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Question biblique tirée de l’Ancien Testament


Q : Dans l’Ancien Testament, qui a été le premier dans la Bible à répondre à des questions difficiles ?

R : La première personne dont on trouve trace à cet égard est Moïse, dans Exode 18, 13-16 ; par la suite, sur la suggestion de Jéthro, il fit appel à des juges pour trancher les affaires les moins complexes, comme le rapporte Exode 18, 22-26. Salomon, lorsque la reine de Saba lui posa des questions difficiles dans 2 Chroniques 9, 1-2. On peut supposer que bon nombre de ces questions portaient sur Dieu et sa loi.


Q : Pourquoi faites-vous confiance à l’Ancien Testament ?

R : Tant les Écritures que l’archéologie indiquent qu’il n’y a pas de changements significatifs dans nos copies actuelles, et ce pour au moins cinq raisons :

Dieu a promis de préserver sa parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; 59, 21 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; Matthieu 24, 35. Nous pouvons faire confiance à Dieu.

Jésus et le Nouveau Testament ont confirmé les Écritures de l’Ancien Testament dans Matthieu 19, 4 ; 22, 32, 37 ; 39 ; 23, 35 ; Marc 10, 3-6 ; Luc 2, 23-24 ; 4, 4 ; 11, 51 ; 20, 37 ; 24, 27, 44

Preuves archéologiques : dans la Septante, la Torah a été traduite en grec vers 400 av. J.-C. Les manuscrits de la mer Morte datent d’environ 250 av. J.-C. jusqu’après l’époque du Christ, et nous pouvons les comparer à nos Bibles d’aujourd’hui. Les targums araméens sont des traductions réalisées à l’époque de Jésus. Les manuscrits de la mer Morte comptent environ 95 000 fragments provenant de 867 manuscrits de l’Ancien Testament et d’autres écrits. Selon la NIV Study Bible, p. 1432, environ un tiers des manuscrits de la mer Morte sont des manuscrits de l’Ancien Testament. L’archéologie démontre que la Bible que Jésus connaissait a été préservée. Nahal Hever (= Wadi Habra) est une grotte située près d’Engedi, qui renferme des fragments de 35 rouleaux. L’un d’entre eux est un fragment rédigé entre 50 av. J.-C. et 50 apr. J.-C., issu des petits prophètes en grec ; le rouleau 5/6HevPs de Nahal Hever contient une partie du Psaume 22, et un autre contient le Psaume 15, 1-2.

À Massada, on a découvert un exemplaire du Livre de Josué datant de 169 à 93 av. J.-C. Il est également indiqué que les textes trouvés à Massada proviennent de Genèse 46, 7-11 ; Lévitique 4, 3-9 ; 8, 31-11, 40 ; Deutéronome 33, 17-24 ; 34, 2-6, des Psaumes 150, 1b-6, et d’Ézéchiel 35, 11-15 ; 36, 1-10, 13-14, 17-35 ; 37, 1-14, 16, 23, 28 ; 38, 1-4, 7-8 (avec des lacunes). Les Romains s’emparèrent de Massada en avril de l’an 73 après J.-C. ; ces rouleaux devaient donc être antérieurs à cette date.

Il convient de noter que, selon Talmon, le fragment de la Genèse (Genèse 46, 7-11) pourrait provenir d’une paraphrase de la Genèse incluse dans le Livre des Jubilés.

Le papyrus de Nash, daté de 150 av. J.-C., contient les Dix Commandements, compilés à partir d’Exode 20, 2-17 et de Deutéronome 5, 6-6, 4 et suivants. Dans ce texte, les sixième et septième commandements sont inversés.

À Wadi Muraba’at/Murabba’at, un rouleau hébreu (Mur.88) contenant dix des douze prophètes mineurs date d’environ 132 apr. J.-C. De petits fragments de la Genèse, de l’Exode, des Nombres, du Deutéronome et d’Isaïe ont été découverts dans la grotte n° 2. Tous les rouleaux de Muraba’at sont pratiquement identiques au texte massorétique.

Les auteurs de l’Église primitive, dès 96-98 apr. J.-C., faisaient largement référence à l’Ancien Testament.

Les scribes juifs, bien qu’hostiles au christianisme, ont préservé le même Ancien Testament que celui que l’on trouve aujourd’hui dans toutes les Bibles protestantes.

À titre d’information pour les musulmans, le Coran stipule que les musulmans doivent croire en tous les prophètes, et que Dieu a donné à Jésus la Torah et les Évangiles.

La sourate 4, versets 150-151, dit : « Ceux qui renient Allah et Ses messagers, et qui veulent faire une distinction entre Allah et Ses messagers, en disant : « Nous croyons en certains et rejetons d’autres », et qui veulent suivre une voie intermédiaire, (151) ceux-là sont en vérité des mécréants… »

La sourate 3:48 dit : « Et Allah lui enseignera [à Jésus] le Livre et la Sagesse, la Torah et l’Évangile. Si Jésus a reçu l’enseignement de l’Ancien Testament, et que nous disposons de l’Ancien Testament datant de l’époque de Jésus, alors Jésus a reçu l’enseignement de ce que nous possédons.

La sourate 3:50 dit : « “Je [Jésus] suis venu vers vous pour confirmer la Torah qui m’a précédé. […] Je suis venu vers vous avec un signe de votre Seigneur. Craignez donc Allah et obéissez-moi.” » Les gens ont beaucoup de mal à mettre en pratique ce qui suit.

La sourate 5:47 dit : « Que les gens de l’Évangile jugent selon ce qu’Allah y a révélé… » Si les gens de l’Évangile doivent juger selon ce que Dieu a révélé dans l’Évangile, comment l’Évangile selon lequel ils doivent juger pourrait-il ne pas être l’Évangile selon lequel Dieu leur a demandé de juger ?

La sourate 5:48 dit : « C’est à vous (gens du Livre) que Nous avons fait descendre le Livre en toute vérité, confirmant le Livre qui l’a précédé et le préservant. Jugez donc entre eux selon ce qu’Allah a révélé, et ne suivez pas leurs vains désirs, qui vous détournent de la vérité qui vous est parvenue… »

La sourate 15:9-10 dit : « Nous avons, sans aucun doute, fait descendre le Message ; et Nous le préserverons assurément [de toute altération]. Nous avons envoyé avant vous des messagers parmi les communautés d’autrefois. » La sourate 15:9 ne dit pas que seul le « Coran » a été préservé, mais « le Message ».

En résumé, Dieu est Tout-Puissant, Omniscient et loin d’être négligent. Nous pouvons avoir confiance en Lui : Il a toujours préservé la bonne voie pour ceux qui cherchent à Le suivre où qu’Il les conduise.


Q : Dans l’Ancien Testament, combien y a-t-il de versets et de mots ?

R : Selon Wick Allison dans *That’s In the Bible? - The Ultimate Learn-As-You-Play Bible Quiz Book* (Dell Trade, 1994), p. 18, l’Ancien Testament (version KJV) compte 23 214 versets et 647 000 mots en anglais. Ces versets comprennent la Genèse : 1 533, l’Exode : 1 213, le Lévitique : 859, les Nombres : 1 288 et le Deutéronome : 959, soit un total de 5 852 versets dans la Torah.


Q : Quelles preuves existe-t-il que les Juifs reconnaissaient qu’il n’y avait pas eu de prophètes pendant cette période de 400 ans ?

R : Il existe au moins quatre sources de preuves.

1 Maccabées 4, 45 ; 9, 27 ; 14, 41 indique que le peuple attendait « jusqu’à ce qu’un prophète se lève ».

Le « Manuel de discipline », parmi les manuscrits de la mer Morte, attendait également « la venue d’un prophète ».

Le Talmud de Babylone, chapitres 7 et 8, déclare : « Après les derniers prophètes, Aggée, Zacharie et Malachie, le Saint-Esprit s’est retiré d’Israël. »

Le Nouveau Testament ne cite jamais aucun livre écrit après Malachie.


Q : En combien de sections les Juifs divisaient-ils l’Ancien Testament ?

R : Comme le montre l’ouvrage *Une introduction générale à la Bible*, p. 243, les Juifs avaient des classifications différentes selon les individus.

Aucune classification ne figure dans la Septante, ni dans les manuscrits chrétiens du Vatican et du Sinaï, ni dans la liste d’Épiphane de Salamine (vers 315-403 apr. J.-C.), juif converti.

La Loi et les prophètes sont mentionnés par Jésus dans Matthieu 7, 12 ; 22, 40

Moïse et tous les prophètes sont mentionnés dans Luc 24, 27.

« La Loi de Moïse, les prophètes et les Psaumes », voilà ce qu’a dit Jésus dans Luc 24, 44.

La Loi (Torah), les Prophètes et les Écrits sont mentionnés pour la première fois dans le prologue de l’Ecclésiastique (vers 132 av. J.-C.), mais celui-ci ne précise pas quels livres font partie de quelle section.

Josèphe (vers 100 apr. J.-C.) distingue également trois sections, mais ne compte que quatre livres dans les Écrits. Apparemment, le Livre de Ruth était inclus dans le Livre des Juges, les Lamentations dans celui de Jérémie, tandis qu’Esther et Daniel figuraient parmi les prophètes.

Philon le Juif (qui vécut de 20 av. J.-C. à 50 apr. J.-C.) mentionnait « la Loi, les Prophéties, ainsi que les hymnes et les autres textes qui favorisent et perfectionnent la connaissance et la piété ». (La Vie contemplative 3.25)

Le Talmud de Babylone a établi la division moderne en trois parties.

