Q : Dans Dt 1-34, quel est le thème principal de ce livre ?
R : Le livre du Deutéronome est l’un des quatre livres les plus souvent cités dans le Nouveau Testament. C’est le dernier des cinq livres de la loi, appelés la Torah. Il était expressément ordonné aux rois de lire (et de relire) ce livre, comme l’indique Deutéronome 17, 18-19. Le mot anglais « Deuteronomy » vient du grec et signifie « deuxième loi » ou « répétition de la loi ». Cependant, il ne s’agit pas d’une deuxième loi, mais d’une reformulation et d’un résumé partiel des lois de l’Exode, du Lévitique et des Nombres. Il s’adresse principalement aux non-Lévites, en particulier à ce qu’ils devaient garder à l’esprit avant d’entrer dans la Terre Promise. Il ne s’agit pas d’un résumé exhaustif ; par exemple, il n’aborde pas en détail les lois sociales individuelles, la circoncision, etc. Moïse a plutôt reçu de Dieu la mission de prononcer ces discours afin de mettre l’accent sur ce à quoi ils devaient prêter attention alors qu’ils s’apprêtaient à entrer dans la Terre Promise ; par exemple, la répétition des Dix Commandements et d’autres lois, l’existence de villes de refuge et le fait de n’avoir qu’un seul lieu de sacrifice. Ce lieu central a évolué : du mont Ébal dans Deutéronome 27, 1-8 et Josué 8, 30-35, à Sichem dans Josué 24, 1-28, puis à Silo dans Josué 18, 1 et Juges 21, 19, pour aboutir enfin à Jérusalem.
Le Deutéronome a été donné par Dieu par l’intermédiaire d’un homme à qui Dieu avait annoncé qu’il mourrait bientôt sans entrer dans la Terre Promise. Au terme de ces nombreuses années de pérégrination, Moïse, dans son discours d’adieu, dit en substance : « Alors que vous bénéficiez de bénédictions matérielles, mais que vous êtes également confrontés à l’influence païenne, souvenez-vous tout particulièrement de ces choses. »
Q : Dans Deutéronome 1-34, quelles sont certaines expressions clés de ce livre ?
R : Parmi les expressions clés du Deutéronome, on trouve « l’Éternel, votre Dieu » 280 fois, « prendre possession » 18 fois, « le pays » 200 fois et « n’ayez pas peur » 9 fois.
Q : Dans Dt 1-34, pourquoi devrions-nous étudier ce livre ?
R : Il y a au moins quatre raisons. Premièrement, toute l’Écriture (et pas seulement une partie) est utile pour enseigner, convaincre, corriger et former à la justice, selon 2 Timothée 3, 16. Deuxièmement, comme le montre le tableau ci-dessous, le Deutéronome occupait souvent les pensées de Jésus et des auteurs du Nouveau Testament. Lorsque Jésus fut tenté dans le désert, il répondit à Satan à trois reprises en citant le Deutéronome. Troisièmement, nous avons besoin d’une vision équilibrée de Dieu : Sa grâce, Sa colère, ainsi que Sa majesté mystérieuse et impressionnante. Quatrièmement, nous pouvons notamment apprendre en quoi Dieu souhaite que nous soyons déterminés et organisés dans notre quête de la piété. Cela nous rappelle également l’importance de la responsabilité communautaire, du témoignage auprès de nos voisins, du matérialisme, d’un leadership efficace malgré le poids des plaintes incessantes, et de l’enseignement à la génération suivante.
Q : Dans Dt 1-34, quel est le plan de ce livre ?
R : Des spécialistes, dont Kenneth A. Kitchen, ont mis en évidence un certain nombre de similitudes entre la structure du Deutéronome et les traités de suzeraineté politique hittites du IIe millénaire avant J.-C. Peter Craigie a également relevé certaines similitudes avec les contrats de travail égyptiens.
La majeure partie du Deutéronome s’articule autour de trois longs discours de Moïse.
1-4 Le premier discours : Prologue
. 1, 1-5 : Préambule
. 1, 6-3, 29 Introduction historique
. 4:1-40 Dispositions fondamentales
5,1-11,32 Le deuxième discours : les termes et conditions de l’alliance
12:1-26:19 Mise en œuvre
27-30 Le troisième discours
. 28:1-14 Avantages/bénédictions liés au respect de l’alliance
. 28:15-68 Châtiments/malédictions en cas de violation
. 29:1-30:20 Récapitulatif
31-34 Remarques finales
Les traités de suzeraineté évoquaient souvent l’amour du vassal pour son suzerain. Il existait toutefois une différence majeure entre les traités de suzeraineté hittites et la structure du Deutéronome. Les traités de suzeraineté faisaient généralement appel à de nombreux dieux pour témoigner du traité, ce qui n’apparaît pas du tout dans le Deutéronome.
Q : Où le Deutéronome est-il cité ou évoqué dans le Nouveau Testament ?
R : Il y est fait référence à de nombreux endroits.
Verset du Deutéronome | Verset du Nouveau Testament |
Dt 1, 17 (pas de partialité) | 1 Tm 5, 21 (allusion anonyme) |
Dt 1, 17 (partialité) | Jc 2, 9 (allusion anonyme) |
Ex 20, 12 ; Dt 5, 16 | Mc 7, 10 « Car Moïse a dit » |
Ex 20, 12-16 ; Lv 19, 18 ; et Dt 5, 16-20 | Mt 19, 19 (allusion anonyme) |
Ex 20, 13 et Dt 5, 17 | Mt 5, 21 « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens » |
Ex 20, 13 ; Dt 5, 17 | Jc 2, 11 s. (allusion anonyme) |
Ex 20, 13-15 ; Dt 5, 17-19 | Rm 13, 9 : « les commandements » |
Ex 20, 14 et Dt 5, 18 | Mt 5, 27 « Vous avez entendu qu’il a été dit » |
Ex 20, 14 ; Dt 5, 18 | Jc 2, 11a (allusion anonyme) |
Dt 6, 4-5 | Mc 12, 29 « C’est là le plus important » |
Dt 6, 5 | Mt 22, 36-38 « le plus grand commandement de la Loi » |
Dt 6, 5 et Lv 19, 18 | Lc 10, 27 « Qu’est-il écrit dans la Loi ? » C’est un certain docteur de la loi qui s’exprime. |
Dt 6, 8 | Mt 23, 5 : allusion anonyme |
Dt 6, 13 | Mt 4, 10 « Car il est écrit » |
Dt 6, 13 | Lc 4, 8 (allusion anonyme) |
Dt 6, 16 | Mt 4, 7 « Jésus répondit » |
Dt 6, 16 | Lc 4, 12 (allusion anonyme) |
Dt 7, 1 | Ac 13, 19 (allusion anonyme) |
Dt 7, 6-8 | Ac 13, 17 (allusion anonyme) |
Dt 8, 3 | Mt 4, 4 Jésus répondit : « Il est écrit » |
Dt 8, 3 | Luc 4, 4 (allusion anonyme) |
Dt 8, 5 | Hébreux 12, 7 (allusion anonyme) |
Ex 32, 2-4 ; Dt 9, 16 | Actes 7, 41 (allusion anonyme) |
Dt 9, 19 | Hébreux 12, 21 « Moïse a dit » |
Dt 10, 17 | Rm 2, 11 (allusion anonyme) |
Dt 15, 11 | Mc 14, 7 (allusion anonyme) |
Dt 16, 16 | Jn 5, 1 : mention d’une fête des Juifs |
Dt 17, 7 | Jn 8, 7 (allusion anonyme) |
Dt 17, 6 | Jn 8, 17 « Il est écrit dans votre propre Loi » |
Dt 18, 15.18 | Jn 5, 46 (allusion) « Il [Moïse] a écrit à mon sujet » |
Dt 18, 15, 18, 19 | Ac 3, 22-23 « Moïse a dit » |
Dt 18, 15, 18, 19 | Actes 7, 37 « ce même Moïse qui a dit aux Israélites » |
Dt 18, 18 | Jn 12, 49 (allusion anonyme) |
Dt 18, 18 | Jn 17, 8 (allusion anonyme) |
Dt 19, 15 | Mt 18, 16 allusion anonyme |
Dt 19, 15 | 2 Co 13, 1 « Car Moïse écrit » |
Ex 21, 24 ; Lv 24, 20 ; Dt 19, 21 | Mt 5, 38 « Vous avez entendu qu’il a été dit » |
Dt 21, 23 | Gal 3, 13 « Il est écrit » |
Dt 24, 1-4 | Mt 19, 7-8 « Moïse a-t-il ordonné » |
Dt 24, 1-4 | Mc 10, 4 « Moïse a permis » (allusion) |
Lév 14, 2-14 et Dt 24, 8 | Mt 8, 4 (allusion anonyme) |
Lév 14, 2-14 et Dt 24, 8 | Mc 1, 44 « Moïse avait prescrit » |
Dt 25, 2 | Luc 12, 47 (allusion anonyme) |
Dt 25, 4 | 1 Co 9, 9 « écrit dans la Loi de Moïse » |
Dt 25, 5 | Mt 22, 24 « Moïse a dit » |
Dt 25, 5 | Mc 12, 19 « Moïse a écrit » |
Dt 25, 5-6 | Lc 20, 28 « Moïse a écrit » : c’est un sadducéen qui s’exprime |
Dt 27, 26 | Ga 3, 10 « Il est écrit » |
Dt 29, 4 | Rm 11, 8 « comme il est écrit » |
Dt 29, 18 | Hébreux 12, 15 (allusion anonyme) |
Dt 30, 12 | Rm 10, 5-6 « Car Moïse écrit » |
Dt 30, 13 | Rm 10, 5, 7 « Car Moïse écrit » |
Dt 30, 14 | Rm 10, 5, 8 « Car Moïse écrit » |
Dt 31, 6 ; Jos 1, 5 | Hébreux 13, 5 « Car Dieu a dit » |
Dt 32, 4 | Rm 9, 14 (allusion anonyme) |
Dt 32, 8 | Actes 17, 26 (allusion anonyme) – C’est Paul qui parle |
Lévitique 17:7 ; Deutéronome 32:17 | 1 Co 10, 20 (allusion anonyme) |
Dt 32, 21 | Rm 10, 19 « Moïse dit » |
Dt 32, 35 | Romains 12, 19 « Car il est écrit » |
Dt 32, 35 | Hébreux 10, 30a « Car nous connaissons Celui qui a dit » |
Dt 32, 36 | Hébreux 10, 30b « et encore » |
Dt 32, 43 | Rm 15, 10 « Il est dit encore » |
Dt 32, 43 | Hébreux 1:6 « Lorsque Dieu fait entrer son premier-né dans le monde, il dit » |
Q : Dans Dt 1,1, combien de temps les Israélites étaient-ils censés rester dans le désert ?
R : Deutéronome 1:2 nous rappelle que le voyage vers le sud-ouest de Canaan devait durer environ onze jours. Cependant, comme ils ont désobéi et n’ont pas suivi Dieu dans le pays après le mauvais rapport de dix des douze espions, cela a duré entre 38 et 40 ans. Les Israélites ont été disciplinés, mais pas abandonnés. Or, la discipline n’est pas éternelle. Vous pouvez réagir à la discipline en en faisant un moment de dévotion particulière.
Raymond Brown écrit : « Les rebelles vaincus et abattus furent repoussés dans le désert désolé. Une sombre série de péchés étroitement liés – l’oubli, la désobéissance, la perversité et la présomption – les avait privés de meilleures choses. Tout aurait pu être si différent. … Au cours des années qui suivirent, plusieurs centaines de ces tristes incroyants furent portés en terre. Chaque enterrement était un témoignage renouvelé de la gravité du péché. Pourtant, leur amère défaite face aux Amoréens devint un souvenir qui s’estompait. Peu à peu, un nouveau jour commença à poindre. Il était temps de repartir à zéro. »
Q : Dans Dt 1, 6, 9, 14 ; Dt 5, 2, 5 ; Dt 11, 2, 7, pourquoi Moïse a-t-il dit au peuple qu’il était témoin de ce qui s’était passé avant les quarante ans d’errance, alors que Nb 14, 29-30 et Nb 26, 64-65 indiquent que tous mourraient dans le désert ?
R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.
Le peuple a passé environ sept ans dans le désert avant que la malédiction des quarante ans d’errance ne soit prononcée.
Nombres 26, 64-65 indiquait seulement qu’aucun de ceux qui avaient été recensés dans l’armée n’était encore en vie.
Nombres 14, 29-30 promettait uniquement que les hommes recensés lors du recensement précédent mourraient tous avant d’atteindre la Terre promise, à l’exception de Josué et de Caleb.
Ainsi, étaient exclus de cette malédiction tous les hommes de moins de 20 ans (qui n’avaient pas été recensés), les Lévites de tous âges et toutes les femmes. Bon nombre d’entre eux seraient encore en vie pour témoigner personnellement des événements passés. Les personnes nées après le début de la période de 40 ans ne seraient que des témoins indirects, s’informant auprès de leurs parents et de la communauté.
Q : Dans Dt 1, 6-18, quelles caractéristiques peut-on observer dans le leadership de Moïse ?
R : Moïse a fait preuve d’au moins six caractéristiques.
Soumis – La vie de Moïse a connu des phases très variées : de favori de la cour à hors-la-loi, puis de libérateur audacieux à juge surchargé, et enfin à mystérieux faiseur de miracles. Mais la seule constante était la soumission de Moïse à Dieu.
Réaliste – Moïse était réaliste à son propre égard et à l’égard des autres. Il avait conscience de ses lacunes et savait qu’il ne pouvait pas porter ce fardeau seul. Ainsi, il ne s’est pas contenté de se cogner la tête contre les murs en essayant de pallier son incapacité à tout faire. Au contraire, Moïse a agi et a trouvé des personnes pour l’aider. Moïse ne pouvait pas conduire le peuple là où il aurait souhaité qu’il soit ; il devait plutôt le conduire là où il se trouvait.
Confiant en Dieu – Moïse était une personne très confiante, mais il n’avait pas confiance en lui-même, notamment en ce qui concernait ses capacités d’expression et de direction. En revanche, Moïse avait confiance dans les capacités de Dieu et était convaincu que Dieu l’utiliserait, malgré ses lacunes.
Prêt au sacrifice – Moïse avait des disciples qui étaient loin d’être parfaits. Au lieu d’un travail d’équipe et d’une bonne entente, Moïse devait sans cesse faire face à des murmures et à des querelles. À l’exception d’un bref moment à Meriba, Moïse ne les a jamais abandonnés. Moïse n’était pas simplement un dirigeant isolé ; il était un dirigeant pour eux.
Partage – Moïse déléguait de nombreuses décisions quotidiennes à soixante-dix anciens. Il ne se contentait pas de leur confier une tâche à accomplir, mais il leur confiait la responsabilité d’agir avec justice et sagesse.
Vulnérable – Moïse a mentionné trois écueils dont les dirigeants doivent se méfier : le favoritisme, la peur et la solitude.
Q : Dans Dt 1, 8-12, le « je » qui s’exprime ici est-il Moïse ou Dieu ?
R : Dans Deutéronome 1:6, Moïse rapporte : « Voici ce que Dieu a dit » ; le « je » du verset 8 désigne donc Dieu. Lorsque Moïse a fini de répéter les paroles de Dieu à la fin du verset 8, à partir du verset 9, le « je » fait référence à Moïse.
Q : Dans Dt 1, 8, puisque les Israélites devaient prendre possession du pays, pourquoi ont-ils ensuite été exilés sous le joug des Assyriens et des Babyloniens ?
R : Ils sont bel et bien allés prendre possession du pays. Cependant, à cause de leur désobéissance, ils n’ont pas conservé ce qu’ils possédaient et l’ont perdu pendant 70 ans. Deutéronome 4, 25-31 ; 28, 20-28 ; 29, 22-28 ; 30, 1-10 ; 32, 23-43 les avertissaient tous que cela pourrait arriver. Dieu peut nous faire des promesses et nous accorder des bénédictions, mais si nous n’en prenons jamais possession, nous risquons de ne pas en bénéficier. Cependant, le fait que Dieu leur ait donné le pays ne signifiait pas qu’ils pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient tout en continuant à y vivre. Eux (et nous) pouvons également les perdre par désobéissance.
Q : Dans Dt 1, 13 et 16, le peuple a-t-il choisi ses propres juges, ou est-ce Moïse qui les a nommés dans Ex 18, 25 ?
R : Une analogie pourrait vous aider ici. Est-ce le président des États-Unis qui nomme les membres de son gouvernement, ou est-ce le Sénat qui les confirme ?
Les deux affirmations sont vraies. Dans la Bible, le peuple a proposé des personnes pour être ses juges, et Moïse a choisi ces hommes. Moïse a peut-être choisi toutes les personnes qui lui ont été proposées, mais il ne l’a pas nécessairement fait.
Q : Dans Deutéronome 1, 22-23, pourquoi les fidèles d’un Dieu omniscient ont-ils eu besoin d’envoyer des espions à travers tout le pays ?
R : Il y a deux points distincts à prendre en compte dans la réponse.
1. Moïse a probablement pensé que c’était une bonne idée, car Dieu nous laisse apprendre beaucoup de choses par nous-mêmes. Ils pouvaient explorer Canaan afin de connaître la meilleure façon d’y pénétrer, ainsi que la force relative de ses forces armées.
2. Cependant, Dieu ne leur a jamais ordonné d’envoyer ces espions. C’est le peuple qui a fait cette suggestion à Moïse, et Moïse a simplement estimé que c’était une bonne idée au verset 23. Mais cela s’est avéré être une catastrophe, car dès qu’ils ont rencontré quelques difficultés, ils ont perdu la foi. Ils n’ont pas perdu la foi en la présence de Dieu, mais plutôt la foi en Sa capacité à les protéger.
Il y a ici deux leçons essentielles pour les chrétiens d’aujourd’hui. Premièrement, analyser une situation est en général une bonne chose. Cependant, si l’un des objectifs de cette analyse est de décider s’il faut ou non faire confiance à Dieu, ou s’il faut ou non obéir à Dieu, l’analyse elle-même est mauvaise car elle découle de mauvaises intentions.
La deuxième leçon essentielle concerne le leadership. Moïse n’avait ici aucune mauvaise intention, et il ignorait probablement qu’une motivation cachée de certains de ceux qui demandaient d’envoyer des espions était de décider s’ils voulaient obéir ou non. Lorsqu’une personne vous adresse une demande étrange qui semble inoffensive, au lieu de l’accepter ou de la refuser de manière impulsive, il vaut mieux d’abord en comprendre la raison.
Q : Dans Deutéronome 1, 26-43, puisque Dieu voulait que les Israélites se rendent immédiatement en Canaan, et qu’ils avaient d’abord refusé, pourquoi Dieu s’est-il mis en colère contre eux lorsqu’ils ont décidé d’y aller ?
R : Romains 14, 23 énonce explicitement le principe illustré dans Deutéronome 1, 26-43 : « Tout ce qui ne vient pas de la foi est péché. » Au départ, les Israélites ont refusé de partir par manque de confiance en Dieu. Plus tard, ils ont décidé de partir parce qu’ils comptaient sur eux-mêmes. Dieu ne se souciait pas tant de savoir s’ils partaient ou non à un moment précis, mais plutôt de leur obéissance envers Lui.
Si cette question vous a posé problème avant de lire la réponse, vous pourriez vouloir garder à l’esprit ce qui suit. Certaines personnes se concentrent sur les choses à faire, ou à ne pas faire, pour être en règle avec Dieu. C’est passer à côté de l’essentiel. Dieu veut que nous ne nous contentions pas d’essayer de Lui obéir à distance, mais que nous L’invoquions, que nous nous approchions de Lui et que nous Lui obéissions. Lisez Romains 14 pour y trouver des exemples que vous ne pouvez comprendre que si vous saisissez ce principe.
Q : Dans Deutéronome 1:27, que dit ce passage au sujet des Israélites ?
R : Leurs craintes les ont amenés à se méprendre, bien qu’ils aient vu des preuves du contraire. Ils ont oublié les moyens miraculeux par lesquels Dieu les avait sauvés par le passé, avec la mer Rouge, la manne et les cailles. Même à l’avenir, Dieu enverrait de grosses pierres sur les Cananéens du sud. Ils pensaient que le Dieu qui les avait aidés à traverser la mer Rouge ne pouvait pas les sauver des Amoréens. Ils pensaient que Dieu les haïssait et qu’Il les détruirait alors qu’Il leur lançait un nouveau défi. Ils pensaient que les commandements de Dieu avaient une portée plus grande que Sa grâce et Sa puissance. Ils ne voyaient que le court terme et ce qu’ils pouvaient accomplir par eux-mêmes, et non ce que Dieu pouvait faire.
Q : Dans Dt 1, 28 ; Dt 2, 10 ; Dt 9, 2, qui sont les fils d’Anak (les Anakim), les Émites et les Rephaïtes ?
R : Les Anakites étaient les descendants d’un homme nommé Anak. Les Anakites formaient une tribu dont les hommes étaient de redoutables guerriers, probablement en raison de leur taille et de leur force. Comme les arcs n’étaient pas très puissants à l’époque, et qu’une grande allonge et une grande force constituaient des atouts précieux pour ceux qui combattaient à l’épée et à la massue, ces trois clans apparentés ont donné naissance à de nombreux guerriers redoutés. Voir l’analyse de Deutéronome 31:3 pour plus d’informations.
Q : Dans Dt 1, 34-46 et Dt 1, 2, comment les gens réagissent-ils après avoir laissé passer une formidable opportunité que Dieu leur avait offerte ?
R : Ils peuvent réagir en recommençant à obéir. Il peut être difficile d’accomplir aujourd’hui ce qui aurait été beaucoup plus facile auparavant, mais Dieu souhaite toujours que nous accomplissions ces choses. D’un autre côté, certains pourraient se rebeller complètement et ne jamais revenir. D’une certaine manière, ils sont en colère contre eux-mêmes, et non contre Dieu.
Q : Dans Dt 1, 39, que signifie « la connaissance du bien et du mal » et « l’âge de la responsabilité » ?
R : L’âge de la responsabilité est un concept selon lequel les enfants atteignent un âge avant lequel ils ne sont pas tenus pour responsables devant Dieu de leurs choix. Aucun verset n’indique que cet âge soit le même pour tous les enfants. Trois des principes de la justice de Dieu sont illustrés dans ce passage.
1. Dieu juge en fonction de ce que les gens savent, et les petits enfants qui, par ignorance, ne choisissent pas ce qui est juste, ne sont pas jugés pour cela. Le péché n’est pas imputé là où il n’y a pas de loi (Romains 4:15 ; 5:13).
2. Dieu ne juge pas les gens pour ce qu’ils n’ont pas pu choisir. Une femme violée à la campagne, où ses cris ne pouvaient être entendus, n’a pas été punie pour péché sexuel (Deutéronome 22:25-27). De même, même les adolescents qui distinguaient le bien du mal, mais qui n’avaient pas voix au chapitre au sein de l’assemblée ni dans ses décisions, n’ont pas été condamnés à mourir dans le désert.
3. Néanmoins, dans cette vie, les gens subissent souvent les conséquences du mal commis par d’autres. Les enfants ont tout de même dû vivre dans le désert pendant quarante ans. Cependant, Dieu rendra justice à tous lors du jour du jugement.
Q : Dans Dt 1, 30-46, en quoi les Israélites ont-ils eu tort d’obéir tardivement à Dieu et de combattre les Amoréens ?
R : Le véritable enjeu, dans l’esprit de la plupart des Israélites, était de savoir s’il fallait combattre les Amoréens ou non. Ils avaient tort. Le véritable enjeu était de savoir s’il fallait obéir à Dieu ou non. Ils se basaient sur le résultat, et non sur l’obéissance. Lorsque Dieu leur a dit qu’ils ne pouvaient plus aller combattre les Amoréens à ce moment-là, leur désobéissance n’était pas différente de celle dont ils avaient fait preuve auparavant en refusant d’y aller.
Q : Dans Dt 2, 4-8, pourquoi les Israélites n’ont-ils pas réussi à vaincre les Édomites, alors qu’ils étaient bien plus puissants ?
R : Les Israélites ne les ont jamais combattus, et on ne peut vaincre une nation, même plus faible, lorsqu’on refuse de l’affronter. Il n’est nulle part indiqué qu’ils étaient incapables de vaincre les Édomites. Au contraire, Dieu leur a ordonné de ne pas combattre les Édomites, et ils ont obéi.
Consultez https://www.thetorah.com/article/ar-moab pour plus d’informations.
Q : Dans Dt 2, 4-7, pourquoi Dieu a-t-il dit aux Israélites qu’ils allaient traverser Édom, alors que Nb 20, 14-21 et Dt 2, 8 montrent qu’ils ne l’ont jamais fait ? Dieu ne le savait-il pas à l’avance ?
R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Dieu connaît tout ce qui va nous arriver (Psaume 139, 16 ; Ésaïe 46, 10 ; 41, 22-23 ; 42, 9 ; 44, 7 ; 1 Jean 3, 20).
2. Dieu a ordonné à Moïse de transmettre ces instructions aux Israélites. Une route courante traversant le centre de Moab était appelée la « Route du Roi », et il aurait sans doute été plus facile d’emprunter cet itinéraire.
3. Ils étaient « sur le point » de traverser l’intérieur d’Édom, et ils l’auraient fait si les Édomites les avaient laissés passer. Mais comme ceux-ci les en ont empêchés, ils n’ont traversé que la périphérie d’Édom.
Par ailleurs, le *Bible Knowledge Commentary : Old Testament*, p. 265, indique qu’aujourd’hui, cette région ne reçoit qu’environ cinq pouces de précipitations par an (même si ce chiffre était probablement un peu plus élevé à l’époque). Les Édomites craignaient peut-être que ce peuple nombreux n’épuise toutes leurs réserves d’eau.
Comme l’a souligné Gleason Archer dans la question suivante, une autre réponse est qu’ils se trouvaient probablement en Édom lorsqu’ils ont formulé leur demande aux Édomites, et qu’ils ont longé la périphérie d’Édom ; ils ont donc, en réalité, traversé Édom après tout.
Q : Dans Dt 2, 4-7 et Nb 20, 14-21, les Israélites ont-ils contourné Édom, ou ont-ils traversé Édom comme le dit Dt 2, 4-7 ?
R : Deutéronome 2, 4-7 ne dit nulle part qu’ils ont traversé Édom. Au contraire, avant d’atteindre la frontière d’Édom, les Israélites ont reçu pour consigne qu’ils étaient sur le point de traverser Édom et qu’ils devaient veiller à ne pas provoquer les Édomites et les pousser à la guerre.
Le livre des Nombres 20 montre à la fois que les Édomites ne les laissaient pas traverser Édom et qu’ils avaient mobilisé leur armée. Les Israélites n’ont donc pas emprunté la route habituelle, appelée la « Route du Roi », et ont contourné Édom.
Il arrive parfois que des personnes soient sur le point de faire quelque chose, et qu’une armée vienne à leur rencontre, ce qui les pousse à choisir une autre solution. Voir également la question suivante.
Gleason Archer apporte une réponse différente. Si l’on suit leur parcours, ils se trouvaient probablement en Édom lorsqu’ils discutaient avec les Édomites. Ils ont ensuite longé la frontière (non balisée) d’Édom ; ainsi, dans un certain sens, ils ont tout de même traversé le territoire, bien que ce ne soit pas par l’itinéraire le plus facile qu’ils auraient souhaité emprunter.
Q : Dans Dt 2, 4-19 et Nb 20, 14-21, comment réagissez-vous lorsque vous devez faire un détour pour accomplir ce que vous êtes censé faire, uniquement à cause de l’obstination d’autrui ?
R : Lorsque Dieu vous confie une tâche, pensez-vous que les démons ou d’autres personnes ne vous opposeront jamais de résistance ? Parfois, Dieu nous confie une mission et nous devons faire un détour, mais cela ne signifie pas qu’il faille abandonner, mais bien faire preuve de persévérance pour l’accomplir. Lorsque vous devez faire un détour, vous devez le gérer avec grâce, sans vous mettre en colère, et sans aucune haine ni envie de vous venger. Vous n’avez rien à leur prouver. Mais Dieu a tracé la voie selon laquelle vous mènerez votre vie au service de Dieu, et il a sans aucun doute pris cela en compte également. Lorsque vous êtes tenté de vous mettre en colère, ne vous mettez pas en colère, mais soyez déterminé.
Q : Dans Dt 2, 7, les Israélites ne manquaient-ils de rien, ou les conditions étaient-elles suffisamment difficiles pour qu’ils se plaignent, comme dans Ex 16, 2-3 et Nb 11, 4-6 ?
R : Les conditions étaient supportables, dans la mesure où le peuple disposait de suffisamment de nourriture, d’eau et de vêtements. Cependant, tout comme aujourd’hui, le fait qu’une situation mérite ou non qu’on s’en plaigne dépend autant de celui qui se plaint que de la situation elle-même. Pour les croyants, Paul a ordonné dans Philippiens 2, 14-15 que nous fassions tout sans murmures ni disputes.
Q : Dans Deutéronome 2, 9-12, 22 et 37, pourquoi les Israélites n’ont-ils pas conquis les Moabites et les Ammonites ?
R : Pour la simple raison que Dieu a ordonné aux Israélites de ne pas les combattre. Les raisons probables pour lesquelles Dieu a donné cet ordre sont que les Moabites et les Ammonites étaient apparentés aux Israélites, que ces derniers devaient se concentrer sur les Cananéens, et qu’il était inutile de voir mourir ne serait-ce qu’un seul guerrier dans un combat pour un territoire qu’on ne leur avait de toute façon pas demandé de conquérir.
Soit dit en passant, Ar, en Moab, n’était pas une ville (du moins à cette époque), mais plutôt une « région peuplée » (Nombres 21:14) où coulaient de nombreux cours d’eau.
Pour plus d’informations, consultez https://www.thetorah.com/article/ar-moab. Le Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, vol. 1, partie 3, p. 293, estime que la ville d’Ar existait bel et bien, mais que le texte fait ici référence à la région.
Q : Dans Dt 2, 10-12, en quoi le pays de Canaan était-il « leur possession », puisqu’ils n’y étaient pas encore entrés ?
R : Le pays situé à l’ouest du Jourdain leur avait été promis en héritage. De plus, le Deutéronome a probablement été rédigé en dernier, et les deux tribus et demie avaient déjà pris possession du pays situé à l’est du Jourdain.
Voir *When Critics Ask*, p. 115-117, pour plus d’informations et quelques contrastes intéressants entre le point de vue de ceux qui défendent l’autorité des Écritures et la vision critique des chrétiens libéraux. (Le terme « chrétien libéral » fait d’ailleurs référence à des opinions religieuses et non à la politique.)
Q : Dans Dt 2,19, Dieu n’a-t-il pas donné le territoire des Ammonites aux Israélites, ou est-ce Moïse qui le leur a donné dans Josué 13,25 ?
R : Les deux affirmations sont vraies. Les Ammonites possédaient deux parties de leur royaume : la partie ancestrale et celle qu’ils avaient acquise par la conquête. Avant les deux versets cités, les Israélites occupaient cette seconde partie. Ainsi, Deutéronome 2:19 a été spécifiquement rédigé pour dire aux Israélites de ne pas s’emparer du territoire que les Ammonites possédaient à l’époque et qu’ils avaient possédé à l’origine.
De plus, le territoire situé sur la rive orientale du Jourdain ne faisait pas partie de Canaan. Les Israélites l’ont conquis et occupé, mais Dieu ne le leur avait pas promis. Il nous arrive parfois aujourd’hui d’acquérir des choses que Dieu ne souhaite pas que nous ayons, ce que nous finissons par regretter.
Q : Dans Dt 2, 30, pourquoi le Seigneur a-t-il endurci le cœur de Sihon, roi de Hesbon ?
R : Probablement pour une raison similaire à celle pour laquelle Dieu a endurci le cœur du pharaon. Le cœur de Sihon était déjà endurci contre Dieu et son peuple, et Dieu l’a endurci encore davantage. Quelqu’un a un jour comparé l’influence de Dieu à la lumière du soleil. La lumière du soleil ramollit la cire mais durcit l’argile, même s’il s’agit de la même lumière.
Q : Dans Dt 2, 31 et Nb 21, 23-26, pourquoi le peuple a-t-il dû combattre Sihon et subir des pertes, alors même que Dieu avait déclaré qu’Il leur avait déjà donné la possession du pays ?
R : Dieu leur a donné la destinée de la conquérir et le droit de la conquérir, mais ils devaient tout de même accomplir le travail lui-même. Dieu peut nous accorder une bénédiction aujourd’hui, mais si nous ne sommes pas disposés à œuvrer également pour la posséder, nous ne l’obtiendrons pas.
Q : Dans Dt 3, 11, qu’était le « lit » du roi Og de Basan et quelle était sa longueur ?
R : Il mesurait environ 13 à 13 pieds et demi de long. Le mot hébreu utilisé ici pour « lit » est ambigu. Il pourrait désigner le lit où il passait la nuit, ou bien le « lit funéraire » (en réalité un sarcophage ou une tombe), où son corps reposerait. D’autres sarcophages de cette taille ont été découverts aussi loin qu’en Phénicie.
Soit dit en passant, le Bashân se trouvait au nord de la route qu’ils devaient emprunter pour entrer dans la Terre Promise. Cependant, ils ne souhaitaient pas faire traverser le Jourdain à la quasi-totalité de leurs troupes, au risque de voir un royaume hostile situé au nord de leur territoire ravager leurs familles, leurs troupeaux et leurs bétail. Ainsi, le Bashan n’aurait probablement pas été conquis s’ils avaient surmonté leur désir de combattre les Israélites par crainte et s’ils s’étaient montrés pacifiques à leur égard après que Moïse leur eut envoyé une délégation de paix, comme le rapporte Nombres 21, 21-22.
Q : Dans Deutéronome 3:11, comment le lit du roi Og pouvait-il être en fer, alors qu’ils ne disposaient pas d’une technologie sophistiquée de travail du fer ?
R : Cela ne signifie pas nécessairement que le lit tout entier était en fer (ce qui serait plutôt inconfortable). Il s’agissait plutôt d’un lit orné de fer. Les Égyptiens utilisaient le fer provenant de météorites pour fabriquer des ornements et des poignards depuis au moins 3 000 av. J.-C. Mais même s’ils disposaient d’un peu de fer issu de météorites, il leur était très difficile de purifier le minerai de fer, car il fallait pour cela un feu de fusion bien plus chaud que celui utilisé pour le bronze ou le laiton.
Q : Dans Deutéronome 3:12-17, pourquoi les tribus de Gad, de Ruben et la moitié de Manassé vivaient-elles à l’est du Jourdain, alors que le peuple devait s’installer en Canaan ?
R : Tout simplement parce qu’elles ont choisi de s’y installer. Les Écritures rapportent leur choix sans pour autant l’approuver. L’histoire montre que ce choix n’était pas judicieux. Les précipitations y étaient faibles, mais c’était une région propice à l’élevage.
Il arrive parfois aujourd’hui que, lorsque les croyants souhaitent faire quelque chose qui ne constitue pas un acte de défiance ouvert, mais qui ne correspond pas tout à fait à ce que Dieu souhaitait que nous fassions, Dieu nous accorde la liberté de faire ce choix imprudent et, souvent, d’en constater les conséquences.
Q : Dans Deutéronome 3, 21-22, 28, comment Moïse a-t-il préparé la passation de pouvoir ?
R : Les dirigeants efficaces peuvent être réticents à céder leur ministère à d’autres lorsqu’ils prennent de l’âge ; mais ils doivent le faire malgré tout. Même si cela était probablement désagréable pour Moïse, sachant qu’il allait bientôt mourir, il s’y est attelé sans tarder, plutôt que de remettre cette tâche à plus tard. Moïse n’a pas commencé à ce moment-là ; il avait commencé bien avant, en formant Josué. Ce processus a été progressif, attendu, et n’a pas constitué un choc majeur pour l’organisation lorsqu’il s’est produit. Les ministères chrétiens ont parfois connu des difficultés en raison d’une mauvaise gestion de la passation de pouvoir. Mais Dieu a rappelé à Moïse de continuer à former Josué dans Deutéronome 3, 21-22, 28.
Q : Dans Dt 3, 23-25, quelles sont certaines caractéristiques de la prière de Moïse ?
R : Moïse commence par le verset 23, qui montre qu’il s’intéresse davantage à l’exaltation du nom de Dieu qu’à formuler une demande pour lui-même. Dans les versets 24 à 25, Moïse demande à Dieu de se laisser fléchir et de lui permettre d’entrer dans la Terre Promise. Toute la vie de Moïse, au cours des quarante dernières années, avait consisté à conduire le peuple vers la Terre Promise, et il demandait à Dieu de pouvoir voir s’accomplir le rêve numéro un de sa vie. Dieu a répondu par la négative ; cela se produirait, mais Moïse ne le verrait pas de son vivant.
Q : Dans Dt 4, 1-4, 40, en quoi l’expérience d’Israël avec cette terre reflète-t-elle ce que Dieu accomplit dans nos vies ?
R : Dieu a donné, mais ils devaient prendre possession de ce qu’il leur avait donné, et ils devaient vouloir le conserver. Dieu a donné le pays à Israël comme un don particulier ; ce n’est pas en travaillant qu’ils ont obtenu cette promesse de Dieu. Grâce à ce que Dieu leur avait donné, ils pouvaient s’épanouir, prospérer et (espérons-le) être une lumière pour les autres nations. Mais ils devaient tout de même travailler dur pour la posséder. Or, comme le montre Deutéronome 4, 3-4, certains pouvaient ne pas y entrer à cause de leur méchanceté. Leur méchanceté était suscitée par d’autres (les Moabites et les Madianites dans Nombres 22, 25), mais ils restaient responsables d’avoir choisi de les suivre. Comme le montre l’Exil, une fois dans le pays, Dieu pouvait les chasser pour lui avoir tourné le dos. Deutéronome 4, 40 souligne que leur séjour dans le pays n’était pas acquis d’avance ; ils devaient vouloir prolonger leurs jours dans le pays en suivant les commandements de Dieu.
Dieu a donné à chacun d’entre vous un ou plusieurs dons en tant que « possession ». Il peut s’agir de la capacité à gagner de l’argent, à aider physiquement les autres grâce à votre bonne santé, à vos relations, à vos compétences et à votre expérience, ou encore d’un domaine que Dieu vous a confié, une « opportunité privilégiée » ou une « sphère d’excellence », où, si vous y restez, vous prospérerez grandement et serez en mesure de bénir les autres. Mais il n’est pas acquis que vous y resterez. Si vous tournez le dos à Dieu, Il peut vous chasser. Vous pouvez également quitter votre « sphère d’excellence » par apathie, par amour du monde, ou en étant trop occupé à faire des choses sans importance.
Q : Dans Dt 4, 2, le commandement de ne rien ajouter à la parole que Dieu a donnée signifie-t-il qu’il ne devrait y avoir aucun livre dans la Bible après le Deutéronome ?
R : Pas du tout. Ce verset impose spécifiquement au peuple de ne rien ajouter ni retrancher aux commandements du Livre du Deutéronome. Il ne s’agit pas d’une restriction imposée à Dieu l’empêchant d’envoyer d’autres révélations. En général, les restrictions que Dieu impose dans la Bible ne limitent pas Dieu lui-même.
Q : Dans Dt 4,9, à propos de quoi Moïse voulait-il qu’ils prennent particulièrement garde ?
R : Moïse semblait très « désespéré » à l’idée qu’ils s’en souviennent. Apparemment, Dieu avait révélé à Moïse certaines choses concernant l’avenir dans Deutéronome 4, 27-30. Deutéronome 4, 9-40 répond à la question de savoir ce que Moïse voulait qu’ils retiennent. Pour résumer, il y a quatre parties.
Versets 8, 23 et suivants : Veillez à apprendre, à vous souvenir et à enseigner les dispositions et les promesses de la loi, tant positives que négatives.
Versets 6, 23 et suivants : Veillez à obéir à la loi et à ne pas fabriquer d’images ni commettre d’autres actes qui enfreignent la loi.
Versets 7, 9, 33 et suivants : Veillez à apprendre, à retenir et à enseigner les œuvres merveilleuses de Dieu accomplies parmi le peuple.
Versets 9 et 25 : Veillez à les enseigner à la fois à vos enfants et à vos petits-enfants.
Q : Dans Dt 4,9,25 ; 6,2, comment enseignez-vous la voie de Dieu à vos petits-enfants, même si vous ne vivez pas avec eux en permanence ?
R : Idéalement, vous avez bien éduqué vos enfants, et ceux-ci ont fait de bons mariages (c’est-à-dire qu’ils ont épousé des croyants), de sorte qu’ils enseigneront eux aussi à leurs enfants. Vous pouvez renforcer cet enseignement et donner le bon exemple par vos actes et vos paroles, ainsi qu’en reconnaissant vos torts lorsque vous avez commis une faute.
Mais il arrive parfois que les enfants de chrétiens s’éloignent du Seigneur, ou épousent un conjoint qui ne connaît pas le Seigneur. Dans ce cas, la tâche est plus difficile. Si les parents y sont favorables, emmenez vos petits-enfants à l’église, à l’école biblique de vacances, aux spectacles de Noël et à d’autres activités organisées. Partagez également avec eux ce que le Christ représente pour vous lors de moments informels. Lorsque vous prenez des décisions en fonction de ce qui plaît à Dieu, expliquez à vos petits-enfants quelles étaient vos options et pourquoi vous avez fait ce choix-là.
Q : Dans Deutéronome 4:10-15, Dieu a-t-il donné les Dix Commandements à Moïse sur la montagne de Horeb, ou sur le mont Sinaï comme le dit Exode 19:11 ?
R : Il existe deux réponses possibles.
Synonymes : ces deux noms étaient utilisés de manière interchangeable, à l’instar du beau-père de Moïse, appelé à la fois Jéthro et Réuel. Il est très courant d’utiliser plusieurs noms dans les régions où coexistent plusieurs langues et cultures. En Alaska, on trouve le mont Denali, qui s’appelait autrefois le mont McKinley. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 205, laisse entendre cela.
Région : Horeb pourrait désigner plus que le simple mont Sinaï. Il pourrait s’agir du nom de la région ou du plateau, et non pas uniquement du sommet.
Q : Dans Dt 4,12, le peuple n’a-t-il pas vu la forme de Dieu, ou Moïse a-t-il vu la forme de Dieu dans Nb 12,8 ?
