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Questions bibliques sur 1 Chroniques

 

Q: En 1 Ch, que sont 1 et 2 Paralipomènes ?

R: Dans la traduction grecque des Septante, 1 et 2 Chroniques étaient appelés 1 et 2 Paralipomènes. Les Bibles catholiques ont également employé ce nom, mais le contenu est le même.

 

Q: En 1 Ch, pourquoi y a-t-il tant de généalogies ?

R: Les Chroniques ont vraisemblablement été rédigées après les Rois, après l’exil de Juda. Il était devenu important pour les Juifs de se souvenir de leurs ancêtres, et ainsi de se rappeler qui ils étaient en tant que peuple. Certaines de ces généalogies nous montrent aussi une partie de l’ascendance de Marie et de Joseph.

 

Q: En 1 Ch, quelle est la différence d’accent entre les livres des Chroniques et des Rois ?

R: Ces deux écrits présentent un certain nombre de différences.

Époque : Les Chroniques ont été rédigées plus tard, après l’exil. Elles mettent l’accent sur les généalogies, qui avaient de l’importance pour les Juifs revenus d’exil.

Chiffres : Les Chroniques sont le livre de la Bible le plus attaché aux chiffres : effectifs des armées, nombre des prêtres et des descendants.

Références : Les Rois mentionnent le livre des Chroniques des rois d’Israël, le livre des Chroniques des rois de Juda et le livre des rois d’Israël et de Juda dans 32 versets. Les Chroniques ne mentionnent les livres des différents rois que 12 fois, et ne mentionnent jamais « le livre des Chroniques des rois de Juda » sans mentionner aussi Israël.

Royaume ou Temple : Néhémie, ainsi que 1 et 2 Rois, mettent l’accent sur les royaumes d’Israël et de Juda. Les Chroniques et Esdras les mentionnent aussi, mais insistent davantage sur le Temple.

Affaires internationales : Les Rois s’intéressent aux batailles et aux alliances avec Aram, Édom, Moab et les royaumes voisins, y compris l’Égypte. Les Chroniques s’intéressent aux alliances commerciales avec Hiram de Tyr, la reine de Séba et l’Égypte.

Conséquences de la méchanceté ou repentance : Les Rois s’attachent davantage aux conséquences des péchés des rois, tandis que les Chroniques parlent de leur marche personnelle avec Dieu.

David : Les Chroniques ne nous disent pas grand-chose de David, si ce n’est qu’il voulait bâtir le Temple. Les Rois ne nous disent presque rien de David, puisque David a été traité dans 1 et 2 Samuel.

Salomon : Les Chroniques nous disent peu de chose de Salomon, sinon en ce qui concerne la construction du temple et sa richesse. À l’exception de la fille de Pharaon, seuls les Rois parlent des graves compromissions morales de Salomon.

La repentance de Manassé, qui n’eut aucune incidence politique, n’est mentionnée que dans les Chroniques. Manassé ôta de nombreux autels d’idoles, mais sa repentance n’eut presque aucun effet sur le royaume.

Jojakim reçoit davantage d’attention en 2 Chroniques 36 qu’en 2 Rois 24.

Géographie : Entre l’époque du royaume divisé et Ézéchias, les Chroniques, soucieuses du Temple, privilégient le Sud, c’est-à-dire Juda, tandis que les Rois traitent longuement des deux royaumes. Par conséquent, les Chroniques ne donnent ni les dates ni la durée des règnes des rois d’Israël, alors que les Rois fournissent des renseignements sur Juda comme sur Israël. Les Rois contiennent aussi davantage de matière sur Élie et Élisée.

Date de rédaction : Les Chroniques ont été rédigées plus tard, et supposaient sans doute que le lecteur connaissait les Rois. Ce sont les Chroniques, et non les Rois, qui relatent le retour des Juifs sous le règne de Cyrus, roi de Perse.

Enseignements : Le Chroniste montre que les bienfaits matériels accompagnent une conduite juste. Toutefois, les Rois montrent aussi les conséquences de l’obéissance ou de la désobéissance à Dieu.

   Remarquez qu’aucun fait n’a été dissimulé, puisque 1 et 2 Rois avaient été rédigés avant 1 et 2 Chroniques.

 

Q: En 1 Ch et 2 Ch, quelles sont les divergences de chiffres avec Samuel et les Rois ?

R: La doctrine de l’inerrance affirme que les manuscrits bibliques étaient exempts d’erreur dans les originaux, mais que quelques erreurs, sans incidence sur la foi ni sur la pratique, se sont glissées dans les copies dont nous disposons aujourd’hui. Ceux qui tiennent à l’inerrance reconnaissent volontiers les cas suivants comme des erreurs de copiste dans Samuel, les Rois et les Chroniques. Sur les 18 à 20 erreurs de copiste, environ les deux tiers donnent un chiffre plus élevé dans Samuel et les Rois que dans les Chroniques. Ces erreurs de copiste sont les suivantes :

1 S 16:10 (huit fils) contre 1 Ch 2:13-15 (sept fils)

2 S 8:4 (1 700 cavaliers) contre 1 Ch 18:4 (7 000 cavaliers)

2 S 10:18 (700 conducteurs de chars) contre 1 Ch 19:18 (7 000 conducteurs de chars)

2 S 23:8 (800 ennemis tués) contre 1 Ch 11:11 (300 ennemis tués)

2 S 24:9 (800 000 + 500 000) contre 1 Ch 21:5 (1 100 000 dont 470 000) (peut-être une erreur de copiste, peut-être pas)

2 S 24:13 (7 ans) contre 1 Ch 21:12 (3 ans)

1 R 4:26 (40 000 stalles) contre 2 Ch 9:25 (4 000 stalles)

1 R 5:11 (20 cors d’huile d’olive, texte massorétique ; 20 000 cors, Septante) contre 2 Ch 2:10 (20 000 cors d’huile d’olive)

1 R 5:16 (3 300 chefs de corvée) contre 2 Ch 2:18 (3 600 chefs de corvée)

1 R 7:20b (200 grenades) contre 2 Ch 3:16b (100 grenades)

1 R 7:26 (2 000 baths) contre 2 Ch 4:5 (3 000 baths)

1 R 9:23 (550 chefs préposés) contre 2 Ch 8:10 (250 chefs préposés)

2 R 8:26 (22 ans) contre 2 Ch 22:2 (42 ans dans le texte massorétique. Il devait avoir 22 ans, sinon il aurait été plus âgé que son père)

2 R 24:8 (18 ans) contre 2 Ch 36:9 (8 ans)

Ps 60:1 (12 000) contre 1 Ch 18:12 (18 000)

(Il me manque apparemment trois à cinq erreurs de copiste.)

 

Q: En 1 Ch 1:32, le fait que Ketura soit la concubine d’Abraham contredit-il le fait que Ketura soit la femme d’Abraham en Gn 25:1, à moins que concubine et femme ne soient des termes synonymes, comme le dit le musulman Ahmed Deedat ?

R: Non, ces termes ne sont pas synonymes, et non, il n’y a pas là de contradiction. Une concubine est une sorte d’épouse. En règle générale, les enfants d’une concubine n’avaient pas le même héritage que les enfants d’une épouse qui n’était pas concubine. Un musulman honnête ne devrait avoir aucune difficulté avec cela, car Mahomet avait une concubine nommée Marie/Myriam la Copte. Leur relation était légitime puisqu’elle était concubine, mais elle n’avait pas les droits des épouses de Mahomet qui n’étaient pas concubines.

 

Q: En 1 Ch, 2 Ch, 1 R et 2 R, quelles furent les principales guerres du monde à cette époque ?

R: Voici les guerres connues du monde d’alors.

1003 av. J.-C.       David s’empare de Jérusalem

1000 av. J.-C.       En Chine, les Zhou battent la dynastie Shang

v. 998 av. J.-C.     Israël sous David contre Moab, 10 000 morts

v. 997 av. J.-C.     Guerre civile en Israël, Absalom - 2 S 18:7, 20 000 morts

969 av. J.-C.         L’Égypte saccage la ville de Guézer, présent de noces pour Salomon

950 av. J.-C.         Le Libyen Schischak s’empare du trône d’Égypte

926 av. J.-C.         Schischak d’Égypte envahit Juda

>926 av. J.-C.       Jéroboam/Abija, Israël/Juda se combattent, 500 000 morts

918 av. J.-C.         Schischak détruit Thaanac

911-894 av. J.-C. Campagnes de l’Assyrien Adad-nirari II

909 av. J.-C.         À Guibbethon, les Israélites assiègent les Philistins

900 av. J.-C.         San Lorenzo, au Mexique, détruite par une révolte

897 av. J.-C.         Ethbaal renverse le roi Phélès à Tyr

889-886 av. J.-C. Campagnes de l’Assyrien Tukulti-Ninurta II

884/3-878 av. J.-C.        Campagnes de l’Assyrien Assurnasirpal II

866 av. J.-C.         Campagnes de l’Assyrien Assurnasirpal II

859-824 av. J.-C. L’Assyrien Salmanasar III mène 32 campagnes

858 av. J.-C.         Campagnes de l’Assyrien Assurnasirpal II

858 av. J.-C.         L’Assyrie combat le peuple d’Ourartou

857 av. J.-C.         Les Assyriens attaquent Bit-Adini (Éden)