La Loi (Torah) : (cinq livres dans l’ordre suivant : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome)

Les Prophètes : 8 livres dans l’ordre suivant : Josué, les Juges, 1 et 2 Samuel (considérés comme un seul livre), 1 et 2 Rois (considérés comme un seul livre), Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, les douze petits prophètes (d’Osée à Malachie). Dans la Bible hébraïque, les douze petits prophètes suivent directement Ézéchiel.

Écrits (Ketubim) : 11 livres dans l’ordre suivant : Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques, Ruth, Esther, Lamentations, Daniel, Esdras-Néhémie (en un seul livre) et 1 et 2 Chroniques (en un seul livre).


Q : Quand les livres de l’Ancien Testament ont-ils été écrits, et à quels passages le Nouveau Testament fait-il référence ?

R : L’Ancien Testament est l’un des livres les plus extraordinaires au monde. Ses trente-neuf livres ont été rédigés sur une période de mille ans par des rois, des esclaves, des prêtres, des guerriers, des bergers, des riches et des pauvres. Voici un tableau récapitulatif des dates de rédaction ainsi qu’une liste partielle des références du Nouveau Testament. Pour une liste complète des références, consultez Kurt Aland et al., *The Greek New Testament*, 3e édition, 1975, p. 897-903.



Livre de l’Ancien Testament

Auteur

Dates av. J.-C.

Citations et références

Genèse

Moïse

vers 1407 av. J.-C.

Mt 19, 4-5 ; Mc 9, 16 ; 10, 6, 8 ; Ac 3, 25 ; 7, 3, 7 ; Rm 4, 17, 18 ; 9, 7, 9, 12 ; 1 Co 6, 16 ; 15, 45 ; 2 Co 4, 6 ; Ga 3, 6, 8, 16 ; 4, 30 ; Ep 5, 31 ; He 4, 4 ; 6, 14 ; Jc 3, 23

Exode

Moïse

vers 1407 av. J.-C.

Mt 5, 21, 38 ; 15, 4 ; 19, 19 ; 22, 32 ; Mc 7, 10 ; 10, 19 ; 12, 26 ; Lc 2, 23 ; 18, 20 ; ~Jn 6, 31 ; 19, 36 ; Actes 7, 28, 32, 34, 40 ; 23, 5 ; Romains 9, 15, 17 ; 13, 9 ; 1 Corinthiens 10, 7 ; 2 Corinthiens 8, 15 ; Hébreux 8, 5 ; 9, 20 ; 12, 20 ; Jacques 2, 11 (2 fois)

Lévitique

Moïse

vers 1407 av. J.-C.

Mt 5, 38, 43 ; 15, 4 ; 19, 19 ; 22, 39 ; Mc 7, 10 ; 12, 31 ; Luc 2, 24 ; 10, 27 ; Romains 10, 5 ; 13, 9 ; Galates 3, 12 ; 5, 14 ; Jacques 2, 8 ; 1 Pierre 1, 16

Nombres

Moïse

vers 1407 av. J.-C.

2 Tm 2, 19 (LXX) ~ Jn 19, 36

Deutéronome

Moïse (pour l'essentiel)

vers 1407 av. J.-C.

Mt 4, 4, 7, 10 ; 5, 38 ; 6, 13 ; 15, 4 ; 18, 16 ; 19, 19 ; 22, 37 ; Mc 7, 10 ; 10, 19 ; 12, 30 ; Luc 4,4, 8, 12 ; 10,27 ; 18,20 ; Actes 3,23 ; 7,37 ; Romains 10,6-7, 8, 19 ; 11,8 ; 12,19 ; 13,9 ; 15,10 ; 1 Corinthiens 9,9 ; Galates 3,10, 14 ; Éphésiens 6, 3 ; Hébreux 1, 6 ; 10, 30 (2 fois) ; 12, 21, 29 ; 13, 5 ; Jacques 2, 11 (2 fois)

Josué

Josué

vers 1377 av. J.-C.

~Hébreux 11 ; Jacques 2:25

Les Juges

anonyme. Samuel ?

1377-1004 av. J.-C.

~ Hébreux 11, 32

Ruth

anonyme. Samuel ?

vers 1011 av. J.-C.

~Mt 1, 5 ; ~Lc 3, 32

1 et 2 Samuel

anonyme. Samuel ?

1050-1004 av. J.-C.

Rm 15, 9 ; 2 Co 6, 18 ; He 1, 5

1, 2 Rois

Anonyme

vers 950-550 av. J.-C.

Romains 11, 3-4

1 et 2 Chroniques

Anonyme. Esdras ?

vers 950-550 av. J.-C.

Allusion dans Hébreux 1, 5


rédigé en partie

340 av. J.-C.


Esdras

Esdras

450-430 av. J.-C.

Néhémie 8, 1 ; 12, 32

Néhémie

Néhémie

445-430 av. J.-C.

~Esdras 2, 2 ; ~Jn 6, 31

Esther

Anonyme

vers 470-424 av. J.-C.

-

Job

Anonyme

vers 2100

Rm 11, 35 ; 1 Co 3, 19

Psaumes

David et d’autres

vers 1050 av. J.-C.

Mt 4, 6 ; 8, 2 ; 13, 35 ; 21, 9, 16, 42 ; 22, 44 ; 23, 39 ; 27, 46 ; Mc 11, 9 ; 12, 11, 36 ; 15, 34 ; Luc 4, 11 ; 13, 35 ; 19, 38 ; 20, 17, 43 ; Jean 2, 17 ; 6, 31, 45 ; 10, 34 ; 12, 13 ; 13, 18 ; 15, 25 ; 19, 24, 36 ; Actes 1, 20 (2 fois) ; 2, 28, 35 ; 4, 11, 26 ; 13, 33, 35 ; Romains 2, 6 ; 3, 12, 13 (2 fois), 14, 18 ; 4, 8 ; 10, 18 ; 11, 10 ; 15, 3, 9, 11 ; 1 Corinthiens 3:20 ; 10:26 ; 15:27 ; 2 Corinthiens 4:13 ; 9:9 ; Éphésiens 4:8, 26 ; Hébreux 1:5, 7, 9, 12, 13 ; 2:8, 12 ; 3:11, 15 ; 4, 3, 7 ; 5, 5, 6 ; 7, 17, 21 ; 10, 7, 30 ; 13, 6 ; 1 Pierre 2, 7 ; 3, 12 ; Apocalypse 2, 27 ; 19, 15


Ps 137

après 587 av. J.-C.


Proverbes

Salomon, Agur,

vers 971-931 av. J.-C.

Romains 2, 6 ; 12, 20 ; Hébreux 12, 6, 13 ; Jacques 4, 6 ; 1 Pierre 4, 18 ; 5, 5 ; 2 Pierre 2, 22


Lémuel, et d’autres




25, 1 copié

729-686 av. J.-C.


L'Ecclésiaste

Salomon

après 967 av. J.-C.

- (Romains 3:12, concept similaire)

Le Cantique des Cantiques

Anonyme

après 967 av. J.-C.

-

Ésaïe

Ésaïe

696-622 av. J.-C.

Mt 3, 3 ; 4, 16 ; 8, 17 ; 12, 21 ; 13, 14-15 ; 21, 13 ; 24, 29 ; Mc 1, 3 ; 4, 12 ; 7, 6-7 ; 9, 48 ; 11, 17 ; 13, 25 ; Luc 3, 4-6 ; 4, 19 ; 8, 10 ; 19, 46 ; 22, 37 ; Jean 1, 23 ; 12, 40 ; Actes 7, 50 ; 8, 33 ; 13, 34, 47 ; 28, 27 ; Romains 2, 24 ; 3, 17 ; 9, 20, 28, 29, 33 ; 15, 12, 21 ; 10, 15, 16, 20, 21 ; 11, 8 ; 14, 11 ; 1 Corinthiens 2, 9, 16 ; 14, 21 ; 15, 32, 54 ; 2 Cor 6, 2, 17 ; Gal 4, 27 ; Hébr 2, 13 (2 fois) ; 1 Pierre 1, 25 ; 2, 6, 8, 22 ; 3, 14

Jérémie

Jérémie

627/6-587 av. J.-C.

Mt 2, 18 ; 21, 14 ; Mc 11, 17 ; Lc 19, 46 ; 23, 30 ; 2 Co 10, 17 ; Hé 9, 12 ; 10, 16, 17


Jérémie 52, 31-34

vers 561 av. J.-C.


Lamentations

Probablement Jérémie

586-583 av. J.-C.

-

Ézéchiel

Ézéchiel

7/593-571 av. J.-C.

Rm 2, 24 ; 2 Co 6, 17

Daniel

Daniel

606-536 av. J.-C.

Mt 24, 15 ; Mc 13, 14 ; Ap 4, 14

Osée

Osée

vers 790-710 av. J.-C.

Mt 2, 15 ; 9, 13 ; 12, 7 ; Lc 23, 30 ; Rm 9, 25-26 ; 1 Co 15, 55

Joël

Joël

900 ; 587 ; 400 ?

Actes 2, 21 ; Romains 10, 13

Amos

Amos

760 tremblement de terre

Actes 7:43 ; 15:16-18

Obadiah

Obadiah

844 ; 723 ; 585 ?