R : Les deux. Moïse a eu le privilège de voir la forme de Dieu, probablement une apparition préincarnée du Christ. Le peuple n’a vu aucune forme. Cela s’apparente à ce qui est arrivé à Saul de Tarse sur la route de Damas, qui a entendu la voix de Jésus tandis que ses compagnons n’ont entendu qu’un bruit.
Q : Dans Dt 4,13, pourquoi y avait-il deux tables de pierre ?
R : Bien que certains pensent que cinq commandements pouvaient être inscrits sur chacune d’elles, il n’y aurait eu aucune difficulté à inscrire l’intégralité de ce texte sur une seule tablette. Une réponse plus plausible est que, dans les traités de suzeraineté de l’époque de Moïse, on établissait également deux exemplaires du traité : un exemplaire pour chaque partie. Ainsi, un exemplaire fut placé à l’intérieur de l’arche, où personne ne le verrait plus jamais, tandis qu’un autre était exposé.
Q : Dans Deutéronome 4, 16-18, ce commandement interdisait-il toute représentation artistique de personnes ou d’animaux ?
R : Manifestement non, car il y avait des statues de chérubins au-dessus de l’arche dans Exode 37, 8-9. Moïse reçut également l’ordre de fabriquer un serpent d’airain dans Nombres 21, 4-9. Dans le temple de Salomon, il y avait également des chérubins, comme le mentionne 1 Rois 6, 23-27. De nombreuses autres représentations de chérubins étaient sculptées dans le temple, comme le mentionne 1 Rois 6, 29, 32 et 35.
Ce qui est interdit, c’est l’utilisation d’images comme objets de culte, et ce de deux manières. Il leur était interdit d’adorer une divinité païenne à l’aide d’une image, et il leur était également interdit d’adorer le vrai Dieu à l’aide d’une image. Les païens adoraient à la fois les statues elles-mêmes et les dieux païens par l’intermédiaire de l’image de leurs statues.
Q : Dans Deutéronome 4:20, pourquoi l’Égypte était-elle une « fournaise » ?
R : C’était une fournaise à au moins trois égards différents.
1. L’Égypte était un endroit sec et chaud, plus chaud que la Palestine.
2. Les fourneaux peuvent consumer, brûler et détruire les choses périssables.
3. Les fourneaux servent à affiner les métaux et à éliminer les scories.
Certaines expériences d’aujourd’hui s’apparentent à des fournaises. Une même expérience peut détruire une personne et en affiner une autre, en purifiant « l’or » qui se trouve dans son cœur.
Q : Dans Dt 4,20, pourquoi l’Égypte était-elle comparée à une fournaise « de fer », alors que l’année 1447 av. J.-C. est antérieure à l’âge du fer et qu’il n’existait pas encore de fournaises en fer à cette époque ?
R : L’archéologie montre que l’Égypte disposait d’outils en fer dès 3 000 av. J.-C. Cependant, le fer était difficile à travailler et très coûteux, car il nécessitait une température plus élevée que le bronze ou le cuivre. Ce verset ne fait pas référence à une fournaise composée de fer, mais plutôt à une fournaise construite pour la fusion du fer.
Q : Dans Dt 4, 24 ; 5, 9 ; 6, 15 ; Ex 20, 5 ; 34, 14 ; Jos 24, 19 ; Na 1, 2, en quoi Dieu est-il un Dieu jaloux ?
R : Dieu a mis l’accent sur cette exigence exclusive de son amour saint, car il s’agit d’une expression courante dans les Écritures. Tout comme un mari ou une femme insiste sur la fidélité à l’alliance du mariage, Dieu insiste pour que nous lui rendions un culte exclusif. Dieu nous a créés avec amour, prend soin de nous et sera avec ses enfants pour toujours. Se détourner de lui pour adorer quelqu’un ou quelque chose d’autre revient à lui donner une gifle. Dieu ne veut pas que l’on adore des statues ou d’autres images. Dieu ne veut pas que l’on adore quoi que ce soit d’autre, même si cela ne se fait pas par le biais d’une image physique. Enfin, Dieu ne veut pas que nous adorions des images ou des représentations, même si l’on prétend qu’elles Le représentent. Vous devez comprendre cela avant de pouvoir saisir pourquoi l’idolâtrie était si grave aux yeux de Dieu, même si les gens adoraient également le vrai Dieu.
Mais il leur était difficile d’y renoncer. Comme l’a dit Martin Luther : « Si un homme ne veut pas de Dieu, il doit alors avoir ses idoles. » Raymond Brown, *Le Message du Deutéronome*, p. 69.
Q : Puisque Dt 4, 25-26 dit qu’ils périraient complètement s’ils adoraient des idoles, et qu’ils adoraient bel et bien des idoles, pourquoi n’ont-ils pas complètement péri ?
R : Vous trouverez la réponse en lisant le verset suivant : Deutéronome 4, 27. Dieu allait détruire le peuple juif et le disperser parmi les nations. Cependant, le mot utilisé ici pour « détruire » ne signifie pas « détruire totalement ». Les versets 28-29 du Deutéronome 4 nuancent les versets 25 à 27 en précisant que s’ils cherchaient alors le Seigneur, ceux qui l’auraient fait reviendraient.
Si l’on observe les Juifs d’un point de vue culturel, il existait une différence considérable entre les Juifs avant leur déportation à Babylone et après leur retour de Babylone. Depuis leur retour de Babylone, malgré toutes leurs fautes, ils n’ont plus succombé à la tentation d’adorer des idoles. Lorsque rien d’autre ne fonctionne, il faut parfois un événement catastrophique pour guérir une personne ou un peuple d’un péché.
Q : Dans Dt 4, 41 ; 19, 1-13 et Nb 35, 10-34, pourquoi Moïse a-t-il mis à part trois villes ?
R : Ces trois villes ont été spécialement désignées comme villes de refuge, où toute personne ayant tué quelqu’un par accident pouvait se réfugier. Ce n’est qu’à l’intérieur de ces villes qu’elles étaient à l’abri du vengeur du sang. Mais à la mort du grand prêtre, elles pouvaient rentrer chez elles en toute sécurité.
Q : Dans Dt 4,41, l’expression littérale en hébreu « vers le lever du soleil » signifie-t-elle que le soleil tourne autour de la Terre ?
R : Non. Même les astronomes les plus éminents d’aujourd’hui parlent de lever et de coucher du soleil. Le fait que Dieu ait utilisé une expression familière ne valide pas pour autant une vision scientifique, pas plus qu’un scientifique d’aujourd’hui ne serait exclu de sa discipline pour avoir déclaré qu’il apprécie les couchers de soleil.
Pour qu’un verset de la Bible soit en accord ou en désaccord avec une théorie scientifique, il doit énoncer comme un fait quelque chose concernant notre monde, à l’instar de certains versets de la Genèse.
Q : Dans Deutéronome 5:1, quelle est l’importance de « respecter » les lois ?
R : « Observer » signifie obéir en agissant. Permettez-moi d’illustrer cela par un exemple. Je connais assez bien les règles du basket-ball, mais j’allais étudier pour les connaître encore mieux. Je pensais alors tenter ma chance pour jouer avec les Dallas Mavericks. Je suis sûr qu’ils m’auraient recruté en raison de ma grande connaissance du jeu. Vont-ils me recruter ? Ou bien recherchent-ils quelqu’un capable de « performer », c’est-à-dire de marquer des paniers, de bien passer le ballon, de défendre et de contrer les tirs, ainsi que de prendre des rebonds ? Les règles peuvent s’enseigner, mais seules certaines personnes sont capables de performer. De même, n’importe quel Israélite pouvait grandir en connaissant la loi, mais Dieu exigeait d’eux qu’ils agissent en conséquence. Certes, il faut connaître la loi pour y obéir, mais nulle part dans l’Ancien Testament il n’est promis un quelconque avantage à ceux qui connaissaient la loi sans y obéir.
Q : Dans Dt 5,1-30, le pronom de la deuxième personne utilisé dans ce chapitre, « vous », est-il au singulier ou au pluriel ?
R : Les formes au singulier et au pluriel semblent se mélanger sans distinction dans ce chapitre. Kenneth A. Kitchen (AOOT, p. 129) a constaté que cela est courant dans les textes sémitiques. On peut en déduire que les lois s’appliquent non seulement aux individus, mais aussi au peuple dans son ensemble.
Q : Dans Dt 5, 2-3, qui sont les « pères » dont il est question ici ?
R : Les avis divergent.
Il ne peut s’agir des esclaves hébreux en Égypte, contrairement à ce qu’enseignait Calvin.
Dieu a conclu une alliance avec la génération précédente, aujourd’hui presque éteinte, comme l’enseignait Augustin.
Mais avant cela, Dieu avait conclu une alliance avec les patriarches Abraham, Isaac et Jacob.
Q : Dans Dt 5, 3, pourquoi est-il dit que Dieu n’a pas conclu d’alliance avec leurs pères, alors que Dt 5, 2 affirme le contraire ?
R : Moïse, en sa qualité de prophète de Dieu, souhaite ici faire valoir un point. Cela a été résumé ainsi : « Dieu n’a pas de petits-enfants ».
Dieu a bel et bien conclu une alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, leurs ancêtres, dans le passé. Mais cela ne leur sera d’aucune utilité aujourd’hui. Réaffirmer l’alliance est une affaire sérieuse ; ce sont eux-mêmes qui concluent une alliance avec Dieu. Soit vous avez conclu une alliance avec Dieu, soit vous ne l’avez pas fait. Mais le fait que vos parents aient conclu une alliance avec Dieu ne vous aide en rien si vous ne concluez pas vous-même une alliance. Soit vous êtes un enfant de Dieu, soit vous ne l’êtes pas. Ézéchiel 18 donne une explication plus détaillée de ce point.
Q : Dans Dt 5, 6-10, pourquoi les deux premiers commandements sont-ils les premiers ?
R : Les Dix Commandements ne commençaient pas par des interdictions, mais par une description de qui est Dieu. Jésus a dit qu’aimer le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toute votre pensée et de toute votre force était le plus grand commandement, et ces deux premiers commandements mettaient l’accent sur cela. Ils constituent également le fondement de tout le reste. Si vous n’êtes pas fidèle à Dieu, les autres n’ont alors pas beaucoup d’importance. Vous pouvez manquer de loyauté en recherchant quelque chose d’autre que vous considérez comme un dieu, ou en vénérant une image dont vous savez qu’elle n’est pas un dieu en soi, mais qui vous éloigne du vrai Dieu invisible.
Soit dit en passant, l’enseignement catholique romain présente un ordre différent des Dix Commandements par rapport à celui des protestants et des juifs. Certains enseignements catholiques romains considèrent que Deutéronome 5, 6-10 ne constitue qu’un seul commandement, et ils divisent le dernier commandement, celui concernant la convoitise, en deux. Entre environ 500 et 700 après J.-C., lorsque l’Église catholique orthodoxe a tenté d’établir des listes de péchés, tant mortels que véniels, le seul péché qui a échappé à son attention était l’adoration des images.
Q : Dans Dt 5, 6-21, pourquoi s’agit-il simplement d’une paraphrase d’Ex 20, 2-17, qui reprenait les paroles exactes de Dieu ?
R : La réponse courte est que Deutéronome 5, 6-21 rapporte un rappel adressé au peuple et que Moïse a ici paraphrasé le texte. C’est probablement un choix délibéré, afin de nous montrer que c’est le sens qui importe, et non les mots exacts.
La réponse détaillée met en évidence les différences et présente quatre points à prendre en compte dans cette réponse.
Différences entre l’Exode et le Deutéronome
« Souvenez-vous » (20, 8) vs « Observez… comme l’Éternel, votre Dieu, vous l’a ordonné » (5, 12)
ou de votre bétail (20, 10) vs. ni votre bœuf, ni votre âne, ni aucun de vos animaux (5, 14)
[absent] (20:10) vs. (5:14) ajoute « afin que votre serviteur et votre servante puissent se reposer comme vous ».
Tout le verset 20:11 par rapport à tout le verset 5:15
[absent] (20, 12) contre « comme l’Éternel, votre Dieu, vous l’a ordonné… et afin que tout aille bien pour vous » (5, 16)
maison… femme (20:17) par rapport à femme… maison ou champ (5:21)
Mêmes commandements : il n’y a absolument aucune différence dans ce à quoi il fallait obéir.
Deutéronome 5:6-21 pourrait également être exact : le Deutéronome pourrait aussi contenir les mots exacts. Il pourrait s’agir des mots exacts de la paraphrase de Moïse. Cependant, cela ne pose aucun problème s’il ne s’agissait pas des mots exacts de Moïse. Le concept antique de citation comprenait à la fois les citations exactes et ce que nous appelons des paraphrases.
Ce que nous pouvons en retenir : c’est le sens que Dieu voulait que les gens retiennent, plus que les mots exacts.
Q : Dans Dt 5,9, puisque Dieu punit l’iniquité jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui haïssent Dieu, Dieu est-il juste ?
R : La Bible enseigne que toutes les voies de Dieu sont justes (Deutéronome 32, 4 ; Psaume 99, 4), mais avant de pouvoir comprendre ce qu’est la justice, nous devons définir quatre termes.
Justice : Dieu accorde les récompenses qu’Il a promises pour les actes justes, et Il inflige le châtiment qu’Il a promis pour la désobéissance à Son égard. La justice de Dieu n’est pas une chose mystérieuse et incompréhensible, mais elle est décrite dans Sa Parole, la Bible.
Équitable : « Équitable » signifie à la fois que chacun est traité exactement de la même manière, et que Dieu traiterait toujours tout le monde exactement de la même manière. Dieu n’est pas équitable, et Il ne prétend pas l’être dans la Bible, comme le montrent Matthieu 20:1-16, Deutéronome 5:9, Romains 9:10-18 et d’autres versets. Jean 19:11 et 2 Pierre 2:21 montrent que ceux qui possèdent davantage de connaissance sont jugés plus sévèrement. Cela montre implicitement que tout le monde ne reçoit pas la même quantité de connaissance, ce qui est inéquitable. Dieu n’en reste pas moins juste, et il en tient compte (Romains 4, 15 ; 5, 13). De nombreux êtres humains ont des conceptions très différentes de la justice, et si votre opinion sur la justice ne tolère aucune inéquité, rappelez-vous que Dieu n’a promis d’être juste que selon Sa définition de la justice, telle qu’elle est présentée dans la Bible, et non selon une définition humaine particulière.
Culpabilité/Responsabilité : La culpabilité peut être une émotion humaine, mais ce n’est pas le type de culpabilité dont il est question ici. Ici, la culpabilité désigne la responsabilité, en vertu des exigences de la justice de Dieu, d’être soumis à la colère de Dieu. Il existe une culpabilité plus grande et une culpabilité moindre (Jean 19, 11). Chaque personne est coupable de son propre péché ; nous ne sommes pas responsables des péchés de nos ancêtres (Ézéchiel 18 ; Deutéronome 24, 16), et nous ne partageons pas la culpabilité de nos enfants (Ézéchiel 18, 20).
Conséquences : De nombreuses bénédictions, malédictions et autres conséquences liées aux actes d’une personne sont héritées et transmises à d’autres. Lorsqu’une mère a le choix de s’abstenir ou de céder à la cigarette, à l’alcool, à une mauvaise alimentation, à la cocaïne ou à d’autres drogues, c’est le bébé qui en subit les conséquences. Parmi les exemples de conséquences transmises, on peut citer une personne née de parents chrétiens, un bébé présentant des malformations congénitales né dans une région très polluée, ainsi que les bébés avortés ou assassinés après la naissance.
Ces conséquences semblent injustes, et elles donneraient l’impression que Dieu est injuste si cette brève vie terrestre était tout ce qui existait. Un ancien chroniqueur du Scientific American, un déiste nommé Martin Gardner, a formulé une réflexion profonde dans son ouvrage intitulé *The Whys of a Philosophical Scrivener*. Il affirmait que si l’on croit en la justice (et c’était son cas), alors il faut croire en une vie après la mort. En d’autres termes, la vie est si injuste sur cette terre que, si chacun doit obtenir justice, il doit exister un moment après la mort où la justice est rendue. Nous, chrétiens, appelons cela le Jour du Jugement. Des siècles auparavant, Lactance (vers 303 – vers 325 apr. J.-C.) avait formulé un argument presque identique dans *Les Institutions divines*, livre 6, chapitre 9, pages 171-172.
Venons-en maintenant à la question de la justice de Dieu dans Deutéronome 5, 9. Dieu est juste, mais pas équitable. Les hommes peuvent hériter des conséquences, mais pas de la culpabilité. Mais rendons grâce à Dieu, car Il n’est pas seulement juste, mais aussi miséricordieux.
Q : Dans Dt 5, 11 et Ex 20, 7, de quelles différentes manières les hommes prennent-ils le nom de Dieu en vain ?
R : Le sens hébreu est ici très large. Il signifie littéralement « associer le nom de Dieu au néant ». Cela inclut le fait d’utiliser le nom de Dieu comme juron, pour maudire quelqu’un ou comme formule magique.
Q : Dans Dt 5,14, puisque les animaux ne connaissent pas la Loi de Moïse, pourquoi n’étaient-ils pas autorisés à travailler ?
R : Bien que les Écritures n’en précisent pas la raison, nous pouvons envisager plusieurs explications possibles.
Ils ne devaient pas apporter de bénéfice à leurs propriétaires en travaillant.
Il serait également plus sain pour l’animal de bénéficier lui aussi d’un jour de repos.
Nous ne devons pas oublier (comme l’ont fait les Israélites eux-mêmes) qu’ils devaient être une lumière et un exemple pour les autres nations, afin que celles-ci prennent très au sérieux le commandement de Dieu.
Q : Dans Deutéronome 5:15, les Israélites devaient-ils observer le sabbat parce qu’ils avaient été esclaves en Égypte, ou Dieu le leur a-t-Il ordonné parce qu’Il a créé les cieux et la terre en six jours, comme le dit Exode 20:11 ?
R : Les deux raisons sont valables. La raison liée au fait de suivre l’œuvre de Dieu dans la Création est donnée dans Exode 20, 11. Une raison supplémentaire, à savoir qu’ils étaient esclaves (et n’avaient pas de sabbat) en Égypte, est donnée dans Deutéronome 5, 15.
Il peut être utile de prendre un exemple humain illustrant trois motivations différentes pour agir. Nous pouvons dire à une personne de ne pas colporter de ragots parce que c’est ce que Dieu ordonne. Nous pouvons dire à une deuxième personne de ne pas colporter de ragots parce que cela témoigne de son amour et de son respect pour Dieu. Nous pouvons dire à une troisième personne de ne pas colporter de ragots en raison de son amour pour les autres. Voir *Difficultés bibliques et contradictions apparentes*, p. 209-210, pour un autre exemple.
En général, les chrétiens peuvent être motivés à faire le bien en se fondant sur le caractère de Dieu, sur leur expérience passée ou celle d’autrui, sur leur amour actuel pour Dieu et pour les autres, ou sur leur espérance future. La motivation la plus forte est probablement la combinaison de tous ces éléments. L’ouvrage *Quand les critiques posent des questions*, p. 118, apporte une réponse similaire, en indiquant qu’une chose peut être gardée en mémoire pour deux raisons. L’une était la raison « initiale » de la Création, et l’autre était une raison « ultérieure » liée à la rédemption.
Q : Puisque Deutéronome 5:17 et Exode 20:13 stipulent « Tu ne tueras point », pourquoi la peine capitale existait-elle ?
R : Dieu n’a jamais dit « Tu ne tueras point » ; il a plutôt ordonné : « Tu ne commettras point de meurtre » (Exode 20, 13 ; Deutéronome 5, 17). Cela ressort non seulement de l’hébreu, mais aussi du contexte lui-même, puisque les Israélites avaient pour instruction d’exécuter des personnes pour certains crimes, comme le montre Exode 21, 12-17. De plus, tant dans l’Exode que dans le Deutéronome, les guerres étaient justifiées dans certaines circonstances.
Dans le Nouveau Testament, il nous est demandé d’aimer nos ennemis (Luc 6, 27-36 et Matthieu 5, 43-44), et en tant qu’individus, nous ne devons pas nous venger, comme l’enseigne Romains 12, 17-21. Cependant, pour contrebalancer cela, le chapitre suivant enseigne que le gouvernement a une responsabilité envers Dieu, car il « ne porte pas l’épée en vain » et est « un instrument de châtiment pour celui qui fait le mal », comme le montre Romains 13, 4.
Q : Dans Deutéronome 5, 19 et Exode 20, 15, de quelles manières les gens peuvent-ils voler ?
R : La manière la plus évidente consiste à voler de l’argent ou des biens matériels, comme le mentionne Exode 22, 2. Mais cela fait également référence au vol d’êtres humains, tel que l’enlèvement ou la réduction en esclavage, comme le montrent Deutéronome 24, 7 et Exode 21, 16. Cela peut aussi désigner le fait de s’approprier de l’argent de manière illicite par la fraude ou la tromperie. Le vol peut consister à utiliser illégalement des biens, tels que des logiciels, des DVD ou des morceaux de musique. Le vol peut consister à voler du temps à un employeur. Le vol peut être illégal, ou il peut être commis en vertu de mauvaises lois, mais dans tous les cas, il est mauvais aux yeux de Dieu.
Q : Dans Dt 5,20 et Ex 20,16, de quelles manières les gens peuvent-ils porter un faux témoignage ?
R : Outre le parjure devant un tribunal, cela peut également désigner le fait de mentir pour conclure une vente, de monter quelqu’un contre quelque chose d’autre, ou d’essayer de se faire apprécier par quelqu’un. Dieu n’est pas glorifié si vous dites quelque chose que vous savez être faux dans le but de persuader quelqu’un de devenir chrétien. Lorsque l’on partage l’Évangile, on est parfois confronté au choix entre « édulcorer la vérité » pour être plus convaincant, ou dire toute la vérité en toute honnêteté, même si cela est moins convaincant. Chaque fois que vous vous trouvez dans une telle situation, prenez conscience que la première option, « édulcorer la vérité », est une tentation qui nous pousse à déplaire à Dieu. Choisissez toujours la deuxième option.
Q : Dans Dt 5, 21 et Ex 20, 17, en quoi ce commandement diffère-t-il des neuf autres ?
R : Il existe des preuves extérieures et physiques lorsqu’une personne enfreint l’un des neuf premiers commandements, mais on peut convoiter intérieurement sans en montrer aucun signe. Vous pouvez convoiter la richesse, le conjoint, la renommée, la popularité ou l’apparence physique de quelqu’un sans passer à l’acte. Mais l’attitude du cœur qui consiste à convoiter reste un péché.
Q : Pourquoi Deutéronome 5:21, le dernier des Dix Commandements, enseignerait-il [prétendument] que les épouses sont la propriété des hommes ? (Un musulman a affirmé cela.)
R : Il n’enseigne PAS que les épouses sont la propriété des hommes. Il dit qu’un homme ne doit pas convoiter la femme ou les biens de son prochain, mais cela ne signifie pas que l’épouse soit un bien.
D’autre part, je connais au moins un musulman qui, lorsqu’il est arrivé aux États-Unis et a dû déclarer ses biens, a inscrit sa femme sur la liste. Après avoir expliqué l’expression « les femmes que votre main droite possède » dans le Coran, nous pourrions peut-être aborder ce qui suit, tiré des hadiths sunnites.
Lorsqu’on vous remet une femme, un serviteur ou du bétail, vous devez lui saisir le front et prier Allah. Ibn Majah, vol. 3, n° 1918, p. 157
« Traitez bien les femmes, car elles sont [comme] des animaux domestiques (‘awan) à vos côtés et ne possèdent rien pour elles-mêmes. » Al-Tabari, vol. 9, p. 113. [D’autres érudits musulmans n’étaient pas d’accord avec Al-Tabari sur le fait qu’il était interdit aux femmes de posséder quoi que ce soit pour elles-mêmes.]
Q : Pourquoi Deutéronome 5:22 dit-il que Dieu n’a rien ajouté alors qu’il y avait d’autres commandements ?
R : Il y a un aspect secondaire et un aspect essentiel.
Premièrement, au moment et à l’endroit où Dieu a donné les Dix Commandements, Il n’en a pas donné d’autres à ce moment-là.
Le point le plus important est qu’à aucun moment Dieu n’a jamais établi de onzième commandement. Dieu a donné de nombreux commandements — les Juifs en ont dénombré 613 dans la Torah —, mais ceux-ci constituent les « dix grands » fondamentaux et ne sont pas complétés par d’autres.
Q : Dans Dt 5, 28-29, qu’est-ce qui plaît exactement à Dieu et qu’est-ce qu’Il loue ici ?
R : Il ne loue pas le fait qu’ils respectent les Dix Commandements, car ceux-ci venaient tout juste de leur être donnés et, à ce stade, ils n’avaient encore fait preuve d’aucun antécédent de respect de ce qui leur avait été donné. Dieu se réjouit plutôt de leur attitude de crainte respectueuse et de leur engagement sincère à les observer. Mais Dieu, qui connaît l’avenir, montre dans Deutéronome 5, 29 à quel point Il désirait, en vain, que le peuple reste toujours fidèle à son engagement de Lui plaire.
Q : Dans Dt 6, 3 ; 11, 9 ; 26, 9, 15 ; 27, 3 ; 31, 20 ; Ex 3, 8, 17 ; 13, 5 ; 33, 3 ; Lévitique 20:24 ; Nombres 13:27 ; 14:8 ; 16:14 ; Josué 5:6 ; Jérémie 11:5 ; 32:22 ; et Ézéchiel 20:6, 15, pourquoi l’Ancien Testament fait-il fréquemment référence au pays où coulent le lait et le miel ?
R : Examinons d’abord le lait, puis le miel.
Le lait : Le lait que les gens buvaient provenait des vaches, des brebis, des chèvres et des chameaux. Les éleveurs ne pouvaient pas se nourrir exclusivement de viande ; or, le lait apporte la plupart des autres nutriments. Après tout, le lait est la seule source de nourriture dont dispose un petit animal. On trouvait donc du lait dans presque tous les pays ; mais il y en avait davantage là où les gens pouvaient élever plus de bétail.
Le miel : Le miel était un mets de choix, utilisé pour sucrer les aliments. Pour produire beaucoup de miel, il faut beaucoup de fleurs, ce dont l’Égypte ne disposait généralement pas. Canaan était réputée pour son miel, selon le numéro 98 de PEQ (juillet-décembre 1966). Vers 1950/1920 av. J.-C., le voyageur égyptien Sinouhé affirmait que Canaan regorgeait de miel et d’olives (ANET, p. 19-20). Le pharaon Thoutmôsis III (1483-1450 av. J.-C.) collecta des centaines de jarres de miel provenant de Canaan à titre de tribut. Cependant, les Israélites mécontents Dathan et Abiram qualifièrent l’Égypte de « terre où coulent le lait et le miel » dans Nombres 16, 13. À Ougarit (sur la côte nord-ouest de la Syrie actuelle), ils écrivirent de manière hyperbolique à propos de Canaan : « Les cieux faisaient pleuvoir de l’huile ; et les ruisseaux coulaient de miel » (BA, 27 décembre 1965). Le miel était abondant, comme le montre le fait que Jonathan en mangea un peu qui se trouvait simplement par terre, dans 1 Samuel 14, 29-43. Jean-Baptiste ne se nourrissait que de sauterelles et de miel sauvage, selon Matthieu 3, 4. Le roi Ézéchias possédait des ruches domestiquées.
Q : Dans Deutéronome 6:4, puisque Dieu est « Un », qu’en est-il de la Trinité ?
R : Tout d’abord, dans de nombreux manuscrits hébreux, ce verset comporte des lettres particulièrement grandes à la fin, appelées « majuscula » en latin et en anglais. Voici quelques-uns des mots désignant le nombre « un » utilisés dans l’Ancien Testament.
chad : signifie simplement « un » et est rarement utilisé.
‘ishshah : un, chacun, toute, femme
‘oysh : un homme ou un individu. (très courant dans l’Ancien Testament)
‘echad : qui signifie « uni, semblable, seul et tout entier » (très courant dans l’Ancien Testament)
Le mot utilisé dans Deutéronome 6:4 est « ‘echad ». On pourrait donc traduire ce mot par « unis », bien que « un » soit une traduction plus large et plus courante. Le même mot est également utilisé dans :
Genèse 2:24, où il est dit que le mari et la femme ne font qu’un.
Le Deutéronome 6:4 dit qu’il n’y a qu’un seul Dieu.
Genèse 1:5 dit : « Il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour » (littéralement « un jour » en hébreu).
On trouve un exemple de ce mot désignant une unité composée de plusieurs parties dans Exode 26:6,11, où cinquante agrafes maintiennent les rideaux (au pluriel) ensemble « afin que le tabernacle forme une unité » (en hébreu « ‘echad », « un »). Ézéchiel 37:17,19,22 parle également de deux tiges réunies pour ne former qu’« un », en utilisant le même mot.
Q : Dans Deutéronome 6:4-5, pourquoi ce commandement, appelé le « Shema », mentionne-t-il le cœur, l’âme et la force ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons observer ce qui suit.
1. Imaginez que la Bible dise de n’aimer Dieu qu’avec notre âme. Nous Lui ferions confiance pour préserver notre vie, et nous pourrions vouloir garder notre âme pure, mais cela ne signifierait pas pour autant que nous aurions un quelconque engagement envers Dieu.
2. Imaginez que la Bible dise de n’aimer Dieu qu’avec notre force. Nous accomplirions notre devoir envers Dieu et travaillerions dur à Son service, mais cet engagement ne signifierait pas que nous éprouvions de l’affection ou de l’attachement pour Dieu.
3. Imaginez que la Bible dise de n’aimer Dieu qu’avec notre cœur. Nous aurions un grand désir d’une relation plus profonde avec Dieu, sans cesser de compter sur nous-mêmes et sans rien faire avec assiduité pour Lui obéir et Le servir.
Quels que soient nos efforts, nous ne pouvons pas aimer Dieu pleinement sans ces trois éléments. Pour un quatrième élément, voir Marc 12, 30.
Soit dit en passant, Deutéronome 6:4 peut être considéré comme un résumé de l’ensemble des chapitres 6 à 11 du Deutéronome. Le mot « shema » signifie littéralement « écoutez ».
Q : Dans Dt 6,7 et 20, devons-nous éduquer nos enfants, ou simplement les laisser grandir pour qu’ils décident par eux-mêmes ?
R : Enseigner n’est pas faire un lavage de cerveau, et tout comme un parent manquerait à son devoir s’il n’enseignait pas à ses enfants les règles de sécurité, les parents chrétiens manquent à leur devoir s’ils n’enseignent pas à leurs enfants qui est Dieu. Nos enfants relèvent de notre responsabilité. Nous ne sommes pas tenus de rendre des comptes à Dieu pour les choix qu’ils font librement, mais nous devons rendre compte de la manière dont nous les avons élevés et de ce que nous leur avons enseigné. Proverbes 22:6 dit d’élever un enfant selon la voie qu’il doit suivre. Éphésiens 6:4 ordonne aux pères d’élever leurs enfants dans la discipline et l’enseignement du Seigneur. Jésus, dans Matthieu 19:14, a dit de laisser les enfants venir à Lui et de ne pas les en empêcher.
Plutôt que de vous inquiéter de leur enseigner les bonnes choses, préoccupez-vous des mauvaises attitudes qu’ils pourraient adopter en observant leur environnement s’ils ne font pas attention. Plutôt que de les laisser livrés à eux-mêmes, priez pour eux et priez avec eux, chaque jour. C’est à la famille qu’incombe la responsabilité première d’enseigner à ses enfants ce qui concerne Dieu, et à l’Église la responsabilité secondaire, et non l’inverse.
Q : Dans Deutéronome 6, 8-9, les croyants doivent-ils porter le Shema (Deutéronome 6, 4) sur leur front et leurs mains ?
R : Reportez-vous à la question suivante pour savoir comment déterminer si vous interprétez un passage de manière hyperlittérale et légaliste.
Rien ne prouve que quiconque en Israël ait compris ce passage de manière hyperlittérale avant l’époque des pharisiens. Nous n’avons aucune trace indiquant que Moïse ou Josué eux-mêmes aient agi ainsi.
En revanche, les chrétiens d’aujourd’hui ont souvent chez eux des objets décoratifs sur lesquels figurent des versets bibliques. Cela ne relève pas du légalisme, mais du désir de garder la parole de Dieu dans nos cœurs.
Q : Dans Dt 6, 8-9, étant donné que les croyants n’ont pas besoin de porter des versets bibliques sur leur front, comment savoir si vous interprétez un passage de manière hyperlittérale ?
R : Si vous comptez prendre ce passage à la lettre, vous devriez être cohérent et interpréter l’ensemble du passage de la même manière. Deutéronome 6, 6 dit que ces paroles doivent être dans notre cœur, et puisque l’on pratique aujourd’hui la chirurgie à cœur ouvert…
Sérieusement, avant de trouver la réponse sur la manière d’interpréter un passage, il est important de poser la bonne question dans la prière. La bonne question est : « Comment Dieu et l’auteur humain souhaitaient-ils que les croyants interprètent ce passage ? » Il existe un test en cinq points que vous devriez appliquer à votre interprétation de tout passage, afin de répondre à cette question.
1. Mon interprétation est-elle cohérente, ou est-ce que j’interprète une partie du passage d’une manière et une autre partie d’une autre manière ?
2. Mon interprétation rend-elle certaines parties du passage dénuées de sens ? Si tel est le cas, c’est que mon interprétation comporte une erreur.
3. Mon interprétation est-elle cohérente à la lumière du contexte des versets qui précèdent et suivent le passage ?
4. Mon interprétation est-elle cohérente avec ce que Dieu a dit dans le reste des Écritures au sujet de ces vérités et de ce passage ? Gardez toutefois à l’esprit qu’un passage peut contenir plusieurs vérités.
5. Enfin, il existe un critère d’importance moindre. Observez comment Dieu a guidé les chrétiens bibliques, tant des premiers temps que modernes, dans leur interprétation de ce passage.
Q : Dans Dt 6, 10-13, lorsque des personnes pieuses connaissent la prospérité ou voient leur santé s’améliorer, quels facteurs font que certaines restent reconnaissantes et proches de Dieu, tandis que d’autres s’éloignent, maintenant qu’elles n’ont plus de besoins immédiats ?
R : Les croyants peuvent réagir de manière très différente à la tentation de s’éloigner en raison de la richesse, pour diverses raisons combinées.
Certains ne perçoivent même pas la tentation de s’éloigner, jusqu’à ce qu’ils y aient déjà succombé.
Ingratitude
Pris au piège par l’amour du monde. (1 Jean 2, 15)
Ils ont perdu le contact avec la nature impressionnante de Dieu. (Psaume 50, 21)
Orgueil, car ils pensaient avoir réussi par eux-mêmes. (Psaume 115, 1)
Ils ne pensent pas avoir besoin que Dieu fasse quoi que ce soit d’autre pour eux désormais. (Proverbes 30:7-9)
Prisonniers de l’argent : soit ils veulent en gagner davantage, soit ils ont peur de tout perdre, soit ils ont peur de passer à côté d’une occasion de s’enrichir. (1 Timothée 6, 9-11)
Ils se laissent séduire par leurs nouveaux amis.
Ils oublient les précieuses promesses que Dieu nous a faites.
Q : Dans Dt 6, 16, quelle est la signification de Massah ?
R : En hébreu, « Massah » signifie « épreuve ». C’est le nom qu’ils ont donné à l’endroit où ils se sont plaints contre Dieu parce qu’ils n’avaient pas d’eau. Ils avaient oublié comment Dieu avait veillé sur eux auparavant, face au danger que représentait l’armée du Pharaon et lors de leurs précédents périples dans le désert, et ils ont commencé à douter que Dieu continuerait à prendre soin d’eux.
Jésus a cité ce verset dans Matthieu 4, 7 et Luc 4, 12 lorsque Satan l’a tenté en lui disant de se jeter du haut du pignon du temple. De même, nous ne devons pas commettre d’actes insensés simplement pour voir si Dieu nous protégera.
Les chrétiens peuvent traverser des moments difficiles dans leur vie où ils commencent à douter que Dieu continue de veiller sur eux. Cela peut représenter pour nous un lieu appelé Massah. Lorsque vous vous trouvez dans cette situation, continuez malgré tout à louer Dieu, souvenez-vous de la manière dont Il a pris soin de vous par le passé, et gardez l’espoir qu’Il continuera de veiller sur vous ici-bas, jusqu’à ce que vienne le moment pour vous de rentrer chez vous, au ciel.
Q : Dans Dt 6,20, quel est le sens de cet enseignement ?
R : Les parents étaient censés enseigner à leurs enfants jour après jour. Lorsqu’un enfant posait une question, en particulier une question importante comme celle-ci, les parents ne devaient pas s’éloigner pour préparer une réponse. Nous devrions être capables de répondre immédiatement, car nous avons déjà une réponse toute prête. Nous devrions être capables d’enseigner autant que l’enfant le souhaite, à un niveau adapté à son âge.
Q : Dans Dt 6,20, pourquoi les filles ne sont-elles pas mentionnées ?
R : Ils étaient censés enseigner à tous les enfants, garçons et filles, selon Deutéronome 6:7. En hébreu, le terme « homme » peut désigner les personnes en général, et le terme « fils » peut désigner les enfants en général. Selon un article paru dans Christianity Today du 27 octobre 1997, p. 35, il n’existe pas de mot hébreu pour désigner les « enfants » ; il n’y a qu’un mot pour les « fils » et un autre pour les « filles ». Lorsqu’un locuteur hébreu voulait désigner à la fois les fils et les filles, il utilisait le mot « fils ».
Q : Dans Dt 7,1, quelle était la population estimée des sept nations de Canaan qui étaient plus nombreuses que les Israélites ?
R : Le point essentiel est que l’armée des Israélites était inférieure à celle de l’ensemble des Cananéens. La réponse comporte trois parties.
1. Les Israélites étaient moins nombreux que la population totale des Cananéens.
2. Les précipitations étaient plus abondantes en Palestine à cette époque, ce qui permettait à la terre de subvenir aux besoins d’une population plus nombreuse. Les 2,5 millions d’Israélites de l’époque biblique représentent tout de même moins que les 5 millions d’Israéliens d’aujourd’hui.
3. Voici les chiffres de population à l’époque de Josué, estimés à 40 %.
Région | Pop. |
Nord de Canaan (à l’exclusion des Phéniciens) | 800 K |
Phéniciens dans l'ouest d'Asher | 315 000 |
Sud de Canaan (à l'exclusion des Amalécites) | 888 K |
Amalécites | 110 K |
Amorites de Transjordanie | 340 K |
Ammonites + Moabites + Édomites | 209 K |
Veuillez vous reporter à la question suivante pour connaître la source de ces chiffres.
Q : Dans Dt 7,1, quelle est la source des chiffres de population mentionnés dans la question précédente ?
R : Je n’ai trouvé aucune documentation présentant une ventilation de la population antique avec un tel niveau de détail ; les chiffres précédents constituent donc un résumé de mes propres estimations. Voici mes chiffres. N’oubliez pas que le nombre indiqué à côté d’une ville donnée ne correspond pas à la population vivant à l’intérieur de cette ville, mais à la population de la ville additionnée de celle de la zone rurale environnante.