857 av. J.-C.         Les Assyriens prennent Karkemish

856 av. J.-C.         L’Assyrie combat l’Ourartou

v. 855 av. J.-C.     Israël contre les Araméens - 1 Rois 20:29, 127 000 morts

853 av. J.-C.         À Qarqar, match nul entre les Assyriens et une coalition

850-841 av. J.-C. Les Assyriens combattent les Araméens

850 av. J.-C.         L’Assyrie assiège Gannanatu

IXe siècle av. J.-C.         Incendie de Hasanlu, en Ourartou

843 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent Allabria, Parsua, Abdadani, Khaban et Namri

841 av. J.-C.         Les Assyriens combattent Hazaël mais ne parviennent pas à prendre Damas

841 av. J.-C.         Jéhu se révolte et tue les rois d’Israël et de Juda

841 av. J.-C.         Les Assyriens battent Parasca

839 av. J.-C.         L’Assyrie fait campagne en Cilicie

836 av. J.-C.         Près de Hamadan, Salmanasar III combat les Mèdes

835 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent la ville de Shalmnas

832 av. J.-C.         À l’Arsanias, les Assyriens battent le peuple d’Ourartou

831 av. J.-C.         Patinu se révolte contre l’Assyrie

830-827 av. J.-C. L’Assyrie combat l’Ourartou

828 av. J.-C.         Les Assyriens combattent l’Ourartou et saccagent Musasir

826-820 av. J.-C. Révolte en Assyrie

824-805 av. J.-C. L’empire d’Ourartou s’étend

809 av. J.-C.         L’Assyrie combat la Médie

808 av. J.-C.         Les Assyriens combattent Guzanu

807-806 av. J.-C. Les Assyriens combattent les Mannéens

v. 806-804 av. J.-C.        Zakkur de Hamath et de Luash combat la ville de Damas

804-733 av. J.-C. Nouvelles conquêtes de l’Ourartou

804-802 av. J.-C. Les Assyriens attaquent Damas et s’en emparent

801 av. J.-C.         L’Assyrie attaque Khubbushkia

800 av. J.-C.         Les Spartiates conquièrent la Laconie

800-799 av. J.-C. L’Assyrie combat la Médie

800-700 av. J.-C. La Nubie (Soudan) se soulève contre l’Égypte

798 av. J.-C.         Les Assyriens combattent Lushia

797 av. J.-C.         Les Assyriens combattent Namri

793-792 av. J.-C. L’Assyrie combat la Médie

791 av. J.-C.         L’Assyrie attaque Khubbushkia

789-787 av. J.-C. L’Assyrie combat la Médie

786 av. J.-C.         Les Assyriens combattent Kisku

785-784 av. J.-C. L’Assyrie attaque Khubbushkia

771 av. J.-C.         À Hao, en Chine, les barbares Rong tuent le roi You des Zhou

770 av. J.-C.         Révolte contre les Zhou ; les Zhou déplacent leur capitale

745 av. J.-C.         Le roi assyrien Teglath-Phalasar III s’empare de la ville de Damas

743 av. J.-C.         Guerre civile en Assyrie

743 av. J.-C.         Les Assyriens s’emparent de la bourgade de Kashpuna, près de Tyr et de Sidon

743-740 av. J.-C. Les Assyriens assiègent Arpad

740 av. J.-C.         Les Spartiates conquièrent la Messénie

740-710 av. J.-C. Les Scythes envahissent le pays des Cimmériens

738 av. J.-C.         Yaudi, en Syrie, se révolte contre les Assyriens

736 av. J.-C.         Les Grecs prennent Malte la phénicienne

735-715 av. J.-C. Les Édomites capturent des Juifs sous Achaz en 2 Ch 28:17

735-715 av. J.-C. Les Philistins font des incursions en Juda sous Achaz en 2 Ch 28:18

734 av. J.-C.         Corinthe enlève Corfou aux Érétriens

734 av. J.-C.         Teglath-Phalasar saccage la ville de Hatsor en Israël

v. 733 av. J.-C.     Israël bat Juda, 2 Ch 28:6, 120 000 morts

732 av. J.-C.         Les Assyriens s’emparent de Damas

731-724 av. J.-C. Le roi Piye et les Napatéens conquièrent l’Égypte

724-722 av. J.-C. Les Assyriens assiègent la ville de Tyr

722 av. J.-C.         Les Assyriens répriment une révolte dans le sud de la Chaldée

722 av. J.-C.         Sargon II d’Assyrie s’empare de Samarie

721 av. J.-C.         Les Assyriens conquièrent l’Ourartou

720 av. J.-C.         L’Assyrie bat Arpad, Simirra, Damas et Samarie

720 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent Arpad et Qarqar

717 av. J.-C.         Les Assyriens battent Karkemish

715 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent les villes philistines d’Asdod et de Gath

714 av. J.-C.         Sargon II mène des raids sur le lac de Van et contre les Mannéens en Arménie

713-679 av. J.-C. Les Assyriens et les Cimmériens attaquent l’Ourartou

712 av. J.-C.         Les Assyriens conquièrent Ékron en Philistie

708 av. J.-C.         Les Assyriens s’emparent de Samsat en Anatolie

701 av. J.-C.         Le roi Sennachérib et les Assyriens s’emparent de la bourgade d’Usu, près de Tyr

701 av. J.-C.         Les Assyriens assiègent Sidon en Phénicie

701 av. J.-C.         À Eltheké, les Assyriens affrontent les Égyptiens

701 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent Meguiddo, Samarie et Guibea

701 av. J.-C.         Les Assyriens conquièrent Ékron

701 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent Lakis, 1 500 morts

701 av. J.-C.         L’armée assyrienne frappée devant Jérusalem, 185 000 morts

700 av. J.-C.         Chalcis et Érétrie se combattent

700 av. J.-C.         L’Assyrie rase Karatepe

700 av. J.-C.         L’Assyrie combat Kashku

698 av. J.-C.         Les Assyriens s’emparent de Tarse

689 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent Babylone

686 av. J.-C.         Les Assyriens combattent les Arabes

680 av. J.-C.         Les Cimmériens conquièrent la Phrygie

678 av. J.-C.         Les Assyriens soumettent les rebelles babyloniens

678 av. J.-C.         Les Scythes attaquent les Assyriens

676-673 av. J.-C. Les Assyriens assiègent Sidon pendant 3 ans

675/671 av. J.-C. Les Assyriens s’emparent de Memphis

674 av. J.-C.         À Silé, les Égyptiens battent les Assyriens

672 av. J.-C.         Les Assyriens soumettent les Égyptiens

671 av. J.-C.         Le roi assyrien Assarhaddon s’empare de la ville de Memphis en Égypte

670 av. J.-C.         Les Égyptiens se révoltent contre les Assyriens

v. 670 av. J.-C.     Les Scythes pénètrent dans le royaume des Mannéens

669 av. J.-C.         Le roi assyrien Assarhaddon meurt en marchant contre les Égyptiens

668 av. J.-C.         Le roi Phidon d’Argos met les Spartiates en déroute

667 av. J.-C.         Assurbanipal conquiert l’Égypte

665 av. J.-C.         Assurbanipal attaque la Phénicie, puis l’Égypte

664 av. J.-C.         Tantamani libère l’Égypte

664-657 av. J.-C. Le pharaon Psammétique Ier unifie l’Égypte

663 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent Thèbes en Égypte

653 av. J.-C.         Les Scythes dominent les Mèdes

653 av. J.-C.         Les Assyriens battent la nation d’Élam

653 av. J.-C.         L’Égypte est libérée de l’Assyrie

652-643 av. J.-C. Shamash-shum-ukin se révolte contre le roi assyrien Assurbanipal

v. 650 av. J.-C.     Les Messéniens se révoltent contre les Spartiates

650 av. J.-C.         Les Scythes et les Cimmériens font des incursions en Palestine

648 av. J.-C.         Les Assyriens saccagent Babylone

646 av. J.-C.         Les Assyriens déportent le peuple élamite

642-639 av. J.-C. Les Assyriens attaquent l’Élam et saccagent Suse

638 av. J.-C.         Au fleuve Hong, en Chine, les Chu battent le duc Xiang de Song

v. 631/627 av. J.-C.       Les Mèdes conduits par Cyaxare assiègent Ninive, capitale de l’Assyrie

630 av. J.-C.         Le peuple Di attaque le nord de la Chine

626/625 av. J.-C. Les Babyloniens obtiennent leur indépendance

625 av. J.-C.         Cyaxare le Mède secoue le joug des Scythes

623 av. J.-C.         Le peuple Di attaque le nord de la Chine

620 av. J.-C.         Le peuple Di attaque le nord de la Chine

616-612 av. J.-C. Fin de l’empire assyrien

615 av. J.-C.         Prise de la ville assyrienne d’Arrapha

614 av. J.-C.         Prise d’Assur

614 av. J.-C.         Les Mèdes tentent de prendre la ville de Ninive

v. 613-7-8/612     Les Mèdes saccagent Ninive (les Babyloniens arrivent trop tard pour aider les Mèdes)

612 av. J.-C.         Les Mèdes conquièrent l’Arménie

612-609 av. J.-C. Anéantissement des derniers Assyriens

609-606 av. J.-C. Les Babyloniens font des incursions dans le nord d’Israël

609/608 av. J.-C. Les Égyptiens détruisent Meguiddo et attaquent Gaza

606-605 av. J.-C. Les Di attaquent le nord de la Chine

604 av. J.-C.         À Karkemish, Babylone bat l’Égypte

11-12/605/604 Les Babyloniens saccagent la ville d’Ascalon en Philistie

603 av. J.-C.         Les Babyloniens saccagent Ékron

601 av. J.-C.         Babyloniens et Égyptiens font match nul, avec de lourdes pertes

599-598 av. J.-C. Les Babyloniens combattent les Arabes

16/3/597 av. J.-C.         Les Babyloniens s’emparent de Jérusalem

596 av. J.-C.         Les Babyloniens combattent l’Élam

593 av. J.-C.         L’Égyptien Psammétique II, avec des mercenaires grecs, phéniciens et juifs, bat Koush

591 av. J.-C.         L’Égypte envahit la Nubie

589-587/586 av. J.-C.   Les Juifs se révoltent contre les Babyloniens

586/5-573/2 av. J.-C.    Nabuchodonosor II de Babylone assiège Tyr et s’en empare

581 av. J.-C.         Les Babyloniens déportent de nouveaux habitants de Juda

568-567 av. J.-C. Le chef Apriès et les Babyloniens envahissent l’Égypte

559 av. J.-C.         Mèdes et Babyloniens s’unissent contre les Perses

 

Q: En 1 Ch et 2 Ch, 1 R et 2 R, quels furent les événements mondiaux au Proche-Orient à cette époque ?

