l’obéissance, comme pour les descendants des Récabites dans Jérémie 35, 18-19, et les descendants d’Abraham dans Genèse 12, 2, etc. Enfin, Romains 8, 28 promet que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Lorsque nous supportons patiemment les malédictions, Dieu est assez puissant pour les transformer même en bénédictions.
Grandir dans le péché : Exode 20, 5 et Deutéronome 5, 9 indiquent que Dieu fait retomber l’iniquité sur les enfants de ceux qui haïssent Dieu. Les enfants grandissent souvent en apprenant les valeurs de leurs parents. Si les parents d’une personne haïssaient Dieu, celle-ci a probablement grandi en recevant ce même enseignement, que ce soit directement ou implicitement. Cependant, à l’instar d’Abraham originaire d’Ur, des Gabaonites de Canaan, de Ruth la Moabite et des païens auxquels les premiers chrétiens prêchaient, nous pouvons répondre à l’appel de Dieu pour dépasser toute mauvaise éducation et mener une vie nouvelle qui Lui soit agréable.
Il faut choisir de s’opposer au péché : lorsque les parents d’un enfant se sont rendus coupables d’un péché, et en particulier s’ils haïssaient Dieu, cet enfant se verra confronté à une occasion de commettre ce même péché. Le fils ou la fille doit choisir de s’opposer aux schémas de ses parents, voire aux normes de sa culture, et de suivre Dieu. Tout comme Abraham a reçu l’ordre de quitter sa famille et son peuple pour suivre la voie que Dieu lui indiquait, nous devons tous, d’une manière ou d’une autre, abandonner certains aspects de notre culture et de notre éducation pour suivre le Christ.
Un exemple simple illustrant ces trois aspects : les Israélites ont souvent péché en adorant des idoles jusqu’à l’exil. Les enfants israélites nés après cette période ont subi les conséquences de l’exil à cause des péchés de leurs parents et de leurs ancêtres. Au cours de leur éducation, il était particulièrement tentant de choisir la facilité et d’adorer les dieux babyloniens qui les entouraient, comme le faisaient tous les autres ; beaucoup l’ont fait et se sont assimilés à cette culture. Mais certains, confrontés aux idoles pendant la période de malédiction qu’ils ont vécue à Babylone, ont choisi Dieu plutôt que le péché et sont retournés en terre d’Israël. Après cette période, Israël n’a plus jamais connu de problèmes liés aux idoles.
Conclusion : que cela plaise ou non, Dieu a montré que le péché comporte des aspects générationnels. Dieu est juste, et nous pouvons comprendre ce qu’Il a révélé au sujet de Sa justice. Cependant, la justice de Dieu est définie par Sa Parole ; nous ne sommes pas libres de faire fi de Sa Parole et d’exiger que Dieu se conforme à nos propres idées de la justice. Dans la culture « indépendante et autonome » de la société occidentale, nous pourrions être tentés d’occulter le fait que le péché comporte des aspects générationnels, mais la justice de Dieu est définie par ce qu’Il a dit, et non par ce que nous souhaitons.
Q : Puisque Exode 20:8 dit que nous devons honorer le jour du sabbat (le samedi), pourquoi les chrétiens d’aujourd’hui estiment-ils qu’il est acceptable de travailler le samedi ?
R : Les véritables chrétiens ont trois points de vue différents :
Samedi : Dans l’Ancien Testament, le sabbat s’étendait du coucher du soleil le vendredi au coucher du soleil le samedi. L’une des raisons pour lesquelles la nation de Juda a été exilée à Babylone pendant 70 ans était qu’elle n’avait pas observé le sabbat pendant 70 × 7 = 490 ans. (Leur année comptait 360 jours.) Voir Lévitique 26:31-36 ; Jérémie 25:11-12 ; 29:10, 16 ; et Daniel 9:2.
Dimanche : Après la résurrection de Jésus d’entre les morts, le dimanche est devenu le jour du Seigneur et était célébré par les premiers chrétiens. Paul n’a pas expliqué aux Corinthiens pourquoi il s’agissait du premier jour de la semaine dans 1 Corinthiens 16:2 ; il supposait qu’ils le savaient déjà. Apocalypse 1:10 fait également référence soit au dimanche, soit à une vision du jour du Seigneur. La Première Apologie de Justin (vers 138-165 apr. J.-C.), chapitre 67, p. 185-186, mentionne également le culte du dimanche. Irénée (182-188 apr. J.-C.), dans le fragment 7 (p. 569), mentionne également qu’il a parlé de Pâques et du jour du Seigneur.
Tous les jours : À l’époque de l’Ancien Testament, les croyants devaient entrer dans le repos de Dieu un jour par semaine. Cependant, Hébreux 4, 11 indique que nous avons aujourd’hui un repos différent et meilleur. Nous devrions consacrer chaque jour de la semaine à nous reposer en Dieu. Dans Colossiens 2, 16, Paul réprimande les Colossiens qui continuent à observer le jour du sabbat. Romains 14, 5 parle, sans désapprobation, des chrétiens qui considèrent tous les jours comme égaux. Dans 1 Corinthiens 16, 2, ils mettaient de côté les offrandes le dimanche.
Reportez-vous à la question sur Romains 14, 5 pour savoir ce que faisait l’Église du Nouveau Testament. L’Église post-néotestamentaire célébrait le culte le dimanche, comme le montre
Ignace, disciple de l’apôtre Jean (110-117 apr. J.-C.)
l’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.)
Première Apologie de Justin le Martyr (150 apr. J.-C.), chapitre 67, p. 185-186
Dionysius de Corinthe (175 apr. J.-C.)
Méliton de Sardes (175 apr. J.-C.)
Constitutions apostoliques (IIe siècle)
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.)
L’*Apologeticus* de Tertullien (198-220 apr. J.-C.)
Même l’hérétique Bardésane (180 apr. J.-C.)
Augustin affirmait qu’il n’était pas nécessaire d’observer le sabbat à l’époque du Nouveau Testament.
Des dérogations à cette règle ont été mentionnées par Justin le Martyr (qui a écrit vers 138-165 apr. J.-C.) (Dialogue avec Tryphon, chap. 47, p. 218), qui qualifie ceux qui observent le sabbat de « frères plus faibles », et Eusèbe de Césarée (324 apr. J.-C.) mentionne que les hérétiques ébionites observaient le sabbat.
Q : Puisque Ex 20, 13 et Dt 5, 17 disent « Tu ne tueras point », pourquoi tant de personnes et d’animaux ont-ils été tués ?
R : C’est une bonne question qui porte sur un point souvent mal compris. Si Exode 20, 13 signifiait réellement qu’il ne fallait jamais tuer personne, ce serait une nouveauté pour Moïse. À plusieurs reprises, Dieu a ordonné à Moïse de mener des guerres et d’exécuter les contrevenants à la loi. Si Exode 20, 13 signifiait réellement qu’il ne fallait jamais tuer quoi que ce soit, ce serait une nouveauté pour Dieu, qui ordonne le sacrifice d’animaux.
Le mot hébreu « râtsach » peut signifier « tuer des personnes », mais l’ouvrage *Hard Sayings of the Bible* (p. 148-149) précise que, parmi les sept mots hébreux désignant le fait de tuer, ce mot, qui apparaît 47 fois dans l’Ancien Testament, est celui qui signifie « meurtre ». Le contexte de l’Exode indique que certaines guerres et certaines exécutions légales sont non seulement autorisées, mais également ordonnées.
À titre d’anecdote intéressante, un ancien gouverneur de Pennsylvanie a opposé son veto à un projet de loi visant à rétablir la peine de mort, en citant ce verset et en l’interprétant de manière erronée.
Q : Dans Ex 20, 13 et Dt 5, 17, il est dit : « Tu ne tueras point. » Il nous a enjoint de ne pas tuer et pourtant, Il a envoyé Son Fils unique pour qu’il soit sacrifié (c’est-à-dire tué) par Son peuple, les Juifs, ce qui me laisse perplexe. … Veuillez m’expliquer pourquoi Jésus a dû mourir pour mes péchés. Pourquoi ai-je dû tuer Jésus ? Pourquoi avons-nous dû enfreindre l’un de Ses commandements afin de rétablir la paix avec notre Dieu et nos âmes ?
R : Le commandement interdisait le meurtre ; les Israélites connaissaient néanmoins la guerre et les exécutions. Voir la réponse à la question précédente concernant l’abattage des animaux, les exécutions et les guerres. Quant à l’expiation, Dieu a envoyé Jésus en sachant qu’Il serait tué par des malfaiteurs. Cependant, ceux-ci se trouvaient dans un état de désobéissance envers Dieu lorsqu’ils ont agi ainsi. Néanmoins, Dieu utilise même la rébellion et la méchanceté des hommes pour accomplir Ses desseins. Romains 8:28 est vraiment un verset extraordinaire. Il dit : « … en toutes choses, Dieu fait concourir au bien ceux qui l’aiment, ceux qui ont été appelés selon son dessein. » Il ne dit PAS que Dieu ne fait concourir que les bonnes choses. Il dit plutôt que Dieu fait concourir toutes choses (le bien et le mal) au bien de ceux qui l’aiment.
Bien sûr, ce n’est pas nous qui avons tué Jésus ; ce sont les soldats romains. Néanmoins, Dieu a permis que Jésus soit injustement assassiné afin de porter le châtiment de nos péchés.
Q : Puisque Ex 20, 13 et Dt 5, 17 interdisent de tuer, pourquoi Dieu tue-t-Il parfois des personnes ?
R : Les Dix Commandements ont été donnés aux hommes ; or, Dieu, qui est omniscient, n’est pas lié par ce qu’Il nous a donné. Par exemple, Dieu accepte qu’on L’adore, alors que nous ne devons pas accepter d’être adorés.
Q : Puisque Ex 20, 14 et 17 interdisent l’adultère, pourquoi y a-t-il eu des mariages polygames par la suite ?
R : Le mariage polygame n’est pas un adultère. La polygamie était autorisée mais non encouragée dans l’Ancien Testament, et dans le Nouveau Testament, elle n’est pas autorisée pour les responsables d’Église.
Bien que Exode 20:17 dise de ne pas convoiter la femme de votre prochain (au singulier), ce commandement s’applique que votre prochain ait une ou plusieurs épouses. S’il avait été dit de ne pas convoiter les femmes de votre prochain (au pluriel), certains auraient pu interpréter cela comme signifiant que convoiter une seule de ses épouses serait acceptable. Bien sûr, ce n’est pas ce que Dieu voulait dire.
Q : Dans Exode 20:20, pourquoi le peuple ne devait-il pas avoir peur, alors qu’il était censé avoir peur dans le même verset ?
R : Ni eux ni nous ne sommes censés être effrayés ou inquiets face à Dieu, qui nous aime tant. Mais nous sommes censés craindre Dieu, dans le sens où nous devons Le respecter, ainsi que Sa puissance et Sa sainteté. Aujourd’hui, nous devons également craindre pour les perdus, c’est-à-dire craindre que la colère de Dieu ne les détruise s’ils ne se repentent pas, comme l’enseigne Jude 23.
Cependant, puisque le Christ s’est révélé, nous n’éprouvons pas la même crainte qu’ils avaient dans l’Ancien Testament, comme l’enseigne Hébreux 12:18. Voir également la discussion sur Exode 9:30.
Q : Dans Exode 20:24, l’autel devait-il être fait de terre ou de bois d’acacia, comme l’indiquent Exode 27:1, 30:1, 37:1 et 38:1 ?
R : Au mont Sinaï, ils ont construit un autel en terre. Plus tard, pour le tabernacle, ils ont fabriqué un autel transportable en bois d’acacia.
Pour une réponse différente, voir *When Critics Ask*, p. 79, et *Alleged Discrepancies of the Bible* de Haley, p. 427-428.
Q : Dans Exode 20:25-26 et Josué 8:31, pourquoi le peuple ne devait-il pas utiliser de pierres taillées ?
R : La Bible n’explique pas pourquoi Dieu a donné cet ordre, mais indique simplement qu’Il l’a fait. Cependant, les roches taillées à l’aide de ciseaux en fer présenteraient, avec le temps, des traces de rouille rouge. Des traces bleu-vert seraient visibles si l’on utilisait des outils en bronze ou en cuivre.
Q : Pourquoi Exode 21, 2-21 et Lévitique 25, 46 tolèrent-ils l’esclavage ?