CANAAN DU NORD 1 155 | |||
...PHÉNICIENS (W. ASHER) 315 | |||
Abden | 10 | Irqata | 10 |
Acco [port] | 15 | Kanah | 15 |
Achshaph | 15 | Misréphoth-Émaïm | 10 |
Achzib | 15 | Nahariya [port] | 10 |
Ahlab | 10 | Grande Sidon, 4 000 av. J.-C. | 30 |
Ambi | 10 | Petit Sidon [port] | 15 |
Ardata | 10 | Simyra | 10 |
Batuna | 10 | Tripoli [port] | 15 |
Beth-Emek | 10 | Tyr [port] 1900 av. J.-C. | 10 |
Bérytus (Beyrouth) [port] | 20 | Ullaza (Orthosia) | 10 |
Byblos 7 000 av. J.-C. | 20 | Uzu | 10 |
Hammon | 10 | Sarepta, 1600 av. J.-C. | 15 |
...LE TERROIR D'EAST ASHER 85 | |||
Aphek | 10 | Carmel | 10 |
Arruboth | 5 | Rehob (3150 av. J.-C.) | 10 |
Beten | 10 | Sharon | 5 |
Dor | 15 | Shiqmona | 5 |
Helkath | 5 | Zeror | 5 |
Kaboul (Cabul) | 5 | ||
...LE TERROIR DE NAPHTALI 180 | |||
Abel-Beth-Maaca | 10 | Janoah | 10 |
Adami-Nekeb | 10 | Kadès | 10 |
Beth-Anath | 10 | Kinnereth, 3 000 av. J.-C. | 10 |
Beth-Shémesh (nord) | 10 | Madon | 5 |
En-Hatsor | 5 | Mérom | 10 |
Hammath | 10 | Méroz | 5 |
Hatsor (175 acres) | 40 | Ramah | 10 |
Hukkok | 10 | Zer | 5 |
Fer | 10 | ||
...LE TERRITOIRE DE ZÉBULON 115 | |||
Bethléem (nord) | 10 | Gath-Héfer | 15 |
Chesulloth | 10 | Nahalal | 10 |
Daberath | 10 | Sarid | 10 |
Hannathon | 15 | Rimmon | 10 |
Harosheth | 10 | Shimron | 15 |
...les Hivites du Hermon 35 | |||
Baal-Gad | 10 | Laïsh | 15 |
Ijon | 5 | Mizpeh | 5 |
...BASHAN DU NORD 50 | |||
Aphek | 10 | Golan | 15 |
Ashtaroth | 10 | Karnaïm | 15 |
...LE TERROIR D’ISSACHAR 115 | |||
Beth-Shân | 25 | Jizréel | 10 |
Beth-Haggan | 10 | Jokneam | 10 |
Endor | 10 | Ophrah | 10 |
Harod | 10 | Shunem | 15 |
Jabnéel | 15 | ||
...TERRES DE MANASSÉ-OUEST 128 | |||
Abel-Meholah | 5 | Silo | 10 |
Bézek | 10 | Zeror | 5 |
Dothan | 15 | Taanach - 1 500 av. J.-C. - | 10 |
Ibleam | 15 | Thébez | 10 |
Kédesh | 5 | Tirza | 10 |
Meguiddo, 3 500 av. J.-C. | 18 | Zanaanim | 5 |
Sichem - 1800 av. J.-C. - | 10 | ||
...LE TERROIR D'ÉPHRAÏM 132 | |||
Aphek | 10 | Naaroth | 10 |
Ataroth | 15 | Pirathon | 5 |
Baal-Hazor | 5 | Shaalbim | 5 |
Beth-Horon (la Basse) | 12 | Silo | 10 |
Guézer, 3 000 av. J.-C. – (30 acres) | 15 | Tappuah | 10 |
Lebonah | 10 | Timna-Serah | 10 |
Michmethath | 5 | Zerethan | 10 |
SUD DE CANAN 983 | |||
... TERRE DE BENJAMIN 172 | |||
Aï | 12 | Jéricho, vers 7 000 av. J.-C. | 10 |
Anathoth | 5 | Jérusalem, vers 3 000 av. J.-C. | 25 |
Bahurim | 5 | Kephirah | 5 |
Beeroth | 5 | Kiriath-Jearim | 10 |
Beth-Hogla | 5 | Micmas | 5 |
Beth-Horon (la Basse) | 5 | Mitspa | 10 |
Béthel 2000 av. J.-C. - | 10 | Nob | 5 |
En-Rogel | 5 | Ophrah | 5 |
En-Shemesh | 5 | Ramah | 5 |
Guéba | 5 | Remaraïm | 5 |
Gabaa | 10 | Shalishah | 5 |
Gabaon | 20 | ||
...LE PAYS DE DAN 230 | |||
Amarna | 10 | Gibbethon | 10 |
Antipatris, 3000 av. J.-C. | 10 | Jabneh (Jabneel) | 10 |
Bene-Berek | 10 | Jaffa (Joppé) 4 472 av. J.-C. | 10 |
Beth-Shemesh, 2200 av. J.-C. (sud) | 20 | Lod | 10 |
Chésalon | 10 | Ono | 10 |
Ékron 50 acres | 40 | Tappuah | 10 |
Elteka | 10 | Timna | 10 |
Eshtaol | 10 | Yavneh | 10 |
Gath-Rimmon | 10 | Zorah | 10 |
Géoloroth | 10 | ||
...ROYAUMES AMORÉENS 120 | |||
Azekah | 10 | Jarmuth | 2 |
Dabir 2350 av. J.-C. | 15 | Lachish, vers 3100 av. J.-C. | 23 |
Églon | 25 | Libna | 15 |
Hébron | 20 | Makkedah | 10 |
...PARTIE DE JUDA/SIMÉON 352 | |||
Adullam | 5 | Hazar-Shual | 5 |
Anab | 5 | Joktheel | 5 |
Aphek | 10 | Jattir | 5 |
Ashan | 2 | Juttah | 5 |
Ashdod | 15 | Kain | 5 |
Ashkelon (-2 850 av. J.-C.-) | 25 | Kabzeel | 5 |
Baala | 2 | Keilah | 5 |
Beersheba | 10 | Léhi | 5 |
Bethléem (sud) | 1 | Madmannah | 5 |
Beth-Eglaïm 2200 av. J.-C. – | 15 | Maon | 5 |
Beth-Palet | 5 | Massada | 5 |
Beth-Zur, 1750 av. J.-C. | 10 | Michmethath | 5 |
Bethul | 5 | Mizpeh | 5 |
Carmel | 5 | Moladah | 5 |
Cité du Sel (Qumrân) | 5 | Nétophah | 5 |
Eltolad | 5 | Ramah | 5 |
Ezem | 5 | Raphia | 5 |
En-Gedi | 5 | Sharuhen | 10 |
En-Rimmon | 5 | Socoh | 5 |
Eshtamoa | 5 | Tamar | 5 |
Étam | 5 | Tekoa | 5 |
Gath | 25 | Tell Abu Matir | 2 |
Gaza | 25 | Zanoah | 5 |
Gedor | 5 | Zénan | 5 |
Gerar | 5 | Ziklag | 10 |
Gabaa | 5 | Ziph | 5 |
...les Amalécites 110 | |||
Abronah [oasis] | 5 | Jotbathah [oasis] | 5 |
Arad | 10 | Kadès-Barnéa | 15 |
Aroër | 10 | Moséroth | 5 |
Bene Jaakan [oasis] | 5 | Mont Seir | 10 |
Beth-Palet | 10 | Réchoboth | 5 |
Ezion-Guéber [oasis] | 5 | Tamar | 5 |
Hor Haggidad [oasis] | 5 | Timna près d’Eilat [oasis] | 5 |
Hormah | 10 | ||
Q : Dans Dt 7,1, qui étaient les Girgashites ?
R : Aujourd’hui, nous ne savons pas qui ils étaient. Cependant, en dehors de la Bible, des textes d’Ougarit les mentionnent, selon G. Douglas Young, Concordance of Ugaritic, p. 14, et C.H. Gordon, UT, p. 381.
Q : Dans Dt 9,1, comment se fait-il que Moïse ait dit qu’ils traverseraient le Jourdain « aujourd’hui », alors que cela s’est très probablement produit plus de 24 heures plus tard ?
R : Le mot hébreu désignant le jour, « yom », peut également signifier une période de temps. On peut citer comme exemple le « Jour du Seigneur » à venir, qui précédera immédiatement le retour du Christ et qui durera plus de 24 heures. Bien sûr, ils auraient tout de même pu traverser le Jourdain en 24 heures, si la colonne des personnes qui traversaient était très large.
Q : Dans Dt 7, 1-5, quel était le véritable danger auquel les Israélites s’apprêtaient à faire face ?
R : D’un point de vue humain, il semblerait que le véritable danger résidât dans le fait qu’ils s’apprêtaient à entrer dans un pays où leurs ennemis étaient bien armés et plus nombreux qu’eux. Mais ce n’était pas là le véritable danger ; Dieu pouvait s’en charger, même s’Il devait faire tomber des pierres du ciel pour les combattre, ce qu’Il a d’ailleurs fait. Mais il existait un danger bien réel et bien plus grand : celui qu’ils cessent de se battre et qu’ils fassent des compromis. Ils respecteraient leurs dieux, se marieraient entre eux, permettraient à leurs enfants de se marier entre eux. Lorsqu’ils ont commencé à respecter les dieux cananéens, Dieu a alors retiré Son aide face au danger visible que représentaient les armées cananéennes et philistines.
L’avenir était prometteur, mais semé d’embûches. Ils se dirigeaient vers une grande terre où coulaient le lait et le miel, mais ils allaient traverser de profonds bouleversements dans leur vie. Parfois, lorsque Dieu nous accorde de bonnes choses, nous oublions que nous devrons changer, ou que de grands bouleversements vont nous toucher également.
Il convient de préciser que le problème n’était pas de se détourner du seul vrai Dieu. Le problème était de se tourner vers d’autres dieux, qu’ils continuent ou non à rendre un culte de pure forme au seul vrai Dieu.
Q : Dans Dt 7, 2-5, de quelles manières devons-nous aujourd’hui « ne conclure aucun pacte » avec d’autres choses lorsque la tentation s’en présente ?
R : Pourquoi un chrétien s’adonnerait-il à l’astrologie, à l’ivresse, à la consommation de cannabis ou d’autres drogues ? Manger sainement, c’est très bien, mais pourquoi une personne crédule, chrétienne ou non, voudrait-elle payer pour le pouvoir de guérison des cristaux ? Les démons disposent d’une multitude de moyens pour inciter les chrétiens à s’adonner à ces pratiques ou à diviser leur allégeance : la communauté LGBTQ+, l’avortement, le mélange du christianisme et de l’islam, celui du christianisme et de l’hindouisme, la mythologie gréco-romaine classique, le mélange du christianisme et de la psychologie laïque, ou encore celui du christianisme et de la philosophie laïque. Mais on peut regrouper ces pratiques en quelques catégories.
Plaisir ou intérêt personnel (Évangile de la prospérité)
De 1896 à 1911, Wallace Wattles fut un écrivain socialiste du mouvement « New Thought ». Il est l’auteur de *La science de devenir riche* et fut excommunié par les méthodistes.
1879-1925 : Russell H. Conwell était un baptiste de Philadelphie qui dirigeait la plus grande église des États-Unis à cette époque. Il enseignait que l’on pouvait trouver des diamants dans son jardin si l’on cherchait bien. (World Christian Trends AD 30-AD 2200, p. 143)
Tenter d’innover avec de nouvelles idées (des oreilles avides)
1831-1844 : William Miller, pasteur baptiste laïc du nord-est de l’État de New York, fonda le mouvement des millérites. Il affirmait que le Christ reviendrait entre le 21 mars 1843 et le 21 mars 1844. Ce mouvement comptait entre 50 000 et 100 000 adeptes. Puis vint le 22 octobre 1844, date qui fut plus tard surnommée « La Grande Déception ». Ce mouvement a donné naissance aux Témoins de Jéhovah (environ 8,8 millions de membres), aux Christadelphiens (dont il ne reste aujourd’hui que 60 000) et aux Adventistes du septième jour (environ 21 millions de membres).
1843-1864 : Hung Hsiu-Chuan se faisait appeler « le frère de Jésus ». Il a déclenché la rébellion des Taiping, au cours de laquelle 35 millions de personnes ont été tuées alors qu’il tentait d’instaurer le « Grand Royaume céleste de paix ». Bien que peu d’Occidentaux en aient connaissance, ces événements se sont déroulés à peu près à la même époque que la guerre de Sécession, et, en comparaison, ont fait passer cette dernière pour une simple escarmouche.
1783-1872 N.F.S. Grundtvig souhaitait intégrer la mythologie nordique au luthéranisme.
1867 : premier rassemblement national du mouvement « Holiness Camp » à Vineland, dans le New Jersey. On y observait des cris, des danses sous l’inspiration de l’Esprit, des rires sacrés et des roulades sacrées, selon l’ouvrage World Christian Trends AD 30 – AD 2200, p. 142
1855-1900 : Un très grand nombre d’habitants des îles du Pacifique se sont convertis du christianisme au mormonisme. Le temple mormon d’Hawaï a été consacré en 1909.
1907 – « L’ère du Verseau » : L.H. Dowling rédige l’Évangile du Verseau de Jésus-Christ. Il affirmait que Jésus avait étudié l’hindouisme auprès de gurus.
1919 – Le Van Trung fonde l’Église missionnaire caodaïste au Vietnam, qui mêle bouddhisme, éthique confucéenne, culte des ancêtres et organisation de type catholique.
1954 – Sun Myung Moon, convaincu d’être le Christ [et non Jésus] revenu sur terre, rédigea *Le Principe divin* et fonda l’Église de l’Unification.
1933-1959 – Victor et Florence Houteff quittèrent les Adventistes du Septième Jour pour fonder les Adventistes du Septième Jour davidiens. Ils enseignaient que Dieu tuerait les Adventistes du Septième Jour impies le 22 avril 1959. Par la suite, ils se scindèrent, et l’un des groupes devint les Branch Davidians.
1964 – Église de Dieu de la Société missionnaire mondiale (= Église d’Ahnsahnghong, = Élohistes) (2 millions de fidèles) : croit en un Père céleste et une Mère céleste. Fondée par Ahnsahnghong, qui affirmait être l’incarnation du Père céleste. Ses fidèles doivent observer les fêtes de l’Ancien Testament.
-1978 : Jim Jones et Jonestown, en Guyane, où 925 personnes ont trouvé la mort. Les habitants de Jonestown se sont vu faire boire du Kool-Aid rouge contenant du cyanure.
1985 – Apollo Quiboloy est un évangéliste philippin partisan de la doctrine de l’unicité. Il affirmait être le « Fils désigné de Dieu » chargé de décider qui irait au ciel.
1931-1986 : Herbert W. Armstrong fonde l’Église mondiale de Dieu. Il enseignait que l’Enlèvement aurait lieu en 1986. Il prônait le british-israélisme et observait les lois alimentaires mosaïques. Il considérait la Trinité comme satanique. Après sa mort, des scissions se sont produites, et l’un des groupes a fini par accepter la Trinité.
1941-2000 : George Huntston Williams, hérétique unitarien et historien des unitariens sociniens
1985-2014 : Arnold B. Murray et la Shepherd’s Chapel. Modalistes, doctrine de la « graine du serpent », préexistence des âmes, israélisme britannique, Mouvement de l’identité chrétienne, nient l’enlèvement, annihilationnisme
Pouvoir toucher davantage de personnes avec votre message
Je ne dirai pas « leur faire connaître l’Évangile », car ils doivent souvent « vider l’Évangile de sa substance » et ne transmettent aux gens qu’une version édulcorée de celui-ci. En voici quelques exemples :
Les traducteurs de la Bible Wycliffe ont réalisé une traduction de la Bible en arabe, ainsi qu’en turc, dans laquelle ils ont remplacé les mots « Fils » et « Père » lorsqu’ils faisaient référence à Dieu.
Andy Stanley et l’acceptation des personnes LGBTQ+ pratiquantes sans leur dire qu’elles doivent se repentir et renoncer à leur mode de vie.
Rick Warren (auteur de *Une vie motivée par un but*) a enseigné que les musulmans croyaient au même Dieu.
Pour tenter de s’intégrer ou d’éviter la persécution
Cela peut signifier reprendre des éléments d’autres religions et tenter de les combiner avec le christianisme.
130 – Une trentaine de sectes gnostiques au cours des premiers siècles du christianisme ont procédé ainsi, en particulier les gnostiques hermétiques. Dieu a envoyé Adam, puis Moïse, puis Hercule, puis Jésus.
1870 – Le mouvement « Insider » destiné aux hindous a été lancé en 1870 par Kali Chan Banurji.
1875/1879 – Mary Baker Eddy souhaitait intégrer des « principes scientifiques » au christianisme sous le nom de « Science chrétienne ». (Entre 100 000 et 400 000 membres aujourd’hui, après une scission antérieure)
1899 – Charles Fillmore fut l’un des fondateurs de l’Unity School of Christianity (1 million de membres).
Années 1970 – Le « Chrislam » est une religion syncrétique au Nigeria.
Années 1970 – Mouvement « Insider » (C5) destiné aux musulmans. Il affirme que le Coran et Mahomet proviennent eux aussi de Dieu, et ses adeptes rejettent généralement la Trinité. Ils ne souhaitent pas être qualifiés de chrétiens (sauf lorsqu’ils sollicitent des fonds auprès des Églises occidentales).
Compromis des chrétiens libéraux avec le monde
1930-1945 : le luthérien Dietrich Bonhoeffer adhérait à l’Évangile social. Il niait la résurrection physique du Christ. Il a participé à un complot visant à assassiner Hitler et a été exécuté juste avant la capitulation de l’Allemagne.
1948 – Le Conseil œcuménique des Églises (COE) comptait 404 millions de membres en 1990. Il a soutenu les guérilleros marxistes en Rhodésie/Zimbabwe, qui ont tué des missionnaires chrétiens.
1951-1963 : Paul Tillich, libéral : « Dieu = amour », donc « l’amour = Dieu ».
1901-1965 : Albert Schweitzer, chrétien libéral et médecin missionnaire. A écrit sur la quête du Jésus historique.
1955-1968 : Martin Luther King, Jr., pasteur baptiste américain. Éminent leader non-violent du mouvement des droits civiques qui niait la résurrection corporelle de Jésus et eut de nombreuses liaisons.
1944-1969 James Pike, d’abord agnostique puis prêtre épiscopalien. Il fut par la suite menacé d’excommunication. Il organisait des séances de spiritisme et remettait en question la naissance virginale, l’enfer et la Trinité. L’un des premiers à intervenir à la radio, son émission était plus populaire que celle de Fulton J. Sheen. Diplômé de l’Union Theological Seminary.
1915-1973 C.H. Dodd a dirigé la traduction de la New English Bible. Il croyait aux « réalités présentes », et non à un avenir apocalyptique, et estimait que Paul s’était simplement trompé sur certains points.
1966-2021 Desmond Tutu. Prêtre anglican sud-africain, lauréat du prix Nobel de la paix, puis homme politique. Opposé à l’apartheid et à la ségrégation. Il était favorable au mariage entre personnes de même sexe au sein de l’Église et à la théologie de la libération, à l’exclusion de la violence.
H. Richard Niebuhr était un « post-libéral » barthien (1924-1962) qui a résumé avec justesse la théologie libérale : « Un Dieu sans colère a conduit des hommes sans péché dans un royaume sans jugement par l’intermédiaire d’un Christ sans croix. »
Compromis avec l’agnosticisme ou l’athéisme
1950-1979 Mère Teresa de Calcutta, en Inde. Lauréate du prix Nobel de la paix. Fondatrice des Missionnaires de la Charité en Inde. Catholique romaine, opposée à l’avortement, elle venait en aide aux pauvres. Plutôt que de soulager la souffrance, elle estimait que celle-ci glorifiait Dieu.
Compromis avec le marxisme
1964 – Leonardo Boff, théologie de la libération. Ancien prêtre catholique. A qualifié le pape Benoît XVI (Ratzinger) de chef de file du terrorisme religieux.
1954-1966 : Camilo Torres Restrepo. Catholique romain marxiste-léniniste, partisan de la théologie de la libération. Tué alors qu’il combattait aux côtés des guérilleros de l’ELN contre le gouvernement colombien. Sa citation la plus célèbre est : « Si Jésus était vivant aujourd’hui, il serait un guérillero. »
Années 1950-1971 : Gustavo Gutiérrez fut l’un des fondateurs de la théologie de la libération.
1981 : Apparition de Marie d’ , à Medjugorje , en Bosnie. Elle a notamment invité les fidèles à étudier l’ouvrage *Poème de l’Homme-Dieu*. Ce livre figure sur la liste des ouvrages interdits par l’Église catholique romaine en raison de sa doctrine hérétique. Ce n’est qu’en 2019 que l’Église catholique l’a reconnue, sous le pontificat du pape François.
1962-2003 Canaan Banana, ancien pasteur méthodiste et premier président du Zimbabwe. Il a écrit *L’Évangile selon le ghetto*. Quant à sa vision de la théologie de la libération : « Quand je vois un guérillero, je vois Jésus. » Il a purgé une peine de six mois de prison pour homosexualité. Il a été actif au sein du Conseil œcuménique des Églises et de l’Organisation de l’unité africaine.
Résumé
Le propos ici n’est pas de dire que ces choses sont mauvaises (car elles le sont), mais que les chrétiens ont tort d’accepter l’une ou l’autre de ces choses comme étant chrétiennes. Oui, il y a de véritables chrétiens parmi certains de ces exemples, et certains d’entre eux ont même été cités ici. Mais nous ne devons pas accepter ces erreurs comme chrétiennes. Dans Apocalypse 2:20-23, si vous y regardez attentivement, ce n’est pas la fausse prophétesse Jézabel qui est réprimandée ici. C’est plutôt l’Église qui l’a tolérée et acceptée. Cela s’inscrit dans le thème ancien, initié dans Jérémie et se poursuivant jusqu’à l’Apocalypse, qui consiste à « fuir Babylone », à en sortir et à s’en séparer.
Avez-vous l’impression que les forces démoniaques « assaillent l’Église de tromperies » ? Eh bien, les démons sont doués dans leur domaine, et ils sont très actifs. C’est presque comme si nous formions une armée de chrétiens avançant pour prêcher l’Évangile et servir Dieu, mais que nos compagnons d’armes se faisaient éliminer les uns après les autres par les mensonges démoniaques. Mais en parcourant la liste de ce que divers chrétiens ont accepté, évitez s’il vous plaît la tentation de penser que les chrétiens sont des imbéciles incroyablement naïfs et crédules. Cela ne concerne qu’une partie (bien que peut-être majoritaire) de ceux qui se disent chrétiens, et non pas tous. Que pensez-vous donc lorsqu’un pasteur chrétien fait l’éloge de Mère Teresa, de Dietrich Bonhoeffer, de Martin Luther King, Jr., de Desmond Tutu ou du Conseil œcuménique des Églises ?
Q : Dans Deutéronome 7:6-8, pourquoi Dieu a-t-il choisi les Israélites ?
R : Une partie de la réponse se trouve dans Deutéronome 7, 7-9. Ce n’était pas parce qu’ils formaient un peuple puissant ou remarquable. C’était plutôt en raison de l’amour de Dieu et de son choix d’Abraham, puis d’Isaac et de Jacob. Souvent, les gens bénéficient de conséquences positives grâce à ce qu’ont accompli ceux qui les ont précédés. D’autres personnes bénéficieront-elles de conséquences positives grâce à ce que vous ferez ?
Q : Dans Dt 7, 10, pourquoi Dieu ressent-il le besoin de punir certaines personnes, d’autant plus que nous ne sommes pas censés nous venger nous-mêmes ?
R : Nous ne devons pas nous venger, non pas parce que les autres ne le méritent jamais, mais parce que Dieu est le juge qui inflige la punition appropriée. Si Dieu punissait certains de ceux qui ont commis une faute, tout en ignorant d’autres qui ont commis la même faute ou d’autres fautes tout aussi graves, cela ne serait pas cohérent avec ce que Dieu a révélé dans la Bible au sujet de sa justice. Voir également la question suivante.
Q : Dans Dt 7,10, étant donné que Dieu doit infliger des châtiments avec justice, pourquoi Dieu souhaite-t-Il infliger le moindre châtiment ?
R : Dieu devrait-Il laisser tout le monde s’en tirer à bon compte et aller quand même au Ciel ? Et s’ils ne voulaient pas aller au Ciel et vivre éternellement avec Dieu ? De plus, quel genre de Ciel serait-ce là ?
Imaginez Hitler, Tamerlan, Staline, Idi Amin ou d’autres « grands » meurtriers, sans repentir, se retrouvant quand même au Ciel ? Quel genre de lieu pur serait-ce là ? Si la plus grande chose au Ciel est d’adorer Dieu, pouvez-vous imaginer Dieu forçant les gens à rester au Ciel pour l’éternité contre leur gré ? Je ne le peux pas.
Q : Dans Dt 7,14, puisque Dieu allait guérir les femmes israélites de leur stérilité, qu’en est-il de Mical (2 S 6,20-23), d’Anne (1 S 1,2, 5-8) et d’Élisabeth (Lc 1,7) ?
R : Mical n’était pas nécessairement stérile. Il est plus probable que David n’ait pas eu de relations conjugales avec elle. Anne et Élisabeth ont toutes deux été stériles pendant une partie de leur vie, mais Dieu a transformé leur stérilité en une bénédiction particulière. Parfois, lorsque Dieu s’apprête à nous offrir quelque chose de merveilleux, comme des enfants, nous devons attendre qu’Il en décide le moment.
Q : Dans Dt 7,15, pourquoi mentionne-t-on spécifiquement non seulement la maladie, mais aussi les « maladies d’Égypte » ?
R : L’Égypte était infestée de phlébotomes nuisibles, et la rive ouest du Nil était touchée par le virus du Nil occidental ; mais, étant située dans une région marécageuse, l’Égypte était également touchée par le paludisme. En raison du Nil et des eaux stagnantes, les maladies y étaient plus nombreuses que dans un endroit où l’eau est rare. L’historien Pline l’Ancien, après avoir évoqué diverses maladies de l’Égypte, qualifia ce pays de « mère des maladies ».
Q : Dans Dt 7,19 ; Ex 13,14 ; Ex 15,8, 12, 16 ; Ex 31,18 ; Ps 91,4 ; He 4,13, ces passages prouvent-ils que Dieu a des doigts, des mains, des bras, des narines, des ailes, des plumes et des yeux ?
R : Non. Il s’agit d’une expression anthropomorphique. Reportez-vous à l’analyse d’Exode 8, 19 pour la réponse.
Q : Dans Dt 7,22, pourquoi Dieu éloigne-t-il parfois certaines choses de notre vie petit à petit plutôt que d’un seul coup ?
R : Parfois, Dieu estime que Ses desseins s’accomplissent mieux progressivement. William Carey a œuvré comme missionnaire en Inde pendant sept ans avant de voir la première personne venir à la connaissance du Seigneur. Parfois, ce délai est dû à une préparation nécessaire dans votre vie. Mais bien souvent, la raison pour laquelle Dieu tarde n’a absolument rien à voir avec vous. Il peut s’agir de préparer les événements mondiaux, de préparer le cœur des non-croyants ou de recevoir l’aide nécessaire de la part d’autres croyants. Ce sera merveilleux au ciel lorsque nous verrons comment Dieu a réuni tant d’éléments, sans lien apparent dans l’immédiat, pour accomplir une seule et même tâche. Mais même si nous ne comprenons pas toujours, nous devons faire preuve de patience face à la manière dont Dieu agit.
Il existe une parabole au sujet d’un roi fortuné et de son fils bien-aimé, le prince. Une fois par an, le fils se présentait devant son père pour lui demander son argent de poche, que le père lui accordait. Ensuite, le père ne revoyait presque jamais son fils pendant toute une année. Le roi n’était pas seulement riche, mais aussi sage. Ainsi, la fois suivante où le fils demanda son argent de poche, le père ne lui donna que ce qui était nécessaire pour cette seule journée. De cette manière, le fils devait venir parler à son père chaque jour s’il voulait recevoir son argent de poche. Avez-vous parfois l’impression de traiter votre Père céleste comme le prince traitait initialement son père ?
J’ai lu l’histoire de deux jeunes Écossais, amis, qui étaient tous deux alcooliques. Ils finirent par se séparer, puis devinrent tous deux chrétiens. Ils se revirent et partagèrent leur cheminement de foi. L’un d’eux raconta que, lorsqu’il avait été sauvé, Dieu lui avait miraculeusement ôté tout désir d’alcool. L’autre expliqua qu’il avait été vivement tenté de céder et de boire à nouveau, à de nombreuses reprises, mais qu’il n’avait jamais cédé. Parfois, Dieu agit dans la vie des gens en les purifiant de leur péché de la première manière, et parfois, Il agit de la seconde manière. Dans ce second cas, l’homme a dû implorer l’aide de Dieu face à la tentation, jour après jour. Ces deux voies glorifient Dieu, mais qui peut affirmer que la seconde glorifie Dieu moins que la première ?
Certaines choses prennent donc du temps afin que nous puissions cultiver une relation étroite avec Dieu. Mais d’autres choses prennent simplement du temps pour que nous puissions les comprendre et les apprendre. Même le meilleur enseignant du monde a mis trois ans à former ses douze disciples. Et pourtant, il y a eu de nombreuses déceptions, et l’un d’entre eux a été un échec total.
Q : Dans Dt 7, 25-26, quand ne devons-nous pas tirer profit de ce qui a été fait par des peuples avec lesquels nous ne devons pas conclure d’alliance, et quand le devons-nous, comme dans Ex 11, 2-3 ; 12, 35-36 ?
R : Dans ces cas précis, la réponse courte est la suivante : lorsque Dieu vous dit de ne pas le faire, et lorsque Dieu vous dit que c’est acceptable. En généralisant toutefois, on constate qu’il était acceptable pour les Israélites de commercer et de conclure des traités avec d’autres peuples païens, à l’exception des Cananéens. Ainsi, aujourd’hui, nous pouvons conclure des accords et faire des affaires avec les gens en général, quelles que soient leurs croyances religieuses. Cependant, si une organisation existe pour s’opposer aux chrétiens ou se livrer à des activités immorales, nous ne devrions pas avoir de relations avec elle. Par exemple, être comptable pour des gangsters ou jouer du piano dans une maison close n’est pas acceptable pour les croyants.
Q : Dans Dt 8,1, pourquoi cette période est-elle généralement qualifiée de « séjour dans le désert » ?
R : Ce n’était pas un désert comme le Sahara ou le « Quart vide » d’Arabie. Il n’y avait pas assez d’eau pour cultiver, mais suffisamment de végétation pour le pâturage. Abraham se trouvait dans le désert. David s’y trouvait également, tout comme Jean-Baptiste. Jésus y est resté pendant 40 jours. La femme d’Apocalypse 12 sera protégée dans le désert. Tout au long des Écritures, comme l’indique le New International Bible Commentary à la page 265, « le désert est un lieu où Dieu rencontre l’homme dans la discipline et la délivrance ». Le désert est un lieu de protection et un lieu de croissance, notamment en matière d’obéissance, de foi et d’intimité avec Dieu. Ils plaçaient leur confiance en Dieu dans le désert ; quelle autre alternative avaient-ils ? Le désert n’est toutefois pas toujours un endroit agréable à vivre.
Q : Dans Deutéronome 8:1, en quoi de grands changements allaient-ils se produire ?
R : Ils allaient quitter le désert pour entrer dans un pays de prospérité et de tentation. Ils allaient passer d’une vie de nomades sous des tentes dans le désert à une vie dans des villes et des villages. Ils allaient passer d’une alimentation à base de manne, la même nourriture pendant quarante ans, à un régime varié et plus savoureux comprenant du miel, des raisins, des olives, des figues, des grenades, des pommes, des baies, du blé et de l’orge. Ils devaient veiller à ne pas oublier leur premier amour : Dieu.
Q : Dans Dt 8,1, comment réagissez-vous lorsque vous constatez que de grands changements s’annoncent dans votre vie ?
R : Les circonstances peuvent beaucoup changer, mais c’est le même Dieu. Vous deviez glorifier Dieu, être joyeux, obéissants et vous épanouir dans vos circonstances antérieures. Vous devez désormais faire de même dans vos nouvelles circonstances.
Q : Dans Dt 8,2, Dieu est-il vraiment omniscient ?
R : Oui. Rien de ce qui s’est produit, de ce qui se produit ou de ce qui se produira jamais n’est caché à Dieu. Dieu connaît la fin dès le commencement (Ésaïe 46, 10). Chaque jour de notre vie était inscrit dans le livre de Dieu avant même que l’un d’entre eux n’existe (Psaume 139, 16). Il savait qui serait sauvé avant même que nous existions (Romains 9, 10-23 ; 8, 29 ; Éphésiens 1, 4). Dieu examine tous nos chemins (Proverbes 5, 21).
Dans Jean 21, 17, Pierre a dit à Jésus que celui-ci savait toutes choses, et Jésus n’a pas corrigé cette affirmation. 1 Jean 3, 20 dit que Dieu sait tout. Cependant, un cas hypothétique n’est pas nécessairement une réalité. Par exemple, si les cochons pouvaient voler, le ciel serait-il vert ? Les Écritures ne se prononcent pas sur Dieu et la « méta-connaissance », c’est-à-dire le fait que Dieu connaisse chaque détail hypothétique de chaque possibilité. La conception selon laquelle Dieu possède la méta-connaissance de chaque possibilité est également appelée « molinisme ».
Q : Dans Deutéronome 8:3, en quoi le fait de manger la manne constituait-il une humiliation ?
R : Cela rappelait au peuple que, pendant quarante ans, il ne s’était pas principalement nourri de sa propre nourriture. Chaque matin, il se contentait de ramasser la manne que Dieu lui fournissait.
Q : Dans Dt 8, 4 ; 29, 5, comment se fait-il que les vêtements et les sandales des Israélites ne se soient pas usés ?
R : Il n’est pas naturel que des vêtements et des sandales durent quarante ans sous le soleil du désert. Cela montre l’une des façons dont Dieu accorde des bénédictions surnaturelles. Il est merveilleux de constater que Dieu n’accomplit pas seulement quelques grands miracles, mais qu’Il peut également accomplir des millions de petits miracles similaires.
Q : Dans Dt 8,7, la Palestine est-elle aujourd’hui plus aride qu’elle ne l’était à l’époque de Moïse ?
R : Oui. Au cours de l’histoire, le climat a beaucoup varié. Par exemple, les climatologues affirment qu’il y a eu une « période de réchauffement médiéval » vers la fin du Moyen Âge. Ils en ont même trouvé des preuves dans une sécheresse survenue en Californie en 1340 après J.-C. (Natural History, septembre 1996). On cultivait de l’orge au Groenland après l’an 1 000 après J.-C. Autre exemple : les climatologues affirment que le Sahara n’était pas un désert avant environ 4 000 avant J.-C.
Q : Dans Deutéronome 8:9, où se trouvaient les collines riches en cuivre qui avaient été promises aux Israélites ?
R : De nombreux fours et des scories de cuivre ont été découverts à 20 miles (33 km) au sud de la mer Morte. Certains gisements de cuivre sont encore visibles en surface.
Le « Expositor’s Bible Commentary », volume 3, p. 75, mentionne également les célèbres mines de cuivre de Salomon à Ezion-Guéber.
Le *New International Dictionary of the Bible*, p. 1 124, indique que des artisans du cuivre vivaient à Beersheba dès l’âge chalcolithique (4 500-3 100 av. J.-C.). Le minerai provenait d’une région située à 60 miles au sud. Le plus ancien objet en cuivre de Palestine provient de Jéricho et date de 4 500 à 4 400 av. J.-C.
Q : Dans Dt 8, 16-20, quels sont les deux points essentiels à retenir ?
R : Face à la tentation de la prospérité, ils devaient garder deux choses à l’esprit.
Ne vous attribuez pas, à vous-mêmes ou à vos propres capacités, la gloire qui revient de droit à Dieu.
Puisque vous avez conclu une alliance avec le Seigneur, ne laissez aucune autre idole « vous voler » la dévotion qui revient de droit à Dieu. Dieu les avertit que s’ils agissent comme les Cananéens, il les traitera comme des Cananéens.
Q : Dans Dt 8, 16-20, lorsque vous êtes tenté par la prospérité de mettre Dieu « entre parenthèses » et de compter sur vous-même, que pouvez-vous faire pour vous recentrer sur la bonne voie, celle de la dépendance envers Dieu ?
R : Levez les yeux vers Dieu et souvenez-vous. Il n’y a rien que vous puissiez posséder – biens matériels, relations, santé, votre vie, etc. – qui ne puisse vous être enlevé en un instant. Veillez à dire à votre famille aujourd’hui que vous l’aimez, car vous ne savez pas avec certitude si vous pourrez le lui dire demain. Mais si vous ne savez pas ce que demain vous réserve, vous savez en revanche qui tient demain entre ses mains. Alors, en cet instant même, réjouissez-vous et puisez la paix et le contentement auprès du Seigneur.
Q : Dans Deutéronome 9:1, quand ont-ils traversé le Jourdain ?
R : « Aujourd’hui » signifie « en ce moment », et non cette période de 24 heures, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 3, p. 78. La NIV traduit cela par « maintenant ». En réalité, c’était environ un mois avant qu’ils ne traversent le Jourdain.
Dans Zacharie 14, 7, l’expression traduite par « un jour unique » est littéralement « un jour » (yom 'ehad), la même expression que celle utilisée dans Genèse 1, 5. Il n’est pas précisé s’il s’agit exactement de 24 heures ou non.
Q : Dans Deutéronome 9:3-6, les Cananéens ont-ils été anéantis rapidement, ou l’ont-ils été progressivement, comme dans Deutéronome 7:22 ?
R : Les Israélites ont occupé Canaan à la vitesse de l’éclair. En effet, Dieu a rapidement anéanti les Cananéens devant Israël à plusieurs reprises, notamment à Jéricho et dans la vallée d’Aïjalon. Deutéronome 9:3 prophétise que Dieu agirait ainsi. Le danger d’une destruction immédiate et totale réside dans le fait qu’ils auraient pu penser qu’ils y étaient parvenus par leur propre force et se fiers à eux-mêmes.
Cependant, bien que certains peuples cananéens aient été totalement anéantis, Deutéronome 9, 3 ne dit pas que chaque nation cananéenne serait rapidement anéantie à 100 %. En effet, quiconque lit le livre dans son intégralité constatera que Deutéronome 7, 22 nuance Deutéronome 9, 3 en précisant que tous les Cananéens ne seraient pas détruits rapidement.
Q : Dans Dt 9, 3, quelle est la différence entre le fait que Dieu soit avec eux ou parmi eux, et le fait qu’Il marche devant eux ?
R : Nous pourrions avoir tendance à confondre ces deux notions, car elles sont toutes deux vraies, mais elles sont en réalité distinctes. Dieu était parmi eux, et ils pouvaient voir la manne et les cailles qui leur étaient fournies, la nuée le jour et la colonne de feu la nuit. Mais Dieu marchait également devant eux, pour leur préparer le chemin. Ainsi, aujourd’hui, nous pouvons louer Dieu d’être avec nous, mais nous pouvons également Le louer de marcher devant nous.
Q : Dans Dt 9, 4-6, pourquoi les gens sont-ils souvent si réticents à reconnaître un don comme tel, mais si prompts à s’en attribuer le mérite ?
R : Étant donné que l’œuvre ou la bénédiction a déjà eu lieu, nous avons parfois envie de nous en attribuer le mérite, en disant aux autres que c’est parce que nous étions si bons ou si forts, alors que cela ne relevait pas entièrement de nos propres efforts, ou parfois seulement de manière secondaire. Deuxièmement, nous voulons nous en convaincre nous-mêmes, car notre estime de soi et notre fierté peuvent reposer, au moins en partie, sur ce que NOUS avons accompli.
Q : Dans Dt 9, 7-12, 20-24, pourquoi Moïse a-t-il mis l’accent sur le côté négatif des grands péchés qu’ils avaient commis plutôt que sur le côté positif ?
R : Il y a un temps et un lieu pour les deux. Moïse a soulevé ce point afin qu’ils ne deviennent pas arrogants, mais qu’ils s’améliorent et s’efforcent davantage d’obéir à Dieu. Aujourd’hui, si un employé, un étudiant, un enfant ou un ami a vraiment « failli à sa tâche », vous ne voulez pas lui dire à tort qu’il a bien travaillé, prétendre à tort que cela n’avait pas vraiment d’importance alors que c’en avait une, ou lui faire croire qu’il n’y a pas lieu de changer. En général, la théologie véhiculée par de nombreux chants chrétiens est bonne, mais j’ai entendu une exception la semaine dernière. Ce chant disait que Dieu vous aime tel que vous êtes et ne veut rien changer. En réalité, en tant que croyants, Dieu nous aime tels que nous sommes, mais Il nous aime trop pour vouloir que nous restions ainsi.
Pour les empêcher de devenir arrogants dans leur propre justice, Moïse leur a dit qu’ils étaient onze choses : arrogants (9, 4), obstinés (9, 6, 13, 27), rebelles (9, 7, 23-24), provocateurs (9, 8, 18), corrompus (9, 12), idolâtres (9, 12, 16), pécheurs (9, 16), mauvais (9, 18), incrédules (9, 23), désobéissants (9, 23) et méchants (9, 27). On pourrait peut-être considérer Deutéronome 9, 7-24 comme une grande question. Dieu demande : après toutes ces périodes de rébellion, avez-vous suffisamment appris pour me faire confiance à présent ?
Il y a un temps pour se montrer négatif. Mais d’un autre côté, nous ne voulons pas exaspérer nos enfants (Éphésiens 6:4) ni les autres. Ne les découragez pas, mais même dans la réprimande, montrez-leur une image de ce qu’ils peuvent devenir et de ce à quoi ils peuvent aspirer.
Q : Dans Dt 9, 13-18, 25-29, pourquoi Moïse a-t-il refusé cette proposition de Dieu de faire de lui une grande nation ?
R : Cela a révélé la nature profonde de Moïse. Moïse s’intéressait-il davantage à son propre pouvoir et à sa renommée, ou se souciait-il davantage du peuple ? En véritable chef, il se souciait davantage de la gloire de Dieu et du peuple. Les responsables d’Église d’aujourd’hui devraient agir de la même manière.
L’argument avancé par Moïse dans Deutéronome 9, 25-29 est que si le peuple était anéanti, on pourrait alors dire que Dieu était incapable de prendre soin de son peuple et de le préserver. Parfois, Dieu peut se retrouver « entre le marteau et l’enclume », car il prend en compte toutes les conséquences de ses actes.
L’ouvrage de Raymond Brown, *The Message of Deuteronomy* (p. 129-133), propose une analyse pertinente des caractéristiques d’un dirigeant pieux tel que Moïse. Il était soumis (9, 18, 25), persévérant (9, 18, 25), prêt au sacrifice (9, 18), précis (9, 14), compatissant (9, 20), global (9, 26, 28-29) et, en fin de compte, efficace. Moïse passait plus de temps à prier pour eux qu’à les raisonner.
Q : Dans Dt 9, 25-29 et Ex 32, 9-14, qu’est-ce qui est important dans cette prière ?
R : Il s’agissait d’une prière d’intercession cruciale pour le peuple. Je suis certain qu’Aaron était également heureux que Moïse prie pour lui. Moïse n’avait pas prié pour Dathan et Abiram. Notez que dans cette prière, Moïse ne les a pas appelés « le » peuple ou « mon » peuple, mais plutôt, en s’adressant à Dieu, « Votre peuple », soulignant ainsi non seulement leur relation avec Dieu, mais aussi la direction que Dieu exerçait sur eux.
Une autre prière d’intercession cruciale est celle de Samuel à Mitspa, rapportée dans 1 Samuel 7, 5-9.
Q : Dans Deutéronome 9, 18, Moïse a-t-il vraiment jeûné, sans même boire d’eau, pendant quarante jours et quarante nuits ?
R : Il ne s’agissait pas d’un jeûne ordinaire, car cela aurait été impossible par des moyens naturels. Cependant, lorsque nous serons au Ciel, nous n’aurons plus de nourriture terrestre, et lorsque Moïse était avec Dieu, Dieu était capable de le maintenir en vie sans qu’il ait besoin de manger.
Q : Dans Dt 9, 28, Ex 32, 31-35 et Nb 14, 11-19, Moïse avait-il raison ?
R : Oui. Dieu a dit cela à Moïse afin que celui-ci puisse démontrer, de deux manières, qu’il comprenait correctement le caractère de Dieu.
1. Moïse a pris les paroles de Dieu très au sérieux, car il savait que Dieu, en vertu de Sa justice, avait tout à fait le droit de détruire totalement les Israélites.
2. Moïse connaissait suffisamment les promesses et la fidélité de Dieu pour « rappeler » à Dieu qu’Il ne détruirait pas ce peuple au cou raide.
Il y a là une leçon que nous pouvons tirer concernant notre dialogue avec Dieu. Dans nos prières, il est tout à fait légitime de nous appuyer sur les promesses que Dieu a faites.
Q : Dans Dt 10, 1-3 et Ex 34, 1-3, quelle est la signification du fait que les deuxièmes tables soient « comme les premières » ?