R: En voici un bon nombre.

969 av. J.-C.         L’Égypte saccage Guézer, présent de noces pour Salomon

950/945 av. J.-C. Le Libyen Schischak devient pharaon d’Égypte

926 av. J.-C.         Schischak d’Égypte envahit Juda

>926 av. J.-C.       Jéroboam d’Israël combat Abija de Juda, 500 000 morts selon 2 Chroniques 13:17

v. 613-7-8/612     Les Mèdes saccagent Ninive (les Babyloniens arrivent trop tard pour aider les Mèdes)

604 av. J.-C.         À Karkemish, Babylone bat l’Égypte

970 av. J.-C.         Dédicace du Temple de Salomon

v. 870 av. J.-C.     La famine du temps d’Élie en Israël

765 av. J.-C.         Épidémie à Ninive

15/6/763   Éclipse totale de soleil

759 av. J.-C.         Épidémie à Ninive, vers l’époque de Jonas

16/3/597 av. J.-C.         Première grande déportation à Babylone

587/586 av. J.-C. Juda emmené en captivité à Babylone

538 av. J.-C.         Les exilés reviennent à Jérusalem

540-12/10/539 Les Perses conquièrent l’empire babylonien

336-6/323 av. J.-C.        Empire d’Alexandre le Grand

 

Q: En 1 Ch 1:6, ce peuple de « Diphath » est-il le même que le peuple de « Riphath » en Gn 10:3 ?

R: Probablement oui. Il s’agit vraisemblablement d’une erreur de scribe, et nous ne possédons aucune autre mention du peuple de Riphath.

 

Q: En 1 Ch 1:10, en quel sens Nimrod fut-il « puissant sur la terre » ?

R: Le mot hébreu de 1 Chroniques 1:10 (prononcé guib-BOR) signifie simplement « puissant », ce qui peut désigner un chasseur habile, un guerrier habile, un champion, un géant, ou une puissance d’un autre ordre. La traduction des Septante de Lancelot Brenton le rend par « puissant chasseur », avec une note indiquant qu’en grec il s’agit d’un géant, d’un chasseur. D’une manière ou d’une autre, Nimrod était un « géant » parmi les hommes, que ce soit par sa taille ou par son talent guerrier. Beaucoup de chrétiens pensent que Nimrod chassait les hommes, en guerrier et en bâtisseur d’empire. Certains voient dans les récits sumériens de Gilgamesh la tradition du premier bâtisseur d’empire, et peut-être la Bible désigne-t-elle cet homme sous le nom de Nimrod.

   Cela fait écho à ce que Genèse 10:9 dit de Nimrod. Le substantif hébreu employé ici (prononcé TSA-yid) signifie chasseur. La traduction des Septante de Lancelot Brenton porte « géant chasseur » en Genèse 10:9.

   Aujourd’hui, certains peuvent être des « géants » au combat ou dans les affaires, mais cela ne leur sert à rien une fois morts.

 

Q: En 1 Ch 1:42, faut-il lire « Jaakan » ou « Akan/Waqan » ?

R: Le texte massorétique porte Jaakan (prononcé Yaakan), mais la grammaire semble manquer de la conjonction nécessaire we (et) ; peut-être faut-il donc lire Akan/Waqan.

 

Q: En 1 Ch 2:3, pourquoi Juda épousa-t-il une Cananéenne ?

R: L’interdiction de s’allier par mariage avec les Cananéens, ennemis d’Israël, ne fut donnée qu’à l’époque de Moïse, 400 ans plus tard.

 

Q: En 1 Ch 2:7, qui était Acan/Acar, « qui troubla Israël » ?

R: Il s’agit d’Acan, qui prit en secret une part du butin de la ville de Jéricho en Josué 7.

 

Q: En 1 Ch 3:5, le père de Bath-Schéba s’appelait-il Ammiel, ou Éliam comme le dit 2 S 11:3 ?

R: Il s’agit très probablement d’une erreur de copiste, due à l’inversion du « l » et du « m » en hébreu. « Éliam » signifie « Dieu/le dieu est un parent » et « Ammiel » signifie « Un parent est Dieu/le dieu ». Les Chroniques ayant été rédigées après 2 Samuel, il est plus probable que le nom ait été conservé correctement en 2 Samuel. « Ammiel » figure en 1 Chroniques 3:5 à la fois dans le texte massorétique et dans les Septante ; cette inversion s’est donc produite avant la traduction grecque des Septante. On a retrouvé un ancien sceau hébreu portant le nom « Éliam ».

 

Q: En 1 Ch 3:5-8, 14:4-7 et 2 S 5:14-16, quels étaient exactement les fils de David ?

R: 2 Samuel 5:14-16, 1 Chroniques 3:5-8 et 1 Chroniques 14:4-7 indiquent tous : Schammua, Schobab, Nathan, Salomon, Jibhar, Élischua (Élischama en 1 Chroniques 3:5-8), Népheg, Japhia, Élischama, Éliada et Éliphéleth. 1 Chroniques 3:5-8 mentionne Élischama deux fois, tandis que les autres passages ont Élischua et Élischama. De plus, 1 Chroniques 3:5-8 mentionne aussi Éliphéleth une seconde fois, ainsi que Noga. 1 Chroniques 3:5-8 comporte peut-être une faute pour la seconde mention d’Éliphéleth, mais David a pu avoir d’autres fils que ceux qui sont énumérés.

 

Q: En 1 Ch 3:9, y avait-il peut-être neuf fils avant Salomon dans l’ordre de succession au trône, comme certains le supposent ?

R: C’est possible, si les fils de David sont énumérés dans l’ordre de leur naissance. Amnon, Absalom et Adonija étaient certainement plus âgés que Salomon, et Salomon naquit alors que David était déjà âgé. Toutefois, rien n’impose que cette liste suive l’ordre des naissances.

 

Q: En 1 Ch 3:15, Schallum/Joachaz était-il le quatrième fils de Josias ?

R: Non, car Sédécias, le fils mentionné en troisième lieu, n’avait que dix ans en 609 av. J.-C., lorsque Joachaz devint roi à 23 ans.

   Il y a là un principe d’interprétation biblique à retenir. Chaque fois que vous voyez une liste d’enfants, cela ne signifie pas nécessairement que les enfants sont nés dans l’ordre de la liste.

 

Q: En 1 Ch 3:15, Schallum était-il le nom personnel du roi dont le nom de règne était Joachaz, comme le suggèrent certains sceptiques ?

R: Les commentateurs chrétiens s’accordent à dire que Schallum était un autre nom de Joachaz. On ignore toutefois si Schallum était un nom personnel reçu à la naissance ou un surnom acquis plus tard.

 

Q: En 1 Ch 3:19, le père de Zorobabel était-il Pedaja, ou Schealthiel comme le disent Esdras 3:2,8 ; 5:2 ; Néhémie 12:1 ; Aggée 1:1,12,14 ; 2:2,23 ; et Matthieu 1:12 ?

R: Certains enfants ont à la fois un père biologique et un père adoptif. Schealthiel et Pedaja étaient frères d’après 1 Chroniques 3:17-18. Schealthiel était l’aîné, mais il arrive que l’héritier mâle le plus âgé n’ait pas de fils pour perpétuer la succession royale. Les spécialistes chrétiens proposent deux réponses différentes.

Pedaja mourut, et Schealthiel adopta Zorobabel. C’était à la fois un acte charitable et le moyen d’assurer à Schealthiel un successeur royal.

Schealthiel mourut, et l’aîné de Pedaja devait perpétuer la lignée de Schealthiel et la succession royale.

 

Q: En 1 Ch 5:10,19,20,22, qui sont les Hagaréniens ?

R: Nous n’avions aucune trace archéologique des Hagaréniens jusqu’à la découverte d’inscriptions assyriennes, sous Sennachérib et Teglath-Phalasar III, qui mentionnaient les Hagaréniens comme une tribu araméenne. Les Hagaréniens ne sont pas simplement des descendants d’Agar, puisque le Psaume 83:6 mentionne à la fois les Hagaréniens et les Ismaélites, aux côtés d’autres peuples de l’Orient.