R : Dans la Bible, l’esclavage s’apparentait à un contrat de servitude. Tous les esclaves hébreux devaient être affranchis tous les sept ans, conformément à Exode 21, 2-5. Lorsque l’esclave était affranchi, son ancien maître devait le doter généreusement de ce qu’il possédait, selon Deutéronome 15, 13-15. La seule exception à la libération d’un esclave hébreu était le cas où celui-ci aimait suffisamment son maître pour choisir de rester esclave à vie, comme le précise Exode 21, 5-6. Cependant, les Hébreux ne libéraient pas toujours leurs esclaves, comme le montre Jérémie 34, 8-22 ; Dieu les a réprimandés pour cela. Les personnes suivantes devenaient esclaves :
Les voleurs qui ne pouvaient pas rembourser leurs victimes (Exode 22, 3)
Les femmes vendues par leurs parents comme concubines (Exode 21, 7-11)
Les personnes qui se vendaient comme esclaves lorsqu’elles mouraient de faim
Q : Dans Ex 21, 13, que signifie ici « un cas de force majeure » ?
R : Cette expression est très similaire à l’usage juridique occidental de l’expression « force majeure », qui désigne un événement échappant au contrôle humain. L’Expositor’s Bible Commentary, volume 2, p. 432, indique que des expressions similaires se trouvent dans le Code de Hammurabi, aux articles 249:38-39 et 266:77.
Q : Dans Exode 21:17, s’agissait-il d’une punition sévère pour des enfants irrespectueux ?
R : Quatre points sont à prendre en compte pour répondre à cette question.
1. Bien que cela puisse nous paraître sévère aujourd’hui, le fait de savoir que les parents disposaient de ce pouvoir empêchait les adolescents de mépriser totalement l’autorité parentale. Cependant, cette pratique était modérée comparée à celle des Cananéens et des Phéniciens, qui pratiquaient le sacrifice d’enfants. Imaginez simplement un enfant cananéen ou phénicien se montrant désobéissant, et le parent lui disant : « Ton comportement commence à me donner envie de me tourner vers la religion. » Les seuls Israélites qui pratiquaient le sacrifice d’enfants étaient des adorateurs d’idoles que Dieu a condamnés.
2. Quant aux Israélites pieux, compte tenu de leur très forte orientation familiale, rien n’indique que des enfants aient jamais été au point de pousser leurs parents à recourir à une telle mesure.
3. Même s’il y avait des enfants désobéissants, Exode 21:17 ne précise pas que les parents devaient agir ainsi ; il s’agissait uniquement d’une option. Rien ne prouve qu’un parent ait jamais choisi de le faire.
4. À l’époque romaine tardive, les pères romains disposaient du « droit de paterfamilias ». Il s’agissait du droit légal d’un père romain de tuer son nouveau-né pour quelque raison que ce soit.
Résumé : Il arrive parfois que la création d’une loi, prévoyant une sanction sévère, permette d’atteindre le résultat souhaité sans qu’il y ait jamais eu de cas où elle ait dû être appliquée.
Q : Dans Exode 21,20, pourquoi une personne est-elle simplement « punie » si elle frappe un esclave et le tue ?
R : Exode 21, 12 précise la sanction : la mort pour meurtre prémédité, et la fuite vers un refuge en cas d’homicide involontaire. Cela s’applique aussi bien aux esclaves qu’aux hommes libres.
Il n’était pas fait mention d’une peine différente pour un esclave, et il n’était pas nécessaire de préciser que la peine était la même, car le meurtre d’un homme libre ou d’un esclave était considéré de la même manière en Égypte, où ils vivaient. Cette loi égyptienne est mentionnée dans *La vie en Égypte dans l’Antiquité* de Bernard Romant, traduit par J. Smith (Minerva 1978/81), p. 124.
Q : Dans Ex 21,21, pourquoi l’Exode tolère-t-il que l’on frappe les esclaves ?
R : Certains comportements dans l’Ancien Testament n’étaient pas préconisés, mais plutôt tolérés, car le cœur du peuple était endurci. Par exemple, le divorce était autorisé dans l’Ancien Testament en raison de la dureté de cœur des gens (Matthieu 19:8), alors que dans Malachie 2:16, Dieu a déclaré qu’Il haïssait le divorce. Le fait de frapper une personne, sans lui causer de blessure permanente, était puni d’une amende correspondant au temps perdu, comme le précise Exode 21:18-19. Exode 21, 21 souligne simplement qu’un propriétaire d’esclave n’est pas passible d’une amende pour le temps perdu, car c’est le propriétaire lui-même qui (peut-être imprudemment) a fait perdre ce temps à l’esclave. Cependant, qu’il s’agisse d’un esclave ou non, si un homme frappe quelqu’un et que la victime en meurt, cet homme sera mis à mort, selon Exode 21, 12 et 20. De même, si un homme cause une blessure permanente, il y aura soit une amende, soit la libération d’un esclave, soit la loi du talion.
Q : Exode 21, 22-23 démontre-t-il que l’avortement est répréhensible, ou qu’un fœtus est moins qu’un bébé ?
R : L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 79, mentionne que, selon l’hébraïsant Umberto Cassuto, dans son *Commentaire sur le Livre de l’Exode* (Magnes Press, 1967) : « …Mais si un malheur survient, c’est-à-dire si la femme meurt ou si les enfants meurent, alors vous donnerez la vie pour la vie. »
De plus, le mot hébreu (yatsa’) désigne aussi bien la naissance d’un enfant vivant que la fausse couche. Il existe un autre mot hébreu pour désigner la fausse couche, qui n’implique pas la naissance d’un enfant vivant, mais il n’a pas été utilisé ici. Enfin, le mot « enfant » est celui que l’on emploie pour désigner les bébés.
À titre d’information complémentaire, l’avortement par voie chimique était pratiqué à l’époque biblique. Selon le magazine Discover (septembre 1998), une plante qui poussait en Cyrénaïque, appelée silphium, pouvait provoquer un avortement. Minucius Felix (210 apr. J.-C.) a expliqué pourquoi les avortements chimiques étaient répréhensibles dans *L’Octave de Minucius Felix*, chap. 30, p. 192, tout comme Hippolyte dans *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 9.7, p. 131 (225-235/6 apr. J.-C.). Le silphium se vendait son poids en argent.
Les avortements chirurgicaux ont également été décrits en détail et condamnés par Tertullien (198-220 apr. J.-C.) dans *Traité sur l’âme*, chap. 25, p. 206
Dans l’*Apologie* de Tertullien, chapitre 9, p. 25 (198-220 apr. J.-C.) : « Dans notre cas, le meurtre étant interdit une fois pour toutes, nous ne pouvons pas détruire même le fœtus dans l’utérus, alors que l’être humain tire encore son sang d’autres parties du corps pour se nourrir. Empêcher une naissance n’est qu’un meurtre plus rapide ; peu importe que l’on ôte la vie à un être déjà né ou que l’on détruise celui qui est sur le point de naître. C’est un homme qui va le devenir ; vous avez déjà le fruit dans sa graine. »
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) déclare : « La loi de Moïse, en effet, punit par des peines appropriées l’homme qui provoque un avortement, dans la mesure où il existe déjà le rudiment d’un être humain, auquel est déjà imputée la condition de vie et de mort, puisqu’il est déjà exposé aux conséquences de l’une et de l’autre, bien qu’en vivant encore dans la mère, il partage pour l’essentiel son propre état avec celle-ci. » Traité sur l’âme, chap. 37, p. 218
Tertullien mentionne également l’avortement chimique comme étant répréhensible dans *Exhortation à la chasteté*, chap. 12, p. 57
Q : Dans Exode 21, 29-30, pourquoi la peine de mort n’était-elle pas appliquée pour certains meurtres ?
R : Comme dans le droit moderne, il n’y a souvent pas de peine de mort pour l’homicide involontaire. C’est une chose que de tuer délibérément une personne, et c’en est une autre que de la tuer par imprudence.
Q : Dans Ex 21-22, comment ces lois se comparaient-elles à d’autres lois de la même époque ?
R : Voici quelques comparaisons.
Exode 21, 2-4 : Lorsqu’un homme célibataire devenait esclave, que son maître lui donnait une femme et que l’homme était affranchi, la femme et les enfants restaient esclaves du maître, selon les textes akkadiens de Nuzi.
Ex 21, 9 : Un document assyrien stipulait que si un homme avait acheté une jeune fille pour en faire l’épouse de son fils et que le mariage n’avait pas lieu, l’acheteur ne pouvait pas la renvoyer pour qu’elle redevienne esclave : « il doit la traiter comme sa propre fille, une Assyrienne ».
Ex 21:18-19 Le Code d’Hammurabi (206) stipule que si un homme blesse accidentellement un autre homme et le jure, il doit tout de même payer les honoraires du médecin. Les Lois hittites (10) stipulent qu’il doit prendre soin de l’homme qu’il a blessé, payer les honoraires du médecin et lui verser également six (puis, plus tard, dix) sicles d’argent.
Ex 22, 16-17 : si un homme séduisait une femme qui n’était pas fiancée, la loi assyrienne moyenne n° 56 stipulait que l’homme devait payer un tiers de la dot, et que le père était libre de décider s’il autorisait ou non l’homme à l’épouser.
Ex 22, 19 : les lois hittites (187-188, 199, 16-18) prévoyaient également la mise à mort de quiconque avait des relations sexuelles avec une brebis, une vache ou un cochon, mais pas avec un cheval ou un mulet. Apparemment, cette pratique était courante chez les Cananéens.
Q : Dans Exode 22, 8-9 et 1 Samuel 2, 25, les personnes se présentaient-elles ici devant des juges ou devant Dieu ?
R : Il n’y a aucun doute quant au mot hébreu ; il s’agit d’« elohim ». Cependant, « elohim » peut désigner le Dieu véritable, de faux dieux ou des juges. Il désigne des juges dans le Psaume 82:6.
Résumé : Voici ce que déclare *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 3, p. 586, à propos de 1 Samuel 2, 25 : « Comme l’indique la note en marge de la NIV, on ne peut pas toujours être sûr que (elohim) signifie « Dieu » ou « (les) juges » dans certains contextes. … Ici, au verset 25, ainsi que dans les passages de l’Exode, il vaut peut-être mieux laisser la question en suspens, car, en tout état de cause, les « juges » (s’il s’agit bien d’eux) sont considérés comme les représentants de Dieu qui reflètent sa volonté et accomplissent ses désirs. »
Q : Dans Exode 22:18, pourquoi les sorcières étaient-elles condamnées à mort et [apparemment] pas les hommes ?
R : L’interdiction de la sorcellerie, de la médiumnité et de toute pratique occulte s’appliquait de la même manière aux hommes qu’aux femmes. Quel que soit le sexe, Dieu considère toute tentative de sorcellerie comme une faute très grave. Les chrétiens ne doivent pas déshonorer le nom qu’ils portent en participant à des séances de spiritisme, en utilisant des planches Ouija, en pratiquant la divination ou en se livrant à toute autre forme de sorcellerie.
Q : Dans Exode 22:18, une enseignante de catéchisme a un jour expliqué qu’elle pouvait déterminer comment soigner des maux physiques en tenant une chaîne métallique munie d’un pendentif au-dessus de son poignet et en posant des questions à son corps. Le pendentif se balancerait différemment pour signifier « non » ou « oui ». Que pensez-vous de cela ?
R : Cela va à l’encontre de la Bible. Il s’agit là de demander des réponses à [une sorte d’] esprit. Cela ressemble vaguement à la pratique occulte (satanique) de la planche Ouija. Demandez-lui comment elle sait de quel type d’esprit il s’agit. 1 Jean 4, 1-2 dit que nous ne devons pas croire n’importe quel esprit. 2 Corinthiens 6, 17 dit que nous ne devons toucher aucune chose impure.
J’ai entendu un jour un pasteur déclarer [à juste titre] en chaire que nous ne devons pas suivre l’astrologie. Cependant, pour prouver que cela ne tenait pas la route, il s’est fait lire son horoscope et s’apprêtait à montrer à tout le monde à quel point tout cela était faux. Eh bien, il s’est avéré que certaines prédictions ont commencé à se réaliser. Il a pris peur et s’est repenti devant l’assemblée de ce qu’il avait fait. Ce n’est qu’après cela que le reste des prédictions a cessé de se réaliser.