R : Lorsque Moïse est descendu de la montagne avec la première série de tables, il les a brisées en voyant les Israélites organiser une grande fête autour du veau d’or. Après que Dieu eut réglé cette situation, Moïse est remonté sur la montagne et a rapporté une nouvelle série de tables de pierre. Après la désobéissance, le châtiment et la repentance des Israélites, tout était comme avant. Il y avait toutefois quelques différences : par exemple, c’est Dieu qui avait gravé la première série de tables de pierre dans Exode 32, 15-16, tandis que Moïse dut graver la nouvelle série dans Exode 34, 1.
De même, lorsque nous désobéissons, puis que nous nous repentons, notre relation avec Dieu peut redevenir exactement comme avant. Dieu a inscrit les Dix Commandements sur les nouvelles tables de pierre, tout comme Il l’avait fait sur les anciennes, et ils ont repris leur voyage comme si leur relation n’avait jamais été rompue.
Q : Dans Deutéronome 10, 3, l’arche a-t-elle été fabriquée après les quarante ans d’errance dans le désert, ou avant ces quarante ans, comme le laissent entendre Exode 25, 10 ; 35, 12 et 37, 1 ?
R : Il y a ici deux points à considérer.
1. Le Deutéronome en général, y compris le chapitre 10, est un résumé condensé de leurs périples. Il indique que l’arche a été fabriquée avant la deuxième série de tables de pierre ; il ne précise pas combien de temps auparavant l’arche a été fabriquée.
2. L’arche a été fabriquée après le premier voyage au mont Sinaï, mentionné dans Exode 19. L’Expositor’s Bible Commentary, vol. 3, p. 83, précise que lorsque Deutéronome 10, 1 dit « À cette époque », cela fait référence au moment de la prière décrite dans Deutéronome 9, 25-29, et non à la période ultérieure où le chapitre 10 a été rédigé.
Q : Dans Dt 10,3, Moïse a-t-il fabriqué lui-même l’Arche de l’Alliance, ou est-ce Bézalel qui l’a fabriquée (Ex 37,1-9) ?
R : Moïse a étroitement supervisé la fabrication de l’Arche par Bézalel. Il n’est pas rare qu’un dirigeant affirme avoir accompli une tâche (comme construire une pyramide ou percevoir des impôts), alors que celle-ci a été réalisée par des ouvriers sous sa direction. Le Deutéronome est un résumé de la loi ; c’est donc dans l’Exode, le Lévitique et les Nombres que se trouvent les détails.
Q : Dans Deutéronome 10, 3, l’Arche a-t-elle été construite après la descente de Moïse de la montagne, ou avant, comme l’indique Exode 37, 1-9 ?
R : Elle a été construite par Bezalel auparavant. Deutéronome 10, 3 indique qu’elle a été fabriquée, mais les événements relatés ici ne suivent pas nécessairement un ordre chronologique. Toutefois, tant dans l’Exode que dans le Deutéronome, l’arche n’a été utilisée pour y conserver les Dix Commandements qu’ultérieurement. Habituellement, dans le cadre d’un traité de suzeraineté, il existait deux exemplaires ; chacun était conservé par l’une des parties.
Q : Dans Dt 10,6, Aaron est-il mort à Moséra, ou était-ce au sommet du mont Hor, comme l’indiquent Nb 20,22-29, Nb 33,37-39 et Dt 32,50 ?
R : Il existe deux réponses différentes.
Région de Moséra : Il n’est pas fait mention du « mont » Moséra, mais simplement de Moséra et du mont Hor. Si Aaron est mort précisément sur le mont Hor, c’était dans la région de Moséra.
Plusieurs lieux d’« amertume » : le mot Moséra signifie « amertume », et ce nom n’est pas connu en tant que toponyme en dehors de la Bible. Il pourrait s’agir d’une région sans nom, et les Israélites auraient très bien pu donner le nom de Moséra à plusieurs lieux. À titre d’exemple, il existe en Arabie deux lieux assez proches l’un de l’autre appelés Nakhla. L’un se trouve à la périphérie de La Mecque, en direction de Ta’if, et l’autre est une vallée située à la périphérie de La Mecque, sur la route menant en Irak. En Israël, il existait deux villes portant chacune le nom de Beth-Shémesh et de Bethléem.
Q : Dans Dt 10,6, les Israélites ont-ils campé à Bene-Jaakan puis à Moséra, ou à Moseroth puis à Bene-Jaakan, comme l’indique Nb 33,30-31 ?
R : Les chrétiens ont deux réponses différentes.
Deux lieux distincts : Moséra et Moseroth sont deux lieux différents. Les noms sont similaires, mais les consonnes sont différentes en hébreu. Les chapitres 33 du Livre des Nombres et 10 du Deutéronome se rapportent à des moments différents de l’Exode, alors qu’ils revenaient dans la même région générale.
Un seul lieu et une seule région : Moséra était la région, et Moséroth était le lieu proprement dit. Bien qu’Aaron soit mort précisément sur le mont Hor, c’était dans la région de Moséra.
Q : Dans Dt 10,12, que signifie « marcher dans toutes ses voies » ?
R : Cela signifie en partie obéir aux lois de Dieu, faire ce que Dieu dit explicitement de faire, et ne pas faire explicitement ce que Dieu dit de ne pas faire. Cependant, cela signifie bien plus que cela. Nous devons chercher à connaître Dieu, à nous approcher de Lui et à découvrir ce qui plaît au Seigneur.
Marcher dans les voies de Dieu est si simple qu’un enfant peut le faire, et si exigeant que même l’adulte le plus juste et le plus sage y trouve un défi.
Q : Dans Deutéronome 10, 12-13, quel rôle nous incombe-t-il aujourd’hui de dire aux gens que Dieu « demande » certaines choses de notre part et nous ordonne de les faire ?
R : Si nous ne le faisons pas, c’est que nous ne transmettons pas l’Évangile dans son intégralité. Ils ont une décision à prendre : accepter Jésus comme Seigneur et accomplir ces choses, ou bien ne pas le faire. Ils avaient une décision à prendre, et Dieu exigeait d’eux une réponse, tant en paroles qu’en actes.
Q : Dans Dt 10, 12-16, que pensez-vous de l’affirmation selon laquelle le Dieu de l’Ancien Testament se souciait des actions extérieures, tandis que dans le Nouveau Testament, Dieu se soucie du cœur intérieur ?
R : Ce n’est pas seulement faux, c’est doublement faux. Par exemple, dans Deutéronome 10, 12-16 et 19, la crainte du Seigneur était avant tout primordiale. Les Israélites devaient « se circoncire le cœur ». Bien sûr, l’Ancien Testament met également l’accent sur les actions, comme le montrent Deutéronome 10, 13 et 19. Bien sûr, dans le Nouveau Testament, nous avons le Saint-Esprit qui vit en nous. Mais nous devons nous éloigner des personnes impénitentes qui se disent chrétiennes mais qui sont immorales, cupides, escrocs, idolâtres ou ivrognes, comme le commande 1 Corinthiens 5, 11-12.
Q : Dans Dt 10, 17, puisque Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, pourrait-il y avoir plus d’un Dieu ?
R : Non et oui. Non, dans la mesure où il n’y a eu, il n’y a et il n’y aura jamais qu’un seul vrai Dieu. Oui, dans la mesure où, outre le seul vrai Dieu, il existe de nombreux faux dieux contrefaits. Alors que les nations environnantes adoraient de nombreuses idoles nationales et autres, le Dieu d’Israël ne leur était pas équivalent. Il était le Dieu au-dessus de toutes les nations, de toutes les idoles et de toutes les superstitions également. Deuxièmement, si quelqu’un a jamais peur d’une idole ou d’un esprit maléfique, il doit savoir que l’esprit maléfique a davantage à craindre du Seul Vrai Dieu qu’un croyant n’a à craindre de l’esprit maléfique.
Q : Dans Dt 10, 17-18, en quoi Dieu est-il paradoxalement à la fois impartialement juste, miséricordieux et aimant ?
R : Cela a peut-être été un mystère à l’époque de l’Ancien Testament, mais nous pouvons aujourd’hui en voir la réponse. Dieu récompense ceux qui l’aiment et le suivent, mais il punit tous les péchés sans distinction. Le ciel est un endroit merveilleux, mais si seuls les parfaits pouvaient y entrer, le ciel serait-il alors vide de toute présence humaine ? Nous savons que Dieu a satisfait aux exigences de la justice, tout en accordant néanmoins sa grâce et sa miséricorde grâce à Jésus-Christ, qui a enduré le châtiment de nos péchés. Notre salut n’est pas gratuit. Dieu nous l’a offert gratuitement, mais il a coûté très cher : il a coûté la mort du Fils de Dieu.
Q : Dans Dt 11, 2-9, qu’y a-t-il d’inhabituel ici ?
R : Bien que l’Ancien Testament ne comportât à l’origine aucune ponctuation, Deutéronome 11, 2-9 semble ne former qu’une seule et même phrase. On trouve également de longues phrases dans les épîtres de Paul. L’« exigence stricte » d’éviter les longues phrases s’applique à l’écriture anglaise moderne, et non à l’hébreu ou au grec anciens.
Moïse n’était probablement pas conscient de la manière dont il s’exprimait, car il était très préoccupé par cette situation. Le peuple qui sortait du désert avait obéi à Dieu, traversant des épreuves difficiles et étant témoin des miracles de Dieu ainsi que de Son jugement. Mais dans quelle mesure la génération future obéirait-elle, alors qu’elle n’avait pas vécu ces expériences ?
Q : Dans Dt 11, 6-7 et Nb 16, 1-35, en quoi Dathan, Abiram et leur famille ont-ils fauté ?
R : Ils ont commis des actes répréhensibles en déclenchant une rébellion contre Moïse et contre l’autorité de Dieu. Leur esprit n’était pas simplement paresseux ou apathique ; ils ont activement rejeté la voie de Dieu, et ils voulaient abandonner Moïse et retourner en Égypte. Même leur cœur n’était pas au bon endroit, non seulement parce qu’ils se considéraient avec présomption comme l’égal de Moïse, mais aussi parce qu’ils aspiraient à se rendre dans « un pays où coulent le lait et le miel », et ils ont déclaré que c’était l’Égypte dans Nombres 16, 13. Moïse a compris qu’il ne pouvait rien dire ni faire d’autre que de leur dire de se présenter devant le Seigneur, et c’est ce qu’il a fait.
Il arrive parfois, dans nos vies, que nous soyons confrontés à des difficultés face auxquelles nous ne voyons pas comment agir. Mais il y a toujours une chose que nous pouvons faire : les remettre entre les mains du Seigneur.
Q : Dans Deutéronome 11:6, la terre est-elle féminine puisque la terre a ouvert « sa » bouche ?
R : Non. La version King James a simplement traduit littéralement le genre du pronom hébreu. Aujourd’hui, nous désignons les navires océaniques par le pronom « elle » et les ouragans et typhons par des prénoms féminins ou masculins, mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils soient masculins ou féminins.
Q : Dans Dt 11, 10-12, que signifie « l’irriguer à pied » ?
R : L’Égypte était le grenier du monde méditerranéen grâce au grand fleuve Nil et à l’irrigation. Apparemment, cela fait référence à une pompe d’irrigation actionnée par une sorte de pédales. Ils n’auront pas besoin de faire cela dans la Terre Promise.
Q : Dans Dt 11, 18-22, quelle responsabilité avons-nous envers l’éducation de nos propres enfants et de ceux des autres ?
R : La parole de Dieu doit être apprise, partagée et mise en pratique. Ces versets donnent l’impression que Dieu s’adresse à la fois aux parents et aux enfants. Nous devons nous soucier de nos enfants et de leurs âmes autant que des nôtres. La vérité de Dieu doit leur être librement accessible, à leur niveau. La vérité de Dieu doit être enseignée par la parole et illustrée par notre vie.
Si un enfant n’a pas de parents chrétiens et ne fréquente pas l’église, notre défi consiste alors à trouver comment lui transmettre la vérité. Aux États-Unis, l’une des solutions consiste à organiser des « Backyard Bible Clubs » (clubs bibliques de quartier), où les enfants du voisinage se retrouvent cinq jours par semaine, pendant 90 minutes chaque jour, pour apprendre et s’amuser.
Q : Dans Deutéronome 11:24, à quelle époque Israël contrôlait-il un territoire aussi vaste, s’étendant même jusqu’à l’Euphrate ?
R : C’est à l’époque de David et de Salomon qu’Israël a exercé son contrôle sur le plus vaste territoire, allant même jusqu’à Damas. Cependant, les Israélites ne vivaient pas en Syrie jusqu’à l’Euphrate ; ces terres leur versaient plutôt un tribut. Mais cela s’accomplira pleinement au cours du Millénium.
Q : Dans Deutéronome 11:25, puisque personne ne s’opposerait aux Israélites en raison de la terreur que Dieu inspirerait à leurs ennemis, comment se fait-il que les ennemis d’Israël aient parfois vaincu les Israélites ?
R : Deutéronome 11:22 commence par un mot très important, « si », et l’ensemble du passage de Deutéronome 11:23-25 s’ouvre sur un autre mot important, « alors ». Il s’agit là d’un exemple parmi tant d’autres de promesse conditionnelle, et lorsque les conditions ne sont pas remplies, rien ne garantit qu’elle se réalisera.
En résumé, le premier passage s’inscrivait dans le contexte d’une promesse conditionnelle de Dieu. Lorsque les conditions n’étaient pas remplies, la promesse n’était pas contraignante.
Q : Dans Dt 11, 26-28, pourquoi Dieu leur a-t-il présenté une malédiction, alors qu’Il les aimait ?
R : Dieu utilise les malédictions de diverses manières. Les malédictions peuvent servir de rappels, pour attirer l’attention des gens, comme moyen de discipline, comme châtiment, et pour détruire. Puisque tout ce que Dieu dit s’accomplit, les malédictions constituent également le moyen par lequel Dieu exerce la discipline, le châtiment, le jugement et sa colère.
Q : Dans Dt 11, 26-32, puisque l’alliance pouvait être à la fois une bénédiction et une malédiction, quelles sont, aujourd’hui, certaines choses qui pourraient être soit une bénédiction, soit une malédiction ?
R : Parmi les éléments pouvant être utilisés pour le bien ou pour le mal, on peut citer les relations, l’argent, l’influence ou la renommée.
Les relations : si, au sein d’une relation (ou d’une église), vous et votre entourage vous rapprochez de Dieu grâce à votre influence, c’est une bonne chose. Mais si ce n’est pas le cas, et que vous vous en éloignez, il est peut-être temps de passer à autre chose.
L’argent : un chrétien (en Arkansas, si je me souviens bien) a remporté un gros gain à la loterie. Il en a immédiatement donné dix pour cent à l’église et a conservé le reste sans savoir ce qu’il allait en faire. Il a commencé à fréquenter davantage les bars, puis les clubs de strip-tease, et s’est fait voler à plusieurs reprises en se rendant à sa voiture ou en revenant des clubs. Sa vie était en piteux état, et à la fin, il a déclaré : « J’aurais préféré ne jamais avoir gagné à la loterie. »
Influence : Autrefois, les États-Unis étaient une « ville sur la colline » qui encourageait la démocratie et les droits de l’homme (en particulier sous Jimmy Carter). Cependant, depuis cette époque, les États-Unis ont financé des avortements dans le monde entier et ont fait pression sur des pays pour qu’ils autorisent l’avortement. L’argent de nos impôts, même celui des chrétiens, a été utilisé pour encourager et financer des pratiques qui mettraient Dieu en colère.
La célébrité : Beaucoup de gens semblaient être des personnes honnêtes au départ, mais dès qu’ils sont devenus célèbres, ils ont commencé à maltraiter les autres. Il aurait mieux valu pour eux qu’ils ne soient jamais devenus célèbres.
Un point commun à tous ces cas est que, lorsqu’une personne désirait par-dessus tout une relation, ou souhaitait posséder de l’argent, de l’influence ou la célébrité, ce sont ces choses-là qui finissaient par la posséder.
Q : Dans Dt 11, 26-32, où se trouve la « troisième montagne » représentant une position intermédiaire ?
R : Il n’y avait pas de juste milieu ; il n’y avait pas de troisième montagne où l’on pouvait se tenir à l’écart tout en recevant les bénédictions de Dieu sans en assumer les responsabilités. Soit vous respectiez l’alliance, soit vous ne la respectiez pas. Aujourd’hui, soit vous êtes disposé à confier votre vie à Jésus en tant que Seigneur et Sauveur, soit vous ne l’êtes pas.
Q : Dans Dt 12,1-13,18, quel est le plan de ce passage ?
R : Sur le plan thématique, ce passage traite d’un culte qui soit acceptable, unificateur, sacrificiel, joyeux, compatissant et cohérent. Sur le plan structurel, le passage comporte de nombreuses répétitions. Moïse ne leur dit pas grand-chose de nouveau ici ; il répète plutôt délibérément ces enseignements afin qu’ils s’en souviennent lorsqu’ils entreront dans la Terre Promise et seront tentés. Voici un plan sommaire.
Dt 12, 1-4 : contre les idoles
Dt 12, 5-14 : Culte et sacrifices ordonnés, au lieu qui convient
- Dt 12, 15-16 Vous pouvez manger la nourriture non sacrificielle où bon vous semble ; vous ne devez toutefois pas manger de sang.
Dt 12, 17-18 Mais les offrandes doivent être consommées à l’endroit désigné
Dt 12, 19 N’oubliez pas de subvenir aux besoins des Lévites
Dt 12, 20 Mangez de la viande où bon vous semble
Dt 12, 21 Si le lieu de culte est trop éloigné, vous pouvez alors abattre l’animal vous-même et le manger à l’intérieur de vos portes.
Dt 12, 22-25 Vous pouvez manger toute viande pure de votre choix qui ne soit pas une offrande ; mais pas de sang.
Dt 12, 26-28 Veillez à obéir ; ne consommez les sacrifices qu’au lieu prescrit [et non dans des lieux cananéens].
Dt 12, 28-13, 18 N’adorez que Dieu ; le culte cananéen est répugnant
Dt 13, 1-11 La communauté doit mettre à mort tout faux prophète, même s’il s’agit d’un proche parent
Dt 13, 12-18 La nation doit anéantir totalement toute ville qui s’est tournée en masse vers de faux dieux
En fin de compte, lorsque vous adorez, pour qui allez-vous principalement adorer ? Est-ce avant tout pour vous-même, pour servir d’exemple aux autres, ou pour Dieu ?
Q : Dans Dt 12,1-13,18, pourquoi ce message n’était-il pas un peu plus captivant ou passionnant ?
R : En général, la prédication n’a pas pour but premier d’être entendue ; elle vise avant tout à être suivie. Il y avait autrefois un jeune pasteur, tout juste sorti du séminaire, qui reçut sa première nomination : prêcher dans une petite église de campagne au bord d’une rivière. En découvrant la ville, il apprit que les entreprises forestières situées en amont abattaient des arbres, les faisaient flotter sur la rivière et les récupéraient à la scierie en aval. Afin de savoir à qui appartenait chaque grume, elles marquaient les extrémités des grumes du symbole de leur entreprise. Il arrivait souvent que des habitants de la ville prennent quelques grumes, en coupent les extrémités et les utilisent à leurs propres fins. L’un des premiers sermons que le pasteur prononça porta donc sur le commandement « Tu ne voleras point ». Après l’office, de nombreuses personnes le félicitèrent pour son sermon. Mais cette semaine-là, il remarqua qu’ils continuaient à voler le bois dans la rivière. La semaine suivante, il a donc prêché exactement le même sermon, à cette différence près que partout où il avait utilisé le mot « voler », il l’a remplacé par « sortir les grumes de la rivière et en couper les extrémités ». Il a enfin prêché d’une manière qui trouvait un écho auprès de l’assemblée. Je ne sais toutefois pas combien de temps il est resté leur pasteur après cela.
Q : Dans Deutéronome 12:1, la terre était un don que Dieu avait fait aux Israélites. Comment pouvons-nous nous rappeler que notre maison ou notre appartement, notre travail, nos moyens de transport, notre nourriture, notre famille et nos amis sont tous des dons qui nous sont faits (et non des droits) ?
R : Tout d’abord, remerciez Dieu chaque jour pour ces choses. Remerciez-Le également pour votre santé et pour les situations périlleuses que vous avez évitées ; même les moments difficiles qui ont été pour vous des expériences formatrices sont aussi des dons de Dieu. Ensuite, parlez aux autres de la bonté de Dieu à votre égard et à leur égard.
Q : Dans Dt 12, 3, pourquoi devaient-ils brûler les bosquets sacrés ?
R : Les arbres en eux-mêmes ne sont ni bons ni mauvais. Cependant, lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre d’un culte idolâtre, ils servent alors à des fins maléfiques pour ces peuples. Les Cananéens possédaient non seulement des arbres isolés, mais aussi des bosquets sacrés. Dieu ne voulait pas que les Israélites se mêlent à d’autres religions.
Q : Dans Dt 12, 5-14 et Lv 17, 3-4, quelle est la signification du fait que les futurs sacrifices ne devaient être offerts qu’en un seul lieu, qui serait d’abord Silo, puis Jérusalem ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons distinguer au moins trois raisons.
a) Les Cananéens offraient des sacrifices à des divinités païennes sous des arbres. Comment distinguer un sacrifice au vrai Dieu de ceux-là ? Pourquoi ne pas simplement accomplir les deux types de sacrifices au même endroit ? Non, car Dieu est saint et ne voulait pas que son peuple saint se mêle au culte des faux dieux.
b) Cela favoriserait la communion entre les Israélites. Ils verraient des personnes venues d’autres villes et d’autres tribus, ce qui renforcerait leur sentiment d’appartenance à un même peuple.
c) Le fait d’adorer ensemble contribuait à prévenir les divisions. On le constate lorsque le roi rebelle Jéroboam a emmené les tribus du nord. Il souhaitait délibérément créer une division ; c’est pourquoi il les a fait adorer dans un lieu distinct. Certains ont peut-être considéré cela comme l’adoration du vrai Dieu dans un lieu séparé, mais il s’agissait en réalité d’un culte idolâtre des veaux d’or.
Bien sûr, les Israélites pouvaient manger de la viande non sacrificielle où bon leur semblait, et ils disposaient de nombreux lieux de rassemblement locaux, appelés synagogues, pour étudier la Torah. Au sens figuré, nous pouvons encore aujourd’hui prier et adorer où bon nous semble.
Q : Dans Dt 12, 5-14, quel rapport y a-t-il entre le culte dans un « lieu saint » et notre situation aujourd’hui ?
R : On pourrait dire que nous adorons Dieu dans une « maison spirituelle », mais 1 Pierre 2, 5 dit que nous sommes nous-mêmes cette maison spirituelle. Que penseriez-vous de louer une mosquée ou un temple bouddhiste pour des offices chrétiens ? Et pourquoi ne pas apporter un petit revenu supplémentaire à l’église en la louant pour des offices hindous et musulmans ? Deutéronome 12, 5-14 révèle le cœur de Dieu et montre que son culte doit être distinct. Mais utiliser un bâtiment non religieux, tel qu’une maison ou un bâtiment public, ne poserait aucun problème.
De même, nous ne devrions pas organiser de culte commun avec des hindous, des musulmans, ni même des satanistes d’ailleurs.
Dans notre église, un jour, des musulmans sont venus nous demander s’ils pouvaient disposer d’une salle chaque semaine pour prier. Une solution consistait à accrocher une croix dans cette pièce. Les hadiths musulmans indiquent qu’il est acceptable de se rendre dans une église tant qu’il n’y a ni images ni croix.
Mais il est bon de prier ensemble dans l’unité avec d’autres croyants sincères, que ce soit dans leur lieu de culte, dans le nôtre ou dans un autre lieu. Même s’ils divergent de nous sur des questions secondaires et des détails mineurs, pourvu qu’ils s’en tiennent aux principes fondamentaux et essentiels.
Q : Dans Dt 12, 10 ; Es 11, 10 ; 28, 12 ; 32, 18 ; 66, 1, que signifie le fait que Dieu leur accorde le repos ?
R : D’une part, 1 Rois 8:56 indique qu’ils ont connu le repos lorsqu’ils se trouvaient dans la Terre Promise. Mais d’un autre côté, le peuple de Dieu ne connaîtra pas le repos complet avant le retour de Jésus. Le Psaume 95, 11 dit que ceux qui sont morts au cours des quarante années d’errance n’entreraient pas dans le repos de Dieu. De même, Hébreux 4, 3 et 5 indiquent que ceux qui s’éloignent ne entreront pas dans le repos de Dieu, et Hébreux 4, 11 invite à tout mettre en œuvre pour entrer dans ce repos. Hébreux 4, 8 précise que Josué ne leur avait pas donné le repos. Michée 2, 10 affirme que l’endroit où ils se trouvent n’est pas leur lieu de repos.
Q : Dans Deutéronome 12, 13-14, de quelles manières ceux qui, aujourd’hui, sont appelés par le Nom de Dieu pourraient-ils offrir des sacrifices à d’autres dieux ?
R : Cela peut se faire de manière subtile ; non pas en se détournant ouvertement de Dieu, mais en pratiquant « en parallèle » une autre religion. C’est le cas de tous les chrétiens qui s’adonnent à l’astrologie, au tarot ou à l’occultisme. Ceux qui tentent de combiner l’adoration du Dieu trinitaire unique avec l’hindouisme, l’islam ou toute autre croyance niant explicitement l’existence d’un Dieu unique ou le fait que Jésus soit Dieu agissent manifestement de la sorte. Des pratiques plus subtiles incluent la franc-maçonnerie, le yoga, la méditation transcendantale, certains courants de la psychologie, ainsi que toute allégeance religieuse qui ne se place pas sous l’autorité de Dieu. Mais nous pouvons également agir ainsi si, tout en faisant confiance à Dieu, nous plaçons en même temps notre confiance dans la chance, l’argent ou même l’éducation ; cela pourrait également s’apparenter à s’incliner devant un autre dieu.
Q : Deutéronome 12, 15 et 22 indiquent-ils que les Israélites pouvaient parfois manger aussi bien des animaux impurs que des animaux purs ?
R : Non. Il est plutôt dit que les personnes rituellement pures et impures pouvaient manger des animaux purs.
Q : Dans Dt 12, 15-19, pourquoi pouvaient-ils abattre un bœuf, un mouton ou une chèvre n’importe où, alors que Lv 17, 3-6 stipulait qu’ils devaient le faire au tabernacle ?
R : Lévitique 17, 3-6 concernait les quarante années qu’ils passèrent dans le désert. Mais ils s’apprêtaient désormais à adopter un mode de vie différent, sédentaire, dans la Terre promise, et la manne allait cesser. Il n’aurait pas été très pratique que tous les gens dispersés dans le pays doivent se rendre à Silo ou à Jérusalem chaque fois qu’ils mangeaient de la viande.
Q : Dans Dt 12,16, 23-25 et Gn 9,4 ; Lv 7,26-27 ; 17,10-14 ; 19,26, pourquoi l’interdiction de manger du sang revêtait-elle alors une telle importance, et est-il interdit de manger du sang aujourd’hui ?
R : Dieu accorde apparemment un caractère sacré particulier au sang. Ce n’est pas tant le fait que Caïn ait versé le sang d’Abel, mais plutôt, dans une perspective d’avenir, que le Christ allait verser Son sang pour nous sur la croix. Bien que l’interdiction de consommer du sang figure dans la loi de Moïse, cette interdiction est antérieure à la loi, remontant à Noé dans Genèse 9, 4. Lorsque les Actes 10, 11-16 ont déclaré tous les aliments « purs », cela ne s’appliquait pas au sang, puisque celui-ci n’était pas considéré comme un aliment. Si le sang avait été considéré comme un « aliment » désormais pur, les apôtres n’auraient pas continué à interdire de manger (ou de boire) du sang dans les Actes 15, 20, 28-29. De plus, l’Église apostolique primitive enseignait que les chrétiens devaient s’abstenir de consommer du sang. Bien sûr, des quantités infimes de sang sont acceptables, car il était permis aux Juifs de manger le gibier qu’ils chassaient et qu’ils saignaient [rapidement] sur le terrain, comme le précise Lévitique 17:13.
Q : Dans Deutéronome 13, 1-18, quelles sont les trois sources de tentation utilisées par les démons ?
R : Ils en utilisent au moins trois, et plusieurs peuvent être utilisées simultanément.
L’influence religieuse (un faux prophète) dans Deutéronome 13, 1-5.
Les influences familiales et sociales dans Deutéronome 13, 6-11.
L’influence de la communauté et du gouvernement dans Deutéronome 13, 12-18.
Q : Dans Dt 13, 1-16 et Dt 18, 10-12, devrions-nous aujourd’hui mettre à mort les enchanteurs, les nécromanciens et tous ceux que l’Ancien Testament ordonne de mettre à mort ?
R : Non. Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. L’enquête menée par les autorités : même à l’époque, on ne pouvait pas simplement se faire justice soi-même en tuant personnellement quelqu’un que l’on soupçonnait de ces actes. Deutéronome 13, 14 stipule que la ville devait d’abord mener une enquête approfondie (et vraisemblablement officielle).
2. Uniquement dans le cadre d’une théocratie : les Israélites vivaient sous un régime de « théocratie », où ceux qui habitaient le pays avaient conclu une alliance avec Dieu, et où la Torah constituait le code juridique. Lorsque des Juifs pieux, tels que Daniel, Jonas, Ézéchiel et Néhémie, vivaient et voyageaient en dehors d’Israël, là où ils n’étaient pas soumis à une théocratie, ils ne faisaient aucun effort pour nuire aux enchanteurs, aux idolâtres ou à d’autres personnes.
3. Aujourd’hui, nous ne vivons pas sous une « théocratie ». Bien que certaines personnes, comme les puritains, aient tenté d’instaurer une théocratie, le Nouveau Testament ne donne aucune indication selon laquelle nous devrions tenter de le faire. Ainsi, les chrétiens d’aujourd’hui ne devraient pas nuire aux hétérosexuels immoraux, aux homosexuels pratiquants, aux idolâtres, aux adeptes de sectes, etc. Si le meurtre, le vol et d’autres crimes doivent toujours être punis aujourd’hui, cela relève de la fonction du gouvernement ; il ne devrait pas y avoir de justiciers chrétiens. Cependant, même aujourd’hui, nous ne devrions pas commettre ces actes nous-mêmes.
Comme l’indique le « Tony Evans Bible Commentary » à la page 222 : « Ce qui distingue un véritable prophète, ce n’est pas sa magie, mais son message. » (italiques dans l’original)
Q : Dans Dt 13, 5, que signifie ce verset au sujet de la peine de mort ?
R : Tout argument contre la peine de mort qui s'appuie sur la Bible est réfuté par ce verset. L'argument le plus fort contre la peine de mort repose simplement sur le fait que, parfois, des personnes sont condamnées à tort en raison de faux témoignages ou de la négligence de la police. Mais il existe également un remède à cela. Si quelqu'un accuse sciemment et à tort une autre personne, il devrait alors subir la peine qu'il a sciemment infligée à cette personne innocente.
Voici les crimes passibles de la peine de mort dans l’Ancien Testament.
Genèse 9:6 ; Exode 21:12-14, 22, 23 | |
Enlèvement | Exode 21:16 ; Deutéronome 24:7 |
Frapper ou maudire ses parents | Exode 21:15 ; Lévitique 20:9 ; Proverbes 20:20 |
Pratiques magiques ou occultes | Exode 22:18 |
Les relations sexuelles avec des animaux | Exode 22:19 ; Lévitique 20:15, 16 |
Offrandes à de faux dieux | Exode 22:20 |
Violation du sabbat | Exode 35:2 ; Nombres 15:32-36 |
Les sacrifices humains | Lévitique 20:2 |
L'adultère | Lévitique 20:10 ; Deutéronome 22:22 |
L'inceste (relations sexuelles avec des membres de la famille autres que votre conjoint) | Lévitique 20:11, 12, 14 |
L'homosexualité | Lévitique 20:13 |
Blasphème | Lévitique 24:11-14, 16, 23 |
Fausse prophétie | Deutéronome 13:1-10 |
Rébellion impénitente | Deutéronome 17:12 ; 21:18-21 |
L'adultère | Deutéronome 22, 20-21 |
Viol d’une vierge fiancée | Deutéronome 22:23-27 |
Extrait de la Bible d'étude MacArthur, 1997, p. 270
Q : Que dit le verset Dt 13,5 au sujet des faux prophètes dans l’Église ?
R : Bien que Deutéronome 13:5 souligne la gravité du problème des faux prophètes et des faux enseignements, nous ne devons pas mettre à mort ceux qui enseignent faussement à l’époque du Nouveau Testament. Cependant, cela n’enlève rien à la gravité de leurs actes, et il est important qu’ils soient excommuniés de l’Église, comme le montrent , 2 Timothée 3:5 ; 2 Jean 9-11 et Apocalypse 2:20-23. De même, nous devons éviter ceux qui persistent dans le péché, conformément à 1 Corinthiens 5, 5-13 ; Matthieu 18, 17.
Dieu prend très au sérieux notre foi et notre pratique en matière d’adoration, comme le montrent Deutéronome 17:7,12 ; 19:19 ; 21:21 ; 22:21-22,24 ; 24:7.
Q : Dans Deutéronome 14, 1, pourquoi quelqu’un se raserait-il la tête puis se ferait-il des incisions pour les morts ?
R : Même si cela ne vous semble pas logique, cela l’était pour les anciens habitants d’Ougarit, sur la côte syrienne. Ils se rasaient la tête, comme l’indiquent Craigie, p. 229-230, et S.R. Driver, Deutéronome, p. 155 et suivantes. Ils s’infligeaient également des coupures en signe de deuil, comme le mentionne Coogan, p. 45-46. Voici le texte ougaritique : « Il se lacère les joues et le menton, il se lacère les avant-bras. Il labourent sa poitrine comme un jardin ; comme une vallée, il se lacère le dos. » Tablette 67 VI du « Manuel ougaritique », lignes 20 à 22, tirée de l’ouvrage d’Elmer B. Smick intitulé « Israel’s Struggle with the Religion of Canaan » (La lutte d’Israël contre la religion de Canaan), dans W. Robert Godfrey et Jesse L. Boyd III, *Through Christ’s Word: A Festschrift for Dr Philip E. Hughes*, p. 117.
Malheureusement, certains Israélites se lacéraient également pour les morts, selon Jérémie 41, 5.
À une époque plus récente, un petit nombre de musulmans chiites duodécimains, notamment en Iran, au Pakistan et en Inde, utilisent des fouets munis de pièces métalliques qu’ils lancent par-dessus leur épaule pour s’entailler le dos lors de la fête de l’Achoura, en signe de deuil pour Husain, qui fut tué par les sunnites pour avoir refusé de se soumettre au calife sunnite Yazid Ier. En Nouvelle-Guinée, certaines personnes s’amputent une articulation d’un doigt en signe de deuil. Dans les pays occidentaux, combien coûtent certains enterrements ? Cet argent aurait-il pu être utilisé pour venir en aide aux pauvres ou pour diffuser l’Évangile ?
Un petit nombre de moines catholiques romains ont pratiqué l’autoflagellation, mais c’était pour expier leurs péchés, et non en signe de deuil pour une personne décédée, et cette pratique n’était pas encouragée par leur Église.
Dans le Nouveau Testament, 1 Thessaloniciens 4, 13 dit que nous ne devons pas nous affliger comme le reste du monde qui n’a pas d’espérance.
Q : Dans Deutéronome 14:2, pourquoi Dieu a-t-il si souvent rappelé aux Israélites qu’ils étaient son peuple spécial et saint ?
R : Combien de fois Dieu le leur a-t-il rappelé dans l’Ancien Testament ? Plus de 250 fois, selon le « MacArthur Bible Commentary », p. 216-217. Au-delà de se contenter de rappeler aux gens « faites ceci » et « ne faites pas cela », Dieu leur rappelait également la raison pour laquelle ils devaient obéir : c’était en raison de ce qu’ils étaient. Aujourd’hui, lorsque vous êtes tenté de pécher, lisez les Écritures afin que Dieu vous rappelle « qui vous êtes » et « qui vous connaissez ».
Q : Dans Dt 14, 3-20, pourquoi ces animaux étaient-ils considérés comme impurs, et pas d’autres ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Ces animaux étaient classés en trois catégories : les animaux de la terre, ceux de l’eau et ceux de l’air.
On peut constater qu’il était « judicieux d’un point de vue hygiénique » de ne pas manger certains de ces animaux. La viande de porc insuffisamment cuite peut transmettre la trichinose, la viande de lapin insuffisamment cuite peut transmettre la tularémie, les créatures marines se nourrissant au fond de l’eau, telles que les crevettes et les crabes, peuvent être porteuses de parasites, et les oiseaux nécrophages peuvent être vecteurs de nombreuses maladies. Nous savons également que certains de ces animaux étaient utilisés dans des rituels païens. Les porcs étaient abattus lors de rituels religieux chez les Cananéens, les Syriens et les Hittites. Les corbeaux étaient considérés comme sacrés par certains Arabes. Cependant, les bovins et les ovins étaient utilisés dans de nombreux rituels païens, et il était tout de même permis d’en manger. Certains ont tenté de trouver une symbolique dans ces animaux, en affirmant par exemple que la rumination est analogue à l’étude des lois, que les porcs sont impurs, etc. Cependant, il faut se garder d’attribuer une symbolique à quelque chose que Dieu n’a pas mentionné. La seule réponse certaine est que Dieu ne nous l’a pas dit ; en réalité, Dieu n’avait pas besoin de nous le dire. Nous devons néanmoins obéir à Dieu, même lorsque nous en ignorons la raison.
Q : Dans Deutéronome 14:21, puisqu’il était interdit de manger un animal déjà mort, pourquoi était-il autorisé de le vendre à des étrangers ? Même les non-Israélites vivant en Israël ne pouvaient pas manger de sang, selon Lévitique 17:10, 12.
R : Les animaux morts de mort naturelle n’étaient pas saignés. Manger un animal mort sans qu’on lui ait fait couler le sang constituait une infraction moins grave que de manger du sang. Alors que Lévitique 17, 10 et 12 stipule qu’une personne qui mange du sang doit être mise à mort, Lévitique 17, 15 précise que celui qui mange un animal mort dont on n’a pas fait couler le sang doit se laver lui-même ainsi que ses vêtements, et qu’il sera impur jusqu’au soir. D’un point de vue hygiénique, si un animal mourait de lui-même, par exemple à la suite d’une maladie, les gens risquaient moins de contracter une maladie s’ils ne le mangeaient pas.
À première vue, ces versets peuvent sembler archaïques, mais ils contiennent un message qui reste d’actualité. Les chrétiens devraient souhaiter l’existence de lois interdisant à quiconque de commettre certains actes : le meurtre, le vol, le viol, etc. Cependant, bien que d’autres actes soient considérés comme des péchés, il est acceptable de laisser ceux qui souhaitent commettre ce péché le faire. Par exemple, bien que la consommation d’alcool ne soit pas un péché, contrairement à l’ivresse, il est acceptable pour un chrétien de travailler pour une chaîne de supermarchés qui vend de l’alcool.
Q : Dans Dt 14, 21, Ex 23, 19 et 34, 26, pourquoi ne pouvaient-ils pas faire cuire un chevreau dans le lait de sa mère ?
R : Il s’agissait là d’une image choquante : prendre le lait d’une mère, produit pour nourrir ses petits, et y faire bouillir son petit.
Il existe également des éléments indiquant qu’il s’agissait d’une pratique religieuse cananéenne/ougaritique/syrienne remontant au XVe siècle avant J.-C. Toutefois, le texte ougaritique qui étaye cette hypothèse reste conjectural. Par ailleurs, la viande accompagnée de crème peut se gâter plus rapidement.
Q : Dans Dt 14, 22-25, pouvaient-ils racheter les animaux premiers-nés avec de l’argent, ou ne le pouvaient-ils pas, comme le dit Nb 18, 17 ?
R : Cinq points à prendre en compte dans la réponse.
1. Nombres 18, 15 stipule que tout premier-né, quelle que soit son espèce, doit être mis à part ou racheté avec de l’argent.
2. « Racheter avec de l’argent » signifie que vous payez une somme d’argent et que vous conservez l’animal.
3. Nombres 18, 17 précise que le premier-né d’un bœuf, d’un mouton ou d’une chèvre ne peut pas être racheté avec de l’argent.
4. Le Deutéronome ne mentionne pas non plus qu’un bœuf, un mouton ou une chèvre puisse être racheté avec de l’argent.
5. Le Deutéronome 14, 24-25 précise que si la distance est trop grande, on peut « l’échanger contre de l’argent », ce qui signifie vendre l’animal contre de l’argent, se rendre à Jérusalem et utiliser cet argent pour acheter un animal équivalent.
Q : Dans Dt 14, 22-27, comment les Israélites du peuple pouvaient-ils manger leurs dîmes, alors que celles-ci étaient destinées à la subsistance des Lévites ?
R : Il existe deux dîmes. La première dîme, de dix pour cent, était destinée à la subsistance des Lévites et de leurs familles. La seconde dîme, appelée « dîme des fêtes », représentait environ trois pour cent d’une même source, ou dix pour cent des quatre-vingt-dix pour cent restants tous les trois ans, selon The Bible Knowledge Commentary : Old Testament, p. 289-290. Ces deux dîmes aboutissent globalement au même montant. Tant les fidèles que les Lévites pouvaient en manger. La troisième année, les veuves, les orphelins et même les étrangers (c’est-à-dire les non-Israélites) pouvaient également en manger, selon Deutéronome 14, 28-29.
Josèphe et certains rabbins ont considéré à tort qu’il s’agissait d’une « troisième dîme », mais il ne s’agit en réalité que d’une application de la deuxième dîme.
Q : Dans Dt 14, 26 et Ex 29, 40, les boissons alcoolisées fortes sont-elles autorisées, ou sont-elles réservées aux rois (Pr 31, 4-5), et uniquement à ceux qui sont à l’article de la mort, comme le dit Pr 31, 4-7 ?
R : Puisque l’alcool était autorisé à boire, à condition de ne pas s’enivrer, dans des circonstances normales, il serait d’autant plus approprié de l’utiliser comme sédatif pour les personnes à l’article de la mort. L’alcool était interdit aux prêtres lorsqu’ils entraient dans la tente de la rencontre (Lévitique 10, 8-10) et les rois devraient se conformer à une norme plus élevée, comme le suggère Proverbes 31, 4-5.