-

Jonas

Jonas

vers 763 av. J.-C.

2 R 14, 25 ; références : Mt 12, 39-41 ; Lc 11, 29-32

Michée

Michée

avant 722 av. J.-C.

Mt 2, 6 ; 10, 36 ; 10, 35-36

Nahum

Nahum

avant 612 av. J.-C.

-

Habacuc

Habacuc

vers 697-598 av. J.-C.

Ac 13, 41 ; Rm 1, 17 ; Ga 3, 11 ; He 10, 38

Sophonie

Sophonie

640-609 av. J.-C.

-

Aggée

Aggée

520-515 av. J.-C.

Esdras 5, 1 ; 6, 14 ; allusion dans Hébreux 12, 26

Zacharie

Zacharie

520-515 av. J.-C.

Esdras 5, 1 ; 6, 14 ; Matthieu 21, 5 ; 26, 31 ; Marc 14, 27 ; Jean 12, 15 ; 19, 37

Malachie

Malachie

538 ; 450-430

Mt 11, 10 ; Mc 1, 2 ; Lc 7, 27 ; Rm 9, 13


L’auteur est la personne à qui Dieu a révélé sa parole. Les paroles ont été consignées par écrit soit par lui-même, soit par des secrétaires. Par exemple, Baruch, le scribe de Jérémie, a consigné par écrit bon nombre de ses prophéties. Jérémie 51, 64 dit : « … c’est ici que s’achèvent les paroles de Jérémie. »

On dénombre environ 250 références à des passages de l’Ancien Testament dans le Nouveau Testament. Les auteurs de l’Ancien Testament se citaient souvent les uns les autres.

Les cinq livres de la Loi : Josué 1, 7 ; 8, 31 ; 23, 6 ; 1 Rois 2, 3 ; 2 Rois 14, 6 ; 17, 37 ; 18, 6 ; 1 Chroniques 16:40 ; 2 Chroniques 17:9 ; 23:18 ; 30:5, 16, 18 ; 31:3 ; 35:26 ; Esdras 3:2, 4 ; 6:18 ; 7:6 ; Daniel 9:11, 13 ; Osée 8:12

Esdras : Néhémie 8:1 ; Néhémie 12:32

Néhémie : Esdras 2:2

Ésaïe : 2 Rois 19, 2 ; 2 Chroniques 32, 20

Jérémie : Daniel 9, 2 ; 2 Chroniques 36, 22

Jonas : 2 Rois 14, 25

Michée : Jérémie 26:18

Aggée : Esdras 5:1 ; Esdras 6:14

Zacharie : Néhémie 12:1, 4, 16 ; Esdras 5:1 ; 6:14

Ce qu’il faut retenir, c’est que les livres de l’Ancien Testament s’imbriquent les uns dans les autres, à l’instar des pièces d’un puzzle.


Q : Quels livres anciens sont mentionnés dans l’Ancien Testament sans y figurer ?

R : Dans l’Antiquité, tout comme aujourd’hui, il existait un certain nombre d’écrits religieux et historiques, dont beaucoup étaient de qualité variable. Outre les livres apocryphes, il existe ce que l’on appelle des « livres pseudo-apocryphes », qui ne sont aujourd’hui acceptés par personne. Il s’agit souvent d’œuvres fallacieuses qui prétendent avoir été écrites par un personnage historique, alors qu’en réalité ce n’est pas le cas. Bien sûr, si quelque chose est faux, ce n’est pas la parole de Dieu. D’autres livres, bien qu’imparfaits, ne sont pas si mauvais. Bien sûr, si une personne pieuse écrit quelque chose de vrai, ce n’est pas nécessairement la parole de Dieu, et elle n’a d’ailleurs pas prétendu que ce fût le cas. De même, un bon livre chrétien écrit aujourd’hui peut être de qualité, sans pour autant être la parole de Dieu. Certains livres, comme le Premier livre d’Hénoch, sont plus complexes. Le Premier livre d’Hénoch est un ouvrage composite, dont la première partie a probablement été rédigée en grande partie par l’auteur le plus ancien. Soit dit en passant, Jude 14-15 cite la partie la plus ancienne du Premier livre d’Hénoch.

L’Ancien Testament lui-même mentionne certains livres et récits dont nous ne disposons d’aucun exemplaire aujourd’hui.

Actes de Salomon, 1 Rois 11-41

Chroniques des Rois 1 Rois 14, 19, 29 ; 2 Rois 19, 9-12, 11

Rois de Juda/Israël 2 Chroniques 16, 11 ; 25, 26 ; 28, 26, 32 ; 27, 2 ; 35, 27 ; 36, 8

Rois d’Israël 2 Chroniques 20:34 ; 33:18 ; 24:7 ; 1 Rois 14:19

Jasher (le Juste) Josué 10, 13 ; 2 Samuel 1, 18

Les guerres du Seigneur Nombres 21:14

Ces textes n’ont jamais été présentés comme faisant partie des Écritures, mais il s’agit simplement d’autres récits fiables, qui ont été perdus pour le monde moderne.


Q : De quelles listes de livres de l’Ancien Testament disposons-nous en dehors des textes bibliques ?

R : Voici ces listes.

Ben Sira, au IIe siècle av. J.-C. tous sauf Ézéchiel

Philon d’Alexandrie, juif (De Vita Contemplativa 25) 3 sections

Josèphe, l’écrivain juif (< 100 apr. J.-C.) Contra Apion 1.8.

Concile juif de Jamnia, 90 apr. J.-C. , sans les apocryphes

Concile de Carthage, 397 apr. J.-C. contient des apocryphes historiques (notamment 1 et 2 Esdras ainsi que la Prière de Manassé, qui ne figurent pas dans les apocryphes catholiques actuels)


Q : Où trouve-t-on des chiasmes dans l’Ancien Testament ?

R : Les chiasmes sont une structure poétique symétrique courante dans la poésie hébraïque. En voici quelques exemples.

Genèse 7, 4-8, 12 ; 7, 21-23a

Lévitique 24, 13-23

Lévitique 25, 14-17

Nombres 15, 35-36

1 Samuel 2 ; 3:17 ; 3:1-4:1 ; 8:5-22 et 18:20-26

2 Samuel 1, 19-27 ; 5, 17-8, 18 ; et 23, 1-7

Job 4, 5 – 5, 27

Psaume 3, 7-8 ; 51 ; 58. Le Psaume 109 s'apparente à un chiasme.

Ésaïe 15, 1-14 ; 21, 1-10 ; 22, 8-11 ; 22, 1-4 ; 22, 8-11 ; 22, 12-14 ; 23, 1-14 ; 24, 1-13 ; 26, 1-21 ; 27, 1-13 ; 29:9-14 ; 32:1-5 ; 37:14-20 ; 38:1-8 ; 38:10-20 ; 41:17-20 ; 42:1-4 ; 42:13-17 ; 43:1-7 ; 43:8-13 ; 43:22-24 ; 43:25-44:5 ; 44:6-8 ; 48:17-22 ; 51:1-3 ; 51:7-8 ; 51:13-15 ; 55:1-13 ; 56:9-12 ; 59:14-20 ; 61:5-9 ; 63, 15-64, 12 ; 65, 1-66, 24 ; 65, 17-18b ; 65, 18c-20 ; 66, 5-14 ; 66, 18-24.

Jérémie 9, 1-11 ; 20, 24-18

Zacharie 6, 9-15

Ézéchiel 26, 3-14 présente une structure chiastique, bien qu’il ne s’agisse pas d’un chiasme parfait.

Certains commentateurs considèrent que les livres d’Esther et de Matthieu dans leur intégralité présentent une structure chiastique.


Q : Dans l’Ancien Testament, où trouve-t-on l’araméen ?

R : L’Encyclopédie Britannica, volume 1 (1956), p. 684, indique : « Les plus anciens témoignages de l’araméen remontent à environ 800 av. J.-C. […] L’alphabet de cette époque diffère peu de celui de la pierre de Moab. » Elle précise qu’il existait deux tendances qui se sont achevées à l’époque des Perses

Les passages bibliques en araméen sont les suivants :

Genèse 31:47 (deux mots seulement)

Daniel 2:4b-7:28

Esdras 4, 8-6, 18

Esdras 7:12-26

Jérémie 10:11

L'Ecclésiaste contient quelques expressions araméennes

Certains noms sont à la fois hébreux et araméens

El, Mardochée, Mara (Ruth 1:20), Tobie, Geshem

D’autres mots sont à la fois hébreux et araméens.

lahen (« donc » en araméen, « à eux » en hébreu) (Ruth 1:13)

Deux inscriptions découvertes dans des salles situées dans des grottes à 11 miles (18 km) à l’ouest d’Amman, en Jordanie, mentionnent « Tobiah » en araméen. (De 590 av. J.-C. jusqu’à 200 av. J.-C.)

Tous les livres de l’Ancien Testament postérieurs à l’exil comportent des expressions babyloniennes ou araméennes, selon l’ouvrage *When Critics Ask*, p. 265-267. À titre de référence, le livre d’Ésaïe ne contient aucun terme araméen.

Divers mots des Évangiles du Nouveau Testament sont également en araméen.


Q : Dans l’Ancien Testament, quelle est la différence entre une erreur de scribe (ou de copiste) et une erreur dans les originaux ? Quelle explication serait la plus raisonnable ?

R : Les erreurs de scribe sont généralement des fautes d’orthographe, des modifications de quelques lettres, ou parfois l’omission ou la répétition d’une ligne de texte. Il existe également des modifications délibérées de la part des scribes, qui consistent à changer ou à ajouter un mot, ou à ajouter un mot ou une expression pour faire ressortir le sens, à l’instar de ce que font aujourd’hui les paraphrases.

Pour un passage particulier, si nous ne disposions que de l’Ancien Testament, il serait difficile de déterminer quelle explication est la plus raisonnable, car nous ne disposons pas d’un nombre suffisant de manuscrits. Cependant, nous pouvons établir une comparaison par analogie avec les plus de 10 000 manuscrits du Nouveau Testament. Ces derniers présentent de nombreuses variations d’une, deux ou trois lettres dues à des erreurs de copistes et à des fautes d’orthographe. Affirmer que les manuscrits du Nouveau Testament comportaient de nombreuses erreurs de copistes parce que nous disposons de nombreux manuscrits pour le prouver, et que l’Ancien Testament n’en comportait pratiquement aucune parce que nous ne disposons pas de nombreux manuscrits présentant des variations, n’aurait aucun sens, car nous ne disposons pas d’un nombre aussi important de manuscrits de l’Ancien Testament. Non, au contraire, la fréquence des erreurs de copistes dans l’Ancien Testament est probablement d’une ampleur à peu près similaire à celle des erreurs de copistes dans le Nouveau Testament.


Q : Les confessions de l’Église du Christ croient-elles que le Dieu de l’Ancien Testament est différent du Dieu du Nouveau Testament ? (Cette question a été posée par un chrétien.)

R : Non, il s’agit là d’une fausse accusation dont j’ai entendu parler. Certaines Églises de l’Église du Christ commettent de graves erreurs concernant le baptême d’eau, qu’elles considèrent comme le moyen de sauver les gens, ce qui est contraire à Actes 10, 44-48, et elles défendent une conception pélagienne de la nature humaine, contraire à Jean 6, 44, 65 et Romains 3, 10-18. Cependant, à ma connaissance, aucun membre de l’Église du Christ n’a jamais affirmé que le Dieu de l’Ancien Testament était différent de celui du Nouveau Testament. Ce sont les différentes écoles gnostiques, une forme ancienne d’hérésie, qui tenaient ce discours et refusaient d’adorer le Créateur.


Q : Pourquoi Dieu frappe-t-Il les gens à tout va dans l’Ancien Testament, mais ne le fait-Il plus aujourd’hui ?

R : Avant la venue de Jésus, Dieu entretenait avec les Israélites une relation quelque peu différente de celle qu’Il entretient avec les chrétiens depuis la crucifixion.

Dans l’Ancien Testament, Dieu s’est constitué un peuple parmi les descendants de Jacob. Ceux-ci ne disposaient pas de toutes les connaissances qui nous sont transmises aujourd’hui, mais ils comprenaient l’importance des sacrifices et la gravité du péché. Si presque tous les thèmes majeurs du Nouveau Testament se retrouvent également dans l’Ancien Testament, ils y étaient souvent présentés de manière obscure, sous une forme voilée.

Depuis la venue de Jésus, Dieu traite ses enfants, issus de toutes les nations et de tous les peuples, avec plus de douceur. Quant aux Juifs qui ont rejeté Jésus et à leurs descendants, Dieu ne semble plus avoir rien à leur dire ni à faire avec eux, bien qu’ils réapparaissent à nouveau sur le devant de la scène lors de la fin des temps.

Bien sûr, on pourrait faire valoir que la colère de Dieu n’a pas changé, puisque les gens continuent d’aller en enfer. C’est simplement qu’à l’époque de l’Ancien Testament, où les connaissances étaient plus limitées, Dieu donnait davantage d’avertissements, tandis qu’à l’époque du Nouveau Testament, nous avons déjà été avertis.


Q : Quels auteurs anciens ont désigné l’Ancien Testament sous le nom d’« Ancien Testament » ?

R : Voici la liste. Si un auteur mentionne le Nouveau Testament, mais pas l’Ancien, cela sous-entend alors l’Ancien Testament. S’il s’agit simplement d’une allusion, le nom n’apparaît pas en gras et la mention « Sous-entendu » est indiquée.

Justin le Martyr (vers 138-165 apr. J.-C.) mentionne « comment le Nouveau Testament, que Dieu avait annoncé auparavant » dans *Dialogue avec Tryphon le Juif*, chap. 51, p. 221.

Méliton de Sardes (170-180 apr. J.-C.) mentionne l’« Ancien Testament » et en énumère les livres dans le fragment 4 du Livre des Extraits, vol. 8, p. 759.

Irénée (182-188 apr. J.-C.) mentionne le Nouveau Testament et l’Ancien Testament dans son ouvrage Contre les hérésies, livre 5, chapitre 34.1, p. 563. Il en fait également mention à la p. 564

Le Canon muratorien (vers 170 apr. J.-C.), chapitre 3, p. 603, mentionne l’Ancien Testament.

Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) : « Car Dieu est la cause de toutes les bonnes choses ; mais de certaines en premier lieu, comme de l’Ancien et du Nouveau Testament. » *Les Stromates*, livre 1, chapitre 5, p. 305. Voir également *Les Stromates*, livre 4, chapitre 21, p. 434

Tertullien (vers 213 apr. J.-C.) : « Il nous est clairement présenté dans toutes les Écritures : dans l’Ancien Testament comme le Christ de Dieu, dans le Nouveau Testament comme le Fils de Dieu. » Contre Praxéas, chap. 24, p. 620

Tertullien (207/208 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans ses Cinq livres contre Marcion, livre 4, chapitre 6, p. 351.

Hippolyte (225-235/236 apr. J.-C.) (implicite) fait référence au Nouveau Testament dans *Fragments de commentaires*, Commentaire sur la Genèse 49, 11, p. 165

Asterius Urbanus (vers 232 apr. J.-C.) : « Mais ils ne pourront jamais démontrer qu’aucun des prophètes de l’Ancien Testament, ni aucun de ceux du Nouveau… » *L’Exordium*, vol. 7, chap. 9, p. 337

Commodianus (vers 240 apr. J.-C.) : « À présent, stupéfait, jurez que vous croirez en Christ ; car l’Ancien Testament proclame ce qui le concerne. » *Instructions de Commodianus*, chap. 25, p. 207

Origène (225-254 apr. J.-C.) fait référence à l’« Ancien Testament » dans son ouvrage Contre Celse, livre 7, chapitre 24, p. 620. Il mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans son Commentaire sur Jean, livre 5, chapitre 4, p. 348.

Novatien (250-257 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans son Traité sur la Trinité, chap. 7, p. 617. Il mentionne également la vérité tant de l’Ancien que du Nouveau Testament au chap. 17, p. 627

Le « Traité anonyme sur le rebaptême » (vers 248-256 apr. J.-C.), chapitre 15, p. 676, cite Nombres 11, 17 comme une parole de Dieu adressée à Moïse dans l’Ancien Testament.

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien Testament dans les « Traités de Cyrille », traité 12, chapitre 4, p. 509.

Dionysius de Rome (259-269 apr. J.-C.) affirme que la Trinité figure dans les Écritures, mais que la doctrine des « trois dieux n’est enseignée ni dans l’Ancien ni dans le Nouveau Testament ». Contre les Sabelliens, chap. 1, vol. 7, p. 365

Archélaüs (262-278 apr. J.-C.) mentionne qu’il n’y a ni deux Anciens Testaments ni deux Nouveaux Testaments. (C’est le chrétien Diodore qui s’exprime.) « Dispute avec Manès », chap. 45, p. 220

Archélaüs (262-278 apr. J.-C.) fait référence à l’Ancien Testament. « Dispute avec Manès », chap. 42, p. 217

Anatolius d’Alexandrie (270-280 apr. J.-C.) fait référence à l’« Ancien Testament », ce qui implique l’existence d’un Nouveau. Le Canon pascal d’Anatolius d’Alexandrie, chap. 8, p. 148

Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans son Commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean, p. 345

Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) : « Je vais vous présenter, ô vierges, une prophétie écrite tirée de l’Ancien Testament, du Livre des Juges, afin de vous montrer que je dis la vérité », *Le Banquet des dix vierges*, Discours 10, chap. 2, p. 348

Alexandre d’Alexandrie (313-326 apr. J.-C.) « Et outre la croyance pieuse concernant le Père et le Fils, nous confessons un seul Saint-Esprit, comme nous l’enseignent les Écritures divines ; celui qui a inspiré tant les saints de l’Ancien Testament que les maîtres divins de ce qu’on appelle le Nouveau. » Épîtres sur l’hérésie arienne, Lettre 1, chap. 12, p. 296

Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.) « Mais toute l’Écriture se divise en deux Testaments. Ce qui a précédé l’avènement et la passion du Christ — c’est-à-dire la Loi et les prophètes — est appelé l’Ancien Testament ; mais ce qui a été écrit après sa résurrection est appelé le Nouveau Testament. » Les Institutions divines, livre 4, chapitre 20, p. 122

Après Nicée

Eusèbe (318-339/340 apr. J.-C.)

Athanase (367 apr. J.-C.) mentionne l’« Ancien Testament » et en énumère les livres dans sa Lettre festale n° 39, chapitre 4, p. 552

Éphraïm (350-378 apr. J.-C.)

Basile de Cappadoce (357-379 apr. J.-C.) fait référence au Nouveau Testament dans sa « Lettre 42 », chapitre 3, pages 144-145.

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans ses « Conférences », 2.4, p. 8, et 3.6, p. 15

Le synode de Laodicée (343-381 [ou 363] apr. J.-C.), canon 59, p. 158, mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament.

Grégoire de Nysse (382-383 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien Testament dans *Contre Eunomius*, livre 11, chapitre 5, p. 238

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament dans *De la foi chrétienne*, livre 1, chapitre 8.57, p. 210

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)

Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.) mentionne le Nouveau Testament dans *Sur les pénitents*, chap. 4.1, p. 74

Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) fait référence à l’Ancien et au Nouveau Testament. « Commentaire sur Zacharie 8 », p. 201

Livre syriaque des degrés (Liber Graduum) (350-400 apr. J.-C.)

Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien et le Nouveau Testament. Le *Panarion*, section 3, scholions 1 et 5, p. 334

Commentaire de Rufin sur le Credo des Apôtres (374-406 apr. J.-C.)

Jean Chrysostome (martyrisé en 407 apr. J.-C.) fait référence à l’« Ancien Testament » : Pères nicéens et post-nicéens, première série, vol. 11, p. 349

Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.)

Jérôme (317-420 apr. J.-C.)

Augustin d’Hippone (338-340 apr. J.-C.) mentionne l’Ancien Testament dans *La Cité de Dieu*, livre 17, chapitre 5, p. 345, et livre 17, chapitre 7, p. 347. Voir également son *Commentaire sur les Psaumes*, 405, 521, 531, 681

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) Le Nouveau Testament est mentionné par son nom dans les *Institutions* de Jean Cassien, livre 1.1, p. 201, et dans la *Conférence de l’abbé Paphnutius*, chapitre 15, p. 327

Vincent de Lérins (vers 434 apr. J.-C.) fait référence à l’« Ancien Testament ». Les Douze Livres, livre 1.1, p. 201

Socrate (vers 400-439 apr. J.-C.) : *Histoire ecclésiastique* de Socrate

Théodoret de Cyr (423-458 apr. J.-C.)

Concile de Chalcédoine (451 apr. J.-C.)

Le pape Léon Ier de Rome (440-461 apr. J.-C.)

Parmi les livres hérétiques et apocryphes

Marinus (vers 300 apr. J.-C.), originaire de Bardasène, dans sa controverse avec Adamantius, fit appel à l’« Ancien Testament » et désigna David comme un prophète. Dialogue sur la vraie foi, chap. 862a 20, p. 173

Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.) mentionne l'Ancien Testament et les soixante-dix traducteurs des Écritures divines. Commentaire sur Sophonie, chap. 1, p. 289


Q : Quels sont les principaux manuscrits de l’Ancien Testament qui nous sont parvenus jusqu’à aujourd’hui ?

R : Il existe six grandes familles.

1. Le texte massorétique est la famille que les Juifs eux-mêmes ont conservée tout au long du Moyen Âge.

2. Le Pentateuque samaritain présente de grandes similitudes avec le texte massorétique et les manuscrits de la mer Morte, à l’exception de quelques modifications évidentes (le mont Garizim au lieu de Jérusalem, etc.). Tous les manuscrits du Pentateuque samaritain datent toutefois du Moyen Âge. Parmi eux, on trouve le Codex Add. 1846 (1100 apr. J.-C.), le Codex B (1345/1346 apr. J.-C.), le manuscrit E (1219 apr. J.-C.) et le rouleau du Sepher ‘Abisha’ (XIIe-XIIIe siècle). Ils ont également traduit leur Torah en araméen, en grec et en arabe.

3. La Septante grecque, y compris la recension lucianique et les écrits chrétiens,

4. L’Hexapla d’Origène comportait une cinquième colonne tirée de la Septante. Pamphile et Eusèbe l’ont fait copier à de nombreuses reprises et la firent diffuser. Nous en avons conservé un manuscrit, appelé le Codex Sarravianus de Leyde (IVe ou Ve siècle après J.-C.). Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 38

5. La traduction syriaque ne se contente pas de nous fournir des indices sur des mots spécifiques dont la signification est difficile à déterminer avec certitude en hébreu ancien ; elle nous montre également comment on comprenait les versets à l’époque du Christ.

6. Les manuscrits de la mer Morte, datant approximativement de l’époque du Christ. La plupart de ces manuscrits sont très proches du texte massorétique, mais certains s’apparentent davantage à la Septante. Outre les manuscrits bibliques, ils contiennent également de nombreux commentaires sur les Écritures, ainsi que d’autres ouvrages religieux.

Par ailleurs, voici d’autres manuscrits qui ont été découverts.

Le papyrus de Nash, daté de 150 av. J.-C., contient les Dix Commandements, compilés à partir d’Exode 20, 2-17 et de Deutéronome 5, 6-6, 4 et suivants. Il s’agissait du plus ancien texte biblique connu jusqu’à la découverte des manuscrits de la mer Morte. Une photographie de ce document figure dans le *New International Dictionary of the Bible*, p. 228.

À Massada, on a trouvé un exemplaire du Livre de Josué daté de 169 à 93 av. J.-C. grâce à une datation au radiocarbone par spectromètre de masse. (The Dead Sea Scrolls Today, p. 18). Les Romains s’emparèrent de Massada en avril 73 apr. J.-C. ; ces manuscrits devaient donc être antérieurs à cette date.

Nahal Hever est une grotte située près d’Engedi, juste à l’ouest de la mer Morte, qui renferme un fragment des prophètes mineurs en grec (8 Hev XIIgr). On y trouve également le Livre des Nombres (5/6 Hev 1a) et le Livre des Psaumes (5/6 Hev 1b). Selon l’ouvrage *Manuscripts of the Greek Bible*, p. 34, ces textes ont été rédigés entre 50 av. J.-C. et 50 apr. J.-C. Une femme fortunée nommée Babatha s’y est réfugiée au début de la révolte de Bar-Kochba contre Rome. Il s’agit d’une révision de la Septante, réalisée en Judée, et presque identique au texte massorétique.

Le rouleau de Wadi Muraba’at contenant les Petits Prophètes (Mur 88) date d’environ 132 apr. J.-C. Il contient Habacuc 1, 3-2, 11 et 2, 18-3, 19. Wadi Muraba’at contient également certains écrits de Bar Kokhba lui-même datant de 132 apr. J.-C.


Q : Qu’est-ce que la Septante ?

R : La Septante (abrégée LXX) est une traduction de l’Ancien Testament en grec. Elle comprend l’intégralité de l’Ancien Testament juif ainsi que des textes supplémentaires. La Septante a été traduite entre 285 (pour la Torah) et l’Ancien Testament a été achevé avant 160 av. J.-C. La traduction de la Torah était d’une grande qualité, mais d’autres livres, tels que certains des petits prophètes, n’étaient que de simples paraphrases ; le livre d’Isaïe était celui qui comportait le plus de paraphrases. Il est néanmoins intéressant de lire la Septante pour deux raisons :

a) Pour constater les différences par rapport à la version massorétique, et

b) Pour comprendre comment les Juifs d’avant Jésus-Christ interprétaient le sens de l’Ancien Testament lorsqu’ils le traduisaient dans une autre langue.

Rappelons que le dialecte grec alexandrin d’avant Jésus-Christ ne disposait pas des termes théologiques présents en hébreu et dans le grec postérieur à Jésus-Christ. En effet, la Septante et l’étude de l’Ancien Testament en grec ont peut-être contribué à ce que les termes théologiques s’adaptent au grec à l’époque de Jésus-Christ. De plus, certains passages du Nouveau Testament concordent davantage avec la Septante qu’avec le texte massorétique.

Le nom « Septante » vient du mot signifiant « soixante-dix ». La légende rapportée dans la soi-disant Lettre d’Aristée raconte que 72 Juifs de Jérusalem se rendirent à Alexandrie et traduisirent l’Ancien Testament en 72 jours. Philon affirme également qu’ils l’ont traduit près d’Alexandrie.

Il existe différentes versions de la Septante. Outre la lignée textuelle principale, il existe ce que l’on appelle les « textes lucianiques » de la Septante. Lucien était enseignant à l’église d’Antioche.

Le *New International Dictionary of the Bible*, p. 1002, indique que le plus ancien exemplaire connu de la Septante est un fragment du Deutéronome 25, 1-3 daté de 150 apr. J.-C. Cependant, le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 436-438, indique que le plus ancien exemplaire connu de la Septante est un exemplaire du Lévitique datant de 100 av. J.-C., découvert parmi les manuscrits de la mer Morte dans la grotte 4. Quant aux Bibles complètes, le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.) contiennent tous deux l’Ancien Testament de la Septante. Le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) contient la majeure partie de l’Ancien Testament de la Septante, à l’exception toutefois de Deutéronome 4, 22-28, 67 ; et 30, 17 jusqu’à la fin.


Q : La Septante contenait-elle l’intégralité des livres apocryphes ?

R : Les chrétiens protestants conservateurs ont deux points de vue.

a) Oui, l’intégralité des livres apocryphes figure dans les manuscrits Vaticanus (325-250 apr. J.-C.) et Alexandrinus (vers 450 apr. J.-C.). Le Sinaiticus (340-350 apr. J.-C.) contient Tobit, Judith, 1 et 4 Maccabées, la Sagesse et le Siracide. Environ 19 auteurs ecclésiastiques antérieurs au concile de Nicée ont cité des passages tirés des livres de l’Apocryphe historique. Par exemple, Cyprien de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite l’Ecclésiastique dans son Traité 8, chapitre 2, p. 476, et le livre de Tobit dans son Traité 8, chapitre 5, p. 477. Certains auteurs de l’Église primitive considéraient ces textes comme faisant partie des Écritures, tandis que d’autres ne les considéraient pas ainsi.

b) Non, seuls le Siracide et, éventuellement, des fragments du livre de Tobit, dont on peut prouver qu’ils ont été écrits avant Jésus-Christ, existent aujourd’hui. Parmi les manuscrits de la mer Morte, le 2Q18 (= 2 Qsir) contient le Siracide 6, 14-15, 20-31, et le manuscrit 478 de la grotte 7 contient peut-être des fragments du livre de Tobit. La grotte 4 contient cinq fragments de Tobit (4Q196 à 4Q200), dont quatre en araméen et un en hébreu. Par ailleurs, l’ouvrage *Réponses à 101 questions sur les manuscrits de la mer Morte*, p. 25, indique que les manuscrits de Massada comprennent le livre de Sirach 39, 27-44, 17c en hébreu. Une photographie de Tobit 6, 12-7, 10 dans le 4QTobitb (= 4Q197) figure dans *The Meaning of the Dead Sea Scrolls*, p. 184. Le 11QPs(a) contient le livre de Sirach 51, 13-30 ; une traduction de ce texte se trouve dans *The Meaning of the Dead Sea Scrolls*, p. 186.

Autres livres : Les manuscrits de la mer Morte comprenaient également un certain nombre d’hymnes et d’autres livres ne figurant pas dans les apocryphes, notamment 1 Hénoch, les Jubilés et de nombreux écrits connus uniquement parmi les manuscrits de la mer Morte. Ainsi, la présence de Sirach et peut-être de Tobit parmi les manuscrits de la mer Morte ne prouve pas que quiconque, pas même la communauté de Qumrân, les considérait nécessairement comme des Écritures.

Livres bibliques : Les manuscrits de la mer Morte comportaient des copies de la Septante d’Exode 28 (7Q1 = 7QLXXExod, correspondant à Exode 28, 4-7), du Lévitique (4Q119, 4Q120), des Nombres (4Q121) et du Deutéronome (4Q35 ; 4Q122). Apparemment, les manuscrits de la mer Morte ne comportaient aucune copie d’autres livres de la Septante, et certainement aucun livre apocryphe de la Septante.

L’ouvrage *The Dead Sea Scrolls Translated*, p. 467-518, fournit de nombreux détails sur les manuscrits de la Septante. Le 4Q51 est le plus singulier. Il s’agit d’une copie des livres 1 et 2 Samuel sous la forme d’un manuscrit hébreu dont le texte semble correspondre à l’hébreu à l’origine de la Septante de Samuel. Le 4Q75 contient Zacharie, Malachie et Jonas, et semble se situer à mi-chemin entre le texte massorétique et la Septante.

L’Encyclopédie archéologique de la Terre Sainte, p. 114, indique que, contrairement aux livres de la Bible, les copies des manuscrits apocryphes n’ont pas été rédigées par des scribes vivant à Qumrân, mais que ces manuscrits ont été apportés à Qumrân.

Bien que les livres apocryphes aient sans aucun doute été rédigés avant l’époque du Christ, l’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 287, fait remarquer que l’on ne peut affirmer avec certitude s’ils ont été ajoutés à la Septante avant ou après l’époque du Christ.

Conclusion : Bien que nous ne disposions d’aucune preuve directe permettant de déterminer si les livres apocryphes ont d’abord été considérés par certains comme faisant partie de la Bible avant ou après Jésus-Christ, Clément de Rome a cité le livre de Judith dans le chapitre 55 de la « Première Épître de Clément », sans préciser qu’il ne s’agissait pas d’Écriture. Étant donné que l’ensemble des apocryphes avait été transcrit dans la Septante dès l’an 325 après J.-C., et qu’il n’est fait mention nulle part de chrétiens ou de juifs ayant eu connaissance de leur ajout postérieur à l’époque du Christ, on peut affirmer sans risque de se tromper :

Conclusion 1 : Nous ne pouvons pas prouver qu’ils figuraient dans la Septante avant Jésus-Christ, mais,

Conclusion 2 : il y a été ajouté à un moment donné, et il n’existe aucune preuve d’un ajout postérieur à l’époque du Christ.


Q : Qu’est-ce que la recension lucianique de la Septante ?

R : Lucien était un prêtre (ancien) de l’Église d’Antioche, mort en martyr en 312 après J.-C. Il a réalisé une copie de la Septante dans laquelle il a corrigé les imperfections de grammaire et de style grec.

Nous ne disposons d’aucun écrit conservé sur la théologie de Lucien. Cependant, l’un de ses disciples était Arius, et un autre était l’hérétique arien Eusèbe de Nicomédie (à ne pas confondre avec Eusèbe, l’historien de l’Église). Voir *Les sept premiers conciles œcuméniques (325-787)*, p. 51-53, 77 pour plus d’informations.


Q : Quelles autres traductions grecques de l’Ancien Testament ont été réalisées ?

R : Outre la Septante et la recension lucianique de la Septante, il existait trois autres traductions grecques.

Aquila : Après que le christianisme eut commencé à se développer, Aquila, un prosélyte du judaïsme originaire du Pont, réalisa une traduction en 126 apr. J.-C., dans le but de s’opposer à la Septante, car les chrétiens utilisaient celle-ci pour convertir les juifs.

Symmachus : Les Ébionites formaient une secte chrétienne qui conservait de nombreuses pratiques juives et ne croyait pas que Jésus fût Dieu. Symmachus l’Ébionite a réalisé une traduction au IIe siècle.

Théodotion était un autre ébionite qui a réalisé une traduction au cours du même siècle. Nous ne disposons toutefois que de petits fragments de leurs textes.


Q : Pouvez-vous nous donner un aperçu des manuscrits de la mer Morte et de la communauté de Qumrân qui les a conservés ?

R : Dieu a promis de préserver Sa parole dans Ésaïe 59, 21 ; 40, 8 ; le Psaume 119, 89 et 1 Pierre 1, 23-25. Cependant, comme il existait peu de manuscrits de l’Ancien Testament antérieurs à l’an 950 après J.-C., on peut se demander avec quelle précision l’Ancien Testament avait été transmis avant cette date. Or, en 1947, un jeune Bédouin, Muhammad Adh-Dhib, a lancé une pierre dans une grotte de Qumrân et a entendu le bruit de poteries qui se brisaient. Cela a permis de mettre au jour une bibliothèque contenant entre 500 et 867 manuscrits datant de l’époque de Jésus, dont un quart à un tiers provenaient de la Bible.

Seules 200 à 300 personnes environ vivaient à Qumrân à tout moment. Qumrân ressemblait à un monastère, car sur les 1 200 tombes du cimetière, seules 6 étaient celles de femmes et 4 celles d’enfants. Il y avait environ 200 à 300 grottes, dont 30 étaient habitées. La plupart des habitants vivaient toutefois dans des huttes ou des tentes. Les pièces de monnaie découvertes à Qumrân montrent que des personnes y ont vécu depuis environ 135 av. J.-C. jusqu’à sa destruction soudaine en 68 apr. J.-C. Les Romains s’emparèrent de Qumrân et tuèrent ou réduisirent en esclavage tous ceux qui n’avaient pas réussi à s’enfuir.

Croyances de la secte juive des « Enfants de la Lumière » : les chercheurs modernes ont autrefois confondu les habitants de Qumrân avec les Esséniens en raison de leurs similitudes. Cette secte, qui se désignait elle-même sous le nom d’« Enfants de la Lumière », a vu le jour vers 200 av. J.-C. Ses membres croyaient en la résurrection des morts (à l’instar des pharisiens), pratiquaient le baptême par immersion et disposaient de responsables similaires aux évêques chrétiens. Ils considéraient Melchisédech comme un être céleste et pensaient que les méchants seraient anéantis.

Les commentaires de Qumrân sur Genèse 49:10 et Ésaïe 11:1-3 montrent qu’ils reconnaissaient ces passages comme des prophéties messianiques. À l’instar d’autres communautés, celle de Qumrân croyait que le Messie accomplirait des miracles et des guérisons. Elle croyait également que le Messie tuerait de ses propres mains l’empereur romain. Il faudrait des années pour enterrer tous les morts résultant des victoires militaires du Messie. Ainsi, comme le rapporte le Christian News (23/11/1998) : « Nous savons donc désormais que lorsque Caïphe a mené le procès de Jésus, il lui suffisait d’amener Jésus à admettre qu’il était le Messie. Dès lors que Jésus, qui avait accompli les miracles annoncés, a fait cet aveu, il a été considéré comme coupable de trahison envers l’empereur. »

Visitez « la bibliothèque » : onze grottes ont conservé environ 95 000 fragments, dont 40 000 rien que dans la grotte n° 4. Parmi les fragments non bibliques, on trouve des mezuzot (versets portés sur les bras) et des phylactères (versets portés sur le front) tirés de l’Exode et du Lévitique. Voici quelques-uns des textes de l’Ancien Testament qui ont été préservés.

Livre

Copies / fragments

Le plus ancien rouleau

Commentaires

Genèse

15 / 20

1

Exode

15 / 23

250 av. J.-C.


Lévitique

8 / 13



Nombres

6 / 8



Deutéronome

25 / 29



Parallèles de la Torah

1



Josué

2



Les Juges

3



Ruth

4



1 et 2 Samuel

4



1 et 2 Rois

3 / 4



2 Chroniques

1



Esdras

1



Néhémie

0



Esther

0



Job

4



Psaumes

27 / 36


chap. 37

Proverbes

2



L'Ecclésiaste

2

175-150


Cantique des Cantiques

4


peut-être

Ésaïe

18 / 23

120-100 av. J.-C.

1

Jérémie

4 / 6



Lamentations

4



Ézéchiel

6



Daniel

8

120 av. J.-C.


Osée

3


2

Obadiah

0



Jonas

3



Michée

2

IIIe siècle

1

Nahum

(4Q82)


1

Habacuc

(4Q238)


1

Sophonie

2


Peut-être

Zacharie

3



Joël, Amos, Sophonie, Malachie

(4Q78, 4Q82)



Jonas, Aggée, Zacharie, Malachie

(4Q76)



Total de l'Ancien Testament

175-200

250 av. J.-C.

8-10

Total « Autres »

325-667


0

Aucun commentaire sur d’autres livres n’indiquait qu’ils considéraient les livres non bibliques comme des Écritures.

L’un des rôles importants des manuscrits de la mer Morte est de mettre en lumière la culture juive de l’époque.

Une croyance que la communauté de Qumrân partageait avec d’autres était que le Messie accomplirait des miracles et des guérisons. Elle croyait également que le Messie tuerait de ses propres mains l’empereur romain. Il faudrait des années pour enterrer tous les morts résultant des victoires militaires du Messie. Ainsi, comme le rapporte le Christian News (23/11/1998) : « Nous savons donc désormais que lorsque Caïphe a mené le procès de Jésus, il lui suffisait d’amener Jésus à admettre qu’il était le Messie. Comme Jésus, qui avait accompli les miracles annoncés, a fait cet aveu, il a été considéré comme coupable de trahison envers l’empereur. »

Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 441, indique que les manuscrits de la mer Morte montrent que l’Évangile selon Jean, loin d’être un document hellénistique du IIe siècle, « s’avère plus clairement que jamais être un produit de la Palestine du Ier siècle, en raison de ses nombreux parallèles avec les textes de Qumrân ».

Un manuscrit provenant de la grotte 4 de Qumrân est l’Exode issu du Pentateuque samaritain. L’un des plus anciens rouleaux, le 4Q17, contient l’Exode 38 jusqu’au Lévitique 2. Il s’agit de l’un des plus anciens manuscrits, copié vers 250 av. J.-C. Il est pratiquement identique au texte massorétique. Le rouleau d’Isaïe contient le texte complet du livre d’Isaïe. Celui-ci, ainsi que l’autre exemplaire trouvé dans la grotte 1, étaient identiques à la Bible hébraïque standard à 95 % du texte, selon l’ouvrage *A Survey of Old Testament Introduction*, p. 25. (À titre de vérification ponctuelle, d’après mon propre échantillonnage, j’ai constaté une concordance totale de 94,6 % sur une base consonne par consonne.)

Il existe un certain nombre de petites variations entre les textes massorétiques et ceux de Qumrân, qui pourraient s’expliquer par des différences dialectales et des évolutions, à l’instar de ce que l’on observe aujourd’hui entre l’anglais britannique et l’anglais américain. Voici quelques-unes des variations les plus marquantes ou les plus importantes. Par ailleurs, les spécialistes soulignent que, si les scribes massorétiques apportaient un soin extrême à la copie précise de chaque rouleau, la secte de Qumrân n’avait peut-être pas des normes de copie aussi élevées.

Exode 1:5, dans le texte massorétique, indique que 70 personnes sont entrées en Égypte. Lorsque Étienne a mentionné le chiffre de 75 dans Actes 7:14, on pourrait supposer que les Écritures rapportaient (sans erreur) qu’Étienne récitait à partir d’une erreur de la Septante, qui indiquait 75. Cependant, les manuscrits de la mer Morte mentionnent également le chiffre de 75 ; il se peut donc qu’Étienne et la Septante aient eu raison sur ce point.

Deutéronome 32:43 contient la phrase « Que tous les anges de Dieu l’adorent », alors que le texte massorétique ne la mentionne pas. Hébreux 1:6 cite ce passage.

Le texte massorétique de 1 Samuel 17:4 indique que Goliath mesurait 6 coudées et une paume, soit environ 9 pieds 9 pouces. Cependant, la Septante et les manuscrits de la mer Morte mentionnent 4 coudées et une paume, soit environ 6 pieds 9 pouces.

Des targums, qui sont des paraphrases en araméen, ont été découverts parmi les manuscrits de la mer Morte du Lévitique, ainsi que deux targums tirés de passages du livre de Job. Parmi les manuscrits de la mer Morte figurent des commentaires sur la Genèse, le Psaume 37, peut-être le Cantique des Cantiques, Isaïe, Michée, Nahum, Sophonie, deux passages d’Osée, ainsi qu’un passage fortement endommagé d’Habacuc, allant de 1, 2 jusqu’à la fin du chapitre 2. Les auteurs ont cherché à établir un lien entre ces textes et les événements de leur époque.

La Septante : la grotte 4 renferme le plus ancien exemplaire d’une partie de la Septante, à savoir le texte du Lévitique, daté de 100 av. J.-C. La grotte 7 contient un exemplaire du chapitre 28 de l’Exode. D’autres rouleaux contiennent un exemplaire du Livre des Nombres et deux exemplaires du Deutéronome. Deux rouleaux sont particulièrement curieux. L’un d’eux semble être le texte hébreu à l’origine de la Septante pour les livres 1 et 2 Samuel. Un autre rouleau, contenant Zacharie, Jonas et Malachie, est rédigé en hébreu et semble se situer entre la Septante et le texte massorétique. La version de Jérémie dans la Septante compte 60 versets (soit 1/8 de moins) que le texte massorétique. Le rouleau de la mer Morte 4QJerb corrobore certaines de ces lacunes. Un rouleau contenait le texte hébreu du Psaume 151, qui figure également dans la Septante.

Les apocryphes et autres livres : le rouleau 2Q18 (= 2QSir) contient le chapitre 6 du Siracide (Ecclésiastique), et la grotte 7 contient des fragments de Tobit. La grotte 4 contient également cinq fragments de Tobit (4Q196 à 4Q200). L’Encyclopédie archéologique de la Terre Sainte, p. 114, indique que, contrairement aux livres de la Bible, les copies des manuscrits apocryphes n’ont pas été rédigées par des scribes vivant à Qumrân, mais ont été apportées à Qumrân. Si les livres apocryphes ont sans aucun doute été rédigés avant l’époque du Christ, l’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 287, fait remarquer qu’on ne peut affirmer avec certitude s’ils ont été ajoutés à la Septante avant ou après l’époque du Christ.

Un rouleau, le 11QPs, contient des Psaumes supplémentaires, appelés Psaumes 152 à 155. En dehors des manuscrits de la mer Morte, on ne connaît de ces textes que des versions en langue syriaque.

Les manuscrits de la mer Morte comportaient également un certain nombre d’hymnes et d’autres livres ne figurant pas dans les apocryphes, notamment 1 Hénoch (à l’exception de la section 2), 14 exemplaires des Jubilés en hébreu, ainsi que de nombreux textes connus uniquement parmi les manuscrits de la mer Morte. Ainsi, la présence de Sirach et de Tobit parmi les manuscrits de la mer Morte ne prouve pas que quiconque, pas même la communauté de Qumrân, les considérait nécessairement comme des Écritures.

Les manuscrits de la mer Morte sont utiles pour mettre en lumière la pensée juive de l’époque. Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 441, indique que les manuscrits de la mer Morte montrent que l’Évangile selon Jean et les écrits de Paul, loin d’être simplement des documents hellénistiques du IIe siècle, présentent en réalité certains parallèles avec les manuscrits de la mer Morte.

Résumé : Les grottes de Qumrân ont livré une multitude de manuscrits de l’Ancien Testament datant de l’époque du Christ, et antérieurs d’environ mille ans aux textes massorétiques. D’autres écrits fournissent également des éléments de contexte concernant certaines parties du Nouveau Testament.


Q : Quelles sont certaines des différences entre la lecture du texte massorétique et celle des manuscrits de la mer Morte ?

R : Voici un échantillon de certaines des lectures « les plus significatives ». Sauf indication contraire, le texte massorétique (TM) correspond à la première lecture et un rouleau de la mer Morte à la seconde.