Satan possède effectivement des capacités qui nous dépassent, et il peut parfois prédire correctement certaines choses (ou bien faire en sorte qu’elles se produisent). Il s’en sert pour amener les gens à faire confiance à cette source de conseils, afin de mieux les tromper par la suite.
Voici ce que je ferais si j’étais membre de cette classe d’école du dimanche.
1. Allez voir l’enseignante et expliquez-lui que vous placez votre confiance en Christ, et non dans les esprits familiers. Montrez-lui les versets qui s’opposent à l’occultisme ; elle pourrait alors comprendre et se repentir. Voici quelques versets indiquant que nous ne devons avoir aucun rapport avec l’occultisme, la communication avec les morts, etc. :
Ne vous adonnez pas à la magie ni à l’occultisme, tels que la canalisation, la sorcellerie, la projection astrale, les médiums, les voyants, l’astrologie, les planches Ouija, la méditation transcendantale (TM), l’EST ou le qi gong. Lévitique 19:26, 31 ; 20:6-8, 27 ; Actes 19:19 ; Ézéchiel 13:18 ; 22:18 ; Deutéronome 18:9-14 ; Michée 5:12 ; Apocalypse 9:21
N’essayez pas de communiquer avec les morts. Dt 18, 10-12 ; Ésaïe 8, 19 ; 1 Samuel 28, 3, 7-12 + Lévitique 20, 6-8
En ce qui concerne le mal, nous devons être comme des enfants. 1 Corinthiens 14:20 ; Matthieu 10:16, mais restez sur vos gardes. Matthieu 10:16-17
2. Si elle ne se laisse pas convaincre de se repentir, dites au pasteur et aux anciens de l’Église que cela ne devrait pas se produire dans une Église qui place sa confiance en Christ, et suggérez-leur de la démettre de ses fonctions d’enseignante à l’école du dimanche.
3. Si cela échoue, le membre a le devoir de quitter cette église et d’expliquer à tous ceux qui le souhaitent pourquoi il s’en va. Votre départ constituera un meilleur témoignage que votre présence et vos tentatives pour continuer à les persuader. Tant que vous restez, vous laissez implicitement entendre que ce n’est pas si grave.
Soit dit en passant, je ne donnerais pas ce conseil pour une enseignante de l’école du dimanche qui croirait et enseignerait une erreur sur une question secondaire. Mais nous ne devons en aucun cas recourir à des « artifices » pour communiquer avec le monde des esprits afin d’obtenir des conseils.
Q : Dans Ex 23, 19 ; 34, 26 et Dt 14, 21, pourquoi ne faut-il pas faire cuire un chevreau dans le lait de sa mère ?
R : Tout simplement parce que Dieu leur a dit de ne pas le faire. Que cet acte soit idolâtre, magique, profane, cruel ou méprisant n’est pas l’essentiel ; la raison ultime est que Dieu n’appréciait pas cela et a ordonné de ne pas le faire.
Il existait également une ancienne pratique cananéenne et syrienne remontant au moins au XVe siècle avant J.-C. L’épopée païenne ougaritique intitulée « La Naissance des dieux beaux et gracieux » décrit la pratique consistant à cuire un chevreau dans le lait de sa mère afin de supplier les dieux d’apporter la pluie en Canaan. Cela est attesté dans les tablettes de Ras Shamra datant du XVe siècle.
Plus tard, les Juifs ont étendu cette règle en interdisant de servir de la viande et du lait au cours d’un même repas, voire de les préparer à l’aide des mêmes ustensiles.
Q : Dans Ex 23,28, Dt 7,20 et Jos 24,12, comment les « frelons » ont-ils chassé les Cananéens ?
R : Tout d’abord, deux éléments qui ne constituent pas la réponse, puis la réponse elle-même.
Ce qui n’est pas la réponse : des frelons au sens littéral. À titre d’exemple, l’historien grec Élieen, dans son ouvrage *Hist. anim.* 11,28, rapporte que les Phaséliens, un peuple cananéen vivant près des Solymites, furent chassés de leur terre par des guêpes. Bochart (*Hieroz.* iii, p. 499) cite des exemples de tribus ayant quitté leurs terres à cause de grenouilles, de souris et d’autres animaux. Cependant, dans tous les détails fournis, Josué ne mentionne aucun animal, insecte ou autre, chassant les Cananéens. Le *Bible Knowledge Commentary : Old Testament*, p. 145, indique que certains défendent ce point de vue, tandis que d’autres pensent qu’il s’agit de l’Égypte.
Ce n’est pas la réponse, ce sont les Israélites eux-mêmes : alors que certains pensent que les « frelons » auxquels Dieu faisait référence étaient les Israélites eux-mêmes, Exode 23:28 fait clairement allusion à une « aide extérieure » que Dieu a providentiellement fournie.
La réponse : l’Égypte. Or, l’emblème du pharaon Thoutmôsis III était justement le frelon. Il mena 17 campagnes, principalement en Palestine. Ses successeurs, Aménophis II et Thoutmôsis IV, menèrent également des campagnes en Palestine. Cela confirme que l’armée israélite n’était pas la seule à avoir affaibli les Cananéens ; les Égyptiens y ont également joué un rôle.
La Bible est entièrement vraie, mais cela n’empêche pas Dieu de communiquer avec les hommes en utilisant leurs propres métaphores.
Q : Dans Exode 23:31, comment les Philistins pouvaient-ils se trouver en Canaan à l’époque de Moïse ?
R : Reportez-vous à la discussion sur Genèse 20 pour obtenir la réponse.
Q : Dans Exode 24,1, que pouvons-nous apprendre de Nadab et Abihu ?
R : En tant que fils d’Aaron, ils étaient destinés à devenir les prochains grands prêtres. Mais le fait d’être les enfants d’une personne pieuse ne les mettait pas davantage « à l’abri » du danger ; en réalité, c’est une position encore plus périlleuse si l’on ne souhaite pas suivre Dieu. Plus vous en savez, plus vous serez tenus pour responsables de votre désobéissance, comme le montre 2 Pierre 2, 21.
Q : Dans Exode 24:4, comment Moïse a-t-il pu écrire « et Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel » ?
R : De la même manière qu’il a écrit Exode 6, 26-27. Reportez-vous à l’analyse de ce passage. Il est également possible que ce soit le scribe de Moïse qui ait rédigé ces mots.
Q : Dans Exode 24, 9-11, comment les anciens ont-ils pu se rendre au mont Sinaï, alors que, selon Exode 19, 12-13, quiconque s’approchait du mont Sinaï était frappé de mort ?
R : Ils ne pouvaient se rendre au mont Sinaï que lorsqu’ils y étaient invités. De même, ils étaient censés se rendre dans la Terre Promise, mais après le rapport décourageant des espions, ils ont refusé d’y aller. Après que Dieu les eut châtiés et leur eut annoncé qu’ils mourraient dans le désert, ils ont décidé de se rendre de leur propre chef dans la Terre Promise. Ils ont été repoussés par leurs ennemis. Faire ce qu’il faut n’est pas la chose la plus importante. Le plus important est d’aimer et d’obéir à Dieu, ce qui implique de faire ce qu’il faut, de la bonne manière et au bon moment.
Q : Dans Exode 24,10, comment ont-ils pu voir la forme de Dieu, puisque Dieu n’a pas de corps physique ?
R : Dieu peut prendre n’importe quelle forme physique qu’Il souhaite.
Q : Dans Exode 25,18, pourquoi Dieu a-t-Il ordonné à Moïse de fabriquer des images sculptées de chérubins ?
R : Il s’agissait d’images destinées à orner le Tabernacle, mais ces images n’étaient ni adorées, ni priées, ni vénérées. Les chérubins avaient une fonction décorative ; ce n’étaient pas des images de Dieu, et ils n’étaient destinés ni à l’adoration ni à la vénération.
Q : Dans Exode 28, 30, que sont l’« Urim et le Thummim » ?
R : Il s’agissait d’un moyen que Dieu avait donné aux prêtres pour tirer au sort afin de connaître Sa volonté. La description exacte de leur apparence a été perdue, si ce n’est que Josèphe affirme qu’il s’agissait de pierres fixées sur un pectoral. L’ouvrage « 1001 questions bibliques répondues », p. 357, indique que « Urim et Thummim » peuvent signifier « lumières et perfection ».
Q : Dans Exode 28, 34-35, comment les clochettes empêchent-elles Aaron et ses descendants de mourir ?
R : En elles-mêmes, les clochettes ne le font pas. Mais le respect des règles du culte dans ce Tabernacle était une affaire sérieuse pour Dieu, et le non-respect de ce commandement entraînait la mort. Voir également la question suivante.
Q : Dans Exode 28, 34-35 et Exode 39, 22-26, quel était le but des clochettes sur la tunique du prêtre ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons avancer deux raisons.
1. Lorsque le peuple, à l’extérieur, écoutait, il pouvait entendre le prêtre, qu’il ne voyait pas, offrir le sacrifice expiatoire en sa faveur.
2. Si les clochettes cessaient de tinter, cela pouvait indiquer que Dieu était mécontent du prêtre et l’avait mis à mort. Le peuple pouvait alors tirer le prêtre hors du sanctuaire à l’aide de la corde qui l’entourait.
Q : Dans Exode 29, 20 et Lévitique 8, 23-24, pourquoi verser le sang sur l’oreille droite, le pouce droit et le gros orteil droit d’Aaron ?
R : Bien que les Écritures n’expliquent pas expressément pourquoi Dieu le souhaitait, le symbolisme n’est pas difficile à percevoir. Cela représente un lien avec le sacrifice. À titre d’autre exemple, cette pratique était appliquée à une personne purifiée d’une maladie de peau, lorsqu’elle apportait son sacrifice de purification au prêtre. (Lévitique 14:1-2, 14-17)
Q : Dans Exode 30, quelle est la signification de ces objets et que représentent-ils ?
R : Tout d’abord, il se peut qu’il subsiste encore certains mystères que nous ne connaissons pas ; Dieu n’a pas nécessairement révélé toutes les raisons pour lesquelles chaque chose était exactement ainsi. Hébreux 8:5 dit : « Le lieu où ils officient n’est qu’une copie et une ombre du sanctuaire céleste, comme Dieu l’avait prévenu à Moïse alors qu’il s’apprêtait à achever le tabernacle. Car il dit : “Veillez à tout faire selon le modèle qui vous a été montré sur la montagne.” » (NET Bible) Reportez-vous aux chapitres 9 et 10 de l’épître aux Hébreux pour en savoir plus sur la signification du Tabernacle et des objets qu’il renferme.
Voici plus de détails sur Exode 30.
Exode 30:1-9 L’autel en bois d’acacia était petit, mesurant environ 3 pieds de haut et 18 pouces de côté, mais très lourd car il était recouvert d’or. L’or peut symboliser la sainteté et Dieu, et l’or faisait partie des trois présents que les mages ont apportés à Jésus. Cet autel est une figure du sacrifice du Christ pour nous. Il est intéressant de noter qu’aucun élément décoratif du temple n’est qualifié de « très saint », à l’exception de l’autel.
Une application secondaire à nos vies est la suivante : tout comme le prêtre devait brûler de l’encens sur l’autel chaque matin et chaque soir, nous devrions nous aussi dialoguer avec Dieu au moins chaque matin et chaque soir. De même que le Christ a sacrifié sa vie pour nous, nous devrions, à notre humble mesure, être disposés à souffrir pour les autres, comme Paul l’a montré dans Colossiens 1:24.
Exode 30:10 Une fois par an, le grand prêtre des Israélites était tenu d’accomplir l’expiation sur les cornes de l’autel.
Tout comme les Israélites avaient un grand prêtre dans Exode 30, nous avons un Grand Prêtre qui a offert un sacrifice pour nous dans Hébreux 4:14 : Jésus.
Exode 30:17-21 La cuve d’airain pour les ablutions. Aaron et ses fils [ses descendants] devaient se laver les mains et les pieds avant d’entrer dans la Tente de la Rencontre et avant de s’approcher de l’autel.
Avant tout, nous ne devons pas nous présenter devant Dieu en pensant que nous n’avons pas besoin d’être purs. Nous devons être purifiés. Bien sûr, les chrétiens sont des prêtres et des rois, et nous sommes purifiés par le sang de Jésus ; il a donc accompli cela pour nous. Mais nous devons mener une vie purifiée, une vie pure. Voir 1 Pierre 1, 15-16 ; 2, 11-12.