Q : Dans Deutéronome 15:1-3, pourquoi les gens s’endettaient-ils dans l’Antiquité ?
R : Bien que cela puisse s’expliquer par des dépenses excessives en alcool, en produits de luxe, etc., ce facteur jouait probablement un rôle moins important dans l’Antiquité qu’aujourd’hui. Peu de gens se livraient à des dépenses excessives, car ils voyaient souvent ce qui arrivait aux autres. Comme il n’existait à l’époque ni assurance maladie, ni assurance vie, ni aide sociale de l’État, ni soins médicaux, ni autres filets de sécurité financière, une maladie, un accident empêchant quelqu’un de travailler, ou le décès du chef de famille pouvaient plonger la famille dans l’endettement. Une mauvaise récolte, une guerre, voire des impôts excessifs imposés par des dirigeants oppressifs pouvaient également entraîner un endettement dont beaucoup ne parvenaient pas à se sortir. Étant donné que beaucoup étaient souvent incapables de rembourser leurs dettes, les taux d’intérêt pouvaient être élevés. Dans les tablettes de Nuzi, au nord de l’Irak, datant du XVe siècle avant J.-C., les taux d’intérêt atteignaient jusqu’à 50 %.
Q : Dans Dt 15, 1-3, puisqu’il fallait annuler tous les prêts accordés à des compatriotes israélites tous les sept ans, pourquoi ne pas annuler également les prêts accordés aux non-Israélites ?
R : Les prêts accordés à leurs frères israélites étaient annulés par compassion. Les Écritures n’expliquent pas pourquoi les prêts accordés aux non-Israélites n’étaient pas annulés, mais il n’est pas difficile d’en comprendre la raison.
Comme les Israélites devaient posséder la terre d’Israël, les étrangers qui s’y trouvaient et qui avaient des dettes étaient là pour des raisons commerciales ou en tant qu’ouvriers salariés. Les étrangers pouvaient toujours retourner auprès de leur propre peuple.
Q : Dans Deutéronome 15, comment l’Ancien Testament se compare-t-il aux autres lois antiques ?
R : Alors qu’un esclave était affranchi au bout de six ans selon le Deutéronome, il pouvait l’être au bout de trois ans selon le Code d’Hammurabi. Le Code babylonien de Lipit-Ishtar stipule qu’un esclave pouvait être affranchi après avoir servi pour un montant équivalent au double de sa dette, ou au double de son prix d’achat. Cela semble clairement donner l’avantage au propriétaire.
Q : Quel est le rapport entre Dt 15, 1-11 et Ex 23, 10-11 ?
R : La « septième année », ou année sabbatique, est la même dans les deux cas. C’était l’année où les champs devaient rester en jachère, où les dettes étaient annulées et où les esclaves étaient affranchis. Voir l’Encyclopédie des difficultés bibliques, p. 149-150, pour plus d’informations.
Q : Dans Deutéronome 15, 4, pourquoi ne devrait-il pas y avoir de pauvres parmi les Israélites, alors que Deutéronome 15, 11 dit que les pauvres seront toujours parmi eux ?
R : Dieu leur a imposé l’obligation de prendre soin de tous les pauvres parmi les Israélites. Cependant, Dieu savait que tout le monde ne remplirait pas ses obligations et qu’il y aurait toujours des pauvres parmi eux.
La Bible est à la fois un livre d’objectifs idéaux et de réalisme ; nous devons nous aussi avoir à la fois de grands idéaux et faire preuve de réalisme. Si quelqu’un a des objectifs mais est déconnecté de la réalité, son idéalisme n’est pas très utile. Voir la réalité sans avoir d’idéaux n’est pas très utile non plus.
Q : Dans Dt 15, 12-13, pourquoi la Bible semble-t-elle si machiste et utilise-t-elle toujours le pronom « il » ?
R : En hébreu, on n’utilisait jamais « il/elle » comme on le fait parfois en anglais. Tout comme en anglais, on utilisait parfois « il » pour désigner aussi bien « il » que « elle ». Un exemple, tant en hébreu qu’en anglais, est celui de Deutéronome 15, 13, qui dit « lui », alors que le contexte fait clairement référence à un homme ou à une femme dans Deutéronome 15, 12.
Q : Le Deutéronome 15, 12-18 contredit-il l’Exode 21, 26 ?
R : Non. Exode 21, 26-27 stipule que tout esclave avait le droit d’être affranchi si son maître lui crevait un œil ou lui cassait une dent. Deutéronome 15, 12-18 précise que les esclaves hébreux devaient être affranchis au cours de la septième année de leur servitude. La seule exception concernait les esclaves hébreux qui aimaient leur maître et avaient choisi volontairement d’être ses esclaves à vie.
Si, par la suite, le maître leur crevait accidentellement un œil ou leur arrachait une dent, l’esclave avait le droit d’être affranchi, mais il n’était pas contraint d’exercer ce droit.
Cette loi est intéressante en ce sens que, bien que la sanction infligée au maître semble légère, elle n’en restait pas moins efficace pour supprimer toute incitation à maltraiter les esclaves.
Q : Dans Dt 16,5, l’agneau pascal devait-il être immolé au sanctuaire, ou à la maison comme le dit Ex 12,7 ?
R : En Égypte, avant qu’il n’y ait de sanctuaire ou de temple, l’agneau pascal devait être immolé à la maison. Une fois le sanctuaire établi, l’agneau devait y être immolé. Plus tard, lorsqu’ils s’installèrent dans la Terre Promise, les Juifs célébrèrent la Pâque à Jérusalem.
Q : Dans Dt 16, 16-17, pourquoi les hommes devaient-ils se présenter, alors que les femmes et les enfants n’étaient pas mentionnés ?
R : Deutéronome 16, 16-17 précise que chaque homme devait se présenter, et non pas les mains vides. En d’autres termes, aucun homme, en tant que chef de famille, n’était dispensé d’apporter les dîmes et les offrandes requises.
Q : Dans Dt 16, 21, pourquoi les Juifs ne pouvaient-ils pas planter d’arbre à des fins religieuses ?
R : Pour trois bonnes raisons.
1. Le Deutéronome 16:21 dit simplement de ne pas le faire, et ils étaient censés obéir à ce que Dieu avait dit.
2. Les arbres n’ont jamais fait partie des sacrifices offerts au Vrai Dieu.
3. Deutéronome 12:3 montre que les bosquets sacrés faisaient partie du culte d’autres dieux. Les arbres occupaient une place prépondérante dans le culte de Baal et de certains dieux grecs.
La troisième raison est particulièrement importante. Si une activité fait partie d’une religion païenne et qu’elle risque
a) vous incite à adorer les dieux païens
b) inciterait d’autres personnes à adorer les dieux païens, ou
c) donner l’impression que vous adorez des dieux païens,
alors ne la pratiquez pas.
Q : Dans Dt 17, 6, Dt 19, 15 et Nb 35, 30, est-il répréhensible de condamner quelqu’un pour meurtre à moins que deux témoins humains ou plus ne soient présents ?
R : L’exigence de deux témoins s’appliquait aussi bien à l’adultère et au vol qu’au meurtre, et il est rare que deux témoins oculaires assistent à un adultère ou à un vol. Deux points méritent d’être abordés concernant l’utilisation du terme hébreu désignant un témoin.
1. Lévitique 5:1 montre qu’un témoin n’est pas seulement un témoin oculaire du crime. Un témoin est également toute personne qui détient des éléments de preuve permettant d’établir l’innocence ou la culpabilité d’une personne.
2. Le mot « témoin » peut également désigner une preuve, en plus d’une personne. Par exemple, dans Exode 22:13, les parties d’un animal mort peuvent elles aussi servir de témoin. Voir l’Encyclopédie des difficultés bibliques, p. 143, pour plus d’informations.
Q : Dans Deutéronome 18:10, que signifie « ne pas offrir son fils ou sa fille en sacrifice par le feu » ?
R : Il s’agissait d’une coutume des Cananéens qui consistaient à sacrifier leurs premiers-nés en les brûlant vifs, comme l’explique Deutéronome 12:31.
Q : Dans Deutéronome 18:10, pourquoi ne pas laisser vivre les enchanteurs et les nécromanciens ?
R : Pour certains, cela semble être une punition sévère pour des personnes qui ne causent aucun préjudice physique à autrui. Cependant, elles causent un préjudice spirituel à autrui en les conduisant en enfer. Ainsi, sous le régime théocratique de l’Ancien Testament, la punition était la même que pour les idolâtres.
Q : Dans Dt 18, 10, l’interdiction de tout contact avec le surnaturel contredit-elle l’existence des prophètes dans la Bible, comme l’a affirmé un athée ?
R : Non. C’est ridicule pour deux raisons.
1. Même s’il y avait eu une interdiction de « tout » contact avec le surnaturel, aucun étudiant sérieux de la Parole de Dieu n’aurait certainement compris que Dieu interdisait toute prière adressée à Lui.
2. Il n’y a jamais eu d’interdiction de tout contact avec le surnaturel, comme semble l’imaginer l’athée. L’interdiction vise plutôt la divination et la sorcellerie. Les gens ne doivent pas tenter d’entrer en contact avec les esprits des défunts, les démons ou les anges. Si des anges sont apparus par la suite à des personnes pieuses, comme Daniel, c’est l’ange qui a pris l’initiative du contact, et non l’être humain.
Q : Dans Dt 18, 17-19 ; Dt 33, 1-2 et Dt 34, 10-11, s’agit-il d’une prophétie concernant Mahomet, comme l’affirment certains musulmans ?
R : Non. Le Deutéronome 18, 15-18 dit que Dieu suscitera un prophète, qu’ils écouteront, comme Moïse issu de leur milieu, parmi leurs frères. Jésus était-il un prophète ? De nombreux Juifs ont-ils écouté Jésus ? Jésus était-il parmi les Juifs ? Jésus était-il juif ? Les musulmans ne devraient avoir aucune difficulté à reconnaître que ce verset correspond davantage à Jésus qu’à Mahomet. Voici quelques points supplémentaires.
a. Deutéronome 33, 1-2 mentionne « le Seigneur », or les musulmans n’appellent pas Mahomet leur Seigneur. (Les musulmans alaouites et d’autres groupes ghulat considèrent Mahomet comme Dieu, mais il s’agit là d’exceptions.)
b. Deutéronome 34:10 dit : « Depuis lors, aucun prophète n’est plus apparu en Israël comme Moïse. » Cette épitaphe a été rédigée, probablement par Josué, bien avant la venue de Jésus.
c. Deutéronome 34:10 mentionne « face à face », et Mahomet n’a jamais affirmé avoir reçu ses paroles directement d’Allah, mais par l’intermédiaire d’anges (Sourate 2:97). Jésus communiquait directement avec Dieu le Père, selon Jean 1:18 et d’autres passages.
d. Le verset suivant, 34:11, indique qu’aucun autre prophète n’a accompli ces miracles impressionnants comme l’a fait Moïse. Dans le Coran, Mahomet n’a généralement pas accompli de miracles, à l’exception de sa visite présumée à la mosquée de Jérusalem (dont on peut prouver qu’elle n’existait pas à cette époque) et de la division de la lune en deux (que personne d’autre n’a vue).
e. Dans le Coran lui-même, la sourate 29:27 indique que la prophétie s’est transmise par Isaac et Jacob. Dans la traduction du Coran par Yusuf Ali, on peut lire : « Et Nous avons donné (à Abraham) Isaac et Jacob, et Nous avons établi parmi sa descendance la prophétie et la révélation,… » Bien que les parenthèses autour du nom d’Abraham figurent dans la traduction de Yusuf Ali, le mot « Abraham » n’apparaît pas dans le texte arabe, et Yusuf Ali a jugé nécessaire d’ajouter « Abraham » à ce que les musulmans considèrent comme la parole de Dieu.
f. Enfin, l’apôtre Pierre, disciple de Jésus, a déclaré que cette prophétie s’était accomplie en Jésus dans les Actes 3, 22-26. L’apôtre Pierre était particulièrement bien placé pour le savoir.
1. Soit Jésus a commis une grave erreur en permettant à un imposteur comme Pierre d’égarer pendant près de 2 000 ans des personnes qui s’efforçaient de suivre Dieu, et Dieu n’a pas levé le petit doigt pour révéler la vérité aux gens.
2. Soit Jésus savait ce qu’Il faisait lorsqu’Il a choisi Pierre, et Dieu n’a pas corrigé quelque chose qui n’avait pas besoin d’être corrigé.
3. Ou bien, Pierre n’a pas tenu ces propos, et le Livre des Actes a été altéré avant la première mention extra-biblique dont nous disposons à ce sujet et qui fait référence au Christ, datant d’environ 138 apr. J.-C.
Voici les plus anciens manuscrits grecs dont nous disposons, ainsi que leurs dates, concernant Actes 3, 22-26.
Vaticanus [B] 325-350 apr. J.-C.
Sinaiticus [Si] 340-350 apr. J.-C.
Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle
Alexandrinus [A] vers 450 apr. J.-C.
Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle
Ephraemi Rescriptus [C] Ve siècle
Bezae Cantabrigiensis [D] Ve et VIe siècles
Voici les traductions de ces versets dont nous disposons dans d’autres langues :
Arménien [Arm] Ve siècle
Géorgien [Geo] Ve siècle
Vulgate latine [Vg] IVe-Ve siècle
Éthiopien [Eth] VIe siècle
Peshitta syrienne [SyrP] IVe au VIIe siècle
Les auteurs de l’Église primitive ont mentionné ce verset en le rapportant à Jésus. Parmi eux figuraient notamment :
Justin le Martyr est né vers 114 apr. J.-C., bien que certains pensent qu’il s’agit de 110 apr. J.-C. Sa Première Apologie a été rédigée entre 138 apr. J.-C. et sa mort en 165 apr. J.-C. De toute évidence, il avait dû lire cette prophétie se référant au Christ avant de la consigner par écrit.
Irénée a écrit entre 182 et 188 apr. J.-C.
Tertullien, de 198 à 220 apr. J.-C.
Origène, de 225 à 254 apr. J.-C.
Archélaüs (262-278 apr. J.-C.) aborde également Deutéronome 18, 15, montrant en quoi ce passage fait référence à Jésus-Christ, dans *Dispute avec Manès*, chap. 43, p. 219
Chrysostome (mort en 407 apr. J.-C.)
Un musulman devrait affirmer non seulement que Justin avait tort, mais aussi que tous les manuscrits du Nouveau Testament ont rapporté de manière erronée les paroles de Pierre.
De plus, des traductions vers d’autres langues ont été réalisées très tôt ; les dates ci-dessus ne correspondent pas à celles des premières traductions, mais uniquement à celles des manuscrits les plus anciens qui nous sont parvenus aujourd’hui. Ceux-ci sont précieux car ils constituent une chaîne de transmission indépendante, que l’on peut utiliser pour recouper les informations contenues dans les manuscrits grecs. La chaîne de transmission de ces manuscrits, de l’Afrique à l’Asie, s’accorde à dire que Pierre a déclaré que cela faisait référence à Jésus.
Q : Dans Dt 18, 20-22, comment peut-on savoir si un prophète est un faux prophète ?
R : La Bible donne deux raisons et énonce deux critères.
1. S’il prône l’adoration d’autres dieux, ou s’il prophétise ou enseigne des choses concernant Dieu que Dieu n’a pas ordonnées. Deutéronome 18, 20-21 ; 1 Jean 4, 1-3 ; Jérémie 6, 13
1er critère : si un prophète exprime son opinion sur ce que veut le vrai Dieu, sans prophétiser, ses opinions peuvent être erronées, tout comme celles de n’importe qui d’autre. À titre d’exemple, voir les paroles de Nathan à David dans 1 Chroniques 17, 2-4.
2. Si le prophète fait une prédiction qui s’avère fausse. Deutéronome 18, 21-22.
2e condition : lorsqu’un prophète fait une prophétie conditionnelle et que les conditions ne sont pas remplies. Les prophéties de jugement et de destruction sont toujours subordonnées au fait que la personne ou la nation ne se repente pas. À titre d’exemple, voir Jonas 3, 1-10.
Q : Dans Deutéronome 19, 1-6, comment faut-il réagir lorsqu’une personne cause du tort à une autre sans le vouloir ?
R : D’une part, cela ne doit pas être assimilé à un acte intentionnel, car il n’y avait ni malveillance ni intention de nuire. D’autre part, la personne n’est peut-être pas innocente, car elle n’a peut-être pas fait preuve d’une prudence suffisante. Qu’en est-il de cet adolescent au volant qui tue accidentellement une personne traversant la rue alors qu’il participait à une course de rue ? Ou des personnes qui savent qu’elles sont ivres, mais qui pensent pouvoir « compenser » et conduisent quand même ? Dans un pays européen, autrefois, si vous étiez pris en flagrant délit de conduite en état d’ivresse, vous perdiez votre permis — pour toujours.
Un jour, j’ai demandé à un groupe d’adolescents à l’école du dimanche : si un petit enfant renversait accidentellement une lampe et la cassait, faudrait-il lui donner une fessée ou non ? Environ la moitié a répondu oui et l’autre moitié non. La bonne réponse serait peut-être : « Il nous faut plus de détails. » Si l’enfant avait été trop imprudent, s’il avait chahuté ou s’il avait couru dans la maison avec ses frères et sœurs, alors oui. Mais s’il avait trébuché par accident ou s’il avait été bousculé, alors non.
Il est intéressant de noter qu’en hébreu, le mot désignant le « parent rédempteur » dans le cadre du mariage est « go’el » dans le Livre de Ruth. Le mot hébreu pour « vengeur du sang » est « go’el haddam », ou, en quelque sorte, un parent rédempteur de la justice pour la victime assassinée.
Q : Dans Dt 19,14 ; 27,17 ; Job 24,2 ; Proverbes 22,28 ; 23,10, Ésaïe 5,8 et Osée 5,10, comment les gens peuvent-ils « déplacer les bornes » aujourd’hui ?
R : Il y a quelques décennies, au Texas, certaines personnes établissaient des actes notariés frauduleux, s’attribuant ainsi le titre de propriété et la possession de terres. L’utilisation abusive de la loi, notamment par le biais de documents frauduleux, de faux témoignages et de pots-de-vin, peut donner l’apparence de la « légalité » lorsqu’une personne s’approprie ce qui appartient à autrui.
Soit dit en passant, à une époque plus tardive, dans le droit romain, la peine encourue pour avoir déplacé une borne était la mort, selon le Commentaire de Keil-Delitzsch sur l’Ancien Testament, vol. 1, partie 3, p. 399.
Q : Dans Dt 19,16, pourquoi un seul témoin pouvait-il accuser quelqu’un, alors que Nb 35,30 ; Dt 17,6 ; Dt 19,15 et d’autres passages stipulent que tout devait être établi par deux ou trois témoins ?
R : Idéalement, tout devrait être établi par deux ou trois témoins, sachant qu’un témoin peut constituer une preuve, et non pas simplement une personne. Cependant, Deutéronome 19, 16 montre qu’il existe des cas où une seule personne peut accuser quelqu’un. En d’autres termes, la personne ne doit pas être acquittée au seul motif qu’il n’y a qu’un seul témoin, mais il ne faut pas non plus toujours accorder crédit à ce témoin unique, qui pourrait mentir. Il convient plutôt de mener une enquête minutieuse afin de trouver d’autres preuves ou d’autres témoins.
Q : Dans Dt 19, 19, n’est-il pas sévère de punir un faux témoin de la même peine que celle qui aurait été infligée à la personne faussement accusée ?
R : Pas du tout. Une personne peut assassiner par ses paroles aussi facilement qu’avec ses mains. Qu’ils aient utilisé leurs mains ou recouru à la tromperie malveillante et au système judiciaire, la personne faussement accusée aurait tout de même trouvé la mort. Au moins, dans le cas d’un meurtre commis de leurs propres mains, la réputation de la victime reste intacte. Tuer par les mots détruit la réputation de la personne tout en lui ôtant la vie.
À titre de référence, le Code babylonien d’Hammurabi stipule également que quiconque accuse faussement autrui de meurtre doit être mis à mort. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 3, p. 126, pour plus d’informations.
Q : Dans Dt 19, 21, Lv 24, 20 et Ex 21, 22-24, pourquoi la Bible dit-elle « œil pour œil » ?
R : Ces trois références de l’Ancien Testament font partie du droit pénal. L’indemnisation versée et la peine infligée devaient correspondre au crime : ni plus, ni moins. Dans le verset du Nouveau Testament, Jésus invite les croyants à pratiquer le pardon et la miséricorde plutôt que la loi du talion. Voici les quatre passages concernés.
Exode 21, 22-24 mentionne des jugements juridiques, y compris devant un tribunal, lorsqu’un homme frappe une femme au point de provoquer un accouchement prématuré.
Lévitique 24, 20 évoque le jugement en cas de blessure ou de meurtre d’autrui. Cependant, les villes de refuge étaient prévues pour les homicides involontaires, et vraisemblablement pour les blessures involontaires.
Deutéronome 19:21 parle d’un faux témoin, à qui il fallait faire subir ce que ses mensonges auraient fait subir à quelqu’un d’autre.
Jésus a dit dans Matthieu 5, 38 que, bien que vous ayez entendu dire : « Œil pour œil, dent pour dent », vous ne deviez pas résister au méchant, mais tendre l’autre joue.
Tertullien, dans le livre 2, chapitre 18, de ses Cinq livres contre Marcion (207/208 apr. J.-C.), fut le premier, à notre connaissance, à répondre à cette question, et il rappela à ses lecteurs que le but de cette loi était de restreindre la violence. L’ouvrage Ce que vous croyez n’est peut-être pas vrai : 220 interprétations erronées de textes bibliques expliquées, p. 62-63, indique que cela limite la vengeance. Dans une société dépourvue de police, la vengeance ne devrait pas être plus sévère que l’acte initial. La sanction d’un crime commis à l’encontre d’une personne pauvre devrait être la même que celle infligée pour un crime commis à l’encontre d’une personne riche.
De plus, le peuple devait apprendre ce qu’était la justice avant de pouvoir comprendre ce qu’étaient la miséricorde et le pardon.
Q : Dans Dt 19, 21, pourquoi la Bible semble-t-elle manquer d’amour en enseignant la loi du « œil pour œil » ?
R : Bien que cela fasse référence à la justice, et non à l’amour, il faut comprendre la justice avant de pouvoir apprécier la miséricorde. Si vous ne prenez pas conscience que les mauvaises actions entraînent des sanctions sévères, il est impossible d’accorder de la valeur au pardon accordé pour ces actes. Reportez-vous à la question précédente pour comprendre pourquoi ce commandement a été donné.
Imaginez un instant que l’on n’ait jamais parlé aux gens de la loi du « œil pour œil » et que les trois passages de l’Ancien Testament où elle est mentionnée n’existaient pas.
Dans Exode 21, 22-24, tuer des bébés ou pratiquer des avortements ne serait alors pas considéré comme grave.
Dans Lévitique 24, 20, blesser intentionnellement un adulte ne constituerait qu’un problème mineur.
Dans Deutéronome 19, 21, un témoin qui mentirait pour tenter de faire punir injustement quelqu’un resterait impuni.
Une société qui allie justice et amour est en réalité une société plus aimante que celle qui tente (en vain) de pratiquer l’amour sans notion de justice. Malheureusement, c’est cette dernière que certaines personnes imaginent comme étant la société idéale.
Q : Dans Dt 20, 1-15, pourquoi Dieu a-t-il autorisé la guerre d’agression ?
R : Ce passage ne fait pas de distinction entre les Cananéens et les non-Cananéens. Les Israélites devaient se battre pour mettre fin à l’oppression exercée par les Madianites, les Ammonites, les Syriens et d’autres peuples.
Cela démontre que Dieu n’était pas pacifiste dans l’Ancien Testament, et de même, qu’Il n’est pas opposé à toute forme de mise à mort, comme les exécutions pour des raisons valables, dans le Nouveau Testament, en Romains 13, 4.
Q : Dans Deutéronome 20, 16-18, les Israélites devaient-ils tuer tous les ennemis, ou devaient-ils en épargner certains, comme le dit Deutéronome 20, 11-14 ?
R : Entre les versets 11 à 14 et les versets 16 à 18 se trouve le verset 15. Le verset 15 précise que les versets précédents concernaient les villes situées loin de l’endroit où ils vivaient. Le verset 16 indique que ce qui suit s’applique aux villes cananéennes de la Terre Promise.
Q : Dans Dt 20, 17, puisque Dieu savait que les Hivites/Hittites (= les Gabaonites) de Palestine deviendraient Ses fidèles serviteurs du temple, pourquoi Dieu a-t-Il ordonné ici de les anéantir ?
R : Il s’agit là d’un cas intéressant où la volonté révélée de Dieu différait de Sa volonté souhaitée, mais où le commandement révélé de Dieu a contribué à la réalisation de Sa volonté souhaitée.
1. Ni les Hivites/Hittites, ni les Israélites ne se sont vu dire : « Ne vous inquiétez pas, les Hivites/Hittites seront épargnés ». Les Gabaonites partageaient les mêmes craintes que les autres Cananéens, mais ils ont agi sous l’emprise de leur angoisse pour rechercher la paix avec les Israélites.
2. Ensuite, la providence de Dieu, qui s’est manifestée par une erreur de la part des chefs israélites, a conduit ces derniers à épargner les Gabaonites.
3. Les Gabaonites ont eu recours à la tromperie et au mensonge, mais Dieu n’est pas tenu d’utiliser uniquement de bons moyens pour accomplir Sa volonté.
4. Plus tard dans l’histoire, les Gabaonites devinrent de fidèles serviteurs du Temple.
Un deuxième cas, très similaire, devrait nous être familier aujourd’hui. Dieu souhaite que tous soient sauvés. Dieu sait qui sont les élus. Pourtant, Dieu avertit (en toute sincérité) chacun qu’il ira en enfer s’il rejette Jésus. D’un côté, les élus n’ont rien à craindre, car ils deviendront les enfants de Dieu. D’un autre côté, Dieu n’a pas révélé qui étaient les élus.
Une réflexion à méditer, concernant l’élection et le libre arbitre, est que rien n’empêchait tous les autres Cananéens de faire ce qu’ont fait les Gabaonites. Pourtant, rien n’indique qu’aucun autre Cananéen ait tenté de le faire, ni même ait souhaité l’essayer.
Pour plus d’informations, consultez l’analyse de Genèse 20, 3-6 ; Deutéronome 20, 17 ; Jérémie 15, 6 ; Jonas 3-4 ; Jonas 3, 10 et Jonas 4, 1-2.
Q : Dans Dt 20, 19-20, pourquoi n’avaient-ils pas le droit d’abattre les arbres lorsqu’ils assiégeaient une ville ?
R : Si les Israélites l’emportaient, abattre les arbres fruitiers appauvrirait le pays. S’ils perdaient, abattre les arbres fruitiers affecterait non seulement les adultes de leur génération, mais aussi leurs enfants et leurs descendants. Les oliviers sont des arbres fruitiers, et ils peuvent vivre jusqu’à mille ans. Dieu acceptait qu’ils combattent, mais n’acceptait pas qu’ils détruisent le pays. De plus, les arbres jouent un rôle écologique crucial dans la stabilisation du sol et la prévention de l’érosion. À l’inverse, les Égyptiens et les Assyriens pratiquaient la tactique de la terre brûlée. Une fresque égyptienne montre des soldats escaladant les remparts d’une ville tandis que d’autres abattent les arbres. Un récit égyptien relatant une invasion de la Syrie indique : « J’ai supprimé les sources mêmes de la vie, car j’ai détruit leurs récoltes et abattu tous leurs bosquets ainsi que tous leurs arbres agréables. Je l’ai détruite. » Ils disaient également que c’était devenu une terre « sur laquelle il n’y a pas d’arbres ». Voir J.B. Pritchard, *Ancient Near Eastern Texts*, p. 240, 276-279, 288, 299-300.
Q : Dans Dt 21, 1-9, comment traitaient-ils les cas d’incertitude insolubles dans les procès, et comment devrions-nous procéder ?
R : Nous pouvons retenir plusieurs points ici. Ils s’efforçaient de retrouver le meurtrier. Ils reconnaissaient que l’acte restait répréhensible.
Le fait d’offrir un sacrifice soulignait que cela restait une faute et un péché, même s’ils n’étaient pas en mesure d’appréhender l’auteur du crime. Cela renvoie à un concept juridique absent du droit occidental actuel : le péché communautaire. Du fait que le meurtre avait eu lieu, le village le plus proche était coupable de ce meurtre, car il n’avait pas réussi à traduire le meurtrier en justice, et celui-ci vivait très probablement dans ce village. Le village offrait donc un sacrifice pour expier sa culpabilité ; les anciens se lavaient les mains pour signifier qu’ils n’étaient au courant ni du crime ni de l’identité du meurtrier, ce qui effaçait leur culpabilité. Les Lévites et les prêtres n’offraient pas le sacrifice, mais les prêtres étaient présents pour s’assurer que tout se déroulait conformément aux règles. Bien entendu, si le meurtrier était arrêté par la suite, le jugement resterait inchangé.
Dans les lois hittites, la responsabilité d’un meurtre non élucidé incombait d’abord au propriétaire du champ, et s’il n’y avait pas de propriétaire, alors au village le plus proche, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 3, p. 130-131.
Aujourd’hui, il faut comprendre que si le tribunal prononce l’« acquittement » d’une personne, cela ne signifie pas qu’elle est innocente ou non coupable, mais plutôt que le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour établir sa culpabilité au-delà de tout doute raisonnable. Une solution peu satisfaisante consiste à « faire un compromis », comme David l’a fait avec Mephibosheth et Ziba dans 2 Samuel 19, 24-30.
Q : Dans Deutéronome 21, 1-9, comment devons-nous gérer l’incertitude quant aux personnes avec lesquelles travailler et à celles en qui avoir confiance dans le cadre de décisions professionnelles ou autres ?
R : Comme le disait le président Ronald Reagan : « Faites confiance, mais vérifiez. » Si quelqu’un se montre malhonnête dans des petites affaires, qui ne lui rapportent que peu, qu’est-ce qui l’empêcherait d’être malhonnête dans des affaires importantes, qui lui seraient très profitables ? Lors des vérifications d’antécédents professionnels dans le secteur financier, pourquoi tient-on à connaître votre cote de crédit ou à savoir si vous avez des dettes de jeu ? Il y a une bonne raison à cela.
Si je devais mener un entretien avec un candidat pour un poste exigeant une grande confiance, je lui demanderais s’il était capable de voler un million de dollars à l’entreprise, en sachant qu’il s’en tirerait sans conséquence : le ferait-il ? Sa réponse ne serait pas très intéressante, car bien sûr, presque tous les candidats répondraient « non ». Mais ensuite, je lui demanderais pourquoi. Sa réponse ne serait peut-être pas la même que la mienne, mais il vaudrait mieux qu’il ait une réponse, et rapidement.
Q : Dans Deutéronome 21, 1-9, comment devrions-nous gérer l’incertitude dans nos décisions en général ?
R : Voici cinq suggestions.
Tout d’abord, avec humilité ; tout comporte des incertitudes que personne, à part Dieu, ne peut connaître. Ayez toujours conscience que vous pourriez vous tromper.
Deuxièmement, priez. Souvent, Dieu ne vous empêchera pas de commettre des erreurs, mais Il peut vous aider à vous en remettre.
Troisièmement, prévoyez des solutions de repli, ou un plan de secours.
Quatrièmement, comprenez les faiblesses humaines courantes dans la prise de décision. Nous avons souvent tendance, de manière illogique, à privilégier un résultat escompté que nous souhaitons voir se réaliser, ou la solution que nous avons entendue en premier, ou encore celle que d’autres personnes pensent être la bonne.
Cinquièmement, recherchez la confiance, pas la certitude. Un trader boursier prospère a commencé à investir également pour ses parents. Il a placé l’argent de ses parents dans les mêmes actions que les siennes, mais au fil du temps, il a remarqué que celles-ci généraient un rendement inférieur. Il en a cherché la raison et a découvert ceci : lorsqu’il pensait qu’une action allait monter, il y investissait d’abord lui-même. Et lorsqu’il était certain que le risque était limité, il investissait alors l’argent de ses parents. Mais comme il se montrait extrêmement prudent avec l’argent de ses parents, ceux-ci ne gagnaient pas grand-chose. Si vous attendez d’être certain avant de prendre une décision, la majeure partie des avantages liés à cette opportunité risque déjà de s’être envolée. Vous ne devez pas trop analyser la situation ni attendre d’avoir une certitude, mais vous pouvez l’analyser suffisamment pour avoir confiance, tout en restant conscient que vous pourriez vous tromper.
Q : Dans Deutéronome 21, 10-14, pourquoi existaient-elles ces lois concernant les captives ?
R : Un soldat pouvait prendre une captive pour épouse, dans le respect de sa dignité, ou ne pas en prendre du tout. Cette loi témoigne d’une vision plus élevée de la femme, en contraste frappant avec les coutumes habituelles de la plupart des peuples, anciens et modernes.
La seule grande exception fut la flotte comptant jusqu’à 400 navires du pirate chinois Zheng Yi Sao (1801-1844). Celle-ci comptait entre 40 000 et 80 000 marins. La dynastie chinoise des Qing combattit les pirates mais battit en retraite après avoir perdu la moitié de ses navires. Les Chinois et les Portugais, réunis, ne parvinrent pas à vaincre les pirates. Finalement, le gouvernement proposa aux pirates des terres et l’amnistie s’ils renonçaient à la piraterie. Ils acceptèrent, et les deux parties tinrent parole. Yi Sao décréta que tout violeur serait décapité. Un pirate devait épouser une femme avant de pouvoir avoir des relations sexuelles avec elle. Tromper sa nouvelle épouse entraînait également la décapitation. Soit dit en passant, Zheng Yi Sao était une femme.
Dans l’Antiquité, lorsqu’une ville était sur le point d’être prise, les femmes pouvaient revêtir leurs plus beaux atours afin d’obtenir un statut plus élevé en tant qu’épouse ou concubine plutôt que simple esclave. Notez qu’ils pouvaient réduire une femme capturée à l’esclavage, mais qu’ils ne pouvaient pas avoir de relations sexuelles avec elle sans en faire leur épouse, et qu’ils ne pouvaient pas d’abord en faire leur épouse puis l’asservir.
Attendre un mois et retirer ses beaux vêtements donnait à une femme le temps de faire le deuil de sa famille, qui avait soit été tuée, soit qu’elle ne reverrait probablement jamais. Ce délai d’un mois permettait de s’assurer que l’homme l’appréciait réellement sans ses vêtements d’apparat, et permettait également de déterminer si elle était enceinte ou non. Or, si l’homme n’appréciait pas la femme, peut-être parce que celle-ci ne l’appréciait pas non plus, il devait alors la libérer. Pour être tout à fait clair, le Deutéronome 21:14 stipule que l’homme ne pouvait ni la vendre ni la traiter avec brutalité.
À l’opposé, à une époque plus tardive, les Vikings, lorsqu’ils se réunissaient, pouvaient troquer ou échanger des captives.
Contrairement à la loi de Dieu dans la Torah, en islam, les non-musulmans pensent à tort que les hommes musulmans ne pouvaient avoir de relations qu’avec quatre épouses au maximum (à l’exception de Mahomet, qui bénéficiait d’une dérogation). Or, selon le Coran, les hommes musulmans pouvaient avoir jusqu’à quatre épouses, plus les « femmes que leur main droite possède ». Il s’agissait de captives et d’esclaves, et un musulman pieux pouvait avoir des relations avec autant d’entre elles qu’il le souhaitait. Ils devaient toutefois attendre un cycle menstruel avant de les épouser, afin de savoir si un fils né d’une captive était le leur ou non.
« … Nous sommes partis avec le Messager d’Allah (que la paix soit sur lui) pour l’expédition de Bi’l-Mustaliq et avons fait prisonnières d’excellentes femmes arabes ; nous les désirions, car nous souffrions de l’absence de nos épouses (mais en même temps), nous souhaitions également obtenir une rançon pour elles. Nous avons donc décidé d’avoir des relations sexuelles avec elles, mais en respectant… Mais nous nous sommes dit : « Nous commettons un acte alors que le Messager d’Allah est parmi nous ; pourquoi ne pas lui demander ? » Nous avons donc interrogé le Messager d’Allah (que la paix soit sur lui), et il a répondu : « Cela n’a pas d’importance si vous ne le faites pas, car toute âme qui doit naître jusqu’au Jour de la Résurrection naîtra. » Sahih Muslim, vol. 2, livre 8, n° 3571, p. 732-733.
Bukhari, vol. 3, livre 34, chap. 111, n° 432, p. 237 ; vol. 5, livre 59, chap. 31, n° 459, p. 317 ; vol. 8, livre 76, chap. 3, n° 600, p. 391, enseignent également qu’il est moralement acceptable, bien que pas toujours souhaitable, de contraindre les esclaves féminines à avoir des relations sexuelles. Voir également Sahih Muslim, vol. 2, livre 8, n° 3371-3376, p. 733 ; Ibn Majah, vol. 3, n° 2517, p. 506. Les relations sexuelles avec des esclaves féminines sont autorisées selon Ibn-i-Majah, vol. 1, n° 89, p. 52 ; vol. 3, n° 1920, p. 158 ; vol. 3, n° 1927-1928, p. 162. Voir également Ibn-i-Majah, vol. 3, n° 1851, p. 117.
Q : Dans Dt 21, 15-17, pourquoi a-t-on ordonné à l’homme de procéder ainsi pour le partage de l’héritage, plutôt que de lui laisser libre cours à sa volonté quant à l’utilisation de son argent ?
R : Genèse 27 ; 48, 14 présentent des exemples similaires. Les fils pouvaient ainsi savoir à l’avance quel pourcentage ils recevraient, même si un père pouvait préférer une épouse à une autre, ou un fils à un autre.
Q : Dans Deutéronome 21, 15-16, étant donné qu’un père ne doit pas léguer son héritage à un fils cadet au détriment de l’aîné, pourquoi Abraham, Isaac et Jacob ont-ils agi ainsi ? Pourquoi David a-t-il désigné Salomon comme prochain roi, et non Adonija ?
R : En ce qui concerne Abraham, Isaac et Jacob, le commandement de Deutéronome 21, 15-16 a été donné après leur mort. Les hommes ne sont pas tenus de respecter un commandement que Dieu n’avait pas encore donné.
Dans le cas de David, la loi s’appliquait aux biens personnels, et un royaume n’est pas un bien personnel — même si certains empereurs et rois de l’histoire ont pu le penser.
Q : Dans Dt 21, 15, pourquoi Dieu [prétend-on] enseigne-t-il qu’un homme doit aimer une femme et en haïr une autre ? Est-ce là la justice d’un Dieu biblique ? (Un musulman a affirmé cela.)
R : Cela n’enseigne rien de tel. Deutéronome 21, 15-16 dit en réalité : « Si un homme a deux épouses, l’une aimée et l’autre non aimée, et que toutes deux lui donnent des fils, mais que c’est l’épouse non aimée qui a le fils aîné, lorsque cet homme répartira son héritage entre ses fils, il ne devra pas désigner le fils de l’épouse aimée comme fils aîné au détriment du fils de l’épouse non aimée. » (BSB) Ainsi, si un homme aime une de ses épouses mais pas l’autre, il ne peut pas accorder au fils qui n’est pas l’aîné les droits du fils aîné. Dieu ne dit PAS qu’un homme polygame doit aimer une épouse plus qu’une autre. Cependant, peut-être ce musulman pourra-t-il expliquer le comportement de Mahomet à cet égard.
Lorsque Sauda était âgée, elle craignait que Mohammed ne divorce d’elle ; elle a donc cédé sa place à ‘Aïcha. Abu Dawud, vol. 2, n° 2130, p. 572
Un autre musulman a agi de la même manière. Un homme avait une épouse depuis de nombreuses années, qui lui avait donné beaucoup d’enfants. Il avait l’intention de « l’échanger » (selon les termes choisis par Majah), mais il l’a gardée lorsqu’elle a accepté de renoncer à son tour auprès de lui. Ibn Majah, vol. 3, n° 1914, p. 188.
Q : Dans Deutéronome 21, 15-17, puisque le droit d’aînesse revient au fils aîné, pourquoi est-ce Jacob et non Ésaü qui a reçu le droit d’aînesse dans Genèse 27 ?
R : Tout d’abord, deux faits qui ne font pas partie de la réponse, puis la réponse elle-même. Jacob a acheté le droit d’aînesse dans Genèse 25, 29-34. De plus, Jacob a eu tort de tromper son père Isaac pour qu’il le lui cède dans Genèse 27.
La réponse est que Jacob et Ésaü ont vécu plus de 400 ans avant que Dieu ne donne ce commandement dans Deutéronome 21, 15-17.
Q : Dans Deutéronome 21, 18-21, pourquoi la Loi était-elle si sévère au point de permettre à un père de faire lapider son fils pour désobéissance ?
R : Il ne s’agissait pas d’une simple désobéissance ponctuelle, mais d’un refus catégorique d’obéir à jamais après avoir été averti. Cette loi montre à quel point Dieu tenait à ce que les enfants obéissent à leurs parents. Cependant, aussi stricte que fût cette mise en garde, rien n’indique que cette peine ait jamais été appliquée. Bien sûr, si le fils devait d’abord être averti, il se remettrait probablement dans le droit chemin.
Curieusement, les parents n’avaient pas besoin d’apporter la moindre preuve. Si le père et la mère, qui aimaient normalement leur fils, affirmaient cela à son sujet, cela suffisait.
Q : Dans Dt 21, 22-23, pourquoi le corps d’une personne exécutée ne pouvait-il pas rester sur un arbre pendant la nuit ?
R : Il s’agissait d’exposer le corps d’une personne décédée sur un arbre, et non de la tuer sur un arbre. Nous n’avons aucune trace de crucifixion avant l’époque des Perses, qui semblent l’avoir inventée. Les Carthaginois/Phéniciens et les Romains s’en sont inspirés par la suite.
Une fois le criminel exécuté, son cadavre était exposé à la vue de tous afin de l’humilier et de servir d’avertissement au peuple. Mais même les criminels exécutés se voyaient accorder une certaine dignité. Ils étaient enterrés avant la tombée de la nuit, à la fois pour témoigner du respect dû à toute l’humanité, et peut-être pour empêcher les animaux sauvages de s’attaquer au corps. Josué n’a pas laissé le corps du roi d’Aï rester sur un arbre pendant la nuit (Josué 8, 29), probablement parce qu’il connaissait ce commandement.