   Si les auteurs plus tardifs Strabon et Ptolémée (5.19.2) mentionnent les Agraioi vivant dans le nord de l’Arabie, il ne s’agit vraisemblablement pas du même peuple.

   Pline, en HN 6.159-161, mentionne aussi les Agraei, qui sont probablement le peuple de Hofuf-Thaj, dans l’oasis d’al-Hasa, à l’est de l’Arabie, juste à l’ouest de Bahreïn, et qui n’ont aucun lien avec les Hagaréniens malgré la ressemblance des noms.

 

Q: En 1 Ch 5:22, puisque cette guerre venait de Dieu, comment Dieu pouvait-il être un Dieu de paix ?

R: Dieu finira par faire cesser toutes les guerres (Psaume 46:9). Mais en attendant ce temps-là, faire la guerre sert parfois la cause de la paix, et les Israélites menaient ici une guerre pour la paix de Dieu et la protection des tribus de Transjordanie.

   Il convient de remettre en question le présupposé qui sous-tend le pacifisme. Gleason Archer, dans Encyclopedia of Bible Difficulties p. 219-220, écrit : « Est-ce vraiment faire preuve de bonté que de n’opposer aucune résistance au mal ? Pouvons-nous dire qu’un chirurgien vraiment bon ne devrait rien faire pour retirer le tissu cancéreux de son patient, et le laisser simplement souffrir jusqu’à ce qu’il finisse par mourir ? Pouvons-nous louer une police qui reste les bras croisés et n’oppose pas la moindre résistance au voleur armé, au violeur, à l’incendiaire ou à tout autre criminel qui s’en prend à la société ? Comment Dieu pourrait-il être appelé “bon” s’il interdisait à Son peuple de protéger ses femmes contre le viol et l’étranglement par des maraudeurs ivres, ou de résister aux envahisseurs venus enlever leurs enfants pour leur fracasser le crâne contre le mur ?

   Aucune politique ne laisserait davantage libre cours à la méchanceté et au crime qu’un abandon total du droit de légitime défense de la part des membres respectueux des lois de la société. »

 

Q: En 1 Ch 6:16,26-28, le père de Samuel était-il de Lévi, ou Samuel était-il Éphratien comme le dit 1 S 1:1 ?

R: Les Lévites n’avaient pas de territoire propre, mais étaient dispersés dans tout Israël. Le père de Samuel était lévite, mais la famille vivait sur le territoire d’Éphraïm.

 

Q: En 1 Ch 6:28 (texte massorétique), le fils aîné de Samuel était-il Vaschni, ou Joël comme le dit 1 S 8:2 ?

R: Le fils aîné de Samuel s’appelait Joël. Le texte massorétique comporte une erreur de copiste : il omet Joël et porte « le premier-né Vaschni, et Abija », prenant le mot hébreu qui signifie « et le second » (vashni) pour un nom propre. Les Septante et la version syriaque donnent toutes deux les noms de Joël et Abija.

 

Q: En 1 Ch 8:33, Ner était-il le grand-père de Saül, ou l’oncle de Saül ?

R: Il y avait probablement deux hommes nommés Ner, et le second reçut le nom de son grand-père.

 

Q: En 1 Ch 8:33, Eschbaal est-il la même personne qu’Isch-Boscheth en 2 S 2:8 ?

R: Probablement. Baal peut signifier maître, Seigneur, ou une idole cananéenne. Saül appela son fils Isch (homme) de Baal, très probablement dans le sens de maître ou de Seigneur. Les auteurs ou les copistes ont probablement changé le nom en « boscheth », qui signifie honte.

 

Q: En 1 Ch 9:1, qu’était le livre des rois ?

R: Il ne s’agissait pas des livres de 1 et 2 Rois de la Bible, mais d’annales profanes des rois. When Critics Ask p. 204 fait remarquer qu’il n’était pas rare que les livres inspirés de la Bible citent des livres profanes, ou même que Paul cite des poètes païens, lorsqu’ils disaient la vérité sur un sujet.

 

Q: En 1 Ch 10:6, comment « toute sa maison » a-t-elle pu périr, alors qu’Isch-Boscheth vivait encore d’après 2 S 2:8 ?

R: En 1 Chroniques 10:6, « toute sa maison » désigne ses trois fils, qui périrent avec lui. Elle n’incluait pas le petit-fils de Saül, encore enfant, Mephiboscheth. Si l’Écriture ne dit pas pourquoi Isch-Boscheth n’était pas avec Saül, ni pourquoi Isch-Boscheth (qui avait près de 40 ans à l’époque) n’est pas compris ici dans « la maison de Saül », c’est peut-être parce qu’Isch-Boscheth était le fils de Saül par une concubine.

 

Q: En 1 Ch 10:8-10, pourquoi une armée victorieuse dépouillait-elle les morts ?

R: On ramassait les épées, les lances, les autres armes et même les objets de valeur que les soldats pouvaient porter, mais surtout, on récupérait les armures. Celles-ci servaient à équiper ses propres troupes, et pouvaient aussi être exposées comme trophées de guerre.

 

Q: En 1 Ch 10:13-14, Saül n’a-t-il pas consulté l’Éternel, ou bien Saül a-t-il consulté l’Éternel en 1 S 28:6 ?

(Ceci reprend l’analyse de 1 Samuel 28:6)

R: Bien qu’il puisse s’agir d’une erreur de copiste, le texte massorétique hébreu et les Septante grecques disent la même chose, et il existe une explication plus simple qu’une erreur de copiste.

   Il y a un monde entre faire quelque chose et le faire sincèrement.

Le mot hébreu sha’al en 1 Samuel 28:6 signifie s’enquérir, demander, exiger, supplier ou emprunter. Il ne signifie pas nécessairement demander sans sincérité. C’est plutôt un terme général pour demander, et la demande peut être sincère ou non.

Le mot hébreu darash en 1 Chroniques 10:14 signifie avant tout suivre, et par extension rechercher, interroger ou adorer. Dans plus de 41 autres passages où l’Ancien Testament emploie ce mot, il s’agit de quelque chose que l’on implore soit de Dieu, soit des idoles, mais jamais des deux.

Par contraste avec l’emploi de sha’al en 1 Samuel 28:6, lorsque Saül consulta Dieu, 1 Samuel 28:7 emploie le mot darash lorsque Saül alla trouver la femme qui évoquait les morts, à En-Dor.

   Si Saül a pu demander à la légère, il n’a certainement pas consulté Dieu par les moyens établis des prêtres. Rappelez-vous que Saül avait fait mourir tous les prêtres de Nob, à l’exception d’Abiathar. Abiathar avait emporté l’éphod avec lui lorsqu’il s’était enfui, en 1 Samuel 23:6.

   Saül pouvait consulter l’Éternel, mais sans repentance il est difficile que la consultation fût sincère, après qu’il eut fait mourir la plupart des prêtres de Dieu qui pouvaient consulter pour lui.

 

Q: En 1 Ch 11:10-12:40, quelles sont quelques-unes des personnes inattendues mentionnées ici ?

R: En voici quelques-unes.

Tsélek, en 11:39, était Ammonite.

Urie était Héthien, et Jischmaeja était Gabaonite.

Il y avait des Benjamites en 1 Chroniques 12:29, et Benjamites comme Gabaonites auraient normalement été du côté de Saül.

David avait dans son armée des Péléthiens et des Kéréthiens, qui étaient des Philistins.

Il y avait 4 600 Lévites et 3 700 Aaronites.

David avait donc le don de rallier à sa cause même ceux qui auraient normalement été ses ennemis.

 

Q: En 1 Ch 11:10-12:40, comment pouvons-nous avoir le caractère et la personnalité qui donnent même à nos anciens ennemis le désir de vivre en paix avec nous ?

R: David était un homme passionné ; il aimait profondément ses amis et haïssait ceux qui étaient méchants ou perfides. Pourtant, David savait respecter certains de ses adversaires, comme Abner, qui était un homme honorable. David était un homme loyal. Il était loyal envers ses troupes et récompensait ceux qui lui étaient loyaux. David était un homme habile à la guerre qui, avec le temps, semblait devoir l’emporter. Toutes sortes de gens suivent celui qui semble promis au succès. Mais surtout, David était l’homme de Dieu, obéissant à Dieu en tant que chef, et les Israélites pieux reconnaissaient qu’ils devaient suivre David.

   Il est intéressant de comparer la loyauté que les hommes de David, les Israélites et la famille de David lui témoignaient au début de son règne avec les nombreuses difficultés que David eut avec des gens déloyaux plus tard. Le tournant fut la perte du respect que beaucoup avaient pour David après l’affaire de Bath-Schéba et le meurtre de son fidèle soldat Urie. Il suffit d’une petite trahison pour effacer de la mémoire des autres le souvenir de votre loyauté.

 

Q: En 1 Ch 11:10-12:40, quelle est la signification du nombre d’hommes de chaque tribu ?

R: Examinons d’abord les chiffres.

Juda 6 800 - apparemment, lorsque Saül poursuivait David, peu de gens en Juda soutinrent publiquement David.

Siméon 7 100 - Siméon était une petite tribu ; ce petit nombre n’a donc rien d’étonnant.