Dt 5, 5 : « parole » (MT) contre « paroles » (Manuscrits de la mer Morte, Pentateuque samaritain, Septante, syriaque, Vulgate, Targum)

Dt 10, 13 : « Seigneur » contre « Seigneur ton Dieu » (manuscrits de la mer Morte, Septante, syriaque)

Dt 31, 1 : « alla et parla » contre « avait fini de tout dire » (manuscrits de la mer Morte, Septante)

Dt 32, 8 : version massorétique : « enfants d’Israël » vs. Septante : « anges de Dieu » vs. un rouleau de la mer Morte : « fils de Dieu »

Dt 32, 15 « Jeshurun » contre « Jacob s’est rassasié ; Jeshurun » (Manuscrits de la mer Morte, Pentateuque samaritain, Septante)

Dt 32, 19 « l’a vu » vs « l’a vu et a été jaloux » (Manuscrits de la mer Morte, Septante)

Dt 32, 43 « nations » contre « cieux » (manuscrits de la mer Morte, Septante)

Dt 32, 43 (absent) (texte massorétique) contre « Que tous les anges de Dieu l’adorent. » (Septante, Hébreux 1, 6, et rouleau de la mer Morte 4Q44 (=4QDeut(q)), Jean Chrysostome (mort en 407 apr. J.-C.), Homélies sur les Hébreux, Homélie 4, n° 2, p. 382-383)

Dt 32, 43 « serviteurs » contre « enfants » (Manuscrit de la mer Morte 4Q44 (=4QDeut(q)), Septante)

Dt 32, 43 (absent) vs. « il rendra la pareille à ceux qui le haïssent » (Manuscrit de la mer Morte 4Q44 (=4QDeut(q)), Septante)

Dt 32, 43 « purifie son pays, son peuple » vs « purifie le pays pour son peuple » (Manuscrit de la mer Morte 4Q44 (=4QDeut(q)), Pentateuque samaritain, Septante, Vulgate)

Dt 33, 8 « vos Thummim » contre « Donnez à Lévi vos Thummim » (manuscrits de la mer Morte, Septante)

Dt 33, 17 « son taureau premier-né » vs « un taureau premier-né » (Manuscrits de la mer Morte, Septante, syriaque, Vulgate)

1 Sam 1, 23 « sa parole » (MT, Rouleau de la mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)) « votre parole » (Septante, syriaque)

1 Sam 1, 24 : « avec trois taureaux » contre « avec un taureau de trois ans » (Manuscrit de la mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)), Septante, syriaque)

1 Sam 2, 1 « l’Éternel » vs « mon Dieu » (Septante)

1 Sam 2, 1 : « votre victoire » contre « ma victoire » (Manuscrit de la mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Sam 2, 20 « vous donner » contre « vous rendre » (Septante, Rouleau de la mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Sam 2, 20 « la demande qu’elle a formulée » vs « le don qu’elle a fait » (Septante, Rouleau de la Mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Sam 2, 21 « Lorsque l’Éternel » vs « Et l’Éternel » (Septante, Rouleau de la Mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Sam 2, 27 « lorsqu’ils étaient dans la maison » vs « lorsqu’ils étaient esclaves de la maison » (Septante, Rouleau de la Mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Sam 2, 29, 32 « donner un coup de pied » vs « regarder avec convoitise » (Septante, Rouleau de la Mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Sam 2, 33 « vos yeux… votre cœur » contre « ses yeux… son cœur » (Septante, Rouleau de la Mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Sam 2, 33 « mourir jeunes » vs « mourir par l’épée » (Septante, Rouleau de la Mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Samuel 3:4 « appela Samuel » contre « appela : “Samuel ! Samuel !” » (Septante, Rouleau de la mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)))

1 Sam 14, 49 ; 1 Sam 18, 17 : « Merab » contre « Merob » dans le Rouleau de la Mer Morte 4Q51 (=4QSam(a)) pour 1 Sam 14, 49, dans le Rouleau de la Mer Morte 1Q7 (=1QSam) pour 1 Sam 18, 17, et dans la Septante (Expositor’s Bible Commentary, vol. 3, p. 669)

Job 22, 8 (absent) par rapport à « Et vous dites » (le targum de Job issu des manuscrits de la mer Morte 11Q10 (= 11QtgJob)).

Job 22:17 « à eux » vs « à nous » (Septante, syriaque, Targum des Manuscrits de la Mer Morte)

Psaume 119:37 « selon votre voie » (texte massorétique hébreu, Septante, Vulgate) contre « selon votre parole » (deux manuscrits massorétiques, les manuscrits de la mer Morte et les targums araméens)

Ésaïe 7:14 Texte massorétique : « elle lui donnera ce nom » contre la Septante et le Rouleau d’Ésaïe de la mer Morte : « Son nom sera appelé ». La différence réside dans une seule consonne.

Ésaïe 53, 9 : « par les souffrances de son âme, il sera rassasié » contre « par les souffrances de son âme, il verra la lumière de la vie et sera rassasié »

Ésaïe 61,1 (absent) (TM, Septante) contre « les morts sont ressuscités » dans le rouleau de la mer Morte 4Q521.

Jérémie 3:1 « Disant : si » (MT) contre « Si » (rouleaux de la mer Morte, Septante, syriaque)

Jérémie 3:8 « J’ai vu que j’avais donné » (TM) contre « Elle dit aussi que j’avais donné » (1 manuscrit du TM, manuscrits de la mer Morte, Septante, syriaque)

Dan 10, 16 : « quelqu’un qui ressemblait à un homme » contre « quelque chose qui ressemblait à une main d’homme » (Septante, manuscrits de la mer Morte, un texte massorétique hébreu)

Hab 2, 16 : « être exposé » (TM) contre « chanceler » (manuscrits de la mer Morte, Septante, Aquila le Juif (126 apr. J.-C.) et syriaque)

Pour plus de détails sur l’ensemble des différences dans un passage, veuillez consulter la comparaison d’Ésaïe 53 à la fin des questions sur Ésaïe.

Évolution des conclusions : avant la découverte des manuscrits de la mer Morte, la Septante était considérée comme une simple traduction de qualité inférieure du texte massorétique. Cependant, bon nombre des différences entre les manuscrits de la mer Morte et le texte massorétique concernent des passages où les manuscrits de la mer Morte et la Septante concordent. Il semble donc que la Septante ait plutôt été une traduction issue d’une famille de manuscrits hébreux différente de celle des manuscrits de la mer Morte. (Bien qu’il existe encore des passages où les traducteurs de la Septante ont été confus ou se sont trompés.)

Bibliographie relative à cette question : les notes de bas de page des Bibles NASB, NIV, NKJV et NRSV, ainsi que The Expositor’s Bible Commentary. La traduction massorétique a été comparée à la « Literal Translation » de Jay P. Green, et la version de la Septante est tirée de la traduction de Sir Lancelot C.L. Brenton intitulée *The Septuagint : Greek and English*.


Q : Qu’est-ce que le texte massorétique ?

R : Les Massorètes étaient des scribes, issus de la tradition pharisienne, qui ont vécu après l’époque de Jésus. Il existe de nombreux manuscrits massorétiques, mais ils datent tous d’après l’an 900 après J.-C. Le Codex Leningradensis de l’an 1008 après J.-C. était un texte massorétique bien conservé qui a servi de base à la traduction de la NIV, selon *The Expositor’s Bible Commentary*, volume 3, p. 246.


Q : Le Dieu de l’Ancien Testament est-il un être différent, voire malfaisant ou égaré, par rapport au Dieu du Nouveau Testament ?

R : Il s’agit là de l’un des deux ou trois enseignements communs à toutes les branches d’une ancienne hérésie appelée gnosticisme. Certains de leurs arguments reposaient sur le fait que le Nouveau Testament avait abrogé les lois alimentaires de l’Ancien Testament, que l’univers présentait un contraste entre le visible et l’invisible, et sur la croyance selon laquelle, la matière étant entièrement mauvaise, seul un dieu mauvais aurait pu la créer.

En dehors de la Bible, dès Clément de Rome (96-98 apr. J.-C., 1er Écrit de Clément, chap. 4, vol. 1, p. 6), les chrétiens affirmaient que le Dieu de l’Ancien Testament était bon. Nous pouvons dire que Celui qui est l’ami d’Abel et l’ami d’Abraham est mon ami.

Théophile d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) fut l’un des tout premiers auteurs chrétiens à évoquer la Création et à affirmer explicitement : « Car rien de mauvais n’a été créé par Dieu » (À Autolycos, livre 2, chap. 17, p. 101).

Tertullien a efficacement réfuté la théorie d’un Dieu de l’Ancien Testament différent dans son ouvrage *Cinq livres contre Marcion*, en 207/208 apr. J.-C. Voici un résumé incomplet de ce qu’il a écrit.

a. Tertullien affirme qu’il est impossible de trouver une Église d’origine apostolique qui ait nié le Créateur. « Mais si les Églises s’avèrent avoir été corrompues dès le commencement, où trouvera-t-on les Églises pures ?… Montrez-nous donc l’une de vos Églises, dont la filiation remonte à un apôtre, et vous aurez remporté la victoire. »

b. Pourquoi le bon Dieu sauverait-il l’homme s’il ne l’avait pas créé ?

c. Pourquoi le mauvais dieu aurait-il prophétisé la venue du Christ dans l’Ancien Testament ? Le Nouveau Testament fait référence à ces prophéties comme annonçant le bon Christ.

d. Si le mauvais dieu avait prophétisé un mauvais Christ, pourquoi le bon dieu aurait-il empêché le mauvais Christ de venir et envoyé le bon Christ à sa place ? Le bon dieu aurait dû laisser le mauvais Christ venir en premier, au lieu d’induire les gens en erreur en leur faisant croire que le mauvais dieu avait prophétisé le bon Christ.

e. Pourquoi Jésus a-t-il cité l’Ancien Testament comme faisant autorité ?

f. Pourquoi Marcion a-t-il dû rejeter certaines parties de l’Évangile selon Luc et d’autres passages du Nouveau Testament pour étayer son point de vue ?