Q : Dans Deutéronome 21, 23, s’il est dit que « quiconque est pendu à un arbre est sous la malédiction de Dieu », Jésus serait-il maudit si l’on considérait qu’une croix est un arbre ?
R : Une croix serait constituée de bois provenant d’un tronc ou de grosses branches ; donc oui, on pourrait dire que Jésus a été pendu à un arbre. C’est d’ailleurs ce que dit Paul lorsqu’il cite ce verset dans Galates 3, 13 et suivants. Donc oui, cela ferait de Jésus un maudit. Jésus a été maudit, non pas parce qu’Il a péché, mais pour payer le prix de nos péchés, comme le dit Galates 3, 13.
Q : Dans Deutéronome 22, 1-4, pourquoi un homme devait-il rendre l’animal de son voisin, même s’il n’aimait pas ce dernier ?
R : Le commandement « Aimez votre prochain comme vous-même » a été énoncé pour la première fois dans Lévitique 19, 18, et il inclut la règle d’or de Jésus : « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent », dans Matthieu 7, 12. Il est peut-être facile d’aimer les voisins que l’on apprécie, mais vous devez également aimer ceux que vous n’appréciez pas. De plus, l’animal n’avait rien fait pour mériter que vous le négligiez.
Les expressions « qui trouve garde » ou « la possession vaut neuf dixièmes de la loi » sont des concepts étrangers à la Torah. Au contraire, si vous trouviez un animal ou un objet, vous le rendiez à son propriétaire s’il se trouvait à proximité et que vous le connaissiez, ou bien vous le conserviez pour lui jusqu’à ce qu’il vienne le réclamer.
Q : Dans Dt 22,5, pourquoi un homme ne doit-il pas porter de vêtements de femme, et inversement ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Compte tenu des nombreux autres principes présents tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament, la raison semble être que Dieu ne veut pas que nous oublions que les hommes et les femmes ont des rôles différents au sein de la famille.
Q : Dans Deutéronome 22:5, est-il acceptable que les femmes portent des jeans et que les deux portent des t-shirts ?
R : Quelques chrétiens sincères estiment que ce n’est pas acceptable. Cependant, la plupart des chrétiens n’y voient aucun problème. Dans la Bible, les hommes et les femmes portaient tous deux des manteaux et des sandales. Aujourd’hui, les jeans et les t-shirts ne sont ni exclusivement masculins ni exclusivement féminins.
Q : Dans Dt 22, 6-7, pourquoi ne pouvaient-ils pas prendre une mère-oiseau en même temps que ses petits ?
R : Les Écritures n’en précisent pas la raison, si ce n’est que c’est ce que Dieu a ordonné. Si vous preniez les petits ou les œufs pour vous nourrir, tout en laissant la mère, vous pourriez avoir davantage de petits ou d’œufs l’année suivante.
Q : Dans Dt 22, 8, pourquoi fallait-il installer un parapet ? (Un sceptique y voyait un problème.)
R : Sur une note plus légère, cela a un rapport avec la « chute de l’homme ». Plus sérieusement, il s’agit ici d’un concept juridique de responsabilité pénale pour homicide involontaire (mort par négligence) par imprudence. La faute incombe à une personne imprudente si elle est tuée ou blessée en tombant d’un toit, mais le propriétaire est également responsable s’il a fait preuve d’imprudence en ne prenant pas de mesures de sécurité raisonnables.
Q : Dans Dt 22,9, pourquoi ne pas semer différentes sortes de graines ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, lorsque vous semez la même culture année après année, des insectes et des champignons nuisibles s’accumulent et s’attaquent à cette culture. La rotation des cultures permet de réduire les attaques de ces mêmes ravageurs et d’éviter l’épuisement des nutriments du sol.
Q : Dans Deutéronome 22:10, pourquoi ne pas atteler ensemble un bœuf et un âne ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, ces animaux ont souvent des forces différentes et marchent à des rythmes différents. Ainsi, ce commandement, tout comme Proverbes 12, 10, invite à faire preuve de bienveillance envers les animaux.
Q : Dans Deutéronome 22:11, pourquoi ne faut-il pas porter ensemble de la laine et du lin ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. D’un point de vue pratique, la laine est très utile en tant qu’isolant qui ne perd pas trop de ses propriétés lorsqu’elle est mouillée. Une raison possible est que le fait d’entremêler la laine et le lin pourrait nuire à la qualité isolante du vêtement.
Q : Dans Deutéronome 22:11, peut-on aujourd’hui porter de la laine et du lin ensemble ?
R : Oui. Nous servons selon la nouvelle voie de l’Esprit, et non selon l’ancienne voie de la loi écrite (Romains 7, 6 ; 2 Corinthiens 3, 6-7 ; ~Romains 2, 29). Si nous continuons à respecter les exigences morales de la loi, nous n’obéissons pas aux règles relatives aux rites, à l’alimentation et à l’habillement.
Q : Dans Deutéronome 22, 13-21, le test permettant de vérifier si une femme était vierge consistait-il à utiliser le drap lors de la nuit de noces, ou bien le test pour une épouse infidèle consistait-il à lui faire boire de l’eau amère, comme le dit Nombres 5, 13-22 ?
R : Les deux sont vrais, dans des circonstances différentes. Deutéronome 22, 13-21 traite de la période avant le mariage, tandis que Nombres 5, 13-22 traite de la période après le mariage. Pour plus d’informations, voir *When Critics Ask*, p. 127, et *Alleged Discrepancies of the Bible* de Haley, p. 258-259.
Q : Dans Deutéronome 23, 1, pourquoi les hommes castrés ne pouvaient-ils pas entrer dans l’assemblée ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Mais nous savons que certains prêtres des dieux païens étaient castrés, ce qui constituait une condition requise pour exercer leur fonction. D’autres étaient émasculés pour servir dans les palais, en particulier au service des femmes. Plus tard, les musulmans qui transportaient des esclaves depuis Zanzibar et d’autres régions d’Afrique de l’Est castraient souvent les esclaves masculins.
Il n’était pas dit que les hommes castrés ne pouvaient pas servir ou adorer Dieu, mais simplement qu’ils ne pouvaient pas entrer dans l’assemblée, c’est-à-dire le Tabernacle, puis bien sûr, plus tard, le Temple. Il s’agissait là d’une mutilation de la nature de l’homme telle que Dieu l’avait créée.
Mais à l’époque du Nouveau Testament, il n’y a aucune interdiction. Tous, quelles que soient les interventions chirurgicales que vous ayez subies, involontaires ou volontaires, et quel que soit votre passé, êtes invités. Les seules exceptions concernent ceux qui enseignent des croyances hérétiques (2 Jean 9-11) et ceux qui ont commis des péchés sans se repentir et des actes mauvais (1 Corinthiens 5, 2-5, 9-13 ; 2 Timothée 3, 5 ; Apocalypse 2, 20-23).
Q : Dans Deutéronome 23, 2, pourquoi un descendant d’un enfant illégitime ne pouvait-il pas entrer dans la communauté jusqu’à la dixième génération ?
R : Le sens du mot hébreu n’est pas certain. Il pourrait désigner une personne née hors du mariage, ou une personne issue d’une relation ou d’un mariage interdit, par exemple un inceste, ou encore les deux cas à la fois. Lévitique 18:16-20 ; 20:10-12, 14, 17-21 énumère les types de mariages interdits. Quoi qu’il en soit, Dieu a le droit de choisir qui Il veut pour faire partie de Son assemblée. Les Écritures n’énoncent pas directement les raisons de Dieu, mais quatre points fournissent des indications.
1. Ce verset, ainsi que d’autres, semblent obéir à un schéma. Les personnes considérées comme impures ne pouvaient pas entrer dans l’assemblée. Cela inclut celles qui avaient touché un cadavre et celles atteintes de maladies de peau contagieuses. Cela ne signifie pas qu’elles étaient moralement fautives, mais seulement qu’elles étaient rituellement impures.
2. Être impur ne signifiait pas que la personne péchait, qu’elle était plus pécheresse que les autres, ou « trop pécheresse » pour entrer. Par exemple, les prêtres (à l’exception du grand prêtre) étaient censés enterrer leurs proches, ce qui les rendait impurs. Le Jour des Expiations, celui qui conduisait le bouc émissaire dans le désert était impur pour cette raison, alors qu’il accomplissait ce que Dieu lui avait ordonné.
3. Ne pas se présenter à l’assemblée est un déshonneur, non pas pour l’enfant, mais pour les parents. Le fait qu’une personne soit un enfant illégitime ne signifie toutefois pas qu’elle ne puisse pas être utilisée par Dieu. Pérets, un ancêtre de Jésus, était le fils illégitime de Juda. Dans le Livre des Juges, le juge Jephté le Galaadite a été utilisé par Dieu pour vaincre les Ammonites. Les origines de la mère de Jephté lui ont causé des problèmes avec ses demi-frères, mais cela n’a pas empêché Dieu de l’utiliser.
4. Cette règle ne s’appliquait qu’aux assemblées des Israélites dans l’Ancien Testament. À l’époque du Nouveau Testament, toutes les personnes qui cherchent Dieu, quelles que soient leur nationalité ou les circonstances de leur naissance, sont les bienvenues dans les Églises de Dieu.
Q : Dans Deutéronome 23:3, pourquoi un Ammonite ou un Moabite ne pouvait-il pas entrer dans la communauté jusqu’à la dixième génération ?
R : Selon Deutéronome 23:2, aucune personne issue d’un mariage interdit ne pouvait entrer, jusqu’à la dixième génération.
La raison en est qu’un enfant était considéré comme « illégitime » non seulement s’il était né hors mariage, mais aussi s’il était issu d’un mariage « illégal ». Dieu avait ordonné aux Israélites de ne pas se marier en dehors d’Israël. Reportez-vous à l’analyse de Deutéronome 23:2 pour comprendre pourquoi les enfants illégitimes étaient exclus de l’assemblée.
Si une personne était ammonite ou moabite, ce n’était pas parce que ces peuples descendaient de Lot et de ses filles, mais plutôt en raison de l’hostilité qu’ils nourrissaient envers Israël. Cela tenait principalement à ce que les Ammonites n’avaient pas fait et à ce que les Moabites avaient fait. Les Ammonites ne leur ont apporté aucune aide ni aucune nourriture lorsqu’ils sont passés par chez eux. Rappelez-vous également que le roi Balak de Moab a engagé Balaam pour maudire les Israélites (Nombres 22-24). Balaam a conseillé à Balak de faire en sorte que des femmes moabites couchent avec des hommes israélites afin de rendre les Israélites odieux aux yeux de Dieu.
Bien sûr, si une personne faisait partie des « étrangers qui se joignent à l’Éternel » (Ésaïe 56:6), comme Ruth, alors « ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu » (Ruth 1:16). Rien n’indique que les Israélites n’aient pas pleinement accepté la conversion de Ruth et son changement de citoyenneté. En effet, le roi David était l’arrière-petit-fils de Ruth, selon Ruth 4, 21-22, Matthieu 1, 5-6 et Luc 3, 31-32. De même, Ésaïe 56, 3 précise que les étrangers qui se sont attachés à l’Éternel ne seront pas exclus du peuple de Dieu, bien que certains interprètent Ésaïe 56, 3 comme se rapportant à la fin des temps.
Q : Dans Deutéronome 23, 3, la dixième génération correspondait-elle à la dixième génération à compter du moment du mariage interdit, ou à la dixième génération à compter de l’entrée en Terre promise ?
R : Les deux interprétations sont possibles. Cependant, il est plus probable qu’il s’agisse de la dixième génération à compter du mariage interdit.
Q : Dans Dt 23, 7-8, pourquoi un Édomite ou un Égyptien ne pouvait-il pas entrer dans l’assemblée jusqu’à la troisième génération ?
R : Probablement pour des raisons similaires à celles pour lesquelles les Ammonites et les Moabites ne pouvaient pas s’y joindre jusqu’à la dixième génération. Les Écritures se contentent de rapporter ce fait, sans expliquer pourquoi le Dieu omniscient a prononcé cette interdiction. Toutefois, cela pourrait s’expliquer par le fait que les Édomites étaient plus étroitement apparentés à Israël, et que les Égyptiens avaient à l’origine bien traité les Israélites.
Q : Dans Dt 23,17, qu’est-ce qu’un sodomite ?
R : Il s’agit d’un prostitué masculin, selon la Concordance de Strong, la NIV et la NET Bible. La New King James traduit ce terme par « pervers », et la Bible interlinéaire (Jay P. Green) par « homosexuel ». La BSB le traduit par « prostitué du sanctuaire ».
Q : Dans Dt 23,17, l’homosexualité était-elle condamnée uniquement parce qu’elle était liée à l’idolâtrie, comme l’affirment certains adeptes du New Age ?
R : Non, tout comme le sacrifice d’enfants et la prostitution, l’homosexualité était absolument condamnée, quel que soit le contexte. Il ne s’agit pas d’un verset isolé, puisque Lévitique 18, 22-24 ; Lévitique 20, 13 ; Romains 1, 26-27 et 1 Corinthiens 6, 9-10 condamnent également l’homosexualité. Pour plus d’informations, consultez l’analyse de Romains 1:26-27 dans *When Cultists Ask*, p. 44, et dans *When Critics Ask*, p. 127-128.
Q : Dans Deutéronome 23:18, pourquoi les gains de certaines personnes ne doivent-ils pas être apportés dans la maison de Dieu pour payer des vœux ?
R : Dieu n’apprécie pas que les gens Lui donnent de l’argent qui ne leur appartient pas et qu’ils ont volé à d’autres personnes. En hébreu, le mot « chien » (traduit par « homme » dans la BSB) était apparemment un terme d’argot désignant un prostitué. La prostitution, tant masculine que féminine, était courante à Canaan et en Phénicie dans le culte d’Astarté. Mais même si une pratique était courante, cela ne la rendait pas moins détestable. De la même manière, David aurait pu s’approprier librement le terrain sur lequel le Temple allait être construit, mais il a tenu à l’acheter. De même, l’argent « gagné » (façon de parler), ou acquis en commettant des actes répréhensibles, ne convenait pas pour être offert en don à la Maison de Dieu.
Dans Luc 19, 1-10, lorsque Zachée, le collecteur d’impôts corrompu, a cru en Jésus, il a décidé de rembourser les personnes qu’il avait escroquées et de donner la moitié de ses biens (acquise principalement par la fraude) aux pauvres.
Q : En quoi Deutéronome 24, 1-22 se distingue-t-il des autres lois de l’époque ?
R : Dans le Code babylonien d’Hammurabi (1755-1750 av. J.-C.), les articles 14 et 22 prévoient que l’enlèvement et le vol sont passibles de la peine de mort. Dans la loi hittite, les droits des ouvriers n’étaient pas pris en compte.
Q : Dans Dt 24, 1-4, pourquoi cet enseignement sur le divorce diffère-t-il indéniablement de Mc 10, 2-12 et 1 Co 7, 10-16 ?
R : Jésus a répondu à cette question en Marc 10, 5 : Dieu a permis le divorce parce que leurs cœurs étaient endurcis. Dans l’Ancien Testament (Malachie 2, 16), Dieu dit qu’Il hait le divorce.
Lorsque nous pouvons justifier une chose en affirmant qu’elle n’est pas contraire à la Bible, mais que nous savons néanmoins que Dieu en est mécontent, nous ne devrions pas la faire. Romains 14, 23 dit que tout ce qui ne vient pas de la foi est un péché, et Jacques 4, 17 dit que quiconque sait ce qu’il doit faire de bien et ne le fait pas commet un péché.
Q : Dans Deutéronome 24, 1-5, pourquoi un couple ne pouvait-il pas se remarier après avoir divorcé si la femme s’était remariée entre-temps avec quelqu’un d’autre ?
R : Les Écritures n’en précisent pas la raison, mais les versets de ce chapitre traitent tous du maintien d’une norme de sainteté au sein du peuple. Le divorce, même s’il était autorisé à l’époque de l’Ancien Testament, n’était pas une chose à prendre à la légère. Si une femme « passait d’un mari à l’autre », cela ne donnerait pas une image très sainte. Cela soulignerait également le caractère grave du divorce.
C’est presque tout le contraire de l’islam, où le divorce peut se résumer à ce que l’homme dise trois fois « Je te répudie ». Et si le couple divorcé souhaitait se remarier, dans l’islam, il ne pouvait le faire qu’APRÈS que la femme ait consommé un mariage avec un autre homme, puis que ce mariage ait été dissous (soit par divorce, soit par le décès de l’homme). Dans le monde islamique, certains hommes « exerçaient » le métier de mustahil, une sorte de prostitué masculin. Si un couple divorcé souhaitait se remarier, il payait un mustahil pour qu’il contracte un mariage temporaire avec la femme pendant une journée, après quoi le couple pouvait se remettre ensemble. Au cas où vous vous poseriez la question, aucune règle de ce type n’existe pour un homme. Ainsi, si vous recherchez une carrière ou un deuxième emploi, il existe certains choix de carrière que les hommes chrétiens ne peuvent pas exercer, alors qu’un homme musulman le pourrait. Pour consulter les références relatives aux « mustahils » dans la charia, voir Abu Dawud, vol. 2, n° 2192, p. 592-593 ; vol. 2, n° 2302, p. 629 ; al-Boukhari, vol. 7, livre 63, n° 186 et 187, p. 136 ; Ibn Majah, vol. 3, n° 1933 à 1936, p. 165 à 168.
Q : Dans Dt 24, 15, devons-nous payer nos employés à la fin de chaque journée ?
R : En règle générale, les employeurs chrétiens n’ont pas à le faire. Dans le cadre de la loi de l’Ancien Testament, Deutéronome 24, 15 ne prescrit pas de payer tous les travailleurs chaque jour, mais uniquement les travailleurs pauvres et dans le besoin qui en ont besoin. Nous devons toutefois payer nos employés en temps voulu, le jour de la paie, et ne pas retenir leur salaire. Mais une application importante pour aujourd’hui consiste à payer aux gens ce que vous leur avez promis et ce que vous leur devez, au moment où vous l’avez promis ; les retarder revient à les tromper.
Si l’on associe cet enseignement à l’interdiction d’opprimer les pauvres (Jacques 5:4), ainsi qu’à l’esclavage limité à sept ans au terme duquel les esclaves recevaient un don, on constate qu’il s’agissait d’une société où l’on s’attendait à ce qu’une personne pauvre puisse sortir de la pauvreté par son propre travail. Dans de nombreuses sociétés, depuis lors et aujourd’hui encore, cela n’est pas possible.
Q : Dans Dt 24, 16, pourquoi est-il dit que les enfants ne doivent pas être mis à mort pour les péchés de leurs pères, alors qu’ils l’ont été pour les péchés de leurs pères, comme ce fut le cas pour les fils de Saül dans 2 Sam 21, 5-9 et pour l’enfant de David et de Bethsabée dans 2 Sam 12, 15-18 ?
R : Les fils de Saül étaient eux aussi coupables. Après la mort de Saül et de Jonathan, 2 Samuel 3, 1 indique que la guerre entre la maison de Saül (c’est-à-dire les fils de Saül) et David a duré longtemps. Vous pouvez en savoir plus à ce sujet dans 2 Samuel 3 et 4.
Dans 2 Samuel 21, 5-9, les sept fils de Saül étaient les deux fils de Saül et de Rizpa, fille d’Aïa, ainsi que les cinq fils de Merab, la fille de Saül. (Notez qu’il y avait deux princes nommés Mephibosheth ; le fils de Jonathan fut épargné, contrairement à celui de Saül et de Rizpa.) Saül avait trente ans lorsqu’il monta sur le trône, et il régna pendant 42 ans, selon 1 Samuel 13:1.
Quant au bébé né de Bethsabée, ce passage ainsi que l’expérience moderne montrent que les jeunes enfants subissent souvent les conséquences des méfaits d’autrui. Dieu peut ôter la vie comme Il le décide, mais Deutéronome 24, 16 stipule que les enfants ne doivent pas être exécutés pour les péchés de leurs pères.
En revanche, dans le Code babylonien d’Hammurabi, loi 230, il arrivait parfois qu’un fils soit mis à mort à la place de son père. Ainsi, si la négligence d’un constructeur causait la mort du fils du propriétaire, le fils du constructeur était alors mis à mort en guise de châtiment. Les Perses, les Macédoniens et d’autres peuples mettaient également à mort des fils à la place de leur père.
Q : Dans Dt 25, 3, pourquoi la limite de 40 coups de fouet a-t-elle été fixée ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais sans limite, il aurait pu être battu jusqu’à la mort. En effet, à l’époque romaine, certains criminels condamnés à la crucifixion ne l’étaient pas, car les coups étaient si violents qu’ils mouraient avant d’y être soumis. En revanche, la loi 200 du Code babylonien d’Hammurabi fixait un maximum de 60 coups de fouet. Plus tard, les Assyriens infligeaient entre 40 et 50 coups de fouet. Dans 2 Corinthiens 11, 24, les Juifs infligeaient 39 coups de fouet en se basant sur ce verset. Ce verset mentionne 40, mais les Juifs n’en infligeaient que 39, au cas où ils se seraient trompés dans le décompte. Lorsque Jésus a été flagellé, c’est par les Romains, et non par les Juifs, que la flagellation a été infligée ; nous ne savons donc pas combien de coups de fouet Jésus a reçus.
À l’époque de Moïse, les châtiments corporels étaient probablement infligés à la manière égyptienne, à l’aide d’un bâton plutôt que d’un fouet, le coupable étant allongé à plat ventre sur le sol et maintenu par les mains et les pieds.
Q : Dans Dt 25,4, pourquoi ne pouvait-on pas mettre un muselière à un bœuf pendant qu’il foulait le grain ?
R : La réponse comporte deux aspects.
Plus précisément, cela témoignait de la bienveillance envers l’animal. Un agriculteur aurait pu être tenté de le faire pour empêcher le bœuf de manger du grain. Mais le principe ici est que, puisque l’agriculteur tire profit du travail du bœuf, celui-ci devrait avoir sa part du bénéfice.
De manière générale, si une personne ou un animal travaille pour apporter un bénéfice, il ou elle devrait être autorisé(e) à partager ce bénéfice. 1 Corinthiens 9, 9 et 1 Timothée 5, 18 citent tous deux ce verset dans le contexte du soutien apporté par l’Église aux pasteurs, qui lui apportent un bénéfice.
Q : Dans Deutéronome 25, 5-10, pourquoi le frère d’un mari décédé devait-il épouser la veuve ?
R : Ce n’était pas obligatoire, car un homme pouvait refuser et subir alors l’humiliation d’être considéré comme « sans sandale ». Bien sûr, avoir des relations sexuelles avec le frère de son mari alors que celui-ci est encore en vie constitue un adultère, comme le signalent expressément Lévitique 18:16 et 20:21. On parle de « mariage léviratique », terme dérivé du mot latin levir, qui signifie « beau-frère ». Ce type de mariage était pratiqué dans cette société pour plusieurs raisons.
Le mot hébreu utilisé ici pour désigner un fils, ben, peut signifier « fils » ou « enfant » selon le contexte. La Septante grecque, Josèphe et de nombreux rabbins juifs l’ont interprété comme signifiant « enfant », bien que certains rabbins juifs l’aient interprété comme signifiant « fils ». Les filles héritaient lorsqu’il n’y avait pas de fils, comme dans le cas de Tselophchad dans Nombres 27:4-8. Le terme « enfant » et non « fils » est probablement également utilisé dans ce sens dans Genèse 38, 8-10 et Ruth 4, 1-17.
Le Deutéronome 25, 5-10 enseigne que si un homme mourait sans enfants, il incombait à son frère d’épouser la veuve, et que le premier fils perpétuerait le nom du frère décédé. À titre d’exemples, voir Genèse 38, 8-10 ; Ruth 1, 11-13 ; et Ruth 3, 12-4, 10. Boaz ne se contentait pas de vouloir faire ce qui était juste, il tenait également à agir de la bonne manière.
Bien plus tard, à la fin du XVIIe siècle, un couple aisé mais sans enfant vivant dans les colonies adopta un jeune homme qui hériterait de leur fortune, à condition qu’il prenne leur nom de famille : Pemberton.
Quant à la femme, ils veillaient à ce qu’elle soit à l’abri du besoin grâce à son nouveau mari, puis grâce à l’enfant. À l’époque, la société ne prévoyait aucune prise en charge officielle des personnes âgées par les pouvoirs publics.
Dans l’ancien Moyen-Orient, en dehors du contexte biblique, les tablettes de Nuzi indiquent également que lorsqu’un père trouvait une épouse pour son fils, si celui-ci venait à mourir, la jeune fille épousait alors un autre fils. D’autres cultures anciennes, telles que les Hittites et les Assyriens, appliquaient les mêmes lois, à l’exception d’une particularité chez les Assyriens. Si une femme était simplement fiancée à un homme et que celui-ci décédait, le frère de ce dernier devait alors l’épouser. Le lévirat peut paraître très étrange aux Occidentaux, mais de nombreuses autres cultures considéraient cela comme naturel. Wikipédia indique que la coutume du lévirat était pratiquée par les Scythes, puis par les Kurdes, les Xiongnu de Chine, les Huns, les Kirghizes, le peuple Karo d’Indonésie, de nombreux Somaliens, la tribu des Mambila du Nigeria et du nord du Cameroun, certaines régions du Nigeria, la tribu des Marogoli de l’ouest du Kenya, les Zoulous, les Shonas du Zimbabwe, ainsi que les tribus Dinka et Nuer du Sud-Soudan.
Depuis l’époque du Nouveau Testament, il est admis que les croyants doivent prendre soin de leur famille, y compris de leur famille élargie, compte tenu de la nature stricte du commandement énoncé en 1 Timothée 5:8. Bien qu’il n’y ait plus de mariage léviratique pour les chrétiens aujourd’hui, nous devrions néanmoins apporter une aide financière à notre famille élargie.
Q : Dans Deutéronome 25, 5-10, pourquoi la loi diffère-t-elle de ce qui était attendu de Juda, d’Onan et de Tamar dans Genèse 38 ?
R : N’oubliez pas que la Loi de Moïse n’avait pas encore été donnée à l’époque de Juda. Juda estimait avoir une obligation envers Tamar, et il a trahi sa conscience en choisissant de ne pas s’acquitter de cette obligation.
Q : Dans Dt 25, 11-12, pourquoi la loi stipule-t-elle que la main de la femme doit être coupée ?
R : Le verbe hébreu utilisé ici désigne un acte violent, et non pas simplement un acte accidentel. L’Ancien Testament accorde une grande importance à la dignité des deux sexes. Par exemple, les captives ne devaient pas être exploitées (Deutéronome 21, 10-14), et une épouse ayant perdu la faveur de son mari ne devait pas voir les droits successoraux de ses enfants réduits. Il y a des responsabilités autant que des privilèges. Même au combat, il existe des limites qu’il ne faut pas franchir. Cela pourrait causer des dommages irréversibles à un homme, affectant sa capacité à avoir des enfants et ses relations conjugales.
C’est le seul passage de la Torah où il est question d’une punition consistant à amputer une partie du corps. À l’inverse, d’autres lois du Proche-Orient et, plus tard, la charia islamique prévoyaient d’autres motifs de mutilation. Par exemple, en Assyrie, si un homme embrassait dans la rue une femme qui n’était pas son épouse, on lui coupait la lèvre.
Q : Dans Dt 25, 13-15, Pr 11, 1 ; 20, 10, 23 et Lv 19, 35-36, pourquoi ne faut-il pas utiliser des poids différents ?
R : Cela fait référence à la pratique malhonnête consistant à mesurer les céréales ou d’autres marchandises en utilisant un poids plus léger lorsque le commerçant vend, et un poids légèrement plus lourd lorsqu’il achète. Bien sûr, c’était très grave si l’on se faisait prendre, mais c’était tout aussi grave aux yeux de Dieu même si l’on ne se faisait pas prendre. Or, cela rend gloire à Dieu lorsque l’on est honnête, même si personne sur terre ne peut s’en rendre compte. Apparemment, cela posait encore un problème à l’époque d’Amos, d’après Amos 8, 5.
Q : Dans Deutéronome 25, 17-19, pourquoi devaient-ils exterminer les Amalécites ?
R : Les Amalécites étaient les descendants d’Amalek, fils d’Éliphaz et petit-fils d’Ésaü, selon Genèse 36:12. Les Amalécites s’étaient glissés derrière Israël, selon Deutéronome 25:17-19, pour massacrer les traînards, les personnes âgées et les plus faibles. Les Israélites les ont combattus dans Exode 17, 8-16 et Nombres 14, 39-45. Saül les a combattus dans 1 Samuel 15, 1-3 et David les a combattus dans 2 Samuel 1, 1. Ils apparaissent à nouveau dans 1 Chroniques 4, 41-43, à l’époque d’Ézéchias.
Q : Dans Dt 26, 1-4, le peuple devait considérer son pays comme un héritage. Quelles sont, pour nous aujourd’hui, les choses qui constituent un héritage ?
R : Un héritage est quelque chose que vous ne méritiez pas, mais qui vous a été transmis par vos parents ou d’autres personnes. Il peut s’agir de notre pays, de nos lois, de notre terre, de notre richesse, de notre temps, de notre santé, de notre église et de notre quartier. Nous pouvons y tenir, nous devons en prendre soin, mais nous ne devons pas faire preuve d’arrogance et penser que nous le méritions davantage que les autres.
Comme le montre Deutéronome 26, 2-4, nous devons en être reconnaissants envers Dieu. Nous devons également faire preuve d’amour et partager avec les autres.
Q : Dans Dt 26, 2, de quelles manières pouvons-nous non seulement donner à Dieu, mais aussi lui offrir les prémices aujourd’hui ?
R : Si vous étiez au chômage et que vous venez de trouver un nouvel emploi, attendez-vous de vous remettre sur pied et d’avoir une somme confortable sur votre compte bancaire avant de donner à Dieu, ou offrez-vous immédiatement à Dieu ? À l’inverse, lorsque vous disposez d’un bon placement, comme des actions, y investissez-vous tout, en vous disant que vous allez d’abord le laisser fructifier avant de donner quoi que ce soit à Dieu, ou donnez-vous immédiatement à Dieu ? Bien sûr, vous pouvez tout à fait faire don directement de vos actions, plutôt que d’en vendre une partie pour ensuite faire don de l’argent ainsi obtenu.
Vous pouvez offrir à Dieu les prémices de votre temps, et pas seulement le temps qui vous reste une fois que vous êtes fatigué.
Q : Dans Deutéronome 26, 5-10, pourquoi les Israélites devaient-ils prononcer ces paroles lorsqu’ils apportaient leurs prémices ?
R : Apporter une offrande, qu’il s’agisse des prémices ou de la dîme, n’était pas simplement une transaction commerciale ; c’était un acte d’adoration. Ils devaient prononcer ces paroles et y réfléchir dans leur cœur lorsqu’ils apportaient leurs offrandes. Ils devaient se souvenir de ce qu’ils étaient et d’où ils venaient. C’était également un acte d’adoration collective ; le peuple était réuni et pouvait entendre les autres prononcer ces paroles.
Q : Dans Dt 26, 13-16, pourquoi les gens devaient-ils attester devant Dieu qu’ils n’avaient rien mangé eux-mêmes de leur dîme ?
R : Il est évident que Dieu savait déjà ce qu’ils avaient fait et ce qu’ils n’avaient pas fait. Mais ce témoignage solennel devant Dieu serait vu par les autres et susciterait un sentiment de culpabilité encore plus grand si la personne mentait à ce sujet devant Dieu.
Q : Dans Dt 26, 16-19, quel est le point essentiel de ce passage ?
R : Cela conclut l’ensemble de la section consacrée aux dispositions de Deutéronome 12, 1-26, 19. Elle résume, de manière générale, les bénédictions que Dieu accorde au peuple et les responsabilités que celui-ci a envers Dieu au titre de cette alliance qu’il a conclue.
Q : Dans Dt 27,1, pourquoi les anciens ainsi que Moïse donnent-ils des ordres au peuple ?
R : C’est le seul passage du Deutéronome où les anciens, ainsi que Moïse, donnent des ordres au peuple. Moïse est âgé et sur le point de mourir ; il ne sera donc pas présent lors de la cérémonie. On explique au peuple ce qu’il doit faire sur le mont Garizim et le mont Ébal après son entrée dans la Terre Promise, mais Moïse avait appris qu’il mourrait avant que le peuple n’y pénètre. Soit dit en passant, Moïse est mentionné à la troisième personne au début du premier discours en Deutéronome 1, 1.5, à la fin du premier discours en Deutéronome 4, 41.44, au début du deuxième discours en Deutéronome 5, 1 et au début du troisième discours ici, en Deutéronome 27, 1.
Q : Dans Dt 27,2-8, pourquoi ces paroles ont-elles été consignées de manière si visible ?
R : Les premiers à avoir accompli cela pouvaient entendre ces paroles, mais celles-ci devaient être clairement affichées pour que tous puissent les lire, à l’époque comme à l’avenir.
Q : Dans Dt 27,4-14, pourquoi ont-ils renouvelé leur engagement à cet endroit ?
R : Il s’agit d’un rassemblement de très grande ampleur, unique en son genre, et ils ne concluaient pas une nouvelle alliance ; ils renouvelaient plutôt une alliance existante. Cela s’apparente à un couple marié de longue date qui décide de célébrer une seconde cérémonie de mariage pour renouveler ses vœux. D’autres exemples de renouvellement (et non de conclusion) d’une alliance sont la reconfirmation par le peuple de Josué, fils de Nun, comme chef (Josué 24), la consécration du Temple de Salomon dans 1 Rois 8 et 2 Chroniques 5, et, dans une certaine mesure, la grande célébration de la Pâque d’Ézéchias dans 2 Chroniques 30. Cette dernière n’était pas un événement de renouvellement à part entière, mais ils y ont offert beaucoup plus de sacrifices et l’ont célébrée pendant sept jours supplémentaires.
Q : Dans Deutéronome 27, 4-14, quand devrions-nous procéder à un renouvellement d’engagement ?
R : Bien qu’un renouvellement d’engagement ne soit pas obligatoire, il est généralement bon d’en organiser un afin de rappeler aux personnes que vous dirigez, ainsi qu’à vous-même, votre engagement antérieur à servir Dieu de tout votre cœur. Plus précisément, dans Deutéronome 27, nous voyons un renouvellement d’engagement juste avant qu’ils ne se lancent dans une entreprise importante, où la tentation serait grande de faire des compromis et de courir après d’autres dieux, ou d’être paresseux et d’essayer de servir Dieu à moitié. Dans 1 Rois 8 et 2 Chroniques 5, à l’instar de la consécration du temple, nous devrions renouveler notre engagement lors de la consécration d’un édifice ou d’un nourrisson au Seigneur. À l’instar de 2 Chroniques 30 avec Ézéchias, nous pouvons procéder à un renouvellement lorsque nous-mêmes, ou les personnes que nous guidons, avons cessé de nous consacrer à la suite de Dieu, que nous nous sommes repentis et que nous souhaitons nous engager à nouveau à Le suivre pleinement.
Q : Dans Deutéronome 27:5, pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser d’outils en fer pour construire un autel, alors que ceux-ci auraient donné un résultat plus esthétique et mieux ciselé que les outils en pierre, les métaux plus tendres ou l’absence d’outils ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais on peut en voir deux raisons. Premièrement, les Hébreux ne disposaient pas d’outils en fer et devaient donc dépendre des nations environnantes pour s’en procurer. Cela se passait avant l’âge du fer au Moyen-Orient. Les Égyptiens possédaient des outils en fer de luxe depuis déjà mille ans, mais ceux-ci étaient rares en Égypte, car ils étaient uniquement fabriqués à partir de fer météoritique martelé. Ils connaissaient donc le fer, mais les outils étaient très rares car (à l’exception des Hittites), la plupart des cultures ne savaient pas comment construire des fours suffisamment chauds pour fondre le fer. Deuxièmement, les outils en fer (et non en acier) donnaient un résultat esthétique au premier abord, mais si des résidus de fer restaient sur la pierre, ils rouillaient et donnaient par la suite à la pierre une couleur brune peu esthétique.
Il y a là une métaphore pour nous aujourd’hui. Lorsque nous agissons pour Dieu, que ce soit par des motifs égoïstes ou en recourant à des moyens contraires à l’éthique ou autrement impies, le résultat peut perdurer, mais il conserve une certaine laideur : c’est le paradoxe de nos efforts humains visant à agir pour Dieu sans Sa direction, voire sans Sa volonté. Pensez aux conquérants qui prétendaient conquérir des royaumes ou réduire des peuples en captivité, ou encore à l’Inquisition catholique romaine, qui prétendait agir ainsi « pour le Seigneur ». Parfois, Dieu préfère qu’une personne se contente d’être paresseuse et de ne rien faire, plutôt que de commettre des actes mauvais en prétendant les accomplir pour Lui.
Q : Dans Dt 27,9, en quoi le fait que les Israélites deviennent le peuple du Seigneur est-il significatif ?
R : Il y a deux aspects, tous deux exposés en détail dans Deutéronome 27, 12-13. Parce que ce peuple était cher au Seigneur, Dieu bénirait tout particulièrement son obéissance. En revanche, il serait maudit s’il désobéissait à Dieu, bien plus que les autres peuples. Rappelez-vous que les Israélites connaissaient la volonté de Dieu mieux que les autres peuples de l’époque, et qu’ils étaient responsables à la fois de ce qu’ils savaient et de leur engagement à être le peuple de Dieu.
Pour les croyants du Nouveau Testament, Jacques 3, 1 dit que peu de gens devraient devenir enseignants, car ceux-ci seront jugés avec une plus grande sévérité. Quant aux non-croyants, 2 Pierre 2, 21 affirme qu’il vaut mieux pour une personne ne pas connaître la voie de la vérité que de la connaître et de la rejeter.
Q : Dans Deutéronome 27:12, pourquoi le mont Garizim et le mont Ébal ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais on constate que ces deux montagnes se trouvaient en plein cœur du pays, avec la ville de Sichem entre elles. Le mont Garizim se trouvait à environ 28 miles et le mont Ébal à environ 40 miles au nord de Jérusalem. Ils se situaient respectivement à environ 24 et 18 miles à l’ouest du Jourdain, avec un col entre les deux ; Sichem se trouvait du côté oriental de ce col étroit, à environ 18 miles du Jourdain. Les Lévites se tenaient entre les deux, à Sichem, selon Josué 8, 33.
Quelle montagne, Ébal ou Garizim, allez-vous gravir ? Pour plus d’informations, consultez l’ouvrage de Raymond Brown, *The Message of Deuteronomy*, p. 23.
Q : Dans Dt 27, 15-26, pourquoi tout le peuple devait-il dire « amen » à cet endroit ?
R : Cela ne signifie PAS simplement qu’ils trouvent cela une bonne idée ou qu’ils sont d’accord. Il s’agit plutôt de se placer sous serment, s’engageant ainsi volontairement à se soumettre à cette loi et à ses conséquences. Ils ratifient l’alliance tant pour eux-mêmes que pour leurs descendants.
De la même manière, le terme « amen » était utilisé pour faire prêter serment à un signataire de traité dans le traité de Nimrud conclu par Esarhaddon, ainsi que dans la réponse des soldats hittites. Voir Wiseman, *Vassal-Treaties*, p. 26, et *Ancient Near Eastern Texts*, p. 353-354.
Q : Dans Dt 27, 19, pourquoi quelqu’un serait-il maudit en raison de ses relations avec les étrangers, les orphelins et les veuves ?
R : Cela fait partie d’un passage, Deutéronome 27, 16-19, traitant du mauvais traitement infligé à autrui. Cette malédiction vise ceux qui profitent des étrangers présents sur le territoire ou qui leur font du tort sans raison, ainsi que d’autres personnes incapables de s’exprimer et de se défendre. Les Écritures ne précisent pas ici de motif particulier pour faire du tort à quelqu’un ; il peut s’agir de cupidité, d’une aversion pour les pauvres ou les non-citoyens, ou simplement d’un plaisir sadique ; quel que soit le motif, c’est répréhensible. Les Écritures restent extrêmement vagues ici quant à la nature précise de ce qu’il est interdit de faire. Il n’est pas nécessaire d’entrer davantage dans les détails ici, car cela couvre tout ce que vous pourriez faire qui soit injuste ou cruel envers les personnes sans défense. C’est le revers de la médaille du principe « faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent ».
Q : Dans Dt 27,21, pourquoi cette malédiction contre ceux qui ont eu des relations sexuelles avec des animaux ?
R : Selon l’ouvrage de Raymond Brown, *The Message of Deuteronomy* (p. 266), il s’agissait d’un aspect de la fusion de l’adorateur avec les dieux hittites.
Q : Dans Dt 27,24, pourquoi une attaque secrète est-elle maudite ?
R : Il serait insensé pour un meurtrier ou un bandit d’attaquer ouvertement, car il se ferait prendre. Mais le point essentiel ici est que, même si l’attaque est secrète, et si elle est si secrète que personne sur terre ne l’apprend jamais, Dieu le saurait quand même. Ne poignardez pas les autres dans le dos.
Q : Dans Dt 28,1-14, quelles sont les principales catégories de ces bénédictions ?
R : Elles concernent l’agriculture (28, 8 ; 11a ; 11c ; 12a), la famille (28, 11b), les finances (28, 12b), l’armée (28, 7 ; 10 ; 13) et la vie spirituelle (28, 9).
Q : Dans Deutéronome 28, pourquoi le Livre des Lamentations est-il si similaire à ce chapitre ?
R : Leur style est très différent, car les Lamentations ont été écrites mille ans plus tard dans un style précis et poétique. Cependant, le « Bible Knowledge Commentary : Old Testament », p. 1209, souligne qu’il existe quinze similitudes au niveau du contenu. Cela s’explique probablement par le fait que l’auteur des Lamentations (très certainement Jérémie) cherchait délibérément à montrer que le désastre qui s’était produit n’était pas un événement fortuit, mais que Dieu accomplissait délibérément les malédictions prophétiques de Deutéronome 28.
L’ensemble du livre des Lamentations peut être considéré comme une réponse à la question posée dans Deutéronome 29:24.
Q : Dans Dt 28, 15-68, pourquoi les malédictions sont-elles quatre fois plus longues que les bénédictions de Dt 28, 1-14 ?