Benjamin 3 000

Éphraïm 20 800

Manassé 18 000

Issacar 200 chefs

Zabulon 50 000

Nephthali 38 000

Dan 28 600

Aser 40 000

Tribus de Transjordanie 120 000

Lévites 4 600

Aaronites 3 700

Si David avait disposé d’une armée permanente de cette taille, il n’aurait pas eu besoin de fuir devant Saül, ni même devant les Philistins. Il s’agissait plutôt de gens qui avaient déclaré leur allégeance à David. Apparemment, tous les hommes des tribus de Transjordanie déclarèrent leur allégeance à David, bien que l’on ne sache pas combien servirent effectivement comme ses soldats. Les premiers soldats de David étaient des exclus et des réfugiés de diverses tribus. Issacar manquait de terres dans le nord ; c’est sans doute pourquoi beaucoup vinrent se joindre à David.

   Lorsque quelqu’un lance aujourd’hui une nouvelle entreprise, beaucoup de gens s’y joignent pour des raisons diverses. Certains s’y joignent pour les meilleures raisons, d’autres pour des raisons inacceptables, mais beaucoup pour des raisons moindres ou pragmatiques, comme le manque de terres au temps de David. Aujourd’hui, beaucoup agissent dans l’espoir d’une récompense ou par crainte des conséquences s’ils n’aident pas. Ces motivations sont acceptables, et la Bible ne les critique pas. Toutefois, la meilleure motivation est l’amour agapè inconditionnel, envers Dieu et envers autrui.

 

Q: En 1 Ch 11:11, le Hacmonite tua-t-il 300 hommes, ou le Tachkemonite tua-t-il 800 hommes comme le dit 2 S 23:8 ?

R: Voir la réponse dans l’analyse de 2 Samuel 23:8.

 

Q: En 1 Ch 11:19, comment David aurait-il bu le sang de ses hommes qui lui avaient apporté de l’eau ?

R: David ne l’a pas fait ; il s’agit simplement d’une figure de style. David dit que s’il buvait l’eau que ces hommes lui avaient apportée au péril de leur vie, il ne ferait pas suffisamment honneur au sang de ses soldats qui étaient allés la puiser pour lui.

 

Q: En 1 Ch 11:22, qui étaient « les deux lions de Moab » ?

R: Ce sont des hommes dont le courage, la force et l’habileté au combat étaient si grands qu’on les comparait à des lions. Le mot hébreu employé ici, ariel, est apparenté à ari, le mot hébreu qui désigne le lion.

 

Q: En 1 Ch 21:7, Dieu fut-il mécontent qu’ils fassent un dénombrement, ou que Joab ne compte pas Lévi et Benjamin ?

R: Dieu fut mécontent qu’ils fassent un dénombrement.

 

Q: En 1 Ch 21:7, pourquoi Dieu fut-il mécontent qu’ils fassent un dénombrement ?

R: Voir la réponse dans l’analyse de 2 Samuel 24:1.

 

Q: En 1 Ch 13:9-10, pourquoi Dieu fit-il mourir Uzza ?

R: Uzza et d’autres furent probablement surpris par sa mort. Après tout, Uzza voulait seulement aider lorsque les bœufs glissèrent. Cependant, Uzza et tous les autres avaient oublié un point important : les choses saintes de Dieu devaient être traitées avec le respect qui leur était dû. Dieu leur avait déjà indiqué la manière correcte de transporter l’arche. Ils n’obéissaient pas, et s’ils avaient obéi, il n’y aurait pas eu de bœufs pour glisser. Cela met en évidence deux sortes d’obéissance : à votre manière et à la manière de Dieu.

À votre manière, vous servez Dieu comme bon vous semble, vous pensez que Dieu devrait apprécier tout ce que vous faites, et il n’existe aucune norme. Il est impossible d’être désobéissant ; on est seulement plus ou moins obéissant.

À la manière de Dieu, vous Le servez comme Il l’a commandé. Toutefois, dans le cadre de ce que Dieu a dit, Dieu apprécie les offrandes volontaires et les bonnes choses faites de notre propre initiative (2 Corinthiens 8:10-12 ; 9:7). Dieu a des normes et des règles (2 Timothée 2:5). Si vous êtes désobéissant en certaines choses, alors vous êtes désobéissant (Jacques 2:9-11). Si vous voulez être un vase d’honneur entre les mains de Dieu, vous ne pouvez l’être tant que vous ne vous êtes pas purifié des choses viles (2 Timothée 2:20-21).

 

Q: En 1 Ch 14:1, pourquoi Hiram se montra-t-il si amical envers David ?

R: Outre l’amitié personnelle, les Phéniciens et les Israélites avaient un ennemi commun : les Philistins.

 

Q: En 1 Ch 14:14-15, y avait-il beaucoup de mûriers en Palestine ?

R: Le sens du mot hébreu est ici incertain. S’il s’agit de « mûriers », il existe 12 espèces de mûrier. Le mûrier noir est originaire d’Asie occidentale, mais les Grecs et les Romains le cultivaient aussi. Les mots hébreux pourraient également désigner des « baumiers ».

 

Q: En 1 Ch 15:20,28, que sont les luths et alamoth ?

R: C’étaient des instruments de musique, mais nous ignorons aujourd’hui à quoi ils ressemblaient.

 

Q: En 1 Ch 15:29, pourquoi les gens, et même certains croyants, méprisent-ils parfois les autres ?

R: Il y a au moins deux raisons.

1. Certains attendent des autres qu’ils respectent certaines normes. Si quelqu’un enfreint leur norme, ils peuvent se montrer impitoyables et ne plus jamais le respecter. Mical perdit le respect qu’elle avait pour son mari.

2. Certains méprisent les autres parce que ceux-ci les ont blessés, et ils refusent de pardonner.

   Nous, chrétiens, ne devons mépriser personne.

 

Q: En 1 Ch 16:13, en quel sens étaient-ils « ses élus » ?

R: Collectivement, ils étaient le peuple élu et la nation élue de Dieu. C’est le sens principal ici. Toutefois, individuellement, beaucoup d’entre eux étaient des élus de Dieu. Les élus sont ceux que Dieu a choisis, avant la fondation du monde, pour aller au ciel.

 

Q: En 1 Ch 16:25-26 et Ps 97:7, la Bible enseigne-t-elle qu’il existe plusieurs dieux ?

R: Bien sûr. La Bible enseigne qu’il existe de nombreuses idoles, mais un seul vrai Dieu. Les mormons invoquent ce verset en vain pour appuyer leur affirmation selon laquelle il existe plusieurs dieux [légitimes].

 

Q: En 1 Ch 17:2-15, pourquoi Nathan s’est-il contredit ici ?

R: Nathan parla d’abord à tort, parce qu’il ne parlait pas en tant que prophète. Il aurait été un faux prophète s’il avait dit : « Ainsi parle l’Éternel », ou même s’il avait simplement dit que Dieu lui avait communiqué cette déclaration erronée. Nathan parla plutôt de lui-même, sans réfléchir, de sa propre autorité. Remarquez aussi que, même ainsi, Dieu le corrigea immédiatement.

   Les Témoins de Jéhovah invoquent parfois ce passage pour tenter de montrer que de vrais prophètes (ce qu’ils prétendent être l’organisation de la Watchtower) peuvent rester de vrais prophètes bien qu’ils aient fait de fausses prophéties. Toutefois, ils prétendent être un prophète, et la Société Watchtower a fait sur le retour du Christ des prophéties officielles qui se sont révélées fausses.

   L’Église catholique affirme aussi que le pape parle infailliblement, mais seulement lorsqu’il parle « ex cathedra ». Cependant, c’est presque une question sans objet, car au cours de l’histoire les papes n’ont parlé « ex cathedra » que sept ou huit fois.

   L’Église mormone prétend elle aussi avoir des prophètes infaillibles lorsqu’ils parlent en tant que prophètes. Joseph Smith et Brigham Young ont tous deux fait de fausses prophéties.

 

Q: En 1 Ch 17:16-27 et 1 Ch 28:2-4, pourquoi l’attitude de David est-elle ici digne d’éloges ?

R: David fut certainement déçu que son désir de longue date, qui était bon, ait été écarté par Dieu. Néanmoins, David accueillit cette nouvelle avec humilité, et travailla encore à amasser des matériaux pour que son fils Salomon bâtisse le temple.

 

Q: En 1 Ch 18:3, David battit-il Hadarézer, ou Hadadézer en 2 S 8:3 ?

R: Cette différence dans l’hébreu est très probablement une erreur de copiste. Les lettres hébraïques correspondant au « d » et au « r » se ressemblent.

 

Q: En 1 Ch 18:4, David eut-il raison de garder 100 chars ?

R: Non. Deutéronome 17:16-17 dit que le roi ne devait pas multiplier les chars et les chevaux. David pensa apparemment que 100 chars n’étaient pas trop, mais cela prépara le terrain pour que Salomon possède de nombreux chars et chevaux, comme le montrent 2 Chroniques 9:28 et 1 Rois 10:26-29.

 

Q: En 1 Ch 18:12, 18 000 Édomites furent-ils tués, ou 12 000 comme le dit le titre du Ps 60:1 ?

R: Il s’agit très probablement d’une erreur de copiste.

 

Q: En 1 Ch 19:2, ce Nachasch l’Ammonite était-il le même Nachasch qui opprima les Israélites en 1 S 11:1 ?

R: Non, car le premier Nachasch vécut 50 ans plus tôt. Il n’est pas rare qu’un fils porte le nom de son père ou de son grand-père.