Soit dit en passant, le bronze provenait des miroirs de bronze offerts par les femmes, comme le mentionne Exode 38:8. Une application secondaire à nos vies est que ce qui servait autrefois à la vanité et à la parure a été refondu pour être utilisé à des fins de purification. Cela plairait à Dieu si nous étions disposés à voir certaines de nos coutumes et habitudes familières « refondues » afin qu’elles puissent être transformées en Son œuvre. Voir Romains 12, 1-2 et Jacques 1, 23-25.
Exode 30:22-33 L’huile d’onction sur les objets sacrés. Je pense que cette formule a simplement été choisie parce qu’elle dégageait un parfum agréable. L’huile d’onction est un type du Saint-Esprit et représente la sanctification par Dieu. La myrrhe était très coûteuse, et c’était l’un des cadeaux que les mages ont apportés à Jésus.
Avant tout, tout comme le parfum de l’huile d’onction « créait l’atmosphère » pour tout le reste, notre purification et notre sanctification par le Saint-Esprit nous confèrent l’arôme du Christ de part en part. Voir 2 Corinthiens 2, 14-16 pour en savoir plus sur le fait que nous sommes l’arôme du Christ.
Une application secondaire à nos vies est que cette huile d’onction ne devait pas être considérée comme acquise ni « banalisée » en étant utilisée à d’autres fins. Nos corps (le temple de Dieu, 1 Corinthiens 6, 19-20), notre unité dans l’Esprit (Éphésiens 4, 3) et nos vies ne doivent pas être banalisés par des usages impurs. Nous ne devons pas jeter nos perles aux cochons, nous mettre sous le joug des incroyants (2 Corinthiens 6, 14-18), considérer comme saintes des choses qui ne le sont pas, ni nous laisser détourner de notre dévotion sincère et pure envers le Christ (2 Corinthiens 11, 3-4).
Exode 30, 34-38 L’encens symbolise l’intercession et la prière. Mais l’encens ne devait servir à rien d’autre. L’encens était très coûteux, et il faisait partie des trois présents que les mages ont apportés à Jésus. Il était mélangé à du sel dans Exode 30, 35, probablement à des fins de conservation. Voir Apocalypse 8, 3-4 concernant l’association de l’encens à la prière.
Avant tout, tout comme l’encens brûlé par le prêtre dégageait une odeur qui imprégnait tout, le Saint-Esprit, envoyé par le Père et Jésus (Jean 16, 7), doit imprégner nos vies. Le Christ, et le Christ seul, est notre médiateur (Éphésiens 2, 13-17 ; Colossiens 1, 20 ; Hébreux 8, 6), et le Saint-Esprit intercède en notre faveur par des gémissements trop profonds pour être exprimés par des mots (Romains 8, 26-27).
Une application secondaire à nos vies est que, en suivant le Christ, nous devons prier sans cesse, louer Dieu et intercéder pour les autres. (1 Thessaloniciens 5, 17 ; Philippiens 4, 6)
Q : Dans Exode 30, 11 et 15, pourquoi les pauvres devaient-ils payer la même somme que les riches, qui en avaient davantage les moyens ?
R : L’impôt d’un sicle était une rançon pour leur vie, et il y a là un point important. La vie d’une personne riche n’est ni plus ni moins importante que celle d’une personne pauvre. Dans toutes les lois de l’Ancien Testament, la peine infligée pour avoir tué ou blessé une personne pauvre n’était pas moins sévère que celle infligée pour avoir tué ou blessé une personne riche.
L’impôt ne concernait que les personnes âgées de vingt ans et plus, et probablement uniquement les hommes, ce qui signifierait qu’il s’agissait d’une unité familiale. Une famille ne serait pas pénalisée pour le fait d’avoir davantage d’enfants. De plus, le sicle était une petite unité monétaire.
Q : Dans Exode 30:12 et Lévitique 9:7, comment un bélier ou un taureau peut-il faire expiation pour une personne ?
R : En soi, il ne peut pas faire expiation, selon Hébreux 9:9 et 10:4. Cependant, les chapitres 9 à 11 de l’épître aux Hébreux montrent que les sacrifices de l’Ancien Testament étaient un type, ou une figure, du sacrifice du Christ.
Pour l’expliquer en termes simples, imaginez que certaines personnes aient une dette (ou un péché) si énorme qu’elles ne puissent espérer rembourser leur créancier (les exigences impartiales de justice de Dieu). On ne peut pas leur faire confiance. Mais un roi riche (Dieu) intervient et signe un accord s’engageant à rembourser la dette dans son intégralité. Puis Son fils vient et paie la totalité de la dette. Lorsque le créancier venait réclamer l’argent, ces personnes, par obéissance au roi, disposaient d’un signe concret attestant que leur dette avait été prise en charge par le roi.
Q : Dans Exode 30, 31-34, n’est-il pas excessif de mettre à mort quelqu’un pour avoir fabriqué un parfum selon une formule particulière ?
R : Oui, c’est une mesure stricte. Cela n’est toutefois pas injuste si tout le monde connaît les règles. Rien n’indique que quiconque ait jamais enfreint cette règle ou ait été puni pour cela.
Q : Dans Exode 31, 12, pourquoi l’observance du jour du sabbat était-elle si importante ?
R : De nombreux chrétiens sincères croient que tous les jours constituent un repos sabbatique sous le Christ (Hébreux 4, 8-11), tandis que d’autres chrétiens sincères estiment que nous devons observer le sabbat aujourd’hui. Paul reconnaît ces deux pratiques dans Romains 14, 5-7, et affirme que ce qui compte, c’est de vivre pour le Seigneur.
Quoi qu’il en soit, tous les chrétiens doivent s’accorder sur le fait que l’observance du jour du sabbat était un commandement très important à l’époque de la loi mosaïque, et que si nous avions vécu à cette époque, nous aurions dû nous employer à l’observer.
Il existe trois commandements explicites et cinq raisons explicites concernant le sabbat, mais on peut également en discerner d’autres.
Commandements relatifs au sabbat :
1. Sanctifiez le jour du sabbat (Exode 20, 8 ; Deutéronome 5, 12)
2. Ne travaillez pas vous-même (Exode 20:10 ; Deutéronome 5:13-14)
3. Ceux qui sont sous votre autorité : votre fils, votre fille, vos serviteurs, même les étrangers (non juifs) qui se trouvent dans vos portes, et même les animaux, doivent bénéficier d’un jour de repos. (Exode 20:10 ; Deutéronome 5:14)
Raisons explicites du sabbat :
1. Une simple obéissance : ils doivent obéir aux commandements de Dieu.
2. Se souvenir de notre Créateur : tout comme Dieu a créé la terre en six jours puis s’est reposé, nous aussi, nous l’honorons en nous reposant le jour du sabbat. (Exode 20:11)
3. Se souvenir de l’esclavage et de notre Libérateur : comme les Israélites étaient esclaves en Égypte (vraisemblablement sans repos) et que Dieu les en a fait sortir, ils doivent s’en souvenir et observer le sabbat. (Deutéronome 5:15b)
4. En tant que signe entre le peuple de Dieu de l’Ancien Testament et Dieu, afin qu’ils sachent que Dieu nous rend saints. (Exode 31, 13)
5. Dieu a béni le sabbat et l’a sanctifié ; nous devons donc en rendre grâce. (Exode 20, 11b)
Autres raisons possibles :
1. Le sabbat constituait un affront à la sagesse et aux efforts des hommes. Il semblerait évident à toute personne sage de ce monde que plus on travaille, plus on en tire de bénéfices. Et même lorsque l’on souhaitait faire une pause, on pouvait toujours faire travailler davantage ses employés, ses serviteurs et ses animaux. Dieu n’a pas contredit cette idée, ni même précisé si elle était vraie ou non. Quelle que soit la véracité perçue de cet état d’esprit, Dieu a demandé d’obéir à Lui avant tout.
2. Le sabbat constituait un affront à leur autonomie et à leur indépendance. Un commerçant, un agriculteur, un artisan ou tout autre travailleur aurait souhaité travailler le jour du sabbat s’il avait estimé que sa prospérité, voire sa survie et celle de sa famille, en dépendaient. Mais tout se résume à une question de confiance : votre prospérité et votre survie dépendent-elles de vous, ou croyez-vous qu’elles dépendent de Dieu ?
3. Le fait d’avoir un jour de repos leur permettrait, ainsi qu’à leurs subordonnés et même à leurs animaux, d’être en meilleure santé, tant sur le plan physique que mental et émotionnel, en leur donnant le temps de se ressourcer et de récupérer après le labeur de la semaine. De nos jours, quelles que soient leurs croyances, les gens ont besoin de temps pour se reposer et se ressourcer.
4. Avoir un jour de repos aide à prévenir l’épuisement professionnel lié au fait de faire la même chose sans variation pendant des années et des années. Même les chrétiens qui considèrent que tous les jours se valent ont tout de même besoin de temps pour se reposer et récupérer.
Si les véritables chrétiens ne s’accordent pas sur la question de savoir s’il faut ou non travailler le jour du sabbat (samedi) ou le dimanche, ni sur le fait que tous les jours se valent, tous les chrétiens devraient toutefois s’accorder sur deux points.
a) Si nous croyions que Dieu souhaite que nous observions aujourd’hui un jour sans travail, nous devrions le faire.
b) Tous nos jours, et pas seulement un septième d’entre eux, doivent être consacrés au service de Dieu.
Q : Dans Exode 31, 17, Dieu peut-il se lasser ?
R : Dieu ne se fatigue pas physiquement (Ésaïe 40:28). Cependant, tout comme les gens peuvent dire qu’ils en ont assez des plaintes et de l’amour hypocrite, il s’agit là d’une expression montrant le désintérêt de Dieu pour un culte hypocrite à son égard. Ésaïe 43:24 dit que les péchés des Israélites ont lassé Dieu. Ésaïe 1:14 dit que leurs fêtes ont lassé Dieu lorsqu’ils étaient un peuple méchant. L’incrédulité d’Achaz a lassé Dieu dans Ésaïe 7:13. Malachie 2:17 indique que leurs paroles ont lassé Dieu lorsqu’ils disaient que ceux qui font le mal sont bons, et qu’ils demandaient où était le Dieu de la justice. Voir « Difficultés bibliques et contradictions apparentes », p. 212-213, pour une analyse plus approfondie.
Q : Dans Exode 32, 2-5, comment le prophète Aaron a-t-il pu préconiser l’adoration d’idoles ?
R : Aaron a commis un péché terrible. Rien ne peut excuser ce qu’il a fait, mais voici une explication possible de ses actes. Lorsque Moïse ne revint pas, beaucoup se demandèrent s’il reviendrait un jour. Face à la pression d’un peuple nombreux, stressé et sans chef, qui demandait à Aaron de fabriquer une idole, celui-ci céda. Peut-être a-t-il jugé plus important, en tant que prêtre, de guider le peuple pour rétablir l’ordre et la normalité plutôt que d’attendre indéfiniment le Seigneur.
Q : Dans Exode 32, 1-10, pourquoi Dieu a-t-il tué les Israélites qui adoraient le veau d’or, et non Aaron, qui l’avait fabriqué ?
R : Dieu aurait été juste de tous les faire mourir. Cependant, Dieu a le droit de différer la justice. Il a également le droit d’accorder sa miséricorde comme Il le souhaite, comme le montre Romains 9, 15.
Les circonstances : C’est le peuple qui a suggéré le veau d’or et qui a fourni le matériel. Les Écritures ne précisent pas si Aaron était enthousiaste ou s’il s’est senti contraint d’obéir à l’ensemble du peuple qui l’entourait. Dans Exode 32, verset 5, le veau d’or servait d’image pour adorer le Seigneur, et non un dieu différent. Bien sûr, même si les circonstances peuvent nous aider à comprendre pourquoi Aaron a agi ainsi, elles ne l’excusent pas pour autant.
Dieu fait preuve de miséricorde envers certains et peut retarder Sa justice : Dieu était très en colère au verset 10 et Il a envisagé de les détruire tous. Dieu aurait été juste s’Il avait détruit Aaron et tous les autres. Dieu a fait preuve de miséricorde non seulement envers Aaron, mais aussi en n’exterminant pas tous les Israélites.
Q : Dans Exode 32, 14, Dieu change-t-Il d’avis, contrairement à ce qu’indiquent Nombres 23, 19 et 1 Samuel 15, 29 ?
R : Lorsque notre cœur et nos actions changent, la volonté révélée de Dieu à notre égard peut également changer. Pour plus d’informations, consultez la réponse concernant Exode 33:3, dans *When Critics Ask* (p. 85) et *Hard Sayings of the Bible* (p. 209-210).
Q : Dans Exode 32,30, comment Moïse a-t-il pu tenter d’expier le péché du peuple ?
R : Les hommes peuvent tenter l’impossible, mais même Moïse ne pouvait se substituer à quiconque, comme le montre Jérémie 15, 1. Moïse supplia Dieu de pardonner au peuple son grand péché et, à défaut, de le rayer du livre de Dieu. Cela ressemble beaucoup aux sentiments exprimés par Paul dans Romains 9, 1-4.
Q : Exode 32, 30-32 montre-t-il que Moïse pouvait se substituer au peuple, à l’instar de la croyance catholique en un « trésor de mérites » ?
R : Non. Au contraire, cela implique justement le contraire, pour deux raisons.
1. Dans Exode 32, 33-34, Dieu a déclaré que l’offre de Moïse n’avait pas été acceptée par Lui. À titre d’aparté, Paul éprouvait un sentiment similaire d’amour sacrificiel envers les Juifs dans Romains 9, 3, mais cela n’a pas non plus profité aux Juifs.
2. Moïse n’a pas proposé de souffrir à la place du peuple. L’offre de Moïse d’être complètement rayé du livre signifie être envoyé en enfer. Catholiques, orthodoxes, protestants et coptes s’accordent tous à dire qu’aucun chrétien ne va en enfer à la place d’autres chrétiens.
À titre d’aparté, dans la tradition de l’Église, la notion de « trésor de mérites » est totalement absente de tous les écrits chrétiens antérieurs au concile de Nicée.
Q : Dans Exode 32, 12, pourquoi Moïse a-t-il demandé à Dieu de « se repentir de ce mal contre votre peuple » ?
R : Le mot « mal » peut ici également signifier « catastrophe ». Moïse a demandé à Dieu de renoncer à faire venir la catastrophe dont Il avait menacé le peuple, car Deutéronome 9, 8 indiquait que la colère de Dieu était suffisamment grande pour détruire le peuple.
Q : Dans Exode 33, 3 et Josué 1, Dieu a-t-il accompagné les Israélites dans la Terre promise, ou non ?
R : La volonté révélée de Dieu est souvent ponctuelle et conditionnelle, et elle est parfois expliquée comme une expression anthropomorphique.
Ponctuelle : Dieu a déclaré à la génération rebelle qu’Il n’irait pas avec elle. Tous sont morts, et Dieu a accompagné la génération suivante.
Conditionnelle : bon nombre des menaces ou des promesses de Dieu s’accompagnent d’une condition explicite ou implicite. Pour quelques exemples de menaces conditionnelles implicites, voir Jonas 3 et Genèse 20, 3.
Anthropomorphique : Dieu, qui est au-delà du temps, savait déjà ce qu’ils feraient, et Il savait déjà ce qu’Il ferait. Cependant, il est parfois difficile pour les gens de percevoir cela tout en reconnaissant que ces personnes avaient néanmoins un véritable choix. Il est certain que si Dieu leur avait simplement dit ce qu’ils feraient à coup sûr et ce qu’Il ferait à coup sûr, cela aurait limité leur liberté de choix.
Une personne n’a pas besoin d’être d’accord avec le concept selon lequel Dieu est au-delà du temps, ni même de le comprendre. Elle n’a pas besoin de réfléchir à l’intemporalité pour que Dieu communique avec elle de manière significative. Dieu communique avec les hommes dans des termes que tous peuvent comprendre. Voir *Now That’s A Good Question*, p. 202-205, pour en savoir plus sur la communication anthropomorphique de Dieu.
Q : Dans Exode 33, 5-6, pourquoi les Israélites devaient-ils retirer leurs parures afin que Dieu sache quoi faire d’eux ?
R : Ils devaient retirer les parures qu’ils portaient au moment où ils avaient péché, en signe de deuil et (espérons-le) de repentance. Un principe essentiel est évoqué ici : la volonté que Dieu nous révèle peut changer lorsque notre cœur change. Ils avaient le choix d’obéir et de se lamenter sur leur péché, ou de ne pas le faire.
Pour plus d’informations, consultez l’analyse de Genèse 20, 3-6 ; Deutéronome 20, 17 ; Jérémie 15, 6 ; Jonas 3-4 ; Jonas 3, 10 et Jonas 4, 1-2.
Q : Dans Exode 33, 11, Moïse pouvait-il parler avec Dieu face à face ?
R : Comme l’écrivent Norman Geisler et Thomas Howe, un aveugle peut parler face à face avec quelqu’un sans voir son visage. Il s’agit d’une expression indiquant que Moïse et Dieu s’entretenaient intimement, mais cela ne signifie pas que Moïse voyait le visage de Dieu, comme le montre Exode 33, 20.
Q : Dans Exode 33, 11 et 23 ; 24, 10 ; et Genèse 32, 30, comment Moïse, Abraham ou quiconque aurait-il pu voir quoi que ce soit de Dieu, puisque Dieu est invisible, comme l’indiquent Jean 1, 18 ; Exode 33, 20 ; Colossiens 1, 15 ; et 1 Timothée 1, 17 ; 6, 16 ?
R : Il s’agissait là d’un argument que les gnostiques tentaient d’utiliser pour affirmer que, bien que Jésus ait respecté la loi, le Dieu de l’Ancien Testament était un Dieu différent du Dieu du Nouveau Testament.
Être invisible ne signifie pas être dépourvu de toute forme, ni que Dieu soit indétectable par les anges ou les démons. Cela ne signifie certainement pas que Dieu Tout-Puissant ne soit pas assez puissant pour pouvoir apparaître sous une forme visible. Cela signifie simplement que nous, qui ne disposons que d’yeux visibles, ne pouvons pas voir ce qui se trouve dans le domaine invisible, et que Dieu se trouve dans ce domaine.
Mais Dieu, tout en demeurant au ciel, est également capable de « passer de l’autre côté » et d’entrer dans le monde physique, dans l’espace-temps. Dieu resterait par nature invisible, mais serait capable de se rendre visible. Par nature, nous sommes presque invisibles dans l’obscurité de la nuit, mais si nous avions une lampe de poche, les gens pourraient tout de même voir où nous nous trouvons. Dieu pourrait faire de même avec un buisson ardent.
Mais Dieu est allé encore plus loin. D’une manière qui n’a pas d’équivalent naturel parfait à 100 %, Dieu a franchi cette frontière pour avoir une présence localisée dans l’espace-temps, non seulement en apparaissant sous la forme d’un homme, mais en tant qu’homme réel, vivant et respirant : Jésus-Christ. Jésus était et reste à la fois 100 % humain et 100 % Dieu.
D’un point de vue historique, Irénée fut le premier chrétien connu à avoir répondu à cette objection. Il souligna que, puisque Dieu est Tout-Puissant, Il peut même permettre à des êtres humains visibles et mortels de voir des choses invisibles, tant dans des visions qu’après qu’ils auront revêtu l’immortalité. Voir Irénée, *Contre les hérésies*, livre 4, chap. 20.4-10, p. 489-491, pour une réponse plus détaillée.
Q : Dans Exode 33, 19-20, comment Moïse a-t-il pu voir le « dos » de Dieu, puisque Dieu est esprit ?
R : Il est difficile de désigner les différentes caractéristiques d’un esprit sans recourir à des termes anthropomorphiques. Le terme « dos » ne désigne pas ici « la partie où se trouve la moelle épinière ». Il peut plutôt signifier « l’arrière » par opposition à « l’avant ».
Cela fait référence à un reflet de certains attributs de Dieu. Il ne s’agit pas de toute la gloire de Dieu, car Dieu a rejeté la demande de Moïse de voir sa gloire (probablement pour la sécurité de Moïse lui-même).
Q : Dans Ex 34, 20, Ex 13, 2 et Nb 18, 15-16, les gens devaient-ils tuer les animaux impurs ou les racheter avec de l’argent ?
R : Exode 34, 20 précise que le propriétaire devait soit tuer l’animal premier-né, soit le racheter avec de l’argent, sauf qu’il pouvait racheter un âne par un agneau. Aucune autre distinction n’était faite entre les animaux purs et impurs. Plus tard, dans Nombres 18, 15-16, la loi a été restreinte pour n’autoriser le rachat avec de l’argent que des animaux impurs premiers-nés.
Certains peuvent avoir du mal à accepter que les lois de Dieu puissent changer, car ils ne font pas la distinction entre trois aspects différents : moral, civil et cérémoniel. La loi cérémonielle a également évolué à d’autres égards, à mesure que les situations changeaient. Par exemple, les sacrifices n’avaient pas lieu au temple avant que celui-ci ne soit construit.
Q : Dans Exode 34, 23, pourquoi tous les hommes devaient-ils se présenter, et non les femmes et les enfants ? (Cette question a été posée par un musulman.)
R : La réponse apparaît clairement lorsque l’on lit attentivement Exode 34, versets 23 et 24. Il est dit : « Trois fois par an, tous vos hommes se présenteront devant le Seigneur, le Dieu d’Israël. Je chasserai les nations devant vous et j’étendrai votre territoire, et personne ne convoitera votre terre lorsque vous monterez trois fois par an pour vous présenter devant le Seigneur, votre Dieu. » Les femmes ne combattaient pas dans les guerres, seuls les hommes le faisaient. Aucun homme ne devait se « cacher » en s’abstenant de se présenter.
Q : Dans Exode 35-40, quelle était la symbolique des objets du Tabernacle ?
R : Certains y voient ce qui suit :
L’autel d’airain symbolisait le fait que même l’entrée exigeait un sacrifice
La cuve d’airain montrait que ceux qui y entraient avaient besoin d’être purifiés
Les pains de la Présence montraient que le Christ est notre pain ; Il nous donne tout ce dont nous avons besoin pour subsister
Le chandelier d’or représentait la louange et la prière
L’Arche représentait la présence de Dieu
Le voile montrait que le chemin vers la présence de Dieu n’était pas ouvert à tout le monde (à l’exception du prêtre, une fois par an). Cela a changé lorsque le voile a été déchiré en deux de manière surnaturelle au moment même où Jésus est mort sur la croix.
Ce texte s’inspire librement de l’ouvrage *The Teacher’s Commentary* de Lawrence O. Richards.
Q : Dans Exode 36, 8-14, on m’a dit que les dimensions que Moïse avait reçues de Dieu pour construire le tabernacle correspondaient presque exactement à celles que d’autres peuples anciens (non hébreux) utilisaient pour construire leurs propres lieux de culte. Cela remet-il en cause la crédibilité des dimensions données par Dieu pour le tabernacle ?
R : Tout d’abord, supposons que cette hypothèse soit correcte. (Je la remettrai en question plus tard.) Si ces dimensions étaient identiques à celles utilisées par les autres peuples de l’Antiquité pour leurs temples, cela n’affecterait en rien la crédibilité de la Bible. S’il y avait eu quelque chose de particulier dans ces dimensions, Satan aurait utilisé cette information pour en faire une contrefaçon.
D’un autre côté, je doute sérieusement de l’affirmation selon laquelle il s’agirait des dimensions utilisées par d’autres peuples de l’Antiquité pour leurs temples, et ce pour plusieurs raisons.
a) Les lieux de culte antiques présentaient des dimensions différentes les uns par rapport aux autres. Pour prendre un exemple simpliste, supposons qu’il y ait eu 10 temples antiques aux dimensions respectives de 100, 105, 110, 120, 125, 130, 135, 140, 145 et 150, et que le tabernacle ait eu une dimension comprise entre 100 et 150. Or, quelles que soient les dimensions du tabernacle, on pourrait affirmer qu’il ressemblait beaucoup à l’un de ces dix temples, mais cela ne prouve rien.
b) Les temples antiques ne comportaient généralement pas de Saint des Saints, et ceux que nous connaissons étaient des temples fixes, et non des tentes.
c) Enfin, rappelez-vous que le tabernacle a été construit vers 1400 av. J.-C., soit avant tous les temples romains et tous les temples grecs, à l’exception de ceux de Mycènes. Ainsi, si les dimensions étaient identiques à celles d’un temple postérieur, soit il n’y a pas eu de copie, soit ce sont les seconds qui ont copié les premiers, et non l’inverse. D’une manière générale, il n’est pas judicieux d’accorder du crédit à de telles affirmations, à moins qu’elles ne s’appuient sur des exemples concrets.
Q : Dans Ex 37, 17-24, le chandelier à sept branches indique-t-il une rédaction postérieure, puisque les chandeliers à sept branches n’auraient [prétendument] fait leur apparition qu’en 600 av. J.-C. ?
R : Certains le pensaient autrefois, mais l’ouvrage *Can Archaeology Prove the Old Testament ?*, p. 31-32, souligne que des archéologues ont découvert des chandeliers à sept branches à Tell Beit Mirsim, et que certaines tombes de Dothan datant de l’époque de Moïse présentent des lampes à sept branches. Le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 1006, indique que des lampes à sept becs ont été découvertes dans des tombes et dans les ruines de temples cananéens : « Ainsi, le concept d’un chandelier à sept branches destiné à un usage sacré dans le tabernacle mosaïque n’était pas anachronique, comme le prétendaient autrefois les critiques de l’Ancien Testament. »
Q : Exode 38, 8 constitue-t-il une preuve d’une composition postérieure, puisqu’ils n’auraient [prétendument] pas disposé de miroirs en bronze à cette époque ?
R : Non, car ils disposaient bel et bien de miroirs en bronze, comme l’indique l’ouvrage *Can Archaeology Prove the Old Testament ?* (p. 31). Le bronze est un alliage de cuivre et de 2 à 18 % d’étain. (La version KJV utilise le terme « brass », car il y a 400 ans, tout alliage de cuivre était appelé « brass ».) Le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 1123-1124, indique que des objets en bronze ont été découverts à Ur datant d’environ 2 500 av. J.-C.
À la page 1 139, il est précisé que les miroirs en bronze étaient rares, sauf en Égypte. Ils avaient toutefois une grande valeur, comme l’indique le *Wycliffe Dictionary of Biblical Archaeology* (p. 389), selon lequel les miroirs en bronze ne se sont répandus parmi le peuple qu’à l’époque hellénistique. Il est également mentionné qu’à l’époque de Josué, les lettres de Tell el-Amarna font état d’un vassal offrant au pharaon Akhenaton 32 miroirs en bronze poli. Le roi hittite lui offrit un miroir en argent.
À titre d’information complémentaire, le plus ancien manuscrit de l’Ancien Testament connu et conservé à ce jour est le 4Q17 des Manuscrits de la mer Morte. Il est daté de 250 av. J.-C. et contient les chapitres 38 de l’Exode à 2 du Lévitique. L’ouvrage *The Dead Sea Scrolls Translated*, p. 474, indique qu’il est pratiquement identique au texte massorétique.
Q : Dans Exode 40, comment ont-ils pu construire la tente, alors que celle-ci était déjà présente dans Exode 33, 7-8 ?
R : Tout d’abord, deux faits qui ne sont probablement pas très pertinents, puis la réponse.
1. Il n’est pas nécessaire que les passages d’Exode 33, 7-8 et d’Exode 40 aient été rédigés dans l’ordre chronologique, bien que ce soit probablement le cas.
2. Après une utilisation constante à la lumière du soleil, la tente pouvait s’user.
Réponse : Exode 33, 7-8 indique que Moïse a pris une tente existante et l’a appelée la tente de la rencontre. Après que Dieu eut oint Bézalel et Aholiab (Exode 31, 2-7 ; 35, 30 ; 36, 1), ceux-ci ont fabriqué les objets sacrés, y compris une nouvelle tente de la rencontre, selon le plan de Dieu.
Q : Dans l’Exode, quelles leçons pouvons-nous tirer de l’ensemble du livre ?
R : Il y a au moins trois leçons à en tirer.
Tout comme Moïse et les Israélites ont quitté l’Égypte, il peut y avoir, pour vous aussi, des peurs, des péchés, d’autres choses et des situations dont vous avez besoin d’être délivrés. Et lorsque vous en êtes délivrés, vous devez partir. Y a-t-il dans votre vie certaines « vieilles habitudes confortables » dont vous devez vous défaire et que vous devez cesser de pratiquer ?
Moïse avait déjà quitté l’esclavage de l’Égypte quarante ans avant l’Exode. Mais Dieu a demandé à Moïse de retourner en Égypte, non pas pour y être asservi, mais pour libérer les autres. Nous sommes peut-être libérés de certains liens qui nous retenaient, mais qu’en est-il de notre famille, de nos amis et des autres ? Peut-être Dieu veut-il se servir de nous pour les aider à se libérer eux aussi.
Même si tous les Israélites ont été délivrés, il y a eu des pertes en cours de route. Certains Israélites ont été tués par la peste et le feu lorsqu’ils ont adoré le veau d’or, contesté l’autorité de Moïse et commis des actes immoraux avec des femmes moabites. Miriam a été frappée de lèpre pendant un certain temps à cause de ses préjugés. Même Moïse lui-même s’est vu interdire l’accès à la Terre Promise pour avoir perdu son sang-froid devant le peuple aux eaux de Meriba. Lorsque vous êtes délivré d’une situation, cela ne marque pas la fin de vos épreuves. Vous devez encore persévérer. Si vous commettez une faute qui vous expose à des conséquences, repentez-vous rapidement, et même s’il peut y avoir des répercussions, obéissez quand même à Dieu pour le reste du voyage.
Q : Dans l’Exode, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?
R : Voici les plus anciens.
Les rouleaux de Ketef Hinnom datent de 650 à 587 av. J.-C. ; ils sont écrits sur de l’argent (ce qui leur a permis de survivre) et contiennent des fragments d’Exode 20, 6 ; Nombres 6, 24-26 ; Deutéronome 5, 10 ; 7, 9 ; Néhémie 1, 5 ; et Daniel 9, 4.
Les manuscrits de la mer Morte : (à partir de 250 av. J.-C.) 17 exemplaires distincts (The Dead Sea Scrolls Today, p. 30, et The Dead Sea Scrolls Translated : The Qumran Texts in English, 2e éd.), provenant d’au moins 23 exemplaires originaux (The Dead Sea Scrolls in English, 4e éd.). Le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 436-438, indique qu’il existe 15 copies. Un manuscrit provenant de la grotte 4 appartient à la tradition samaritaine. Selon *The Dead Sea Scrolls Translated : The Qumran Texts in English*, 2e éd., p. 474, le fragment 4Q17 de la grotte 4 (contenant Exode 38-Lévitique 2) est l’un des plus anciens manuscrits, copié vers 250 av. J.-C. Il est pratiquement identique au texte massorétique. Ces manuscrits sont désignés par les sigles
1Q2 (= 1QExode) Exode 16, 12-16 ; 19, 24-25 ; 20, 1, 5-6, 25-26 ; 21, 1, 4-5
2Q2 (= 2QExode(a)) Exode 1, 11-14 ; 7, 1-4 ; 9, 27-29 ; 11, 3-7 ; 12, 32-41 ; 21, 18-20 ? ; 26, 11-13 ; 30, 21 ? ; 30, 23-25 ; 32, 32-34
2Q3 (=2QExode(b)) paléo-hébreu d’Exode 4, 31 ; 12, 26-27 ? ; 18, 21-22 ; 19, 9 ; 21, 37 ; 22, 1-2, 15-19 ; 27, 17-19 ; 31, 16-17 ; 34, 10. Curieusement, Exode 19, 9 est directement suivi d’une ligne blanche, elle-même directement suivie d’Exode 34, 10
2Q4 (=2QExode(c)) Exode 5, 3-5
4Q1 (=4QGenèse-Exode(a)) Genèse et Exode. Exode 2, 1-5 ; 3, 8-16, 18-21 ; 4, 4-9, 26-31 ; 5, 1, 3-17 ; 6, 4-21, 25 ; 7, 5-13, 15-20 ; 8, 20-22 ; 9, 8 ?
4Q11 (= 4QpaleoGenèse-Exode (l)) paléo-hébreu de Genèse 50, 26 ; Exode 1, 1-5 (deux fois ?), 2, 10, 22-25 ; 3, 1-4, 17-21 ; 8, 13-15, 19-21 ; 9, 25-29, 33-35 ; 10, 1-5 ; 11, 4-10 ; 12, 1-12, 42-46 ; 14, 15-24 ; 16, 2-7, 13-14, 18-20, 23-31, 33-36 ; 17, 1-3, 5-11 ; 18, 17-24 ; 19, 24-25 ; 20, 1-2 ; 22, 23-24 ; 23, 5-16 ; 25, 7-20 ; 26, 29-37 ; 27, 1, 27, 4 ? ; 27, 6-14 ; 28, 33-35, 40-42 ; 36, 34-36 ; 40, 15 ?
4Q13 (= 4QExode(b)) contient 6 fragments d’Exode 1-5
Le 4Q14 (= 4QExode(c)) contient 36 fragments d’Exode 7 à 18
4Q15 (=4QExode(d)) Exode 13, 15-17 suivi directement de 15, 1
4Q16 (= 4QExode(e)) : Exode 13, 3-5
4Q17 (= 4QExode-Lévitique (f)) : Exode 38 – Lévitique 2. (250 av. J.-C.)
4Q18 (= 4QExode(g)) Exode 14, 21-27
4Q19 (=4QExode(h)) Exode 6, 3-6
4Q20 (= 4QExode(j)) Exode 7-8
4Q21 (=4QExode(k)) Exode 36, 9-10
4Q22 (=4QPaleoExodus(m)) Exode, version samaritaine, en paléo-hébreu. D’un point de vue paléographique, il date de 100 à 25 av. J.-C. La datation par spectrométrie de masse par accélérateur (AMS) effectuée au laboratoire de Tucson a donné une fourchette allant de 116 av. J.-C. à 48 apr. J.-C.
4Q37 (=4QDeutéronome(j)) (comprend Deutéronome 11, 21 suivi d’Exode 12, 43-13, 5)
7Q1 (= 7QLXXExod) est une copie de la version grecque de la Septante d’Exode 28,4-6 (100 av. J.-C.).
Des phylactères et des mezuzot (portés respectivement sur le front et les bras) contenant des passages de l’Exode et du Deutéronome ont été découverts parmi les manuscrits de la mer Morte, selon l’ouvrage *The Dead Sea Scrolls Today*, p. 33.
8Q3 est un phylactère contenant Exode 13, 1-10 ; 13, 11-16 ; 12, 43-51 ; 20:11 ; Deutéronome 6:5-9 ; 11:13 ; 6:1-3 ; 10:20-22 ; 10:12-19 ; 5:1-14 ; 10:13(?) ; 11:2 ; 10:21-22 ; 11:1, 6-12.
Le 8Q4 est une mezouza contenant Deutéronome 10, 12-11, 21.
Un Pentateuque parallèle a été découvert parmi les manuscrits de la mer Morte. Tout comme certains ont constitué un récit évangélique en juxtaposant divers passages des Évangiles, la communauté de Qumrân a procédé de la même manière avec la Torah, ce qui donne le rouleau 4Q158.
Au total, les Manuscrits de la mer Morte ont conservé 767 des 1 215 versets de l’Exode (63,1 %).
Ex 1, 1-22 ; 2, 1-18, 22-25 ; 3, 1-4, 8-21 ; 4, 1-9, 26-31 ; 5, 1, 3-17 ; 6, 3-21, 30 ; 7, 1-13, 26-29 ; 8, 1, 5-22 ; 9, 5b-35 ; 10, 1-28 ; 11, 3-10 ; 12, 1-2, 6-8, 12-22, 31-51 ; 13, 1-7, 12-13, 15-16, 18-22 ; 14, 1-13, 15-27 ; 15, 1 ; 9-21 ; 23-27 ; 16, 1-8 ; 13-14 ; 18-20 ; 23-36 ; 17, 1-16 ; 18, 1-27 ; 19, 1 ; 7-17 ; 23-25 ; 20, 1-2 ; 18-19a ; 21, 1, 4-6, 13-14, 18-20 ?, 22-32, 37 ; 22, 1-4, 6-7, 11-13, 15-30 ; 23, 5-16, 29-31 ; 24, 1-4, 6-11 ; 25, 7-29, 31-34 ; 26, 8-15, 21-37 ; 27, 1-3, 4 ?, 6-14, 18-19 ; 28, 3-12, 22-24, 26-28, 30-43 ; 29, 1-5, 20, 22-25, 31-41 ; 30 : 10, 12-18, 21 ?, 23-25, 29-31, 34-38 ; 31 : 1-8, 13-17 ; 32 : 2-19, 25-30, 32-34 ; 33, 12-23 ; 34, 1-3, 10-13, 15-18, 20-24, 27-28 ; 35, 1 ; 36, 9-10, 21-24, 34-36 ; 37, 9-16 ; 38, 18-22 ; 39, 3-24 ; 40, 8-27 ; 40, 15 ?. Ex 34, 23-24, 27-28 sont très fragmentaires.
Le papyrus de Nash, daté de 150 av. J.-C., contient les Dix Commandements, compilés à partir d’Exode 20, 2-17 et de Deutéronome 5, 6-6, 4 et suivants. Le papyrus de Nash était le plus ancien texte biblique connu jusqu’à la découverte des manuscrits de la mer Morte. Une photographie de ce document figure dans le *New International Dictionary of the Bible*, p. 228.
Le papyrus d’Oxyrhynque 1074, qui contient des passages de l’Exode, date approximativement du IIe siècle.
Le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) a conservé l’intégralité de l’Exode, à l’exception d’Exode 28, 23-28 qui fait défaut.
Nous ne disposons d’aucune page du Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) contenant l’Exode.
L’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.) contient l’intégralité de l’Exode, à l’exception des versets 28:23-28 de l’Exode.
La Septante est une traduction grecque de l’Ancien Testament et des livres apocryphes. L’ouvrage *Manuscrits grecs de la Bible*, p. 60-61, présente une illustration d’un fragment, appelé Rahlfs 803 (= Manuscrit de la mer Morte 7Q1), d’Exode 28, 4-6, datant de 100 av. J.-C.
Les Samaritains ont réalisé leur propre copie de la Torah au IIe siècle av. J.-C., bien que les plus anciennes copies samaritaines qui nous soient parvenues datent du Moyen Âge. *Les manuscrits de la mer Morte aujourd’hui*, p. 125-126. L’*Encyclopédie des manuscrits de la mer Morte*, vol. 1, p. 277, indique : « Le Pentateuque samaritain a tendance à enrichir le texte en y insérant fréquemment des passages parallèles tirés d’autres parties du Pentateuque. »
Une traduction syriaque de la Septante a été réalisée par l’évêque Paul de Tella (616-617 apr. J.-C.), dont nous disposons encore aujourd’hui, selon *Manuscripts of the Greek Bible*, p. 35 (note de bas de page).
Q : Dans l’Exode, comment savons-nous, d’après l’écrivain juif Philon, que ce dont nous disposons correspond à ce qui a été écrit à l’origine ?
R : En tant que chrétiens, nous avons confiance dans le fait que l’Ancien Testament dont nous disposons est celui que le Christ a validé. D’ailleurs, pour les musulmans, leur Coran indique que Jésus s’est vu remettre la Torah dans la sourate 5, verset 46. Nous disposons de manuscrits anciens datant de l’époque du Christ, ce dont traite la question suivante. Cependant, il existe un autre élément de preuve. Philon d’Alexandrie était un érudit juif qui vécut de 15/20 av. J.-C. à 50 apr. J.-C. Il écrivait en grec, mais il est curieux de constater que ses citations grecques de l’Ancien Testament concordent davantage avec le texte massorétique hébreu qu’avec la Septante grecque. Il expliquait en détail la signification des différents versets. Voici les versets auxquels Philon fait référence dans l’Exode.
1 : 8, 9, 11, 15, 18, 20, 21 ; 2 : 1, 3, 6, 12, 15-16, 18, 21, 23, 25 ; 3 : 1-2, 4-6, 9, 14-15, 17 ; 4 : 3, 10, 12, 14, 22 ; 5 : 2 ; 6:3, 12, 16, 23, 26, 29 ; 7:1, 12, 15, 17, 23 ; 8:1, 9, 19, 26, 29 ; 10:20-23 ; 11:7 ; 12:2-4, 8, 11-12, 16, 23, 34, 38 ; 13:2, 11-13, 15, 19 ; 14:4, 7, 13-14, 19, 27, 30 ; 15:1, 4, 9, 17, 20, 23, 25, 27 ; 16:4, 6, 13, 15, 18, 36 ; 17:6, 11-12 ; 18:4, 7, 11, 14, 16, 25 ; 19:6, 17-20 ; 20:2, 5, 9, 12-13, 16, 18-22 ; 21:5-6, 10, 12-16, 22, 26, 28, 31, 33 ; 22, 1, 6-7, 26 ; 23, 1-5, 8, 10, 13, 18-20, 28 ; 24, 1, 6, 10-11, 18 ; 25, 1, 22, 30, 31, 33, 40 ; 26:1 ; 27:9 ; 28:17, 30, 34, 36 ; 30:8, 13, 15, 34 ; 31:1-2, 39 ; 32:1, 7, 16-17, 20, 26, 27, 32 ; 33:5, 7, 12-13, 17-18, 23 ; 34:12, 28 ; 35:22, 30 ; 38:8 ; 39:3, 26
Q : Quels auteurs anciens ont fait référence à l’Exode ?
R : Philon le Juif (15/20 av. J.-C. à 50 apr. J.-C.) cite abondamment l’Exode dans *Sur la confusion des langues*, *Qui est l’héritier des choses divines*, *Études préliminaires* et d’autres ouvrages.
Les premiers auteurs ecclésiastiques pré-nicéens ont abondamment fait référence à l’Exode.
Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite Exode 2, 14 dans 1 Clément, chap. 4, p. 6. Il cite Exode 3, 11 dans 1 Clément, chap. 18, p. 10.
La Didachè (= « L'Enseignement des douze apôtres ») (vers 60-120 apr. J.-C.) commente Exode 20, 13, 14, 15, 16 et 17.
L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 12, p. 145, cite Exode 17, 14.
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) écrit : « car Moïse dit quelque part dans l’Exode » et cite Exode 6, 2 et suivants dans son Dialogue avec Tryphon le Juif, chapitre 126, p. 263
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) qualifie Exode 3, 2-4 d’Écriture dans *Dialogue avec Tryphon le Juif*, chap. 60, p. 227
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) : « Car l’Écriture dit ceci : », puis Justin cite Exode 3, 2-4. *Dialogue avec Tryphon le Juif*, chap. 49, p. 220
Mélétos/Méliton de Sardes (170-180 apr. J.-C.) : « Le doigt du Seigneur — le Saint-Esprit, par l’action duquel les tables de la loi dans l’Exode auraient été écrites », fragment 9, p. 761
Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) : « Après m’être familiarisé avec précision avec les livres de l’Ancien Testament, je les ai répertoriés ci-dessous et je vous envoie ci-joint la liste. Leurs titres sont les suivants : les cinq livres de Moïse — la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome ; Josué, les Juges, Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Chroniques, le livre des Psaumes de David, les Proverbes de Salomon, également appelé le Livre de la Sagesse, l’Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, Job, les livres des prophètes Isaïe, Jérémie, les douze prophètes regroupés en un seul livre, Daniel, Ézéchiel, Esdras. » Extrait du Livre des Extraits, p. 759
Théophile d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) cite Exode 20, 3 ; 23, 6 ; 22, 21 comme étant la parole de Dieu. Théophile à Autolycos, livre 3, chap. 9, p. 114
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Exode 3, 7-8 comme étant la parole de Dieu. Irénée, Contre les hérésies, livre 4, chap. 12.4, p. 476
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) : « C’est Lui aussi qui enseigne à Moïse à agir en tant qu’instructeur. Car le Seigneur dit : “Si quelqu’un pèche devant Moi, Je l’effacerai de Mon livre ; mais maintenant, va et conduis ce peuple vers le lieu que Je t’ai indiqué.” » (Exode 32, 33-34) *L’Instructeur*, livre 1, chap. 7, p. 224. Voir également *L’Instructeur*, livre 1, chap. 8, p. 218, où il qualifie Exode 3, 8 d’Écriture.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) cite d’abord Exode 3, 17, puis dit : « De même, dans ce même livre de l’Exode : » et cite Exode 20, 2, 22, 23. *Scorpiace*, chap. 2, vol. 3, p. 634
Tertullien (204/205 apr. J.-C.) cite la moitié d’Exode 20, 16. *Cinq livres contre Marcion*, livre 4, chapitre 12, p. 363
Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) critique l’allégorisation excessive de la Genèse et de l’Exode par Simon dans *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 6, chap. 10, p. 78, ainsi que l’allégorisation du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome par Simon au chap. 11, p. 78
Origène (240 apr. J.-C.) fait référence à l’Exode, au Lévitique et aux Nombres. Commentaire sur le Cantique des Cantiques, prologue, p. 47
Origène (225-254 apr. J.-C.) a rédigé des commentaires sur l’Épître aux Romains, la Genèse, l’Exode, le Lévitique, le Livre de Josué, le 1er Livre des Rois, Jérémie et l’Évangile selon Luc
Novatien (250/4-256/7 apr. J.-C.) : « Et bien que l’Écriture céleste revête souvent l’apparence divine d’une forme humaine, comme lorsqu’elle dit », et il cite le Psaume 34, 15 ; « ou lorsqu’elle dit », et il cite la Genèse 8, 21 ; « ou là où les tables sont remises à Moïse », et il cite l’Exode 31, 18. « ou lorsque le peuple des enfants d’Israël est libéré du pays d’Égypte » et cite le Psaume 136, 12 ; « ou lorsqu’il est dit », et cite Ésaïe 1, 20. Traité sur la Trinité, chap. 6, p. 615.
Novatien (250/4-256/7 apr. J.-C.) cite Exode 4, 13 comme provenant de Moïse. Traité sur la Trinité, chap. 9, p. 618
Traité contre Novatien (vers 246-258 apr. J.-C.), chap. 12, p. 660, cite Exode 9, 28.
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite l’Exode, en précisant qu’il s’agit de ce livre, notamment dans le Traité 12, troisième livre, aux versets 11, 13 et 113, entre autres passages.
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) mentionne l’Exode dans son Traité de Cyrille, Traité 12, deuxième livre, chapitre 15, p. 521
Grégoire le Thaumaturge (240-265 apr. J.-C.) : « Et dans le livre de l’Exode, il est dit, non seulement au sujet de ce qu’est la chose trouvée appartenant à un ami, mais aussi de ce qu’est la chose trouvée appartenant à un ennemi : “Tu les ramèneras certainement à la maison de leur maître.” » Épître canonique, canon 4, p. 19
Dionysius d’Alexandrie (vers 246-256 apr. J.-C.) fait allusion à Exode 12, 30 dans son Épître 12 aux Alexandrins, p. 108.
Anatolius d’Alexandrie (270-280 apr. J.-C.) : « deux Agathobules, surnommés les Maîtres, et l’éminent Aristobule, qui faisait partie des Soixante-dix ayant traduit les Écritures sacrées et saintes des Hébreux pour Ptolémée Philadelphe et son père, et qui a dédié ses ouvrages exégétiques sur la loi de Moïse à ces mêmes rois. Ces auteurs, en résolvant certaines questions soulevées au sujet de l’Exode, affirment que tous devraient de la même manière… » Canon pascal d’Anatolius d’Alexandrie, chap. 3, vol. 6, p. 147
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) cite Exode 20, 13-15, 16. Dialogue sur la vraie foi, deuxième partie, 15 b, p. 94.
Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) cite la moitié d’Exode 24, 8 comme provenant de Moïse. Commentaire sur l’Apocalypse, à partir du cinquième chapitre, verset 5, p. 350.
Méthode d’Olympe et de Patara (270-311/312 apr. J.-C.) cite Exode 30, 1-9 en disant : « Il [Dieu] dit ». *Le Banquet des dix vierges*, discours 5, chap. 7, p. 328
Athanase (318 apr. J.-C.) cite Genèse 1, 6-11, 29 ; Exode 20, 3 ; Deutéronome 6, 4, 5, 13 ; Psaume 119, 90 ; 146, 7-9 ; 33, 6 dans *Contre les païens*, chap. 46, p. 28-29.
Lactance (vers 303-320/325 apr. J.-C.) fait allusion à Exode 23, 20. *Les Institutions divines*, livre 4, chapitre 10, p. 108
Les auteurs post-nicéens qui ont fait référence à l’Exode
Eusèbe de Césarée (318-339/340 apr. J.-C.)
Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.)
Hégémonios de Sirmium (IVe siècle), traduisant Archélaos (vers 262-278 apr. J.-C.), fait allusion à Exode 12, 35 comme étant l’œuvre de Moïse. Dispute avec Manès, chap. 40, p. 214
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.)
Athanase (367 apr. J.-C.) énumère les livres de l’Ancien Testament dans sa Lettre pascale n° 39, chap. 4, p. 552.
Éphraïm le Syrien (350-378 apr. J.-C.) a rédigé des commentaires sur la Genèse et l’Exode. (Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 13, p. 125 [Introduction])
Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.) fait référence à l’Exode en tant qu’Écriture.
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) affirme que l’Exode 7, 23 est l’œuvre de Moïse, dans sa « Conférence 13 », chapitre 3, p. 82
Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)
Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.) fait allusion à l’Exode
Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) affirme que Dieu s’adresse à Moïse et cite Exode 32, 33. Dans *Sur les pénitents*, chap. 5.1, p. 75
Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.)
Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) cite Exode 7, 13 et 22 comme provenant de l’Exode. Commentaire sur Zacharie 7, p. 147
Rufin (374-406 apr. J.-C.)
Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) cite Exode 1, 7 comme un passage des Écritures. Le Panarion, section 1, chap. 8, 4, 5, p. 25
Jean Chrysostome (-407 apr. J.-C.) fait référence à Exode 17, 12 comme étant de Moïse, vol. 14, Commentaire sur Jean, Homélie 14, p. 50
Orose/Hosius de Braga (414-418 apr. J.-C.) fait allusion à Exode 6, 23 ; 24, 1 ; Lévitique 10, 1-2 ; Nombres 3, 2, 4 ; 1 Chroniques 6, 3. Défense contre les pélagiens, chap. 9, p. 125
Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.)
Sulpicius Severus (363-420 apr. J.-C.) fait référence à Exode 20, 14 dans son ouvrage *L'Exode dans l'Histoire*, livre 1, chap. 13, p. 77
Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, la Torah, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel, les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras, Néhémie, Lettre 53, chapitres 7-8, pages 99-101.
Augustin d’Hippone (338-430 apr. J.-C.) a rédigé un commentaire complet sur la Genèse et un commentaire sur l’Exode.
Jean Cassien (semi-pélagien) (319-430 apr. J.-C.)
Parmi les hérétiques
Les Ébionites citent une partie d’Exode 33, 20 comme « la loi ». Reconnaissances de Clément, chap. 29, p. 122
L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.) cite Exode 32, 4. Commentaire sur Osée, chap. 2, p. 45
Q : Dans l’Exode, que dit le « Pentateuque parallèle » (Manuscrit de la mer Morte 4Q158) ?
R : En voici un petit extrait. Les passages bibliques auxquels il fait référence sont en italique. La traduction est tirée de *The Dead Sea Scrolls Study Edition*, volume 2, p. 307.
« Ex 20, 12-17 : Honorez votre [père] et votre mère [afin que vos jours sur la terre que YHWH, votre Dieu, vous donne, soient prolongés. Vous ne tuerez point. Vous ne commettrez point d’adultère. Vous ne volerez point. Vous ne ferez point de] faux témoignage [contre] votre [prochain]. Vous ne convoiterez pas la femme de [votre] prochain, ni sa maison, ni son serviteur, ni sa servante, ni son âne, ni quoi que ce soit qui appartienne à votre prochain.] Et YHWH dit à Moïse : Dt 5, 30-31 : « Va leur dire : Retournez à [vos tentes ! Quant à vous, restez ici avec moi, car je vais vous expliquer tous les commandements, les lois] et les statuts que vous leur enseignerez, afin qu’ils les mettent en pratique dans le pays que [je leur donne pour qu’ils en prennent possession…] Et le peuple s’en retourna, chacun dans sa tente. Mais Moïse resta en présence [de YHWH…] ».
Q : Dans l’Exode, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?
R : En voici quelques-unes parmi les 1 213 versets de l’Exode. Pour vous donner un aperçu des variations entre le texte massorétique et la Septante, l’analyse suivante se concentre sur le chapitre 30. Sauf indication contraire, la première phrase correspond au texte massorétique (MT) et la seconde à la Septante (LXX).
Ex 1,5 « Et toutes les âmes issues des reins de Jacob étaient au nombre de soixante-dix, Joseph étant en Égypte. » (TM) vs « Mais Joseph était en Égypte. Et toutes les âmes nées de Jacob étaient au nombre de soixante-quinze. » (Septante) Les manuscrits de la mer Morte mentionnent également 75 descendants. Dans Actes 7,14, Étienne parle de 75 descendants.
Ex 1, 22 : « nés » contre « nés parmi les Hébreux » (Pentateuque samaritain, Septante et Targums)
Ex 2, 25 « [Dieu] les connaissait / se souciait d’eux » contre « [Dieu] se fit connaître à eux » (Le Commentaire biblique de l’Expositor, vol. 2, indique que la Septante est ici erronée.)
Ex 3, 6 : « Je suis le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Et Moïse se voila le visage, car il craignait de regarder Dieu. » (MT) vs. « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraam, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ; et Moïse détourna son visage, car il avait peur de contempler Dieu. » (Septante) vs. « Je suis le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Moïse tremblait de peur et n’osait pas regarder » (Pentateuque samaritain, Actes 7, 32)
Ex 3, 19 « partez, à moins d’y être contraints par une main puissante » vs. « partez, non, pas par une main puissante » (Septante, Vulgate)
Ex 4, 22 « mon fils premier-né » vs « mon propre peuple » (Pentateuque samaritain)
Ex 8, 22 « séparer / traiter différemment » vs « distinguer de manière merveilleuse » (Le « Expositor’s Bible Commentary », vol. 2, p. 356, indique que les traducteurs de la Septante ont mal compris le mot hébreu à cet endroit)
Ex 8, 32 : « sur votre peuple » contre « de votre peuple » (Septante)
Ex 8, 23 : « faire une distinction » contre « apporter une délivrance/rédemption » dans la Septante et la Vulgate.
Ex 9, 32 : un mot hébreu désignant la deuxième céréale, probablement « épeautre » vs « seigle » dans la Septante, vs « herbes » dans la version copte. (Le Commentaire biblique de l’Expositor, volume 2, indique que l’épeautre a été retrouvé dans des tombes égyptiennes, contrairement à l’épeautre commun.)
Ex 12, 22 « bassin » par opposition à « seuil »
Ex 12, 40 « les enfants d’Israël habitaient en Égypte » (TM, Rouleau de la Mer Morte 2Q2 (=2QExod(a)), Actes 7, 6 ; Genèse 15:13) contre « les enfants d’Israël habitaient en Égypte et en Canaan » (Septante) contre « les enfants d’Israël et leurs pères habitaient en Égypte et en Canaan » (Pentateuque samaritain). Josèphe, écrivant vers 93-94 apr. J.-C. dans *Antiquités judaïques* 2.15.2, indique également qu’ils sont restés en Égypte pendant 215 ans, ce qui concorde avec le Pentateuque samaritain et la Septante. Josèphe précise que cela s’est produit 430 ans après l’arrivée d’Abraham en Canaan. Consultez http://dssenglishbible.com/scroll2Q2.htm pour en savoir plus sur le 2Q2.
Ex 14, 25 : « écarté » vs « obstrué/bloqué » (Pentateuque samaritain, Septante, syriaque)
Ex 15, 8 : « le souffle de vos narines » vs « le souffle qui vient de vous » (Pentateuque samaritain)
Ex 18, 5 « manger du pain » (MT, Septante) vs « offrir du pain » (syriaque, targums, Vulgate)
Ex 18,12 « apporté » (MT, Septante) contre « offert » (syriaque, Targum et Vulgate) Le Commentaire biblique de l’Expositor, vol. 2, p. 413-414, indique que « apporté » est le terme correct, et que « offert » n’était qu’une interprétation.
Ex 19, 18 : « toute la montagne » contre « tout le peuple » dans quelques manuscrits hébreux et dans la Septante.
Ex 20, 12 : « … ta mère, afin que tu vives longtemps » (MT) contre « … ta mère, afin que tout aille bien pour toi et que tu vives longtemps sur cette bonne terre » (Septante). Deutéronome 5, 16 dit : « … ta mère, afin que tu vives longtemps et que tout aille bien pour toi dans le pays ».
Ex 20, 17 est immédiatement suivi de Dt 11, 29-30 et 27, 2b-3a, 4-7, qui enjoignent aux Israélites de construire le temple sur le mont Garizim dans le Pentateuque samaritain.
Ex 20, 18 : dans le papyrus de Nash, les sixième et septième commandements sont inversés.
Ex 20, 24 « à l’endroit où j’ai fait résider mon nom » contre « en tout lieu où je ferai résider mon nom » (Pentateuque samaritain)
Ex 22, 8 : « Le maître de la maison se présentera devant Élohim » contre « Le maître de la maison se présentera devant El » (Pentateuque samaritain) (The Anchor Bible Dictionary, vol. 5, p. 938). Il est indiqué que le Pentateuque samaritain « évite toute suggestion de polythéisme : par exemple, les prédicats au pluriel avec « elohim » dans le Texte massorétique (Gn 20, 13 ; 31, 53 ; 35, 7 ; Ex 22, 8) sont remplacés par le singulier. » (Il s’agit de « Theon » dans la Septante grecque)
Ex 23, 20 : « Voici, je vais envoyer un ange devant vous pour vous protéger en chemin et vous conduire vers le lieu que j’ai préparé. » contre « Et voici, j’envoie mon ange devant toi, afin qu’il te conduise dans le pays que j’ai préparé pour toi. »
Ex 23, 21 « Soyez attentifs devant lui et écoutez sa voix. Ne vous rebellez pas contre lui, car il ne pardonnera pas vos transgressions ; car mon nom est en lui. » vs. « Prenez garde à vous-même et écoutez-le, et ne lui désobéissez pas ; car il ne cédera pas devant vous, car mon nom est sur lui. »
Ex 23, 25 « Il [Dieu] bénira » vs. « Je bénirai » (Septante, Vulgate)
Ex 24, 10 « Et ils virent le Dieu d’Israël… clarté » vs « Et ils virent le lieu où se tenait le Dieu d’Israël… pureté »
Ex 24, 11 « Il n’étendit pas la main contre les chefs des fils d’Israël. Et ils virent Dieu » contre « il n’en manquait pas un seul, et ils se présentèrent devant Dieu »
Ex 28, 23-28 : présent dans le texte massorétique hébreu et dans la Septante complutense. Le rouleau de la mer Morte 4Q22 (= 4QPaleoExodus(m)) contient des fragments des versets 28, 22-24, 26-28, 30-43. Absent des versions Vaticanus et Alexandrinus de la Septante.
Ex 29, 9 : « sur Aaron et ses fils » contre « sur eux » dans la Septante.
Ex 30, 1 : « un autel, un lieu où l’on brûle de l’encens » contre « un autel d’encens » dans la Septante.
Ex 30, 1 : « bois d’acacia » contre « bois incorruptible » dans la Septante.
Ex 30, 6 : « [l’autel] devant le voile » (TM, Septante) contre « [l’autel] derrière le voile » (Pentateuque samaritain)
Ex 30,12 « destruction » contre « fléau » dans la Septante
Ex 30, 21 « les pieds, et ils ne mourront pas » contre « les pieds avec de l’eau ; chaque fois qu’ils entreront dans la tente du témoignage, ils se laveront avec de l’eau, afin de ne pas mourir. » (Il se peut que le traducteur de la Septante ait accidentellement répété une partie d’une ligne.)
Ex 30, 27-28 : la Septante a ajouté « et tous ses ustensiles » à quatre reprises
Ex 30, 35 « salé, pur et saint » contre « une œuvre pure et sainte » dans la Septante
Ex 31, 4-5 : « l’airain et la taille des pierres à sertir » contre « le laiton, le bleu, le pourpre, l’écarlate filé et les ouvrages en pierre »
Ex 32, 29 : « Aujourd’hui, consacrez-vous » contre « Aujourd’hui, vous vous êtes consacrés » (grec, Vulgate)
Ex 33,16 « se distinguent » contre « seront glorifiés » (Le Commentaire biblique de l’Expositor, tome 2, p. 356, indique que les traducteurs de la Septante ont mal compris le mot hébreu à cet endroit)
Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de *Literal Translation* de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée *The Septuagint : Greek and English*. *The Expositor’s Bible Commentary*, *The Anchor Bible Dictionary* (tome 5) ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV ont également été consultés.