R : Il était courant, dans les anciens traités de suzeraineté, de faire figurer des bénédictions et des malédictions à la fin. Il était d’usage que les malédictions prévues en cas de violation du traité soient plus nombreuses que les bénédictions. Paul a déclaré que ceux qui étaient sous la loi étaient sous la malédiction ; et cela était vrai lorsqu’ils enfreignaient la loi. Cependant, contrairement au Deutéronome, les traités de suzeraineté ne prévoyaient aucune disposition relative au pardon.
Q : Dans Dt 28,20, quelle est la confusion dont il est question ici ?
R : Ce mot peut être mieux traduit par « panique ». Vous pouvez le considérer comme une panique d’origine divine. Le même mot est utilisé pour décrire les Égyptiens qui se noient dans la mer Rouge, dans Exode 14, 23-28.
Q : Quel est le rapport entre Deutéronome 28, 28-40 et les exemptions militaires mentionnées dans Deutéronome 20, 5-8 ?
R : Les trois exemptions militaires concernaient un homme qui venait de planter une vigne, qui venait de se fiancer à une femme ou qui craignait d’aller au combat. Deutéronome 28:30 en mentionne deux : le fait d’être fiancé à une femme et celui d’avoir planté une vigne. Deutéronome 28:39-40 maudit les désobéissants en leur faisant planter des vignes sans pouvoir en profiter. Deutéronome 28, 28, 34 et 65 évoque chez eux la folie, les tremblements et la panique (la confusion).
Q : Dans Dt 28, 53-57, pourquoi Dieu a-t-Il décidé que les Israélites désobéissants deviendraient des cannibales et mangeraient leurs enfants ?
R : Dieu ne le souhaitait pas, mais Il les a avertis que leur châtiment pour leur désobéissance serait un siège de Jérusalem si sévère qu’Il avait prévu que cela se produirait. Malheureusement, cela s’est effectivement produit, comme le rapportent 2 Rois 6, 24-29 et les Lamentations 2, 20 ; 4, 10.
Q : Dans Deutéronome 28, 64 ; 4, 27, pourquoi l’exil a-t-il été prophétisé ?
R : Cela est arrivé au royaume du Nord lorsque les Assyriens l’ont conquis en 722 av. J.-C., et au royaume du Sud lorsque les Babyloniens l’ont conquis en 586 av. J.-C. Mais cela ne devait pas paraître trop choquant aux premiers lecteurs, car, en dehors de la Bible, le fait qu’un conquérant exile les habitants qu’il avait vaincus était déjà connu vers 1800 av. J.-C., comme le mentionne Kenneth A. Kitchen dans l’ouvrage de J.B. Payne intitulé *New Perspectives on the Old Testament* (p. 507) ainsi que dans son propre ouvrage *The Bible* (p. 120-122).
Q : Le Deutéronome 28, 68 prophétisait-il un second asservissement en Égypte, comme l’affirme le musulman Ahmad Deedat ?
R : Il s’agit d’une prophétie conditionnelle, valable s’ils persistaient dans leur rébellion. Elle ne prophétise pas une captivité en Égypte, mais plutôt qu’ils s’y enfuiront de leur plein gré. Après que les Babyloniens eurent exilé la plupart des Juifs à Babylone, bon nombre de ceux qui restaient choisirent de fuir en Égypte, emmenant avec eux Jérémie, qui n’en avait pas envie. Jérémie 41, 11-44, 30 présente un compte rendu détaillé de ce qui s’est passé.
Plus tard, lorsque les Romains eurent réprimé la révolte juive en 70 apr. J.-C., après avoir pris Jérusalem, ils envoyèrent 17 000 Juifs adultes en Égypte pour y effectuer des travaux forcés et vendirent tous ceux âgés de moins de 17 ans, selon le livre 6, chapitre 9.2, de la « Guerre des Juifs » de Josèphe. Vers 135 apr. J.-C., l’empereur romain Hadrien a également vendu de nombreux Juifs comme esclaves, selon la « Lettre à Jérémie » de Jérôme (chapitre 31).
Q : Deutéronome 29, 1-29 est-il un résumé de Deutéronome 28, ou une introduction à Deutéronome 30 ?
R : Les deux, car ce passage peut être considéré comme une transition. Il s’agit à la fois d’une récapitulation de ce qui précède et d’une introduction à ce qui suit. Les Bibles juives désignent le Deutéronome 29, 1 sous le nom de Deutéronome 28, 69.
Q : Dans Dt 29, 3-4, pourquoi les signes miraculeux et les prodiges ne peuvent-ils pas, en eux-mêmes, conduire à la foi en Dieu ?
R : En raison de la nature pécheresse des hommes et de leur habileté à trouver d’autres explications, la révélation de Dieu est nécessaire. Le peuple de Dieu de cette époque l’a compris, et il l’a transmis à ses enfants et petits-enfants, qui l’ont à leur tour transmis à leurs descendants. Cependant, bien souvent, les enfants ne tirent pas les leçons des épreuves vécues par leurs parents ; ils tiennent à apprendre par eux-mêmes à travers leurs propres épreuves. Jean 2, 18-21 ; 6, 30 ; 9, 40-41 ; 10, 38 ; 13, 7 et d’autres versets en témoignent.
Q : Dans Deutéronome 29, 16-18, comment certains fidèles tentent-ils de « se soustraire » à l’obéissance à Dieu ?
R : Ils peuvent agir de manière irréprochable en apparence et obéir à Dieu dans de nombreux domaines, mais il peut y avoir un ou deux domaines où ils pensent à tort que « le commandement de Dieu ne s’applique pas à moi dans ce cas précis ». Cela peut prendre la forme d’une rationalisation selon laquelle ils doivent mentir pour conclure des ventes, ils doivent avoir des relations sexuelles extraconjugales parce qu’ils pensent être dans un mauvais mariage, ils doivent voler parce que Dieu ne subvient pas suffisamment à leurs besoins autrement, leur mauvais caractère ou leur langage grossier sont acceptables parce qu’ils pensent que cela fait partie de leur personnalité, ou encore ils peuvent agir en secret parce que personne ne le découvrira. Mais Dieu sait, et Dieu n’a « exempté » personne de la recherche de la sainteté en Lui. Le Christ n’est pas venu pour se ranger de notre côté. Il est plutôt venu pour que nous soyons à Lui et de Son côté.
Q : Dans Dt 29,18 et He 12,15, quelle est la racine de l’amertume dont il est question ici ?
R : Les gens, même les croyants, peuvent devenir amers pour de nombreuses raisons. Cela peut être dû à des épreuves actuelles, à l’envie des autres ou, de manière générale, à un refus d’accepter ce que Dieu accomplit. Cela peut conduire à se tourner vers une idole ou à autre chose, ou à faire tomber une barrière contre le péché, si vous avez le sentiment que Dieu s’en moque ou si vous êtes en colère contre Lui. Les principales raisons sont l’abandon de Dieu (28:20) ; les actes de désobéissance (28:15, 20, 45, 58) ; l’ingratitude envers Dieu (28:47) ; et la conséquence de l’adoration d’autres dieux (28:64 ; 29:16-17).
Cependant, au lieu de simplement « amertume », les textes hébreu et grec parlent en réalité de « racine d’amertume ». L’image évoquée ici est celle d’une plante nuisible qui grandit avec le temps, nourrie par un environnement hostile.
Q : Dans Dt 29,18 et He 12,15, comment certaines personnes deviennent-elles amères aujourd’hui, et que pouvons-nous faire pour éviter de devenir ainsi ?
R : Tout d’abord, prenez conscience du danger. Ensuite, priez Dieu de vous en préserver. Troisièmement, prenez la résolution de « tracer une ligne dans le sable » et décidez de ne pas devenir ainsi. Quatrièmement, gardez les yeux fixés sur Dieu et sur ses promesses. Enfin, réalisez que ce monde est de toute façon éphémère et que les épreuves que nous traversons aujourd’hui ne sont rien comparées aux joies que nous connaîtrons au ciel, comme le dit 2 Corinthiens 4:17.
Q : Dans Deutéronome 29:28, pourquoi Dieu déracinerait-Il Son peuple désobéissant pour le conduire vers un autre pays ?
R : Renversons la question. S’ils étaient désobéissants envers Dieu, pourquoi penseraient-ils que Dieu voudrait qu’ils continuent à jouir du pays qu’Il leur a donné ? Si le peuple choisissait de se détourner de Dieu, Dieu peut se détourner de lui. C’est ce qui s’est produit pendant l’exil. Dans un autre sens, nous sommes tous des exilés, puisque l’humanité a été chassée du jardin d’Éden.
Q : Dans Dt 29, 29, que signifie le fait que les choses secrètes appartiennent à Dieu, mais que celles qu’Il a révélées sont à nous pour toujours ?
R : On distingue ici deux types de connaissance.
1. Les choses secrètes (cachées) que Dieu ne nous a pas révélées. Nous ne sommes pas tenus de les connaître ni de nous y conformer. Il se peut que nous ne connaissions certaines de ces choses qu’une fois arrivés au Ciel, et d’autres que nous ne connaissions jamais. Mais cela n’a pas d’importance. Les pensées et les voies de Dieu sont plus élevées que les nôtres, comme le dit Ésaïe 55, 8-9.
2. Les choses révélées (dévoilées) que Dieu nous a fait connaître : nous avons la responsabilité de les connaître, de leur obéir et de les enseigner à nos enfants et aux autres.
Q : Dans Deutéronome 30, 1-2, on pourrait penser que les Israélites ont fait preuve d’une grande folie en voyant toutes ces choses et en se détournant ensuite de Dieu. Mais quelles sont, aujourd’hui, certaines choses que les gens voient de la part de Dieu et qui, pourtant, ne leur permettent pas d’en tirer la leçon ?
R : La discipline n’aide pas nécessairement tout le monde ; cela dépend de la volonté de l’individu de l’accepter et de se repentir. Parfois, elle peut rendre les gens encore plus obstinés. Y a-t-il des péchés que les gens continuent de commettre, même après en avoir vu les graves conséquences négatives ? Pas seulement la drogue et l’alcool, mais aussi en matière de pureté, d’honnêteté et de bienveillance envers autrui. Acan et Judas ont recherché le gain matériel. Gédéon et Samson se sont, en substance, adorés eux-mêmes.
Q : Dans Dt 30, 6, est-ce Dieu qui a circoncis le cœur des Israélites, ou était-ce aux Israélites eux-mêmes de le faire, comme le dit Dt 10, 16 ?
R : C’est comme demander si nous sommes responsables de notre foi, ou si c’est Dieu qui nous la donne. La bonne réponse est « les deux », car qu’il s’agisse du salut ou de la consécration à Dieu, il existe une interaction entre Dieu et l’individu. Le fait que Dieu circoncis nos cœurs est également évoqué dans Colossiens 2, 11.
Q : Dans Dt 30,11-14 et Rm 10,8, comment répondez-vous à quelqu’un qui affirme que les Écritures sont trop difficiles à comprendre ?
R : Parfois, cela peut n’être qu’une excuse : « Tant que je ne comprends pas tout, je n’ai pas à suivre quoi que ce soit. » Mais pour ceux qui ont une véritable objection à ce sujet, la réponse comporte trois points.
Tout d’abord, la Bible offre plusieurs niveaux de compréhension. Certaines parties sont si simples qu’un élève du primaire peut parfaitement les comprendre. Même un élève de CE2 est capable de choisir de vouloir devenir une « bonne personne » ou une « mauvaise personne » quand il sera grand. Tout le monde peut comprendre que Dieu a tout créé, que nous avons tous péché, que Jésus est mort sur la croix pour nous et qu’il est ressuscité d’entre les morts. Nous devons nous repentir et croire en Lui. D’autres passages sont très complexes, et des érudits hautement qualifiés se penchent sur les implications de certaines doctrines. Par exemple, dans quelle mesure Dieu possède-t-Il une méta-connaissance (des hypothèses) ? Comment sommes-nous nés avec une nature pécheresse ? Lorsque Satan a tenté Jésus, Jésus était-Il irréprochable ? Lors de la résurrection, en quoi nos corps seront-ils à la fois semblables et différents du corps de Jésus ? De plus, il arrive parfois qu’un même passage puisse être lu et compris à différents niveaux : un niveau élémentaire (mais vrai) et un niveau plus profond (mais également vrai).
Deuxièmement, les croyants devraient prier pour que le Saint-Esprit leur accorde la compréhension. Il peut nous guider pour discerner quelles interprétations sont correctes et lesquelles sont fausses. Paul y fait allusion lorsqu’il cite Deutéronome 30, 14 dans Romains 10, 8.
Enfin, nous pouvons compter les uns sur les autres : les autres croyants, tant ceux qui vivent à notre époque que ceux qui ont consigné leurs réflexions et leur sagesse il y a bien longtemps.
Q : Dans Dt 30, 15-20, Moïse a-t-il dit qu’avant le Christ, une personne était justifiée en obéissant à la Loi ?
R : En réalité, Moïse et la Bible ne disent jamais cela. Ce passage montre les bénédictions et la communion avec Dieu qui découlent de l’obéissance à la Loi, ainsi que les malédictions qui s’abattent sur le peuple de l’alliance de Dieu en cas de désobéissance à la Loi, mais la Loi ne sauvait pas. Jésus-Christ a apporté la justification à tous ceux qui ont cru, que ce soit avant ou après le Christ.
Q : Dans Dt 30, 19 ; Jos 24, 15-18, pourquoi met-on l’accent sur le choix ?
R : Il ne s’agissait pas seulement d’écouter et d’approuver intellectuellement, mais de choisir de mener une vie conforme à Dieu, ce qui impliquait de dire « non » à tout ce qui est contraire à Dieu. C’est le contraire de certaines personnes que Paul mentionne dans 2 Timothée 3, 7, qui apprennent sans cesse mais ne parviennent jamais à la connaissance de la vérité. Quant à l’Évangile, vous devez faire un choix.
Q : Dans Deutéronome 31, 1-3, 7-8, comment éviter de penser que le succès du ministère peut dépendre d’une seule personne ?
R : Dieu a résolu le problème en rappelant Moïse à Lui. Mais avant cela, Moïse avait formé Josué pour qu’il prenne la relève. Aujourd’hui, lorsqu’un groupe de personnes assure la direction, le départ d’une personne ne provoque pas de choc brutal. De plus, nous devrions réfléchir à la succession et à la personne qui prendra la tête des choses après nous. Enfin, une organisation dirigée par des anciens est plus résiliente qu’une organisation dirigée par un seul responsable.
Q : Dans Deutéronome 31:3, à quoi ressemblaient les peuples de Canaan, et existe-t-il aujourd’hui des peuples qui leur ressemblent ?
R : De nombreux peuples vivaient dans le pays de Canaan. Des colonies de Hittites et d’Amorites venaient d’Asie Mineure. Quelques Philistins et Peuples de la Mer sont arrivés à cette époque par le nord-ouest. L’un des peuples les plus singuliers était celui des Anakim. Des ossements ont été découverts, indiquant que certains d’entre eux mesuraient 10 pieds et demi. On pense toutefois que la plupart des Cananéens provenaient du nord de l’Arabie. Un peuple vivant aujourd’hui serait considéré comme un « cousin » des Cananéens ; il vit au Qatar.
Canaan était gouverné par un grand nombre de petites cités-États ; celles-ci avaient l’habitude de se faire la guerre entre elles. Leurs remparts étaient plus épais que ceux des villes israélites, construits des siècles plus tard. Tant la partie nord que la partie sud de Canaan payaient un tribut à l’Égypte. Josué vainquit trente et un rois dans ces deux régions. Cependant, les plaines ne furent pas conquises, car les Cananéens utilisaient des chars, qui constituaient des armes efficaces en plaine.
La religion des Cananéens était à la fois décadente et cruelle. Chaque région vénérait un seigneur local, ou Baal. Les Cananéens vénéraient également la déesse Astarté (ou Ishtar), déesse du sexe et de la guerre. Selon une légende, elle aurait envoyé son mari, le dieu Tammuz, en enfer (quelle charmante dame !). Les trois éléments « attrayants » de cette religion étaient le sexe, la violence et le matérialisme. Non seulement ils sacrifiaient des animaux, mais ils sacrifiaient également leurs enfants aînés « dans le feu ». Chaque temple subvenait à ses besoins en partie grâce aux sacrifices et en partie grâce à la prostitution « sacrée » des prêtresses. Comme les Cananéens possédaient une civilisation plus sophistiquée et que leur religion faisait certainement davantage appel à la chair qu’au culte de Dieu, la tentation était grande pour les Israélites de se détourner du Dieu vivant.
Il est facile de se concentrer sur le meurtre des nourrissons et la prostitution et de négliger de voir une autre chose véritablement malfaisante. Dans la plupart des cultures, quelques personnes commettent des meurtres ou se livrent à la prostitution, mais le grand mal réside en ceci : si un Cananéen souhaitait sincèrement rechercher le Créateur et mener une vie bonne et morale, on lui enseignait que le seul moyen d’y parvenir était de tuer son premier-né et de se livrer à la fornication. Pouvez-vous imaginer à quel point il serait pratiquement impossible de rechercher un Dieu moral si le seul moyen que vous connaissiez consistait en ces actes impies ?
En raison du grand péché des Cananéens (Genèse 15, 16) et de la tentation qu’il représentait (Deutéronome 7, 16), Dieu a ordonné leur anéantissement total (Deutéronome 20, 16-18). Nous pouvons nous interroger sur l’ampleur que doit atteindre le péché avant que Dieu n’anéantisse un peuple, mais nous ne pouvons vraiment pas remettre en cause le droit de Dieu de disposer de Sa propre création comme Il l’entend.
Q : Dans Dt 31, 6 et 31, 7, ainsi que dans Josué 1, 6-7, 8-18, pourquoi met-on tant l’accent sur le fait d’être forts et courageux ?
R : C’est peut-être parce que certains d’entre nous ont tendance à être faibles et craintifs. Nous ne devons pas faire preuve d’une confiance en soi arrogante, mais nous devons avoir confiance en ce que Dieu peut accomplir à travers nous. Il y a toutefois une deuxième raison. Plutôt que d’être effrayés et pris de panique, beaucoup de gens préféreraient jouer la carte de la sécurité et ne pas faire de vagues. Face à ces deux attitudes, les croyants doivent être forts et courageux.
Q : Dans Deutéronome 31, 7-8, 23 ; 32, 44 ; 34, 9, comment choisir judicieusement quelqu’un pour vous succéder ?
R : Tout d’abord, vous devez prendre conscience de la nécessité de choisir un successeur. Ensuite, priez et interrogez Dieu. Cependant, vous devez également examiner la personne et faire preuve de discernement. Josué avait passé beaucoup de temps avec Moïse et dans le Tabernacle. Il avait fait ses preuves lorsque lui et Caleb avaient été les deux seuls espions à faire un rapport favorable, avec la foi qu’ils pourraient entrer dans le pays. Moïse avait souvent eu Josué à ses côtés, ce qui lui avait permis de le former jour après jour. Ainsi, non seulement Josué avait été choisi, mais il avait également été préparé. Lorsque Moïse a mentionné publiquement Josué ici, personne n’en a été surpris.
Q : Dans Dt 31, 24-26, pourquoi cette loi n’a-t-elle pas été placée à l’intérieur de l’arche ?
R : Cette loi, c’est-à-dire le Livre du Deutéronome, était placée à côté de l’arche. Seules trois choses se trouvaient à l’intérieur de l’arche : les Dix Commandements, la verge d’Aaron qui avait bourgeonné et un pot de manne. Mais ce texte était destiné à être lu par le peuple, en particulier par les rois. Les prêtres étaient censés le lire au peuple tous les sept ans, comme le précise Deutéronome 31, 9-10, lors de la Fête des Tabernacles. Combien de personnes, aujourd’hui, lisent les Écritures dans leur intégralité, au moins une fois tous les sept ans ? On pourrait penser que la tâche des prêtres consistait principalement à lire les Écritures, mais ce serait passer à côté de l’essentiel. Au contraire, tant par leurs encouragements que par leur exemple, les prêtres devaient exhorter le peuple à lire et à connaître la loi de Dieu ; la lecture du Deutéronome une fois tous les sept ans s’inscrivait dans ce cadre. Cependant, le MacArthur Bible Commentary, p. 238-239, estime qu’il s’agissait de l’ensemble de la Torah et non pas uniquement du Deutéronome.
Q : Dans Dt 32, 1-44, qu’y a-t-il d’intéressant dans ce cantique ?
R : Il s’agit d’un « apprentissage par le chant ». Ce n’est pas avant tout un chant de louange ou de lamentation, mais plutôt un chant didactique, à la fois éducatif et prophétique, dont certains versets (32, 3-4 ; 8) louent le caractère de Dieu. Ce ne sont pas simplement des mots qui sonnent bien, mais l’expression de la volonté de Dieu et un guide pour la vie et la mort au sein du peuple de Dieu. Si quelqu’un apprenait ce cantique par cœur, il disposerait d’un résumé de l’importance de la loi. Contrairement aux testaments modernes, un testament rédigé à cette époque était irrévocable.
Q : Dans Dt 32, 1-4, pourquoi met-on toujours l’accent sur la louange de Dieu ?
R : Cela glorifie Dieu, mais cela nous concerne également. Comme l’a dit C.S. Lewis (dans *Réflexions sur les Psaumes*, p. 94-95), on ne peut véritablement apprécier quelque chose sans en reconnaître la valeur.
Q : Dans Dt 32, 5, pourquoi est-il question ici d’une génération perverse et dévoyée ?
R : Il s’agit d’une génération qui a rejeté le Messie de Dieu. Jésus a qualifié ainsi la génération de son époque dans Matthieu 17, 17. Pierre et Paul utilisent également cette expression dans Actes 2, 40 et Philippiens 2, 15.
Q : Dans Dt 32, 8 et suivants, en quoi la traduction de la Septante a-t-elle influencé ce passage ?
R : La Septante dit : « Lorsque le Très-Haut a divisé les nations, lorsqu’il a séparé les fils d’Adam, il a fixé les limites des nations selon le nombre des fils/anges de Dieu. »
Q : Dans Dt 32, 10 ; Ps 17, 8 ; Za 2, 8, qu’est-ce que la prunelle de l’œil ?
R : Il s’agit de la pupille, ou du centre de l’œil. Cela désigne quelque chose qui est considéré comme très précieux et auquel vous tenez particulièrement.
Q : Dans Dt 32, 11a, comment un aigle « remue-t-il » le nid ?
R : Il faudrait bien connaître le comportement des aigles pour le comprendre. Le jeune aiglon mène une vie plutôt agréable dans son nid ; il n’a rien à faire et reçoit de la nourriture gratuitement en permanence. Il en est conscient et, en général, ne souhaite pas perdre ce confort et partir. Mais la mère commence à détruire le nid dans lequel se trouve l’aiglon, forçant ainsi le jeune aigle à s’envoler et à subvenir à ses propres besoins. Parfois, l’aiglon tente de voler, plane jusqu’au sol et s’y retrouve coincé pendant un certain temps. Ce n’est pas grave ; les parents apporteront de la nourriture à l’aiglon cloué au sol jusqu’à ce qu’il puisse voler tout seul.
Q : Dans Dt 32, 11 et suivants, quels oiseaux portent leurs petits sur leurs ailes ?
R : Seuls les rapaces (la Palestine en compte 44 espèces) ont des ailes suffisamment puissantes pour cela. On sait qu’au moins l’un d’entre eux, l’aigle royal, rattrape ses petits dans ses ailes. Il plonge sous les aiglons et s’envole vers le haut avec eux sur son dos, lorsque ceux-ci apprennent à voler, selon le numéro d’avril 2001 du National Geographic.
Pour plus d’informations, consultez https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_birds_of_Palestine, 29/06/2025.
Q : Dans Dt 32, 15 ; 33, 5 ; 33, 26 et Ésaïe 44, 2, qui est « Jeshurun » ici ?
R : Il s’agit d’une métaphore, et Jeshurun est un surnom donné à Israël, signifiant « celui qui est droit » ou « le juste ». L’idée est qu’Israël plaisait à l’origine au Seigneur. Mais tout comme un animal bien nourri pourrait donner des coups de pied à son maître qui le nourrit, il s’agit ici d’une prophétie poétique selon laquelle le peuple de Dieu, Israël, se rebellerait contre Dieu. Il adorerait d’autres dieux, qui étaient en réalité des démons selon Deutéronome 32, 16-17.
Q : Dans Dt 32, 15, pourquoi certains enfants de croyants, une fois adultes, s’éloignent-ils de Dieu ?
R : Il peut y avoir diverses raisons.
L’attrait pour d’autres choses. Cela inclut le fait d’être séduit par un(e) ami(e) amoureux(se), un(e) conjoint(e) ou d’autres membres de la famille.
Le matérialisme
L’orgueil et l’arrogance
L’incohérence et l’hypocrisie des croyants dont ils ont été témoins.
La peur et la persécution
L'apathie due à la prospérité. Il y a là une leçon à retenir : la prospérité peut constituer une épreuve plus dangereuse que les moments difficiles.
Derrière la plupart de ces questions se cachent deux interrogations auxquelles elles n’apportent pas de réponse affirmative : « Dieu suffit-il ? » et « La voie de Dieu est-elle la meilleure ? »
Q : Dans Deutéronome 32, 12 et 16, pourquoi le Seigneur est-il si irrité par les dieux étrangers ?
R : Deutéronome 32, 16 dit que cela suscite la jalousie de Dieu. Tout comme un mari ou une femme pourrait se sentir jaloux si son conjoint avait une liaison, Dieu éprouve également de la jalousie lorsque les gens se tournent vers d’autres dieux. De plus, au verset 16, Dieu qualifie leur culte d’abominations. D’une certaine manière, la terre est un champ de bataille où les démons combattent Dieu. L’objectif, ou la « récompense », est d’avoir des personnes fidèles aux démons, qui croient en eux, les suivent ou les adorent.
Un jour, alors que je jouais dans l’équipe de basket de mon école, j’ai marqué le panier décisif. Vous voyez, c’était un entre-deux, et l’arbitre nous a accidentellement alignés à l’envers. J’ai dévié le ballon, je l’ai récupéré et j’ai tiré. Le ballon est entré, mais malheureusement, je l’ai accidentellement envoyé dans le panier de l’équipe adverse. Pire encore, nous avons perdu le match d’un point. J’étais tellement gêné. L’une des règles tacites du basket-ball est la suivante : ne marquez pas de points pour l’équipe qui vous affronte. C’est un peu ce que l’on fait en adorant des dieux étrangers.
Q : Dans Dt 32,21, le terme « peuple insensé » fait-il ici référence aux Arabes préislamiques, comme l’affirme le musulman Ahmad Deedat ?
R : Cela peut également se traduire par « un peuple lent à comprendre », mais quoi qu’il en soit, rien ne permet de penser que cela fasse davantage référence aux Arabes qu’aux païens en général. Plus précisément, les premiers chrétiens qui n’étaient pas d’origine juive étaient principalement des païens de l’Empire romain. Les Arabes ne constituaient pas un groupe ethnique très nombreux.
Q : Dans Dt 32, 28-33, en quoi un discernement déficient constitue-t-il un péché menant à la ruine ?
R : Lorsque vous êtes incapable de distinguer le bien du mal, que ce soit par peur, sous la pression ou par crainte d’une perte potentielle, vous ne pouvez pas guider les autres. Lorsque vous ne savez même pas vous-même ce qui est bien et ce qui est mal, vous pouvez alors vous laisser piéger par n’importe quoi. Toute ignorance n’est pas innocente. Certaines proviennent d’un effort délibéré de ne pas se soucier de savoir si quelque chose est bien ou mal.
Métaphoriquement, les méchants auraient du vin en abondance, mais ils ne se rendaient pas compte eux-mêmes – ou bien ils s’en rendaient compte sans s’en soucier – que leur vin était le vin du venin de serpent. De nos jours, les gens consomment des drogues, s’enivrent et fument, empoisonnant ainsi eux-mêmes leur propre corps.
Q : Dans Dt 32, 48-52, la colère de Moïse était-elle un « péché menant à la mort », comme mentionné dans 1 Jn 5, 16-17, puisqu’il a été puni en mourant avant d’entrer dans la Terre Promise ?
R : Non, cela diffère fondamentalement du cas d’Ananias et de Saphira (Actes 5, 1-11), de certains croyants qui ont pris la Cène à la légère (1 Corinthiens 11, 31-32), de la rébellion de Koré (Nombres 16) et du péché d’Acan (Josué 7, 16-26). Les autres sont morts immédiatement, tandis que Moïse a vécu de nombreuses années avant de mourir. Le péché de Moïse n’était un péché menant à la mort que dans le sens où Adam, Ève et nous tous mourrons en conséquence du péché.
Q : Dans Deutéronome 32:49, jusqu’où Moïse pouvait-il voir depuis le mont Nebo ?
R : Le mont Nebo se trouvait à 2 700 pieds au-dessus du niveau de la mer et à 4 000 pieds au-dessus de la mer Morte. Par temps clair, on peut voir de là au nord de la mer de Galilée et au sud de la mer Morte.
Q : Dans Dt 32, 50, puisqu’il y a une vie après la mort, que signifie « il a été réuni à son peuple » ?
R : Cela signifie simplement que Moïse a rejoint les Israélites qui étaient déjà décédés. En d’autres termes, Moïse est mort.
Q : Dans Dt 33,1-29, quand et comment devrions-nous prononcer des paroles de bénédiction sur les autres aujourd’hui ?
R : Nous devrions bénir les autres en prenant soin d’eux et en accomplissant des actes d’amour à leur égard, mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici. Il existe trois façons de procéder.
Priez pour eux (en leur absence) : À quelle fréquence priez-vous pour votre famille, les membres de votre église et les non-croyants ?
Leur adresser des paroles d’encouragement : fortifiez-les en leur présentant une vision de ce qu’ils pourraient être et, espérons-le, de ce qu’ils sont en train de devenir. Encouragez-les à persévérer et à viser le cœur de la volonté de Dieu, plutôt que de se contenter d’en effleurer les contours. Rappelez-leur que la voie de Dieu est la meilleure. En fin de compte, il n’existe pas de « péché couronné de succès ». Les bénédictions de Moïse étaient un mélange de prières, de louanges, de prophéties et de commandements.
Priez pour eux en leur présence : outre le fait de prier avec eux, priez également pour eux, afin que Dieu les bénisse par ce qui compte véritablement : la connaissance de Lui-même, une foi solide, et que l’amour de Dieu déborde dans leur vie.
Q : Dans Dt 33,2, le fait que Dieu resplendisse avec 10 000 saints fait-il référence à la conquête de La Mecque par Mahomet, comme l’affirme le musulman Ahmad Deedat ?
R : Non. Bien que l’armée de Médine comptait environ 10 000 hommes, c’est là la seule similitude. Paran se trouvait en Édom, dans l’actuelle Jordanie, et n’occupait pas une place prépondérante dans la Bible. La Mecque et Médine se situent toutes deux bien plus au sud de Paran ; il s’agit donc, pour le moins, d’un « écart » de plusieurs centaines de miles.
Q : Dans Deutéronome 33, 6-27, pourquoi Siméon n’est-il pas mentionné dans cette prophétie ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais à l’avenir, Siméon fusionnera avec Juda et perdra son identité de tribu disposant d’un territoire indépendant, comme le mentionne 1 Chroniques 4, 24-42.
Q : Dans Dt 33, 6, le texte hébreu dit-il « que » ses hommes soient peu nombreux ou « que non / ni que » ses hommes soient peu nombreux ?
R : Cela peut se traduire dans les deux sens. La Septante était une traduction grecque assez fiable des cinq premiers livres, et ses auteurs l’ont compris comme signifiant « qu’il soit nombreux ».
Q : Dans Deutéronome 33, 6, pourquoi Moïse dit-il, à propos de Ruben uniquement, « que son peuple ne soit pas peu nombreux » ?
R : De nombreuses prophéties de prospérité ont été adressées aux autres tribus, mais pas à Ruben. Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons en deviner la raison. Les tribus de Ruben, de Gad et de la moitié de Manassé ont demandé des terres en dehors de Canaan, à l’est du Jourdain ; Ruben était la tribu la plus au sud parmi celles de l’est. Elles ont obtenu ce qu’elles avaient demandé, à condition de promettre d’aider les autres tribus à conquérir leurs terres. Pour autant que nous puissions en juger, ces tribus ont tenu leur promesse. Mais le Jourdain était naturellement très difficile à franchir pendant une grande partie de l’année, et les tribus orientales étaient vulnérables face aux Édomites, aux Moabites, aux Ammonites, aux Syriens et aux Arabes. Il y avait suffisamment de terres en Canaan, et ces tribus n’ont pas fait preuve de sagesse en réclamant des terres plus difficiles à défendre en dehors de Canaan. Peut-être qu’en voyant qu’elles pouvaient vivre sur ces terres, elles se sont demandé : « Pourquoi aller plus loin ? »
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, lorsqu’ils constatent qu’une situation n’est pas mauvaise, se demandent également : « Pourquoi aller plus loin ? » Si vous ne vous éloignez pas de manière flagrante de la volonté de Dieu, préférez-vous vous contenter de cette attitude consistant à vous demander « pourquoi aller plus loin », ou souhaitez-vous vous placer au cœur même de la volonté de Dieu pour vous ? Une bonne raison d’aller plus loin était qu’ils risquaient d’être balayés, tant sur le plan militaire que spirituel. En effet, à l’époque de David, on n’entend plus parler des deux tribus et demie de l’Est. De même, si vous marchez avec Dieu, mais que vous vous trouvez dans une situation vulnérable, peut-être à cause d’une tentation, au lieu de vous demander « pourquoi aller plus loin », changez votre situation ou sortez de cet endroit.
Q : Dans Deutéronome 33, 7, que dit cette bénédiction au sujet de Juda ?
R : Il s’agissait d’une bénédiction liée à la puissance, mais elle diffère des bénédictions de puissance accordées à Gad et à Dan dans Deutéronome 33, 20-22. Cette bénédiction sur Juda est exclusivement axée sur le fait que Dieu accorde puissance et aide pour protéger son peuple.
Q : Dans Dt 33,7, le fait que la royauté de Juda ne soit pas mentionnée montre-t-il que ce texte a été rédigé après la scission des tribus du nord, comme l’affirme le Guide sceptique de la Bible d’Asimov, p. 206 ?
R : Non, il serait tout aussi valable d’affirmer que la royauté de Juda n’aurait pas été mentionnée si ce texte datait d’avant David et le royaume uni, que de dire qu’il date d’après l’époque du royaume uni. En réalité, comme il s’agissait de bénédictions de Moïse, il n’y avait aucune nécessité de mentionner ou de ne pas mentionner la royauté de Juda.
Q : Dans Dt 33, 8-11, que dit ce passage au sujet de Lévi et de la loyauté ?
R : Après l’épisode du veau d’or, les Lévites ont pris les épées, obéissant ainsi au commandement de Dieu, et ont tué leurs propres compatriotes. La loyauté envers Dieu et celle envers les autres Israélites devraient normalement être identiques, mais lorsqu’elles s’opposaient, les Lévites ont choisi d’être fidèles à Dieu. Lévi a été maudit et dispersé au sein d’Israël. Cependant, il s’agit là d’un exemple où une malédiction s’est transformée en bénédiction.
Nous pouvons être fidèles à Dieu, à notre pays, à un président, à l’Église, à notre famille, à une entreprise, à nos amis, etc. Espérons qu’il n’y ait ni conflit ni contradiction dans la fidélité envers tous ces éléments. Mais lorsqu’il y en a, nous devons nous assurer que notre plus grande fidélité va à Dieu, avant celle envers notre pays, l’Église, notre famille, notre entreprise ou nos amis.
Q : Dans Dt 33,12, que dit ce passage au sujet de Benjamin et de la sécurité ?
R : Certaines personnes ne pensent qu’à la sécurité. D’autres vivent dans des régions où elles doivent y penser la plupart du temps, comme dans un pays déchiré par la guerre. Mais vous pouvez être rassurés en sachant que Dieu veille sur vous. Il n’y a aucune promesse que les chrétiens ne souffriront jamais ou ne seront jamais tués. Mais vous ne mourrez pas tant que Dieu n’aura pas décidé de vous rappeler à Lui.
On raconte l’histoire d’un avion pris dans une tempête, dont le vol était très agité. Tout le monde semblait effrayé, sauf une dame âgée. On lui a demandé pourquoi elle n’avait pas peur, et elle a répondu qu’elle savait qu’elle allait revoir son fils. Son fils se trouvait dans la ville où ils devaient atterrir. Mais elle avait un autre fils, un croyant qui était décédé. Elle a dit qu’elle ne savait pas s’ils allaient atterrir sains et saufs ou non, mais qu’elle savait que, quoi qu’il arrive, elle allait revoir son fils.
Q : Dans Dt 33, 16, s’agit-il de la faveur de Dieu qui était au « Sinaï » ou dans « le buisson » ?
R : Comme les voyelles n’étaient pas écrites à l’origine, le mot est « SN », qui pourrait désigner soit le mont Sinaï, soit un buisson (comme dans le « buisson ardent »). Quoi qu’il en soit, le message reste le même. Tournez-vous vers Dieu, qui s’est manifesté de manière surnaturelle, que ce soit dans le buisson ardent ou au mont Sinaï.
Q : Dans Dt 33, 25, que signifie la promesse faite à Asher : « Que ta force soit à la mesure de tes jours » ?
R : Asher terminera sa vie en beauté ; ses membres seront forts tant qu’ils seront présents sur terre, au lieu de s’affaiblir de plus en plus. Aujourd’hui, les chrétiens ont le choix à mesure qu’ils vieillissent ; ils peuvent s’affaiblir physiquement et mentalement. Mais espérons que nous aurons tous, spirituellement, « une force à la mesure de nos jours ». Nous devons nous efforcer de « terminer en beauté », plutôt que de nous affaiblir spirituellement à mesure que notre environnement et nos circonstances changent. Nous devons nous employer délibérément à laisser un héritage et à terminer en beauté.
Q : Dans Dt 33, 18-19, de quel type de bénédiction s’agit-il pour Zabulon et Issachar ?
R : Ces deux tribus se trouvaient à l’extrême nord, tandis qu’Asher était situé juste à côté de la côte, s’étendant du nord de Tyr jusqu’au sud de l’actuelle Tel-Aviv. La montagne mentionnée est probablement le mont Thabor, qui sépare Zabulon et Issachar. Outre l’offrande de sacrifices justes, cette bénédiction visait la prospérité matérielle. Entre les forêts du Liban et leur assimilation aux Phéniciens, elles devinrent très prospères ; mais au détriment de leur vie spirituelle. À l’époque de David, on ne parlait plus ni d’Asher ni de Zabulon, une grande partie de la tribu faisant partie de la Phénicie. En effet, l’architecte du temple de Salomon, Hiram, mentionné dans 1 Rois 7, 13-14, était originaire de Nephthali du côté de sa mère, et de Tyr du côté de son père. En effet, dans 1 Rois 9, 10-12, Salomon céda vingt villages de Galilée à Hiram, roi de Tyr. Vous pourriez dire qu’il ne s’agissait que de vingt villages, mais il n’aurait pas dû céder le moindre village. Salomon a construit son temple en s’appuyant sur une amitié importante dans le monde. Cette amitié a eu un coût : céder 20 villes du peuple de Dieu à un roi païen. Il aurait mieux valu que le temple ne soit pas aussi beau, plutôt que de livrer le peuple de Dieu au paganisme.
Q : Dans Dt 33, 20-23, que signifie cette prophétie concernant les tribus de Gad et de Dan, et la force d’un lion ?
R : Ces tribus étaient des guerrières, et il était prophétisé qu’elles seraient de puissantes combattantes. Soit dit en passant, « Bashan » est la région fertile au nord-est de Canaan vers laquelle Dan a émigré. Ce nom est également lié au mot ougaritique « basan », qui signifie « vipère ». Cette prophétie est très différente de celle annonçant la prospérité pour Zabulon et Issachar, mentionnées avant elles, ou pour Aser, mentionnée après elles. Dieu accorderait le succès à Gad et à Dan. Cependant, ces tribus n’ont pas perduré, mais ont été assimilées. Il ne suffit pas d’être un bon combattant ; il faut également faire attention à la cause pour laquelle on se bat. On a dit que la Seconde Guerre mondiale avait été remportée grâce à la détermination de l’Europe occidentale, à l’acier américain et au sang russe, car la Russie a subi relativement bien plus de pertes humaines que les États-Unis ou l’Occident. Mais peut-être n’y aurait-il pas eu autant de pertes si elle n’avait pas commencé la Seconde Guerre mondiale du mauvais côté, en aidant l’Allemagne nazie.
Q : Dans Dt 34, 1-12, comment le Deutéronome a-t-il pu être écrit par Moïse, puisque sa mort y est mentionnée ?
R : La plupart des chrétiens pensent que les deux derniers chapitres du Deutéronome ont été rédigés après la mort de Moïse. Moïse n’a très probablement pas écrit sur ce qui s’est passé après sa mort, car le Deutéronome 33 utilise la troisième personne (« il dit ») aux versets 2, 7, 8, 12, 13, 18, 20, 22, 23 et 24. Cependant, il était courant que les gens parlent d’eux-mêmes à la troisième personne. Quoi qu’il en soit, le chapitre 34, au moins, pourrait avoir été rédigé par l’auteur du livre de Josué ou par Josué lui-même.
Q : Dans Dt 34,1-2, comment Moïse a-t-il pu voir « tout » le pays ?
R : Lorsqu’une personne se voyait attribuer la possession d’un terrain, par exemple par achat, elle « inspectait officiellement le terrain » qu’elle s’apprêtait à posséder. Le terme « tout » ici ne désigne pas chaque pied carré (y compris le sol situé de l’autre côté de chaque montagne et de chaque bâtiment). Il signifie plutôt que Moïse a vu le pays dans son ensemble.
Q : Dans Dt 34,4, comment réagissez-vous lorsque Dieu vous permet de voir quelque chose de loin sans que vous puissiez y prendre part ?
R : Parfois, Dieu agit ainsi pour nous discipliner, parfois pour nous protéger ; parfois, cela sera reporté, et parfois nous n’en voyons pas la raison. Parfois, Dieu peut nous accorder quelque chose, comme un héritage, mais nous ne l’acquérons que plus tard, même si nous aimerions tout avoir tout de suite. Quoi qu’il en soit, nous ne devons pas nourrir d’amertume, mais comprendre que ce que Dieu fait est ce qu’il y a de mieux pour sa gloire.