 

Q: En 1 Ch 19:3-4, pourquoi le roi Hanun l’Ammonite commit-il la folie d’humilier les ambassadeurs de David ?

R: Cela peut s’expliquer par une méconnaissance de la force des Israélites, par son éducation et son orgueil, ou par l’idée que l’armée de David pourrait être épuisée après avoir combattu les Syriens. Hanun ne chercha pas à combattre David, mais seulement à l’insulter, ce qui était fort insensé.

 

Q: En 1 Ch 19:10-11, pourquoi Joab plaça-t-il l’élite de l’armée face aux Syriens, et le gros de l’armée face aux Ammonites ?

R: Les Syriens combattaient avec des chars (1 Rois 22:30-33), et les chars étaient très efficaces contre des soldats inexpérimentés, ou contre des soldats armés seulement d’épées et de boucliers. Les soldats d’élite, sans doute munis d’arcs et de longues lances, savaient faire face aux chars. Une force de chars utilisant des flèches ne pouvait vaincre une infanterie plus nombreuse utilisant elle aussi des flèches. Les charges de chars mettaient souvent l’infanterie en fuite, mais si l’infanterie avait de longues lances et ne cédait pas à la panique, la charge était arrêtée. Alexandre de Macédoine le savait bien des années plus tard, lorsque sa petite armée, très entraînée et composée surtout d’infanterie, vainquit à maintes reprises les armées plus nombreuses de cavaliers et de chars de l’empire perse.

 

Q: Comment concilier 1 Ch 19:18 avec 2 S 10:18 ?

R: Il s’agit très probablement d’une erreur de copiste. Voir la réponse dans l’analyse de 2 S 10:18.

 

Q: En 1 Ch 21:1, est-ce Dieu qui fit dénombrer les Israélites par David, ou est-ce Satan ?

R: Ce fut Satan directement, et Dieu indirectement. Voir la réponse dans l’analyse de 2 Samuel 24:1.

   Le mot hébreu satan peut signifier adversaire aussi bien que Satan. Toutefois, Asimov ne propose aucune hypothèse sur l’identité de cet adversaire, s’il ne s’agissait pas de Satan.

 

Q: En 1 Ch 21:1, la conception hébraïque de Satan provient-elle des Perses, comme l’affirment certains sceptiques ?

R: Non. Le serpent qui parla à Ève et la tenta en Genèse 3 possédait assurément des capacités surnaturelles, dont la parole et l’intelligence.

   Job, que certains considèrent comme l’un des plus anciens livres de la Bible, traite de Satan en détail, tout comme Ésaïe. Affirmer que la manière dont ces livres parlent de Satan prouve qu’ils sont postérieurs à l’exil est un raisonnement circulaire.

 

Q: En 1 Ch 21:1, pourquoi David voulait-il faire le dénombrement d’Israël ?

R: En dernière analyse, Dieu permit à Satan d’inciter David à le faire. Les raisons immédiates pour lesquelles David pouvait vouloir dénombrer Israël étaient l’orgueil national, une meilleure perception des impôts, de futures corvées, et l’enrôlement ou la conscription d’hommes pour la guerre.

 

Q: En 1 Ch 21:4, Joab eut-il raison d’obéir ici à David, alors qu’il savait que c’était contraire à la volonté de Dieu ?

R: Joab était dans une situation délicate. Il devait obéir au roi, à moins que le roi ne lui ordonne de faire quelque chose de contraire à ce que Dieu avait dit.

Aucun commandement n’interdisait le dénombrement, mais Joab sentait (à juste titre) que ce n’était pas ce que Dieu voulait.

Il n’y avait pas de commandement direct, aussi Joab fit-il au mieux. Il exprima son opposition, mais obéit néanmoins au roi. L’ordre de David comportait une certaine ambiguïté quant au dénombrement des Lévites, et Joab l’interpréta de la manière qui lui parut la meilleure.

   La situation est différente de celle des pasteurs en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Hitler leur avait dit que, puisqu’il était le chef de l’Allemagne, ils ne devaient critiquer rien de ce qu’il faisait. Dans des limites raisonnables, les chrétiens doivent honorer les gouvernants et leur obéir. Mais lorsque Hitler commença à déporter les Juifs, la Bible dit expressément : « recherchez la justice, protégez l’opprimé » (Ésaïe 1:17), et le commandement direct de Dieu contredisait ce que disait Hitler.

 

Q: En 1 Ch 21:5, y avait-il en tout 1 100 000 hommes de guerre, ou 1 300 000 comme l’indique 2 S 24:9 ?

R: Voir les deux réponses possibles dans l’analyse de 2 Samuel 24:9.

 

Q: En 1 Ch 21:12, la menace était-elle de trois années de famine, ou de sept années comme le dit 2 S 24:13 ?

R: Nous ne pouvons pas savoir avec certitude quel chiffre est original, puisque la famine n’eut pas lieu, mais il s’agit d’une erreur de copiste.

 

Q: En 1 Ch 21:15, quelle est la puissance des anges de Dieu ?

R: Ils ne sont pas tout-puissants, mais pour détruire toute Jérusalem, un seul ange suffisait. Alors que Jésus allait à la croix, Il dit en Matthieu 26:53 que, s’Il le demandait, le Père Lui donnerait 12 légions (peut-être 60 000) d’anges.

 

Q: En 1 Ch 21:15, comment l’Éternel « se repentit-il de ce mal » ?

R: Le mot hébreu employé ici désigne un dommage physique aussi bien que le mal moral. Dieu avait placé là l’ange, visible pour David, pour montrer la menace qui pesait sur Jérusalem.

   L’une des leçons que nous pouvons en tirer est que les desseins révélés de Dieu pour une personne peuvent changer lorsque cette personne se repent ou change.

 

Q: En 1 Ch 21:17, pourquoi Dieu fit-il souffrir le peuple à cause du décret coupable de David ?

R: Voyons d’abord ce qui n’est pas la réponse, puis la réponse.

   En cette vie, les gens souffrent souvent des péchés des autres. Les bébés nés de mères dépendantes à la cocaïne naissent eux aussi dépendants à la cocaïne, et ont des capacités mentales réduites. Il a été assez fréquent que des nations entières souffrent gravement de l’ambition démesurée d’un seul dirigeant. La vie sur terre n’est pas équitable, et ne le sera pas dans ce monde déchu tant que Dieu n’aura pas tout remis en ordre au jour du Jugement.

Bien que ce qui précède soit vrai, ce n’est pas la réponse dans le cas présent. Ici, c’est Dieu Lui-même qui fait activement mourir de nombreux Israélites à cause du péché de David, un seul homme.

   David était fier de sa puissance terrestre, en particulier de son armée, et Dieu réduisit le peuple dont David s’enorgueillissait. En outre, nous ne savons pas exactement qui étaient tous les guerriers de David. Selon une hypothèse, Dieu aurait fait renforcer l’armée de David par des anges, et Satan, le voyant, aurait demandé des comptes sur ce qui se passait.

   On pourrait définir à tort la souffrance comme le fait que Dieu ne prolonge pas autant que possible une vie en bonne santé, ou ne fasse pas croître une nation autant que possible. Dieu n’est nullement tenu de nous bénir automatiquement. Lorsque nous recevons des bénédictions de Dieu, nous devons être reconnaissants, et non exiger davantage. Dieu nous aime profondément et veut nous bénir, mais n’oubliez pas qu’une grande partie de cette vie est une préparation à la vie à venir, et Dieu ne veut pas nous bénir au point que nous l’oubliions.

 

Q: En 1 Ch 21:24, comment appliquer le principe de David, qui refuse d’offrir à Dieu un sacrifice qui ne lui coûte rien ?

R: Il peut y avoir bien des manières d’appliquer ce principe, mais l’une, très simple, concerne l’éducation de vos enfants. Dès que vos enfants sont assez grands pour gagner un peu d’argent en rendant des services à la maison, faites en sorte que leurs offrandes à l’église proviennent de leur propre argent, et non de l’argent que vous leur donnez pour l’offrande.

 

Q: En 1 Ch 22:2, les corvées commencèrent-elles sous David, ou sous Salomon ?

R: Salomon imposa des corvées aux non-Israélites à grande échelle, mais c’est David qui les instaura. Ceci, comme le fait de garder quelques chars, est un exemple de désobéissance de David envers Dieu en des choses relativement mineures, que Salomon amplifia. En tant que parent, y a-t-il dans votre vie des péchés « mineurs » que vos enfants pourraient amplifier ? David fit aussi un dénombrement, et Salomon en fit un également.

 

Q: En 1 Ch 22:14, David donna-t-il 100 000 talents d’or pour le futur temple, ou seulement 3 000 talents comme le dit 1 Ch 29:3-4 ?

R: 1 Chroniques 29:3 répond à cette question. David consacra les 100 000 talents provenant du butin de la conquête de la Syrie, de Moab et d’Édom. 1 Chroniques 29:3 dit que David donna de ses biens personnels « outre tout ce que j’ai préparé ».

 

Q: En 1 Ch 22:14, comment David obtint-il tout cet or ?

R: Voir la réponse dans l’analyse de 2 Samuel 8:11.

 

Q: En 1 Ch 24:31 ; 26:13, pourquoi tirait-on au sort ici ?

R: C’était un moyen simple et impartial de répartir les fonctions lorsque l’ordre n’avait pas d’importance. Aujourd’hui encore, on fait de même lorsqu’on « tire à la courte paille » pour savoir qui occupera un poste. Si Dieu peut diriger le tirage au sort ou la courte paille, cela ne signifie pas pour autant que Dieu ait dirigé les résultats davantage que s’ils avaient voté, suivi les dates d’anniversaire ou employé un autre moyen.

 

Q: En 1 Ch 25:1,3, pourquoi prophétisait-on avec des harpes ?

R: Rien n’interdisait aux prophètes d’utiliser, en prophétisant, toute chose non coupable qu’ils souhaitaient. David prophétisa lui aussi en jouant de la harpe.

   Toutefois, si un mormon affirme que Joseph Smith a utilisé un livre occulte d’une fausse religion [égyptienne] comme simple source d’inspiration pour écrire l’écriture mormone appelée Livre d’Abraham, ce serait presque utiliser un livre idolâtre et mauvais pour obtenir ce qui serait la parole de Dieu. « Presque », car le mormon qui l’a dit ne rendait pas fidèlement ce que Joseph Smith lui-même avait déclaré. Smith a dit qu’il avait « traduit » le livre, et il a même placé les hiéroglyphes égyptiens à côté de la prétendue traduction anglaise pour le montrer. De plus, Joseph Smith a même écrit un livre absurde, Egyptian Alphabet and Grammar, qui prouve que Joseph prétendait réellement traduire surnaturellement des hiéroglyphes égyptiens.

   Par ailleurs, l’Église mormone possède encore aujourd’hui des copies des manuscrits anglais originaux du Livre d’Abraham mormon et d’Egyptian Alphabet and Grammar, et l’on a retrouvé dans un musée un papyrus égyptien qui correspond, tant par les caractères que par les images, à ce que Joseph Smith utilisa pour « traduire ».

 

Q: En 1 Ch 28:2-4, qu’y a-t-il de bon dans l’attitude de David ici ?

R: David fut sans doute déçu de ne pas être celui qui bâtirait le temple de Dieu. Cependant, non seulement il était reconnaissant des nombreuses choses que Dieu lui avait données, mais il se concentrait aussi sur Dieu et non sur lui-même. Le Temple était un monument à la gloire de Dieu, non de David, et David n’avait aucune raison de s’irriter, puisqu’il ne voyait pas le temple comme un monument à sa propre gloire.

 

Q: En 1 Ch 28:9,10,20 ; 2 Ch 6:2 ; 8:11 ; 1 R 3:3-13 ; 8:23 ; 9:8-9 ; 11:9-14 ; 2 S 12:24-25, comment tous ces passages peuvent-ils se rapporter à la même personne ? (question posée par un athée)

R: Ils se rapportent tous à Salomon. Voici six points à considérer dans la réponse.

Une certaine constance : Salomon fut toujours un homme intelligent et un bâtisseur de temples. Salomon mit sa sagesse et ses talents de bâtisseur au service de Dieu, surtout au début de sa vie. Plus tard, il mit aussi ses talents au service de la construction de temples pour les idoles. Certaines personnes sont poussées à bâtir et à accomplir ; la question est de savoir quelle part de cela sera pour Dieu.

Choquant : S’il ne vous semble pas surprenant et choquant que Salomon, qui fut choisi pour bâtir le Temple, qui adressa à Dieu une si belle prière et qui écrivit des livres de la Bible, soit tombé dans le péché, c’est peut-être que vous n’avez pas encore lu ces passages avec beaucoup d’attention. C’est choquant, et l’on peut excuser l’athée qui a posé cette question de se demander s’il s’agit de la même personne.

Et pourtant cela arrive : Il s’agit bien de la même personne. De même que Judas a pu tout quitter pour suivre Jésus, puis Le trahir, de même que Démas a pu consentir des sacrifices pour accompagner Paul dans ses voyages, puis l’abandonner parce qu’il aimait le siècle présent (2 Timothée 4:10), les gens peuvent changer. Dieu veille sur nous et nous garde, mais les croyants ont le choix de s’éloigner ou non. Certains échappent aux souillures du monde par la connaissance de notre Seigneur, puis s’y engagent de nouveau (2 Pierre 2:17-22). D’autres ne renient jamais la foi, mais se compromettent en essayant de servir à la fois Dieu et les idoles, ou Dieu et l’argent.

Pourquoi Salomon a-t-il changé ? Dans le cas de Salomon, l’Écriture donne une réponse claire en 1 Rois 11:1-4. Salomon se compromit en épousant des femmes étrangères, soit par amour, soit pour des alliances politiques. Ce compromis l’égara davantage encore, car ses femmes inclinèrent son cœur vers d’autres dieux.

Nous pouvons apprendre que les personnes qui vous entourent peuvent exercer sur vous une forte influence, si vous les laissez faire. Une conséquence des petits compromis est que, sans une prompte repentance, ils peuvent conduire à des compromis de plus en plus graves.

La Bible prend au sérieux la responsabilité personnelle de chaque croyant d’être diligent (Hébreux 6:11), de s’examiner lui-même (2 Corinthiens 13:5) et de se tenir sur ses gardes (Matthieu 10:16-17). Sinon, un homme ou une femme de Dieu peut tomber gravement, comme le découvrirent, consternés, les adorateurs de Yahvé et, ravis, les adorateurs de Kemosch.

 

Q: En 1 Ch 29:2, quelle différence y a-t-il entre bâtir quelque chose pour les hommes et le bâtir pour Dieu ?

R: Si vous bâtissez quelque chose pour un homme, vous devez le bâtir comme il le souhaite, et l’ouvrage n’a pas besoin de durer plus longtemps qu’il n’en a besoin. Si vous bâtissez pour Dieu, vous bâtissez pour Sa gloire, non pour la vôtre, et vous devez le bâtir comme Dieu le veut, et non à votre manière. Si vous bâtissez quelque chose pour Dieu, vous devez le bâtir pour qu’il dure éternellement. Une autre distinction est que ce que l’on bâtit pour Dieu, ce ne sont pas des édifices, de l’argent ni des choses, mais des vies et des caractères, en vous-même comme chez les autres.

 

Q: En 1 Ch 29:19, puisque David demanda à Dieu une bonne chose, à savoir donner à Salomon un cœur disposé à garder les commandements de Dieu, pourquoi Salomon se détourna-t-il plus tard de Dieu ?

R: Dieu était avec Salomon et le bénit grandement, mais Dieu n’a jamais dit qu’Il ôterait à Salomon la faculté de choisir l’obéissance ou la désobéissance, quoi que David puisse demander dans sa prière. Salomon reçut toute la sagesse dont il avait besoin, mais Dieu choisit de laisser à Salomon (comme à nous) son libre arbitre.

   Au demeurant, l’affirmation « Dieu n’influence jamais notre libre arbitre » est fausse. Dieu intervint de manière plutôt active auprès de Saul de Tarse sur le chemin de Damas. Mais quelle que fût la force de l’incitation extérieure que Dieu exerça, il revenait à Saul d’y répondre.

 

Q: En 1 Ch et 2 Ch, quels sont quelques-uns des plus anciens manuscrits qui existent encore aujourd’hui ?

R: Manuscrits de la mer Morte : (v. 1 av. J.-C.) 1 copie. Selon Nathan Jastram, spécialiste des manuscrits de la mer Morte, ce petit fragment, appelé 4Q522 frag. 9, contient 1 Chroniques 7:24 et 2 Chroniques 28:18.

Les manuscrits de la Bible chrétienne, datant d’environ 350 apr. J.-C., contiennent l’Ancien Testament, y compris 1 et 2 Chroniques.

Le Papyrus Egerton 4 (IIIe siècle apr. J.-C.) conserve une partie de 2 Chroniques.

Le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) a conservé l’intégralité de 1 et 2 Chroniques.

L’Alexandrinus (v. 450 apr. J.-C.) a conservé l’intégralité de 1 et 2 Chroniques.

Le Sinaïticus (340-350 apr. J.-C.) a conservé 1 Chroniques 9:27-19:17.

 

Q: Quels auteurs anciens ont fait référence à 1 Chroniques ?

R: Les auteurs antérieurs au concile de Nicée qui ont cité 1 Chroniques ou y ont fait allusion sont :

Philon le Juif, d’Alexandrie (15/20 av. J.-C.-50 apr. J.-C.), fait référence à 1 Chroniques 7:14. The Preliminary Studies ch. 8 (43) p. 307

Méliton de Sardes (170-177/180 apr. J.-C.) énumère tous les livres de l’Ancien Testament, et y inclut tous les livres que nous avons, sauf Néhémie et Esther. Fragment 4 From the Book of Extracts p. 759.

Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) fait allusion à 1 Chroniques 3:15 lorsqu’il mentionne que Josias eut cinq fils : Joachaz, Éliakim, Jochanan, Sédécias ou Jéconias, et Sadum [Schallum]. Fragment from the Commentary on Daniel ch. 1 p. 177

Origène (225-254 apr. J.-C.) cite 1 Chroniques 16:8 en ces termes : « De même, dans le premier livre des Chroniques ».

Origène (240 apr. J.-C.) mentionne « le premier livre des Paralipomènes », autre nom de 1 Chroniques. Commentary on the Song of Songs prologue p. 49

Lactance (315-325/330 apr. J.-C.) cite 1 Rois 9:6-9, qui correspond aussi à 2 Chroniques 7:19-22, dans The Divine Institutes livre 4 ch. 18 p. 121.

Après Nicée

Eusèbe de Césarée (318-339/340 apr. J.-C.)

Athanase (367, 325-373 apr. J.-C.)

Éphrem (350-378 apr. J.-C.)

Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) (implicitement)

Rufin (374-406 apr. J.-C.)

Jérôme (373-420 apr. J.-C.)

Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.)

Sulpice Sévère (363-420 apr. J.-C.)

Concile de Carthage (218 évêques) (393-419 apr. J.-C.)

 

Q: Quels versets de 1 et 2 Ch figurent dans les manuscrits de la mer Morte ?

R: 2 Chroniques 28:27 ; 29:1-3 sont conservés dans 4Q118 (=4QChr)

 

Q: En 1 Ch, quelles sont quelques-unes des différences de traduction entre l’hébreu et la Septante grecque ?

R: Voici quelques-unes des différences de traduction. La première expression est tirée de l’hébreu, la seconde de la traduction grecque des Septante. À titre d’échantillon, cette partie porte surtout sur le chapitre 1.

1 Ch 1:11-23 Présent dans le texte massorétique et dans la Septante alexandrine, mais pas dans les autres textes de la Septante

1 Ch 1-9 présente de nombreuses différences d’orthographe entre les différents textes hébreux et les textes de la Septante. Voir 1 Ch 1:29-31 pour un exemple.

1 Ch 1:4 « Sem » contre « fils de Noé : Sem »

1 Ch 1:5 « Javan et Tubal » contre « Jovan, Helisa, Thobal »

1 Ch 1:6 « Diphath » (la plupart des textes hébreux) contre « Riphath » (de nombreux textes hébreux, la Septante, la Vulgate)

1 Ch 1:7 « Élischa et Tarsis, Kittim et Dodanim » contre « Helisa, et Tharsis, les Citiens et les Rhodiens. »

1 Ch 1:7 « Dodanim » contre « Rhodans/Rodanim » (Septante, version syriaque, Vulgate)

1 Ch 1:9 « Raema » contre « Regma »

1 Ch 1:10 « Nimrod » contre « Nebrod »

1 Ch 1:17 « Aram, et Uts » (textes massorétiques) contre « Aram. Fils d’Aram : Uts » (un texte massorétique et quelques textes de la Septante)

1 Ch 1:17-23 « et Arpacschad, et Lud, (etc., jusqu’au verset 24) Sem, Arpacschad, Schélach, Héber » (textes massorétiques) contre « et Arphaxad, Sala, Héber » (la plupart des textes de la Septante)

1 Ch 1:22 « Obal » (la plupart des textes massorétiques) contre « Ébal » (quelques textes massorétiques et la version syriaque) contre (absent) (Septante)

1 Ch 1:24 « Arpacschad » contre « Arphaxad, Caïnan » (quelques textes de la Septante)

1 Ch 1:29-31 « Nebajoth, puis Kédar, et Adbeel, et Mibsam, Mischma, et Duma, Massa, Hadad, et Théma, Jethur, Naphisch et Kédma. » contre « Nabaeoth, et Kédar, Nabdeel, Massam, Masma, Iduma, Masse, Chondan, Thaeman, Jettur, Naphes, Kedma » (Voici un exemple de la manière dont les noms diffèrent en hébreu et en grec.)

1 Ch 1:32 « Séba et Dedan » contre « Daedan, et Sabai »

1 Ch 1:34 « Ésaü et Israël » contre « Jacob, et Ésaü ». (Jacob fut plus tard renommé Israël)

1 Ch 1:36 « Tsephi » (la plupart des textes massorétiques) contre « Tsepho » (de nombreux textes massorétiques, quelques textes de la Septante et la version syriaque. Genèse 36:11 porte aussi « Tsepho ».)

1 Ch 1:36 « Kenaz, et Thimna, et Amalek » (texte massorétique et la plupart des textes de la Septante) contre « Kenaz, par Thimna, Amalek » (quelques textes de la Septante et Genèse 36:12)

1 Ch 1:40 « Alian » (la plupart des textes massorétiques) contre « Alvan » (de nombreux textes massorétiques et quelques textes de la Septante ; voir aussi Genèse 36:23) contre « Alon » (la plupart des textes de la Septante)

1 Ch 1:43 « les rois qui ont régné dans le pays d’Édom avant qu’un roi régnât sur les enfants d’Israël : Béla, fils de Beor » contre « rois, Balac, fils de Béor »

1 Ch 1:44 « de Botsra » contre « de Bosorrha »

1 Ch 1:50 « Paï » (la plupart des manuscrits hébreux) contre « Pau » (de nombreux manuscrits hébreux, quelques textes de la Septante, la Vulgate et la version syriaque ; Genèse 36:39 porte aussi « Pau ») contre « Phogor » (la plupart des textes de la Septante)

1 Ch 1:50 « Paï, et le nom de sa femme : Mehétabeel, fille de Mézahab. » contre « Phogor ».

1 Ch 1:51 « Et Hadad mourut ; et les chefs d’Édom furent : le chef Thimna ; le chef Alja ; le chef Jetheth ; le chef Oholibama ; le chef Éla ; le chef Pinon, le chef Kenaz, le chef Théman, le chef Mibtsar, le chef Magdiel et le chef Iram. » contre « Les princes d’Édom : le prince Thamna, le prince Golada, le prince Jéther, le prince Élibamas, le prince Élas, le prince Phinon, le prince Kénez, le prince Thaeman, le prince Babsar, le prince Magediel, le prince Zaphoin. »

1 Ch 2:6 « Dara » contre « Darda » (quelques textes de la Septante, quelques targums syriaques ; voir 1 Rois 4:31) contre « Darad » (la plupart des textes de la Septante)

1 Ch 2:42 « Méscha » contre « Maréscha »

1 Ch 2:50 « Le fils » contre « Les fils » (Septante, Vulgate)

1 Ch 3:5 « Bath-Schua » (la plupart des manuscrits hébreux) contre « Bath-Schéba » (un manuscrit hébreu et la Vulgate ; 2 Samuel 11:3 porte aussi « Bath-Schéba ») contre « Bersabée » (Septante)

1 Ch 4:3 « le père d’Étham » contre « les fils d’Étham »

1 Ch 4:13 « Hathath » contre « Hathath et Méonothaï »

1 Ch 5:24 « et Épher » contre « Épher »

1 Ch 6:28 (absent) contre « Joël » (Septante, version syriaque, version arabe, 1 Samuel 8:2).

1 Ch 6:28 « Vaschni et Abija » contre « le second, Abija »

1 Ch 7:28 « Ajja » (quelques textes massorétiques) contre « Gaza/Gazza » (de nombreux textes massorétiques, la Septante, le Targum, la Vulgate)

1 Ch 8:30 « Baal » contre « Baal, Ner »

1 Ch 9:41 « Thachréa » (texte massorétique, Septante) contre « Thachréa et Achaz » (texte massorétique, version syriaque, version arabe, Targum, Vulgate)

1 Ch 11:11 « trente » (texte massorétique et quelques textes de la Septante, Vulgate) contre « trois » (quelques textes de la Septante)

1 Ch 11:20 « Abschaï » contre « Abischaï » (Septante, Vulgate, Targum, 2 Samuel 23:18)

1 Ch 11:20 « trois » (texte massorétique, Septante, Vulgate) contre « trente » (version syriaque)

1 Ch 11:21 « des Trois » contre « des Trente »

1 Ch 12:33 « pour aider » contre « pour aider David »

1 Ch 15:18 « Zacharie, Ben, » (texte massorétique, Vulgate) contre « Zacharie » (Septante)

1 Ch 17:5 « mais j’ai été de tente en tente et de demeure en demeure. » contre « mais j’ai été dans un tabernacle et dans une tente »

1 Ch 18:6 « David plaça des hommes » contre « David mit des garnisons ». Une garnison est un groupe de soldats affecté à la garde d’une forteresse ou d’un autre lieu. (Septante, Vulgate et 2 Samuel 8:6)

1 Ch 18:16 « Abimélec » (la plupart des textes massorétiques) contre « Achimélec » (quelques manuscrits hébreux, la Vulgate et la version syriaque ; voir aussi 2 Samuel 8:17).

1 Ch 20:2 « la couronne de leur roi » contre « la couronne de Milcom » (Septante, Vulgate et 1 Rois 11:5,33)

1 Ch 20:3 « [travailler avec] des scies » contre « les coupa avec des scies »

1 Ch 23:7 « des hommes de Guerschon » (texte massorétique) contre « au Guerschonite » (texte massorétique selon la NRSV) contre « Et pour la famille de Gedson » contre « Les fils de Guerschon » (Vulgate)

1 Ch 23:10 « Zina » contre « Ziza » (Septante, Vulgate)

1 Ch 24:15 « Happitsets » contre « Aphsès » (Septante, Vulgate)

1 Ch 25:3 « Jeschaja » contre « Jeschaja, Schimeï » (un texte massorétique, Septante) contre « Iséas » (Septante)

1 Ch 26:17 « il y avait six Lévites » contre « il y avait six Lévites chaque jour »

1 Ch 26:20 « Quant aux Lévites, Achija avait la garde » contre « leurs frères lévites avaient la garde »

1 Ch 27:6 « Ammizadab était sa division » contre « Ammizadab était à la tête de sa division »

1 Ch 27:24 « nombre des chroniques » contre « livre des chroniques »