Tout comme nous, Moïse pouvait jeter un regard rétrospectif sur sa vie et sur son peuple, avec un mélange de satisfaction et de déception, de joie et de douleur.
Est-il donc vrai que Moïse n’est jamais entré dans le pays de Canaan ? Ce n’est peut-être pas vrai, car Moïse et Élie ont parlé avec Jésus sur le mont de la Transfiguration, comme le rapporte Matthieu 17, 1-3. Bien que le nom de la montagne ne soit pas précisé, si elle se trouvait en Canaan, cela signifie que Moïse y est finalement parvenu.
Q : Dans Deutéronome 34, 5, pourquoi Moïse a-t-il été enterré dans un lieu secret ?
R : Moïse gravit seul le mont Nébo ; ainsi, aucun être humain ne vit où il mourut. Les Écritures ne le précisent pas, mais il existe deux hypothèses.
L’écrivain juif Josèphe a déclaré que si l’endroit avait été connu, les Israélites auraient pu faire du corps de Moïse une idole. Voir à ce sujet *1001 questions bibliques répondues*, p. 311.
Jude 9 indique que l’archange Michel et Satan se sont disputé le corps de Moïse. Cela pourrait avoir un rapport avec ce fait, ou avec le fait que Moïse allait apparaître plus tard à Jésus lors de la Transfiguration.
Q : Dans Deutéronome 34:7, comment Moïse pouvait-il avoir 120 ans tout en étant encore vigoureux et en ayant une bonne vue ?
R : Dieu peut préserver la jeunesse, et Dieu peut même la restaurer, comme le montrent Job 33, 25 ; le Psaume 103, 5 ; et peut-être le Psaume 110, 3.
Q : Dans Dt 34,7, Moïse était-il aussi vigoureux que dans sa jeunesse, ou ne pouvait-il plus « aller et venir », comme le dit Dt 31,2 ?
R : Moïse était fort, comme lorsqu’il était plus jeune. Mais comme le dit également Deutéronome 31:2, Moïse avait perdu une partie de sa mobilité, car il « n’était plus capable d’aller et venir ». Cependant, dans Deutéronome 34:1, Moïse pouvait encore gravir le mont Nebo, car « il devait se rendre à des funérailles ». La véritable raison pour laquelle Moïse ne put se rendre dans la Terre Promise est indiquée dans Deutéronome 31, 3, où Moïse dit au peuple que Dieu lui avait annoncé qu’il mourrait juste avant d’atteindre la Terre Promise. C’est pourquoi Moïse confia la direction du peuple à Josué dans Deutéronome 31, 1-8.
Q : Dans Dt 34, 9, à quel autre endroit de l’Ancien Testament l’Esprit du Seigneur est-il descendu sur des personnes ?
R : Voici une liste tirée du « MacArthur Bible Commentary », p. 245.
Exode 31:3 ; 35:30, 31 – sur Bézalel pour lui donner l’habileté
Nombres 11, 17 – Moïse
Nombres 11, 25 – Les soixante-dix anciens
Nombres 24, 2 – Balaam, lorsqu’il prophétise au sujet d’Israël
Deutéronome 34:9 – Josué, pour succéder à Moïse
Juges 3:10 – Othniel
Juges 6:34 - Gédéon
Juges 11:29 – Jephté
Juges 14:6, 19 ; 15:14 – Samson
1 Samuel 10:10 ; 11:6 ; 19:23 – Saül
1 Samuel 16:13 – David
1 Samuel 19:20 – Les messagers du roi Saül
1 Chroniques 12:18 – Amasaï
2 Chroniques 24:20 – Zacharie
Ésaïe 61:1 – Ésaïe
Ézéchiel 3:24 ; 11:5 – Ézéchiel
Exode 28:3 – l’esprit de sagesse accordé à ceux qui confectionnaient les vêtements sacerdotaux.
Q : Dans Dt 34,10, comment Moïse a-t-il pu écrire qu’il était un prophète plus grand que Jésus ? (Cette question a été posée par un athée.)
R : De nombreux chrétiens conservateurs ne croient pas que Moïse ait rédigé l’épilogue du Deutéronome après sa mort. Je dois toutefois admettre que c’est la première fois que j’entends parler d’un athée pensant que Moïse ait écrit après sa propre mort. Quoi qu’il en soit, la réponse reste la même.
Deutéronome 34, 10 dit : « Depuis lors, aucun prophète n’est plus apparu en Israël comme Moïse. » L’auteur de l’épilogue du Deutéronome avait raison, car ce texte a été rédigé bien avant la venue de Jésus.
Il faut toutefois reconnaître aux athées le mérite de leur diligence à éplucher la Bible et de leur perspicacité à repérer des problèmes que personne d’autre ne voit.
Q : Dans le Deutéronome, qui a réellement rédigé ce livre ?
R : Le Deutéronome a été prononcé par Moïse (Dt 1, 1-5 ; 4, 1 ; 4, 44-46 ; 5, 1 ; 29, 1-2) ou rédigé par lui (31, 9 ; 31, 22, 24-26). Cela s’est passé vers 1406 av. J.-C., bien que la partie concernant la mort de Moïse ait probablement été rédigée peu après. Les « critiques supérieurs » libéraux ont affirmé qu’il avait été rédigé par quelqu’un d’autre, soit en 701 av. J.-C., soit entre 520 et 400 av. J.-C., soit pendant la réforme de Josias. Voici les arguments qui soutiennent la thèse courante selon laquelle il a été rédigé par Moïse.
1) L’un des éléments clés de la réforme de Josias était l’interdiction de tout sacrifice ailleurs qu’à Jérusalem ; il serait donc illogique qu’un texte tardif mentionne des sacrifices à Sichem, au mont Ébal et au mont Garizim, sans faire la moindre allusion à Jérusalem. Jérusalem est mentionnée dans les tablettes d’Ebla datant du XXIVe siècle avant J.-C. ; on pourrait donc s’attendre à ce qu’un texte de l’époque de Josias (vers 620 avant J.-C.) mentionne au moins une fois le temple de Jérusalem.
2) Les Amalécites sont mentionnés dans Deutéronome 25, 17-19. Bien qu’ils aient été un ennemi redoutable à l’époque de Moïse et qu’ils aient encore existé à l’époque de David, ils avaient disparu depuis longtemps à des époques ultérieures.
3) Dans Deutéronome 17, 14-20, il semblerait étrange d’évoquer le fait qu’un jour ils auraient un roi, alors qu’ils en avaient déjà eu depuis plusieurs siècles.
4) Les détails géographiques précis mentionnés dans Deutéronome 2:8, 10, 13, 36 ; 3:14, 17 seraient, au mieux, inutiles, et plus probablement inconnus d’un auteur postérieur.
5) Dans Deutéronome 3:17, pourquoi est-il question de Chinnereth/Kinnereth ? C’était le nom de la mer de Galilée lorsque les Israélites y sont arrivés pour la première fois, mais ce n’était plus le cas par la suite.
6) Comme mentionné précédemment, cela correspond aux traités de suzeraineté conclus entre 2000 et 1000 av. J.-C., mais pas à une époque postérieure.
Q : Dans le Deutéronome, comment savons-nous, grâce à Philon le Juif, que ce que nous avons correspond à ce qui a été écrit à l’origine ?
R : En tant que chrétiens, nous avons confiance dans le fait que l’Ancien Testament validé par le Christ est bien celui dont nous disposons. D’ailleurs, pour les musulmans, leur Coran indique que Jésus s’est vu remettre la Torah dans la sourate 5, verset 46. Nous disposons de manuscrits anciens datant de l’époque du Christ, ce dont traite la question suivante. Il existe toutefois un autre élément de preuve. Philon d’Alexandrie était un érudit juif qui vécut de 15/20 av. J.-C. à 50 apr. J.-C. Il écrivait en grec, mais il est curieux de constater que ses citations grecques de l’Ancien Testament concordent davantage avec le texte massorétique hébreu qu’avec la Septante grecque. Il a analysé en détail la signification de différents versets. Voici les versets du Deutéronome auxquels il fait référence :
1, 17, 31, 43 ; 4, 1, 4, 6, 12, 19, 29, 39 ; 5, 16, 27, 31 ; 6, 7, 10, 11, 13 ; 7, 1, 7 ; 8, 2, 3, 12, 14, 15, 17, 18 ; 9:5 ; 10:9, 10, 16, 17, 18, 20-22 ; 11:8 ; 12:28, 31 ; 13:1, 4, 6 ; 14:1, 4, 10 ; 15:1, 6, 8, 12, 16 ; 16:3, 19-22 ; 17:6, 15, 18 ; 18:18 ; 19:14-17, 19 ; 20:1, 5, 10, 19, 20 ; 21:10, 14, 15, 17-21, 23 ; 22:8, 10, 13, 27 ; 23:1-5, 12-14, 16, 18, 19, 21 ; 24:4, 7, 10, 15, 19, 20 ; 25:4, 11-13, 17, 18 ; 26:1, 13 ; 27:2, 3, 9, 15, 17, 19 ; 28:12, 15, 23, 28, 33, 65 ; 29:4 ; 30:4, 9-12, 14-15, 20 ; 32:4, 5, 7, 8, 13, 15, 18, 32, 34, 39 ; 33:1, 4, 6, 9 ; 34:4-6, 10
Q : Dans le Deutéronome, quels sont certains des manuscrits les plus anciens qui existent encore aujourd’hui ?
R : Voici les plus anciens.
Manuscrits pré-nicéens du Deutéronome
Les rouleaux de Ketef Hinnom (650-587 av. J.-C.) sont des rouleaux en argent (ce qui explique qu’ils aient survécu) et contiennent des fragments d’Exode 20:6 ; Nombres 6:24-26 ; Deutéronome 5:10 ; 7:9 ; Néhémie 1:5 ; et Daniel 9:4. |
Les manuscrits des manuscrits de la mer Morte (200 av. J.-C. à 68 apr. J.-C.) : 29 exemplaires distincts. 620,5 versets sur 959 du Deutéronome (64,7 %) |
De nombreux phylactères et mezuzot (portés respectivement sur le front et les bras) figurent parmi les manuscrits de la mer Morte |
Papyrus de Nash (150 av. J.-C.) : Exode 20:2-17 et Deutéronome 5:6-6:4 et suivants. |
Septante grecque (la plus ancienne date de 200 à 100 av. J.-C.) : des centaines d’exemplaires et de fragments |
Le papyrus Fouad Inv. 266 (100-1 av. J.-C.) comprend plus d’une centaine de fragments de passages du Deutéronome 17-33 en grec. |
Nahal Hever (50 av. J.-C. – 50 apr. J.-C.) |
Le rouleau de Massada Mas1C (antérieur à 69 apr. J.-C.) contient Dt 33, 17-21 ; 34, 2-6 |
Le rouleau de Wadi Murabba’at (Mur XII) (datant d’environ 132 apr. J.-C.) |
La recension lucianique (312 apr. J.-C.), copie de la Septante réalisée par Lucien d’Antioche |
Le Vaticanus (=B) (325-350 apr. J.-C.) |
Le Sinaiticus (Si) (340-350 apr. J.-C.) |
Alexandrinus (= A) (vers 450 apr. J.-C.) |
Les Samaritains ont réalisé leur propre copie entre 200 et 100 av. J.-C., bien que la plus ancienne qui nous soit parvenue date du Moyen Âge. |
Les rouleaux de Ketef Hinnom datent de 650 à 587 av. J.-C. ; ils sont inscrits sur de l’argent (ce qui leur a permis de se conserver) et contiennent des fragments d’Exode 20, 6 ; Nombres 6, 24-26 ; Deutéronome 5, 10 ; 7, 9 ; Néhémie 1, 5 ; et Daniel 9, 4.
Manuscrits de la mer Morte : (avant Jésus-Christ) 29 manuscrits distincts. *Les manuscrits de la mer Morte aujourd’hui*, p. 30. D’après *Les manuscrits de la mer Morte traduits : les textes de Qumrân en anglais*, 2e éd., et *Les manuscrits de la mer Morte en anglais*, 4e éd., il s’agit des textes suivants :
4QPaleoDeut[r] contient Dt 19, 2-3
1Q4
1Q5
2Q10
2Q11
2Q12
4Q28 (= 4QDeut a) (Deutéronome 23, 36 ? ; 24, 1-8) (175-150 av. J.-C.)
Le 4Q29 (= 4QDeut b) (Deutéronome 29, 24-27 ; 30, 3-14 ; 31, 9-17 ; 31, 24-32, 3) présente des similitudes avec le texte hébreu à l'origine de la Septante. (Daté de 150 à 100 av. J.-C.)
4Q30 (= 4QDeut c) (120 versets tirés de 19 chapitres, dont 31,16-19) (vers 150-100 av. J.-C.) Dt 3,25-26 ; 4, 13-17, 31-32 ; 7, 3-4 ; 8, 1-5 ; 9, 11-12, 17-19, 29 ; 10, 1-2, 5-8 ; 10, 8-12 ; 11, 3, 9-13, 18 ; 12, 18-19, 26, 31 ; 15, 1-4, 15-19 ; 16, 2-3, 6-11, 21-22 ; 17, 1-5, 7, 15-20 ; 18, 1 ; 26, 19 ; 28, 1-14, 20, 22-25, 29-30, 48-50, 61 ; 29, 17-19 ; 31, 16-19 ; 32, 3
4Q31 (= 4QDeut d) (Deutéronome 2, 26-33 ; 3, 14-29 ; 4, 1)
4Q32 (extraits de Deutéronome 3,8)
4Q33 (= 4QDeut[f]) : extraits de 93 versets : Dt 4, 24-26 ; 7, 22-25 ; 8, 2-14 ; 9, 6-7 ; 17, 17-18 ; 18, 6-10, 18-22 ; 19, 17-21 ; 20, 1-6 ; 21, 4-12 ; 22, 12-19 ; 23, 21-26 ; 24, 2-7 ; 25, 3-9 ; 26, 18-19 ; 27, 1-10
Le 4Q34 « est pratiquement identique à la tradition qui sous-tend le texte massorétique en ce qui concerne l’orthographe, la division en paragraphes et le contenu ». L’Encyclopédie des manuscrits de la mer Morte, vol. 1, p. 199
4Q35 (Deutéronome 1-2, 31, 33 dans la Septante grecque)
4Q36
4Q37 (= Deutéronome (j)) (comprend le Deutéronome 32 et l’Exode 12, 43-13, 5)
4Q38 (11 fragments du Deutéronome 5, 11, 19, 20, 23, 25, 26, 32) Ceux-ci appartiennent probablement à deux manuscrits différents.
4Q39
4Q40
4Q41
4Q42
4Q43 (=4QDt(p)) contient Dt 6, 4-11
4Q44 Deutéronome 32, 37-43 correspond au texte hébreu sur lequel repose la Septante.
4Q45 92 versets
4Q46 Paléo-Deutéronome (250-200 av. J.-C.) Deutéronome 26, 14-15
4Q122 (Septante grecque)
5Q1 (vers 200-165 av. J.-C.) chapitres 7, 8 et début du chapitre 9.
6Q3 (quelques lettres de Deutéronome 26, 19)
11Q3 (= 11QDeut) Deutéronome 1, 4-5
Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 436-438, indique qu’il existe 25 exemplaires, mais il se peut que les fragments de la Septante n’aient pas été pris en compte. Le New International Dictionary of the Bible, p. 261, précise qu’il existe au moins 14 manuscrits différents du Deutéronome rien que dans la grotte 4.
De nombreux phylactères et mezuzot (portés respectivement sur le front et les bras) contenant des passages de l’Exode et du Deutéronome figurent parmi les manuscrits de la mer Morte, selon l’ouvrage *The Dead Sea Scrolls Today*, p. 33.
Le papyrus de Nash, daté de 150 av. J.-C., contient les Dix Commandements, compilés à partir d’Exode 20, 2-17 et de Deutéronome 5, 6-6, 4 et suivants. Il s’agissait du plus ancien texte biblique connu jusqu’à la découverte des manuscrits de la mer Morte. Une photographie de ce document figure dans le *New International Dictionary of the Bible*, p. 228.
La Septante est une traduction grecque de l’Ancien Testament et des livres apocryphes. Selon *The Encyclopedia of Religious Knowledge*, p. 746, nous disposons de fragments de la Septante du Deutéronome remontant au IIe siècle av. J.-C.
L’ouvrage *Manuscripts of the Greek Bible*, p. 34, indique qu’il existe plus d’une centaine de copies du texte grec du Deutéronome 17-33. La plus ancienne, datant du IIe siècle av. J.-C. (fragment B du papyrus Rylands 458), contient Deutéronome 25, 1-3 et se trouve à la bibliothèque John Rylands de Manchester, en Angleterre. Un autre fragment, comprenant Deutéronome 31, 28-30 et Deutéronome 32, 1-7, date du Ier siècle av. J.-C. Vous pouvez voir des photos de ces fragments, ainsi que des informations complémentaires, dans l’ouvrage *Manuscripts of the Greek Bible*, p. 60-61. La Freer Gallery de Washington abrite un exemplaire du Deutéronome et du Livre de Josué datant du Ve siècle après J.-C. Vous pouvez voir une photographie d’une feuille, contenant Deutéronome 10, 6-15 en grec, dans l’ouvrage *Manuscripts of the Bible*, p. 84-85.
Le papyrus Fouad Inv. 266 se compose de plus d’une centaine de fragments de passages du Deutéronome 17 à 33 en grec. Il date du Ier siècle av. J.-C. Il contient notamment les passages suivants : Deutéronome 31, 28-30 ; 32, 1-7.
Nahal Hever (50 av. J.-C. à 50 apr. J.-C.) contient XHev/Se3 du Deutéronome 9, 5-6, 21-23
À Massada (avant 69 apr. J.-C.), on a découvert le manuscrit Mas1C contenant Deutéronome 33, 17-21 ; 34, 2-6
Le site de Wadi Murabba’at (vers 132 apr. J.-C.) a conservé Deutéronome 10, 1-3 ; 11, 2-3 ; 12, 25-26 ; 14, 29 ; 15, 1 ou 2, appelé Mur 2.
Au total, les Manuscrits de la mer Morte, Masada, Nahal Hever et Wadi Murabba’at ont conservé 620,5 versets en hébreu sur les 959 versets que compte le Deutéronome (soit 64,7 %).
1, 1-17, 22-25, 29-39, 41, 43-46 ; 2, 1-6, 8, 24-36 ; 3, 14-29 ; 4, 1, 13-17, 24-26, 30-34, 47-49 ; 5, 1-33 ; 6, 1-11 ; 7, 2-7, 12-26 ; 8, 1-20 ; 9, 1-2, 5-7, 10-14, 17-19, 21-23, 27-29 ; 10, 1-3, 5-12, 14-15 ; 11, 2-4, 6-13, 18, 27-32 ; 12, 1-5 ; 11-12 ; 18-19 ; 22 ; 25-26 ; 31 ; 13, 1-14 ; 16 ; 19 ; 14 : 1-4, 19-22, 24-29 ; 15 : 1-6, 8-10, 14-19 ; 16 : 2-4, 6-11, 21-22 ; 17 : 1-5, 6 ?, 7, 12-20 ; 18 : 1, 6-10, 18-22 ; 19 : 2-3, 8-21 ; 20 : 1-19 ; 21 : 4-12, 16 ?, 23 ; 22 : 1-9, 11-19 ; 23 : 6-8, 12-16, 22-26 ; 24 : 1-8, 10-22 ; 25 : 1-9, 14-19 ; 26, 1-5, 14-15, 18-19 ; 27, 1-10, 24-26 ; 28, 1-18, 20, 22-25, 29-30, 44-50, 61, 67-68 ; 29, 2-5, 9-20, 22-27 ; 30 : 3-14, 16-20 ; 31 : 1-19, 24-30 ; 32 : 1-3, 6-11, 13-14, 17-29, 33-35, 37-43 ; 33 : 1-24, 29 ; 34 : 1-6, 8 ?.
Manuscrit du British Museum Oriental 7594, copte sahidique : Dt 1, 39-2, 19 ; 4, 49-8, 3 ; 9, 7-13, 17 ; 14, 18-18, 10 ; 19, 1-20, 6 ; 22, 3-26, 10 ; 28, 1-6, 9-12 ; 28, 14-31, 10 ; 31, 12-34, 2 ; Jonas 1, 1-4, 11 ; Actes 1, 1-20, 4 ; 20, 6-24, 16 ; 26, 7 ; 26, 20-27 ; 27:10-16 ; 26:21 et suivants-26a ; 26:32-27:7 ; 27:10-16, 21 et suivants-26a ; 27:29 et suivants-28:20 ; 28:23-27, 30-31
Les manuscrits de la Bible chrétienne, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent la Septante de l’Ancien Testament, y compris le Deutéronome. Selon l’Encyclopédie des connaissances religieuses, p. 746, les papyrus de Chester Beatty (IIe-IVe siècle apr. J.-C.) contiennent le Deutéronome. Le Codex Freer de Washington (IVe/Ve siècle) contient Deutéronome 10, 6-15.
La recension de Lucien était une copie de la Septante réalisée par Lucien, un prêtre et martyr (312 apr. J.-C.) originaire d’Antioche. Il en a corrigé la grammaire et le style grecs.
Le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) contient l’intégralité du Deutéronome
Le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) contient des feuillets du Deutéronome 3, 8-4, 21 ; 28, 68-30, 16.
L’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.) contient l’intégralité du Deutéronome
Les Samaritains ont réalisé leur propre copie de la Torah au IIe siècle av. J.-C., bien que les plus anciennes copies samaritaines qui nous soient parvenues datent du Moyen Âge. *Les manuscrits de la mer Morte aujourd’hui*, p. 125-126.
Une traduction syriaque de la Septante a été réalisée par l’évêque Paul de Tella (616-617 apr. J.-C.), dont nous disposons encore aujourd’hui, selon *Manuscripts of the Greek Bible*, p. 35 (note de bas de page).
Les auteurs de l’Église primitive reconnaissaient le Deutéronome comme faisant partie de la Bible. Voir la question suivante pour une liste complète antérieure au concile de Nicée.
Q : Quels auteurs des premiers temps ont fait référence au Deutéronome ?
R : Les auteurs pré-nicéens qui ont cité ou fait allusion à des versets du Deutéronome sont les suivants. Ceux qui sont soulignés indiquent que Moïse en est l’auteur.
Philon le Juif (15-50 apr. J.-C.) | Traité contre Novatien (250-257 apr. J.-C.) |
Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) | Cypien de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) |
Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.) | Grégoire le Thaumaturge (240-265 apr. J.-C.) |
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) | Dionysius d’Alexandrie (246-256 apr. J.-C.) |
Méliton de Sardes (160-177/180 apr. J.-C.) | Dionysius de Rome (259-260 apr. J.-C.) |
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) | Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) |
Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) | Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) (simple allusion) |
Tertullien (207/208 apr. J.-C.) | Méthode (vers 260-312 apr. J.-C.) |
Théodote, probablement montaniste (vers 240 apr. J.-C.) | Athanase d’Alexandrie (318 apr. J.-C.) |
Hippolyte (225-235/236 apr. J.-C.) | Lactance (vers 303 – vers 325 apr. J.-C.) |
Origène (240 apr. J.-C.) | Eusèbe de Césarée (vers 318-325 apr. J.-C.) |
Novatien (250-257 apr. J.-C.) |
Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite Deutéronome 13, 8-9 dans la 1re Épître de Clément, chap. 29, vol. 1, p. 12-13.
L'Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 8, p. 142, cite le Deutéronome 10, 16.
Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) cite le Deutéronome 32, 15 comme provenant de « Moïse » dans son Dialogue avec Tryphon le Juif, chapitre 20, p. 204. Il cite également le Deutéronome 10, 16 comme provenant de Moïse dans le même ouvrage, chapitre 126, p. 262.
Mélétos/Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) a classé le Deutéronome parmi les livres de l’Ancien Testament dans sa lettre à Onésime, *Sur la Pâque*, p. 72. Ce texte est conservé dans l’*Histoire ecclésiastique* d’Eusèbe, livre 4, chapitre 26.
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Deutéronome 5, 8 en disant : « Moïse a dit », dans son ouvrage Contre les hérésies, livre 3, chapitre 6.5, p. 420.
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite le Deutéronome à de nombreux endroits, notamment Deutéronome 6, 4 comme provenant de Moïse dans *Exhortation aux païens*, chap. 8, p. 195, et le même verset dans *Les Stromates* (193-202 apr. J.-C.), livre 5, chap. 14, p. 471.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) écrit : « Dans le même sens également, dans le Deutéronome », puis cite le Deutéronome 6, 4, 12 ; 11, 27 ; 12, 2, 3, 30 ; 13, 1, 6, 16 ; 27, 15, dans *Scorpiace*, chap. 2, p. 635
Théodote, probablement montaniste (vers 240 apr. J.-C.), cite la moitié de Deutéronome 17, 6 dans les « Extraits de Théodote », chap. 13, p. 44
Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) cite Dt 9, 3 comme étant de Moïse. *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 6, chap. 27, p. 88. Il commente également Dt 5, 22 en ces termes : « Et Moïse n’est pas resté silencieux sur ce point, lorsqu’il dit qu’il y a trois paroles de Dieu : “ténèbres, obscurité, tempête”, et qu’il n’en a pas ajouté davantage. » *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 8, chap. 1, p. 118
Origène (240 apr. J.-C.) mentionne le Deutéronome par son nom. Commentaire sur le Cantique des Cantiques, livre 3, chapitre 6, p. 187
Novatien (250/254-256/7 apr. J.-C.) cite Deutéronome 8, 3 comme étant la « parole de la loi » dans *Sur les viandes juives*, chap. 5, p. 648
Novatien (250/254-256/7 apr. J.-C.) cite Deutéronome 32, 8 sous le nom de « Deutéronome » dans son Traité sur la Trinité, chapitre 17, p. 627
Le « Traité contre Novatien » (250/4-256/7 apr. J.-C.) cite Dt 1, 17 comme figurant dans le Deutéronome.
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite le « Deutéronome » dans son Traité n° 12, livre III, chapitre 18.
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) : « Dans Isaïe… dans le Psaume 117… Également dans Zacharie… Également dans le Deutéronome :… Également dans Jésus [Josué], fils de Nave » — Traités de Cyrille, Traité 12, chap. 2.16
Grégoire le Thaumaturge (240-265 apr. J.-C.) cite Deutéronome 22, 26-27 tel qu’il figure dans le Deutéronome. Épître canonique, canon 1, p. 18.
Dionysius d’Alexandrie (246-256 apr. J.-C.) cite Dt 19, 14 dans l’Épître 7 à Philémon, un prêtre, p. 102
Dionysius de Rome (259-269 apr. J.-C.) mentionne « Moïse dans le grand cantique du Deutéronome » dans *Contre les Sabelliens*, chap. 2, p. 365.
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) (implicitement) cite Deutéronome 25, 4 comme provenant de la Loi de Moïse. *Dialogue sur la vraie foi*, première partie, chap. 22b, p. 65
Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) fait allusion à Deutéronome 32, 8 en le désignant comme « la Loi » : « Commentaire sur l’Apocalypse à partir du neuvième chapitre », 13, 14, p. 352.
Méthode d’Olympe et de Patara (270-311/312 apr. J.-C.) cite le Deutéronome 32, 32-33 comme étant de Moïse. « Le Banquet des dix vierges », Discours 5, p. 327
Athanase d’Alexandrie (318 apr. J.-C.) cite une partie de Deutéronome 30, 14 comme étant de Moïse. Athanase, Contre les païens, chap. 30.1, p. 29
Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.) : « Moïse dit également dans le Deutéronome » et cite Deutéronome 28, 66 dans l’Épitome des Institutions divines, chap. 46, p. 241
Après Nicée, parmi ceux qui ont fait référence au Deutéronome, on peut citer :
Eusèbe de Césarée (318-339/340 apr. J.-C.)
Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.)
Hégémonios de Sirmium (vers 351 apr. J.-C.), citant Archélaüs (262-278 apr. J.-C.), fait référence au Deutéronome 18, 15 de Moïse. « Dispute avec Manès », chap. 42, p. 217
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.)
Athanase (325-373 apr. J.-C.)
Éphrem le Syrien (350-378 apr. J.-C.)
Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.)
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.)
Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) cite Dt 13, 6 ; 13, 8-9 (Septante) en les attribuant à « Moïse » et au « Livre du Deutéronome » ; Lettre 3, chap. 17.1, p. 58
Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) cite Dt 32, 8 comme figurant dans le Deutéronome. Commentaire sur Zacharie 11, p. 272
Le Livre syriaque des degrés (Liber Graduum) (350-400 apr. J.-C.) cite Deutéronome 27, 24 en indiquant « comme il est dit dans la Loi » ; Memra 22, chap. 10, p. 259. Il cite également Deutéronome 5, 16-22 ; 6, 4 ; et 32, 15. Il fait allusion au Deutéronome 6, 5 ; 19, 14, 21 ; 22, 1 ; 32, 4.
Rufin (374-406 apr. J.-C.)
Jean Chrysostome (mort en 407 apr. J.-C.)
Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.)
Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres de l’Ancien Testament. Il aborde plus particulièrement la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome, la Torah, Job, Jésus fils de Nave [Josué], les Juges, Ruth, Samuel et les Rois (2 livres), les douze prophètes, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Esther, Esdras et Néhémie. Lettre 53, chapitres 7 et 8, pages 99 à 101.
Le pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.) fait référence à Dt 24, 1-2. Commentaire sur Malachie, chap. 2, p. 412. Il fait référence à Dt 29, 23. Commentaire sur Osée, chap. 11, p. 87
Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.)
Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.)
Théodoret de Cyr (423-458 apr. J.-C.).
Q : Dans le Deutéronome, quelles sont certaines des différences de traduction entre l’hébreu, la Septante grecque et d’autres versions ?
R : En voici quelques-unes parmi les 959 versets du Deutéronome. Sauf indication contraire, la première phrase correspond au texte massorétique (MT) et la seconde à la Septante (LXX).
Dt 1, 1 : « Arabah » contre « mer Rouge » (un manuscrit de la Septante, le Targum, la Vulgate)
Dt 1, 4 « à Edrei » vs « et à Edrei » (Septante, syriaque, Vulgate)
Dt 1, 8 « Le Seigneur » contre « Moi » (Pentateuque samaritain, Septante)
Dt 2, 5 « Je ne vous donnerai pas leur pays, pas même de quoi y poser la plante du pied, car j’ai donné le mont Séir à Ésaü en possession. » vs. « Je ne vous donnerai pas de leur pays, pas même de quoi y poser le pied, car j’ai donné le mont Séir aux enfants d’Ésaü en héritage. » (Septante)
Dt 2, 8 et 10, 6-7 s’inspirent de Nb 20, 17-18 et Nb 33, 31-38a dans le Pentateuque samaritain. (The Anchor Bible Dictionary, vol. 5, p. 937)
Dt 2, 37 « et tout » vs « même tout / tout comme » (Septante, Targum)
Dt 3, 9 et Dt 4, 48 « Sion » contre « Siryon » (Septante) contre « Sirion » (syriaque)
Dt 3, 12 « près de la gorge de l’Arnon » vs « au bord de la gorge de l’Arnon »
Dt 5, 5 « parole » contre « paroles » (Manuscrits de la mer Morte, Pentateuque samaritain, Septante, syriaque, Vulgate, Targum)
Dt 5, 15 « Souvenez-vous » (MT) contre « Et vous vous souviendrez » (Manuscrits de la mer Morte) (The Meaning of the Dead Sea Scrolls, p. 112)
Dt 5,15 « jour du sabbat » (MT, SP, LXX) contre « jour du sabbat pour le sanctifier. Car en six jours, l’Éternel a fait les cieux, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié. » (Manuscrit de la mer Morte 4QDt41) (The Meaning of the Dead Sea Scrolls, p. 112)
Deutéronome 5, 21 est immédiatement suivi de Deutéronome 27, 2-7 dans le Pentateuque samaritain. (The Anchor Bible Dictionary, vol. 5, p. 937)
Dt 8, 4 : « ampoules » contre « callosités » (Septante)
Dt 9, 24 « j’ai connu » vs « il a connu » (Pentateuque samaritain, Septante)
Dt 9, 28 « De peur que le pays » vs « De peur que le peuple du pays » (Septante, Pentateuque samaritain)
Dt 10, 13 : « Seigneur » vs « Seigneur votre Dieu » (Manuscrits de la mer Morte, Septante, syriaque)
Dt 11, 13 « mes commandements » vs « tout commandement » (Septante)
Dt 11, 14 « moi » contre « il » (Pentateuque samaritain, certaines versions de la Septante, Vulgate, une citation de mezouza tirée des Manuscrits de la Mer Morte) Pour plus d’informations, voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 3, p. 90.
Dt 11, 30 « chênes ou térébinthes » contre « chêne » (Septante, syriaque)
Dt 11, 30 « Moreh » (MT, Septante) contre « Moreh, en face de Sichem » (Pentateuque samaritain. Voir The Anchor Bible Dictionary, vol. 5, p. 938)
Dt 12, 5 « le lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira » (MT, Septante) contre « le lieu que l’Éternel a choisi » (Pentateuque samaritain)
Dt 12, 14 « à l’endroit que l’Éternel choisira » (MT, Septante) contre « à l’endroit que l’Éternel a choisi » (Pentateuque samaritain. The Meaning of the Dead Sea Scrolls, p. 95.)
Dt 12, 28 « vous ordonner » vs « vous ordonner aujourd’hui » (Pentateuque samaritain, syriaque) (La note de bas de page de la NRSV indique que « aujourd’hui » figure dans le texte grec, mais la version de la Septante de Brenton ne le mentionne pas.)
Dt 13, 6 « le fils de votre mère » contre « le fils de votre père ou le fils de votre mère » (Pentateuque samaritain, Septante, Targum) (Il n’y a pas de changement de sens dans ce contexte)
Dt 14, 13 : « milan noir » contre « milan noir, vautour ou faucon » dans la Septante, le Pentateuque samaritain et certains manuscrits hébreux.
Dt 15, 2 « qu’il le réclame à son prochain et à son frère » (MT, Pentateuque samaritain) contre « qu’il le réclame à son prochain » (Septante) contre « qu’il le réclame » (4QDeut( c ))
Dt 18, 15, 18-19 « … un prophète issu de votre milieu, de parmi vos frères. Un comme moi – vous l’écouterez… Je leur susciterai un prophète du milieu de leurs frères, comme vous ; et je mettrai mes paroles dans sa bouche : et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et il en sera ainsi : quiconque n’écoutera pas mes paroles qu’il prononcera en mon nom, je le lui demanderai compte. » (Texte massorétique) vs. « … un prophète issu de vos frères, semblable à moi ; c’est à lui que vous (pluriel) écouterez… Je vous susciterai un prophète issu de vos frères, semblable à vous ; je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et quelles que soient les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, je me vengerai de lui. » (Septante) vs. « … un prophète comme moi, issu de vos frères. Vous l’écouterez en toutes choses, quoi qu’il vous dise. Et il arrivera que toute âme qui n’écoutera pas ce prophète sera entièrement exterminée du milieu du peuple. » (Qumrân 4QTest, Actes 3, 22-23) (The Expositor’s Bible Commentary, vol. 9, p. 299-300)
Dt 18, 19 « l’exigera de lui » (MT) vs. « se vengera de lui » (LXX, Eusèbe de Césarée)
Dt 20, 8 « officiers » (MT, Pentateuque samaritain, Septante) contre « juges » (4QDeut(k2)) La Bible des manuscrits de la mer Morte, p. 174
Dt 20, 8 « de peur que le cœur de ses frères ne se décourage » (MT, Targum) contre « de peur qu’il ne décourage le cœur de son frère » (Pentateuque samaritain, Septante, syriaque, Vulgate)
Dt 20, 19 « l’homme est l’arbre des champs » vs « Les arbres des champs sont-ils des personnes ? » (une lettre de différence)
Dt 23, 2 « l’assemblée de YHWH : jusqu’à la dixième génération, aucun des siens n’entrera dans l’assemblée de YHWH » vs « l’assemblée du Seigneur »
Dt 25, 11 : « ses parties intimes » vs « sa chair » (Pentateuque samaritain)
Dt 26, 3 : « Proclamez aujourd’hui le Seigneur votre Dieu » contre « Proclamez aujourd’hui le Seigneur mon Dieu » (Septante)
Dt 27:4 « le mont Ébal » (MT, Septante) contre « le mont Garizim » (Pentateuque samaritain et latin ancien/italique) [Les Samaritains ont probablement modifié ce passage afin d’étayer leur affirmation selon laquelle c’était le mont Garizim, et non Jérusalem, qui était la montagne où ils devaient adorer.] Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 3, p. 161 pour plus d’informations.
Dt 28, 30 remplace « s’est saisi de ses parties intimes » (sgl) par « s’est saisi de sa chair » (yshbn) (Pentateuque samaritain)
Dt 28, 11 : « le bétail… la terre » (MT, certaines versions de la Septante, Pentateuque samaritain) contre « la [terre],… le [bétail] » (4QDeut(c), certaines versions de la Septante)
Dt 29, 10 : « vos chefs, vos tribus, vos anciens » contre « les chefs de vos tribus, vos anciens » (Septante selon Brenton) contre « vos tribus, vos anciens » (syriaque, grec selon la note de bas de page de la NRSV)
Dt 29, 11 « vos enfants, vos femmes » (MT) contre « vos femmes et vos enfants » (Septante) contre « vos enfants, et [vos] f[emmes] » (1QDeut(b)) La Bible des manuscrits de la mer Morte, p. 186
Dt 30, 9 « le bétail… la terre » (MT) contre « la terre… le bétail » (4Deut(b), Pentateuque samaritain, Septante) La Bible des manuscrits de la mer Morte, p. 187
Dt 30, 11 « loin » (MT) contre « loin de vous » (4QDeut(b), Septante). La Bible des manuscrits de la mer Morte, p. 187
Dt 30, 16 « que je vous prescris » vs « Si vous obéissez aux commandements de l’Éternel, votre Dieu, que je vous prescris » (Septante)
Dt 29, 29 « pour nous et pour nos enfants » est surligné par des points spéciaux.
Dt 31, 1 « alla et parla » contre « avait fini de tout dire » (Manuscrits de la mer Morte, Septante)
Dt 31, 7 « Vous irez » vs « Vous amènerez » (certains textes massorétiques, Pentateuque samaritain, Vulgate)
Dt 32, 6 : « il s’est repenti » vs « il a pardonné » (Pentateuque samaritain) (The Anchor Bible Dictionary, vol. 5, p. 938)
Dt 32, 8 « Il a fixé les limites des peuples, selon le nombre des enfants/fils d’Israël » (TM) contre « il a fixé les limites des nations selon le nombre des anges de Dieu » (Septante, Manuscrits de la mer Morte, Clément de Rome, Justin le Martyr, Clément d’Alexandrie, Origène, Novatien, Victorin de Petau) contre « fils de Dieu » (Manuscrit de la mer Morte 4Q37, Symmachus, latin) contre « fils d’Adam »
Dt 32, 10 « l’a trouvé » contre « l’a soutenu » (Pentateuque samaritain, Septante)
Dt 32, 13 « il a mangé » contre « il l’a nourri de » (Pentateuque samaritain, Septante, syriaque)
Dt 32, 15 « Jeshurun » contre « Jacob s’est rassasié ; Jeshurun » (manuscrits de la mer Morte, Pentateuque samaritain, Septante)
Dt 32, 19 « l’a vu » contre « l’a vu et a été jaloux » (manuscrits de la mer Morte, Septante)
Dt 32, 43 « nations » contre « cieux » (manuscrit de la mer Morte 4Q44, Septante)
Dt 32, 43 (absent) (TM) contre « Que tous les anges de Dieu l’adorent. » (Septante, Hébreux 1, 6, et rouleau de la mer Morte 4Q44 (=4QDeut(q), Jean Chrysostome (mort en 407 apr. J.-C.), Homélies sur les Hébreux, homélie 4, n° 2, p. 382-383)
Dt 32, 43 : « serviteurs » contre « enfants » (Rouleau de la Mer Morte 4Q44 (=4QDeut(q)), Septante)
Dt 32, 43 (absent) vs. « il rendra la pareille à ceux qui le haïssent » (Manuscrit de la mer Morte 4Q44 (=4QDeut(q)), Septante)
Dt 32, 43 « purifie son pays, son peuple » contre « purifie le pays pour son peuple » (Manuscrit de la mer Morte 4Q44 (=4QDeut(q)), Pentateuque samaritain, Septante, Vulgate)
Dt 32, 44 : « Hoshea » (TM) contre « Josué » (Pentateuque samaritain, Septante, syriaque, Vulgate). Hoshea était le nom de Josué avant que Moïse ne le rebaptise.
Dt 33, 2 « sur/à eux » contre « sur/à nous » (Septante, syriaque, Vulgate)
Dt 33, 2 « Il est venu de Ribebot-kodesh » contre « avec lui se trouvaient des myriades de saints » (Pentateuque samaritain, Septante, syriaque, Vulgate)
Dt 33, 8 « vos Thummim » vs « Donnez à Lévi vos Thummim » (manuscrits de la mer Morte, Septante)
Dt 33, 12 « habitera en toute sécurité sur lui » (MT) contre « habitera en toute sécurité » (Pentateuque samaritain) contre « sur Dieu » (Septante, rouleau de la mer Morte 4Q35)
Dt 33, 17 « Son taureau premier-né » vs « un taureau premier-né » (Manuscrits de la mer Morte, Septante, syriaque, Vulgate)
Dt 34, 10 « il ne s’est plus levé en Israël de prophète comme Moïse » vs « il ne s’élèvera plus » (Pentateuque samaritain) (The Anchor Bible Dictionary, vol. 5, p. 938)
Bibliographie relative à cette question : la traduction hébraïque est tirée de *Literal Translation* de Jay P. Green et la version de la Septante provient de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée *The Septuagint : Greek and English*. (Certaines traductions grecques proviennent également de diverses notes de bas de page de la Bible.) Ont également été utilisés : *The Expositor’s Bible Commentary*, « Introduction générale à la Bible », « Le mystère et la signification des manuscrits de la mer Morte », p. 151-152 ; *The Anchor Bible Dictionary*, vol. 5 ; ainsi que les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV.